Faux-semblants
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Faux-semblants
Voici un nouveau petit shot, qui se base sur des spoilers mais aussi et surtout sur mon imagination!
Je vous mets déjà une première partie, la suite (courte normalement) n'est pas encore écrite...
Dédicaces à:
-clairounett, qui appréciera cette première partie pour son anniversaire, je pense. Joyeux anniversaire, miss!
-mimi qui souffre avec moi durant cette saison 7
-à toutes les personnes qui aiment le Manny
-et puis à toutes les personnes qui me liront
*************************
Martin émergea difficilement. Il avait l’impression qu’un être inconnu sur terre jusqu’à présent s’était faufilé dans son crâne et s’amusait à frapper de toutes ses forces sur son cerveau. Il leva une main, se frotta le front et comprit que cet « être » n’était pas si inconnu que cela. Il avait même un nom : gueule de bois.
Martin grimaça. Il ne se souvenait pas d’avoir bu autant, au point d’être si mal en se réveillant. Les coups dans son crâne reprirent de plus belle. Il mit quelques secondes à comprendre que c’était l’écho de coups frappés à sa porte.
-J’arrive !
Il rejeta d’un geste ample son duvet et se leva précipitamment. Mais un vertige le prit, et il se rassit lourdement sur son lit, la tête entre les mains. Prenant quelques inspirations prudentes, il sentit l’étourdissement se dissiper, et il put enfin se lever. Les coups avaient repris à la porte. Martin jeta un coup d’œil à sa montre et fronça les sourcils. Qui pouvait bien venir le réveiller ainsi à 6h du matin ? Le jeune homme se figea. Aurait-il dû être au boulot, à cette heure-ci ? Y avait-il eu un appel sur son téléphone et n’avait-il rien entendu ? Il saisit son téléphone portable qui se trouvait sur sa table de nuit, mais il n’y avait aucun message ni appel en absence. Reposant l’appareil, Martin se dirigea vers l’entrée de son appartement, essayant de trouver une raison à cette animation matinale.
Il passa devant la salle de bain, et un fragment de la nuit précédente lui revint : il se revit penché au-dessus de la cuvette des toilettes, vomissant. Plus par dégoût de lui-même qu’à cause de l’alcool… même si ce dernier élément n’était pas à négliger. Ensuite il avait pris une douche, enfiler un bas de jogging et un t-shirt, qu’il portait encore, et s’était écroulé dans son lit, la fatigue, la colère, le sentiment de trahison et l’alcool se mêlant pour lui amener l’oubli.
Avant cela, il avait passé une bonne partie de la soirée dans un bar. Seul. Jusqu’à ce que Danny arrive. Il ne savait pas comment son collègue l’avait trouvé, et il ne savait toujours pas s’il avait été soulagé de le voir, ou exaspéré. Finalement, Danny et lui étaient sortis de ce bar, et ils étaient rentrés chacun de leur côté.
Les coups à la porte se répétèrent, un peu plus forts.
-J’arrive, un instant !
Etait-ce Danny qui venait voir comment il allait ? Peut-être… Non, il n’était pas du genre à frapper comme un sourd à la porte, à 6h du matin ! Et il aurait déjà dit son nom. Instinctivement, Martin se dirigea vers le meuble du corridor. Il ouvrit le deuxième tiroir et en sortit son arme. C’était peut-être un réflexe exagéré, mais quand on est agent du FBI, et que quelque chose sort de l’ordinaire, on préfère être prudent. Martin se frotta les yeux, cherchant à se réveiller complètement.
Les coups à la porte reprirent.
-Qui est là ?!
Une voix impérieuse répondit :
-OPR. Ouvrez la porte !
Martin ouvrit grand les yeux, cette fois complètement réveillé. Qu’est-ce que l’OPR pouvait bien lui vouloir, pour venir le réveiller ainsi ? A moins que cela n’aie quelque chose à voir avec Kim… Méfiant, le jeune agent s’approcha de la porte. Gardant son arme dans la main droite, il mit le bras dans le dos, et entrouvrit la porte, juste l’espace autorisé par la chaîne de sécurité.
Deux hommes en costards et manteaux longs se tenaient devant lui.
-Agent Morton et agent Sutter.
Ils lui présentèrent leurs badges, lui laissant le temps de les survoler, mais pas plus. Il ne connaissait pas ces deux hommes, il ne les avait jamais vus, et leurs noms ne lui disaient rien. Mais bien sûr, il ne connaissait pas tous les agents du FBI.
-Agent Martin Fitzgerald ?
-C’est moi.
-Vous nous laissez entrer ?
C’était dit sur le ton de la question, mais Martin comprit qu’il n’avait pas vraiment le choix.
-Un instant.
Il referma la porte afin d’enlever la chaîne de sécurité, et mit rapidement son arme dans le dos, remettant le t-shirt par-dessus. Il ouvrit ensuite la porte pour laisser les deux agents entrer dans son appartement.
-Qu’est-ce que je peux faire pour v
L’agent Morton, la main sur l’étui de son arme, poussa la porte et força Martin à reculer. Les deux agents de l’OPR semblaient plutôt menaçants.
-Y a-t-il quelqu’un d’autre dans cet appartement ?
-Non, personne.
-Sutter, va vérifier.
Le jeune agent de l’OPR sortit son arme et commença à contrôler l’appartement. Martin fronça les sourcils et leva un bras en direction de Sutter :
-Mais qu’est-ce que
-Avez-vous une arme sur vous, agent Fitzgerald ? l’interrompit brutalement Morton.
-Je… oui.
Martin avala sa salive et voulut ajouter quelque chose, mais Morton fut plus rapide. Il sortit son arme, sans la pointer vers Martin, mais la menace était claire :
-Mettez doucement les mains sur votre tête.
Martin hésita un court instant à refuser, n’aimant pas du tout la manière de ces deux agents, qui entraient chez lui et le menaçaient sans lui donner d’explication, mais quelque chose dans le regard de Morton le retint. Il valait mieux coopérer.
-Mon arme est dans mon dos, sous le t-shirt.
-Tournez-vous doucement.
Martin obéit. Il sentit la main de l’agent soulever son t-shirt et se saisir de son arme. Il voulut baisser les bras, mais la voix sèche de Morton le remit à l’ordre :
-Ne bougez pas !
-J’aimerais savoir ce qu’il se passe ! s’énerva Martin.
L’agent Sutter revint à ce moment-là, secouant la tête :
-Il n’y a personne, pas de signe de sa présence.
-Je peux savoir ce que vous recherchez ici ? Ça se pourrait que je vous sois d’une quelconque utilité, vu que c’est mon appartement.
Le ton ironique de Martin ne sembla pas plaire aux deux agents de l’OPR. Sutter se positionna en face de Martin, l’arme toujours à la main, même s’il la tenait baissée.
-Où est Kim Marcus ?
Martin sentit sa respiration se bloquer. Ils étaient bien là pour Kim… L’OPR était donc déjà au courant… Il ne savait pas comment, et cela l’inquiétait d’autant plus. Il aurait dû réagir la veille déjà, au lieu d’aller noyer son chagrin et sa colère dans l’alcool. Ce n’était pas comme s’il avait déjà un plan, mais se faire retenir par l’OPR n’allait rien arranger. Martin se passa la langue sur les lèvres, et tenta de gagner du temps :
-Kim Marcus ? Elle a fait partie des personnes disparues dont on s’est occupée. On l’a retrouvée, mais… qu’est-ce qui vous fait croire que je pourrais savoir où elle se trouve actuellement ?
-Ne nous prends pas pour des idiots.
Martin remarqua tout de suite le passage au tutoiement. Un signal d’alarme se mit à sonner dans sa tête. Les deux cartes d’identité présentées par les deux hommes lui avaient semblé authentiques, mais la vitesse à laquelle ils les avaient rangées aurait dû le mettre en garde. Soudainement, il doutait fortement de l’appartenance des deux hommes à l’OPR… ou alors, ils n’étaient pas là officiellement. Dans tous les cas, Martin comprit qu’il était dans une situation dangereuse.
Il se racla la gorge, étudiant le visage de Sutter lorsqu’il prit la parole, et sentant toujours la présence de Morton dans son dos :
-Est-ce que je suis en état d’arrestation ? Parce que si ce n’est pas le cas, je vous demande de sortir de chez moi. En tant qu’agent de l’OPR, vous n’êtes pas autorisés à agir ainsi.
Sutter, un sourire mauvais sur le visage, s’avança d’un pas :
-Oublie nos cartes de l’OPR… On sait que tu fricotes avec Kim Marcus, on sait que tu es très… proche d’elle. Nous, on a quelques petites questions à régler avec cette salope, alors tu vas nous dire gentiment où elle est, et tu ne t’en sortiras pas trop mal…
La situation était cette fois très claire. Martin sentit le froid l’envahir. Ces hommes voulaient absolument retrouver Kim, ils les avaient probablement vus ensemble dans la rue, s’embrasser, en avaient déduit que Martin devait être au courant des combines de la jeune femme… ou tout au moins de sa localisation. Sauf qu’en fait, il avait appris seulement la veille que Kim lui avait menti, qu’elle l’avait utilisé, et entre temps, la jeune femme s’était envolée, sans laisser de mots ou d’indices. Martin doutait fortement que ces deux hommes allaient croire cette version, même si c’était la stricte vérité.
-Vous n’avez pas de chance, répondit Martin le plus sérieusement du monde, mais je ne sais pas du tout où elle est. Elle
Un mouvement dans son dos, un déplacement d’air, et puis une douleur terrible dans les côtes. Martin se retrouva au sol, le souffle coupé, les paupières fermées tentant de retenir des larmes de douleurs. Durant un temps qui lui sembla interminable, il crut qu’il ne pourrait pas reprendre son souffle. Puis une inspiration sifflante lui permit de soulager un peu ses poumons, mais accentua la douleur dans ses côtes. Il prit conscience de Morton qui se tenait juste au-dessus de lui, et comprit que l’homme l’avait frappé avec la crosse de son arme.
Martin toussa et le regretta aussitôt, ses côtes lui envoyant de douloureuses protestations. Il s’appuya sur un coude, faisant fonctionner son cerveau le plus rapidement possible afin de trouver quelque chose qui pourrait convaincre ces deux hommes qu’il disait la vérité. Mais la souffrance embrumait ses idées.
-Où est-elle ? demanda calmement Morton, comme s’il ne venait pas de fracasser les côtes de quelqu’un.
-Je vous dis… la vérité. Elle est… partie.
Morton s’agenouilla à côté de Martin et le regarda droit dans les yeux :
-Ça ne me dérangera pas du tout de devoir te réduire en poussières pour avoir ma réponse. Tu ferais bien de t’éviter toute cette peine, parce que je vais quand même réussir à obtenir ce que je veux.
Martin secoua la tête et ouvrit la bouche pour répondre, mais un violent coup de pied l’atteignit au même endroit que le coup précédent. Un cri s’échappa de ses lèvres, alors que sa main allait étreindre son flan. Le coup de pied de Sutter venait de lui casser au moins une côte déjà fragilisée par le coup de Morton ; il avait entendu distinctement le bruit de l’os qui se cassait.
Martin avait la tête complètement vide. Il ne savait pas où était Kim, et il en était presque content. Car, entre la douleur physique que lui infligeaient ses tortionnaires, la colère qu’il ressentait envers la jeune femme et l’horrible sentiment de trahison qu’il ressentait, il ne pensait pas qu’il aurait pu tenir longtemps sa langue.
Il entendit Morton lui reposer la question. Que pouvait-il lui répondre ? Dans un accès de rage, Martin cracha :
-Elle… m’a… baisé… Ok ? Je me suis… fait… avoir…
-Stop !
Morton venait d’empêcher Sutter de frapper à nouveau l’homme à terre. Quelque chose dans le ton de Martin lui fit prendre conscience qu’il disait peut-être la vérité. Il se pencha un peu plus vers le jeune agent :
-Tu veux nous faire croire qu’un agent du FBI s’est fait rouler par une nana comme Kim Marcus ?
-Je pensais qu’ils étaient plus sévères dans leur recrutement, au FBI, renchérit Sutter ironiquement. Tu ne dois pas être très intelligent…
Martin, puisant des forces dans le répit qui lui était donné, eut l’intuition que l’un de ces deux hommes, probablement Morton, s’était fait rouler lui aussi par Kim. Probablement qu’ils s’étaient associés pour un coup foireux, et que Kim s’était fait la belle, seule, emmenant un petit paquet de fric et laissant Morton dans la merde. Cela ressemblerait tellement à la Kim qu’il venait de découvrir…
Un petit sourire narquois étira les lèvres de Martin alors qu’il répondait, en fixant Morton :
-On pourrait monter un club… Parce je devine que je ne suis pas le seul à m’être fait avoir.
-Ha ! On dirait qu’on a affaire à un petit malin, finalement.
Ce fut la dernière chose dont Martin se souvint clairement.
-Martin ? Martin !
…
-J’ai besoin d’une ambulance !
…
-Par ici ! Il a été battu. Je crois qu’il a des côtes cassées.
…
-Martin ! Martin, est-ce que vous m’entendez ? Nous allons vous emmener à l’hôpital.
…
-Il faut faire attention avec les antalgiques. Il est dépendant.
…
-Plusieurs côtes cassés et des contusions multiples. Préparez le scanner pour vérifier s’il n’y a pas de commotion cérébrale.
…
-Martin ? Allez, Martin, montre à cette doctoresse ces beaux yeux bleus qui les font toutes craquer.
Martin grogna. Ça, c’était du Danny tout craché. Comme s’il était d’humeur à draguer les filles !
-Ne vous en faites pas, Docteur Corday. Il est un peu grognon quand il se réveille, mais sinon, il est parfaitement civilisé.
Martin réfréna un nouveau grognement. Malgré ces paroles qui se voulaient humoristiques, il pouvait entendre dans la voix de Danny qu’il était inquiet. Sans ouvrir les yeux, il passa rapidement son corps et ses sensations en revue. Il avait mal un peu partout, mais apparemment, ils avaient dû lui donner quelque chose pour endormir la majorité de la douleur. Cette pensée lui fit ouvrir brusquement les yeux.
-Martin ? Je suis le Docteur Corday. Vous avez été battu, et je dois vous poser quelques questions pour déterminer plus précisément votre état. Pouvez-vous me dire quel jour nous sommes ?
-Danny…
Danny croisa le regard de son collègue et comprit tout de suite ce qu’il avait en tête et qui le paniquait. Du ton le plus rassurant possible, il répondit à la question informulée :
-Ne t’en fait pas, Martin, ils sont au courant de tes problèmes, et ils t’ont donné des produits adéquats.
-Votre collègue dit vrai, Martin. Je vais vous expliquer tout cela dans un moment, mais il faut d’abord que je vous fasse passer quelques petits examens. Agent Taylor, pouvez-vous nous laisser un moment ?
-Je reviens tout de suite après, Martin.
Je vous mets déjà une première partie, la suite (courte normalement) n'est pas encore écrite...
Dédicaces à:
-clairounett, qui appréciera cette première partie pour son anniversaire, je pense. Joyeux anniversaire, miss!
-mimi qui souffre avec moi durant cette saison 7
-à toutes les personnes qui aiment le Manny
-et puis à toutes les personnes qui me liront
*************************
Martin émergea difficilement. Il avait l’impression qu’un être inconnu sur terre jusqu’à présent s’était faufilé dans son crâne et s’amusait à frapper de toutes ses forces sur son cerveau. Il leva une main, se frotta le front et comprit que cet « être » n’était pas si inconnu que cela. Il avait même un nom : gueule de bois.
Martin grimaça. Il ne se souvenait pas d’avoir bu autant, au point d’être si mal en se réveillant. Les coups dans son crâne reprirent de plus belle. Il mit quelques secondes à comprendre que c’était l’écho de coups frappés à sa porte.
-J’arrive !
Il rejeta d’un geste ample son duvet et se leva précipitamment. Mais un vertige le prit, et il se rassit lourdement sur son lit, la tête entre les mains. Prenant quelques inspirations prudentes, il sentit l’étourdissement se dissiper, et il put enfin se lever. Les coups avaient repris à la porte. Martin jeta un coup d’œil à sa montre et fronça les sourcils. Qui pouvait bien venir le réveiller ainsi à 6h du matin ? Le jeune homme se figea. Aurait-il dû être au boulot, à cette heure-ci ? Y avait-il eu un appel sur son téléphone et n’avait-il rien entendu ? Il saisit son téléphone portable qui se trouvait sur sa table de nuit, mais il n’y avait aucun message ni appel en absence. Reposant l’appareil, Martin se dirigea vers l’entrée de son appartement, essayant de trouver une raison à cette animation matinale.
Il passa devant la salle de bain, et un fragment de la nuit précédente lui revint : il se revit penché au-dessus de la cuvette des toilettes, vomissant. Plus par dégoût de lui-même qu’à cause de l’alcool… même si ce dernier élément n’était pas à négliger. Ensuite il avait pris une douche, enfiler un bas de jogging et un t-shirt, qu’il portait encore, et s’était écroulé dans son lit, la fatigue, la colère, le sentiment de trahison et l’alcool se mêlant pour lui amener l’oubli.
Avant cela, il avait passé une bonne partie de la soirée dans un bar. Seul. Jusqu’à ce que Danny arrive. Il ne savait pas comment son collègue l’avait trouvé, et il ne savait toujours pas s’il avait été soulagé de le voir, ou exaspéré. Finalement, Danny et lui étaient sortis de ce bar, et ils étaient rentrés chacun de leur côté.
Les coups à la porte se répétèrent, un peu plus forts.
-J’arrive, un instant !
Etait-ce Danny qui venait voir comment il allait ? Peut-être… Non, il n’était pas du genre à frapper comme un sourd à la porte, à 6h du matin ! Et il aurait déjà dit son nom. Instinctivement, Martin se dirigea vers le meuble du corridor. Il ouvrit le deuxième tiroir et en sortit son arme. C’était peut-être un réflexe exagéré, mais quand on est agent du FBI, et que quelque chose sort de l’ordinaire, on préfère être prudent. Martin se frotta les yeux, cherchant à se réveiller complètement.
Les coups à la porte reprirent.
-Qui est là ?!
Une voix impérieuse répondit :
-OPR. Ouvrez la porte !
Martin ouvrit grand les yeux, cette fois complètement réveillé. Qu’est-ce que l’OPR pouvait bien lui vouloir, pour venir le réveiller ainsi ? A moins que cela n’aie quelque chose à voir avec Kim… Méfiant, le jeune agent s’approcha de la porte. Gardant son arme dans la main droite, il mit le bras dans le dos, et entrouvrit la porte, juste l’espace autorisé par la chaîne de sécurité.
Deux hommes en costards et manteaux longs se tenaient devant lui.
-Agent Morton et agent Sutter.
Ils lui présentèrent leurs badges, lui laissant le temps de les survoler, mais pas plus. Il ne connaissait pas ces deux hommes, il ne les avait jamais vus, et leurs noms ne lui disaient rien. Mais bien sûr, il ne connaissait pas tous les agents du FBI.
-Agent Martin Fitzgerald ?
-C’est moi.
-Vous nous laissez entrer ?
C’était dit sur le ton de la question, mais Martin comprit qu’il n’avait pas vraiment le choix.
-Un instant.
Il referma la porte afin d’enlever la chaîne de sécurité, et mit rapidement son arme dans le dos, remettant le t-shirt par-dessus. Il ouvrit ensuite la porte pour laisser les deux agents entrer dans son appartement.
-Qu’est-ce que je peux faire pour v
L’agent Morton, la main sur l’étui de son arme, poussa la porte et força Martin à reculer. Les deux agents de l’OPR semblaient plutôt menaçants.
-Y a-t-il quelqu’un d’autre dans cet appartement ?
-Non, personne.
-Sutter, va vérifier.
Le jeune agent de l’OPR sortit son arme et commença à contrôler l’appartement. Martin fronça les sourcils et leva un bras en direction de Sutter :
-Mais qu’est-ce que
-Avez-vous une arme sur vous, agent Fitzgerald ? l’interrompit brutalement Morton.
-Je… oui.
Martin avala sa salive et voulut ajouter quelque chose, mais Morton fut plus rapide. Il sortit son arme, sans la pointer vers Martin, mais la menace était claire :
-Mettez doucement les mains sur votre tête.
Martin hésita un court instant à refuser, n’aimant pas du tout la manière de ces deux agents, qui entraient chez lui et le menaçaient sans lui donner d’explication, mais quelque chose dans le regard de Morton le retint. Il valait mieux coopérer.
-Mon arme est dans mon dos, sous le t-shirt.
-Tournez-vous doucement.
Martin obéit. Il sentit la main de l’agent soulever son t-shirt et se saisir de son arme. Il voulut baisser les bras, mais la voix sèche de Morton le remit à l’ordre :
-Ne bougez pas !
-J’aimerais savoir ce qu’il se passe ! s’énerva Martin.
L’agent Sutter revint à ce moment-là, secouant la tête :
-Il n’y a personne, pas de signe de sa présence.
-Je peux savoir ce que vous recherchez ici ? Ça se pourrait que je vous sois d’une quelconque utilité, vu que c’est mon appartement.
Le ton ironique de Martin ne sembla pas plaire aux deux agents de l’OPR. Sutter se positionna en face de Martin, l’arme toujours à la main, même s’il la tenait baissée.
-Où est Kim Marcus ?
Martin sentit sa respiration se bloquer. Ils étaient bien là pour Kim… L’OPR était donc déjà au courant… Il ne savait pas comment, et cela l’inquiétait d’autant plus. Il aurait dû réagir la veille déjà, au lieu d’aller noyer son chagrin et sa colère dans l’alcool. Ce n’était pas comme s’il avait déjà un plan, mais se faire retenir par l’OPR n’allait rien arranger. Martin se passa la langue sur les lèvres, et tenta de gagner du temps :
-Kim Marcus ? Elle a fait partie des personnes disparues dont on s’est occupée. On l’a retrouvée, mais… qu’est-ce qui vous fait croire que je pourrais savoir où elle se trouve actuellement ?
-Ne nous prends pas pour des idiots.
Martin remarqua tout de suite le passage au tutoiement. Un signal d’alarme se mit à sonner dans sa tête. Les deux cartes d’identité présentées par les deux hommes lui avaient semblé authentiques, mais la vitesse à laquelle ils les avaient rangées aurait dû le mettre en garde. Soudainement, il doutait fortement de l’appartenance des deux hommes à l’OPR… ou alors, ils n’étaient pas là officiellement. Dans tous les cas, Martin comprit qu’il était dans une situation dangereuse.
Il se racla la gorge, étudiant le visage de Sutter lorsqu’il prit la parole, et sentant toujours la présence de Morton dans son dos :
-Est-ce que je suis en état d’arrestation ? Parce que si ce n’est pas le cas, je vous demande de sortir de chez moi. En tant qu’agent de l’OPR, vous n’êtes pas autorisés à agir ainsi.
Sutter, un sourire mauvais sur le visage, s’avança d’un pas :
-Oublie nos cartes de l’OPR… On sait que tu fricotes avec Kim Marcus, on sait que tu es très… proche d’elle. Nous, on a quelques petites questions à régler avec cette salope, alors tu vas nous dire gentiment où elle est, et tu ne t’en sortiras pas trop mal…
La situation était cette fois très claire. Martin sentit le froid l’envahir. Ces hommes voulaient absolument retrouver Kim, ils les avaient probablement vus ensemble dans la rue, s’embrasser, en avaient déduit que Martin devait être au courant des combines de la jeune femme… ou tout au moins de sa localisation. Sauf qu’en fait, il avait appris seulement la veille que Kim lui avait menti, qu’elle l’avait utilisé, et entre temps, la jeune femme s’était envolée, sans laisser de mots ou d’indices. Martin doutait fortement que ces deux hommes allaient croire cette version, même si c’était la stricte vérité.
-Vous n’avez pas de chance, répondit Martin le plus sérieusement du monde, mais je ne sais pas du tout où elle est. Elle
Un mouvement dans son dos, un déplacement d’air, et puis une douleur terrible dans les côtes. Martin se retrouva au sol, le souffle coupé, les paupières fermées tentant de retenir des larmes de douleurs. Durant un temps qui lui sembla interminable, il crut qu’il ne pourrait pas reprendre son souffle. Puis une inspiration sifflante lui permit de soulager un peu ses poumons, mais accentua la douleur dans ses côtes. Il prit conscience de Morton qui se tenait juste au-dessus de lui, et comprit que l’homme l’avait frappé avec la crosse de son arme.
Martin toussa et le regretta aussitôt, ses côtes lui envoyant de douloureuses protestations. Il s’appuya sur un coude, faisant fonctionner son cerveau le plus rapidement possible afin de trouver quelque chose qui pourrait convaincre ces deux hommes qu’il disait la vérité. Mais la souffrance embrumait ses idées.
-Où est-elle ? demanda calmement Morton, comme s’il ne venait pas de fracasser les côtes de quelqu’un.
-Je vous dis… la vérité. Elle est… partie.
Morton s’agenouilla à côté de Martin et le regarda droit dans les yeux :
-Ça ne me dérangera pas du tout de devoir te réduire en poussières pour avoir ma réponse. Tu ferais bien de t’éviter toute cette peine, parce que je vais quand même réussir à obtenir ce que je veux.
Martin secoua la tête et ouvrit la bouche pour répondre, mais un violent coup de pied l’atteignit au même endroit que le coup précédent. Un cri s’échappa de ses lèvres, alors que sa main allait étreindre son flan. Le coup de pied de Sutter venait de lui casser au moins une côte déjà fragilisée par le coup de Morton ; il avait entendu distinctement le bruit de l’os qui se cassait.
Martin avait la tête complètement vide. Il ne savait pas où était Kim, et il en était presque content. Car, entre la douleur physique que lui infligeaient ses tortionnaires, la colère qu’il ressentait envers la jeune femme et l’horrible sentiment de trahison qu’il ressentait, il ne pensait pas qu’il aurait pu tenir longtemps sa langue.
Il entendit Morton lui reposer la question. Que pouvait-il lui répondre ? Dans un accès de rage, Martin cracha :
-Elle… m’a… baisé… Ok ? Je me suis… fait… avoir…
-Stop !
Morton venait d’empêcher Sutter de frapper à nouveau l’homme à terre. Quelque chose dans le ton de Martin lui fit prendre conscience qu’il disait peut-être la vérité. Il se pencha un peu plus vers le jeune agent :
-Tu veux nous faire croire qu’un agent du FBI s’est fait rouler par une nana comme Kim Marcus ?
-Je pensais qu’ils étaient plus sévères dans leur recrutement, au FBI, renchérit Sutter ironiquement. Tu ne dois pas être très intelligent…
Martin, puisant des forces dans le répit qui lui était donné, eut l’intuition que l’un de ces deux hommes, probablement Morton, s’était fait rouler lui aussi par Kim. Probablement qu’ils s’étaient associés pour un coup foireux, et que Kim s’était fait la belle, seule, emmenant un petit paquet de fric et laissant Morton dans la merde. Cela ressemblerait tellement à la Kim qu’il venait de découvrir…
Un petit sourire narquois étira les lèvres de Martin alors qu’il répondait, en fixant Morton :
-On pourrait monter un club… Parce je devine que je ne suis pas le seul à m’être fait avoir.
-Ha ! On dirait qu’on a affaire à un petit malin, finalement.
Ce fut la dernière chose dont Martin se souvint clairement.
-Martin ? Martin !
…
-J’ai besoin d’une ambulance !
…
-Par ici ! Il a été battu. Je crois qu’il a des côtes cassées.
…
-Martin ! Martin, est-ce que vous m’entendez ? Nous allons vous emmener à l’hôpital.
…
-Il faut faire attention avec les antalgiques. Il est dépendant.
…
-Plusieurs côtes cassés et des contusions multiples. Préparez le scanner pour vérifier s’il n’y a pas de commotion cérébrale.
…
-Martin ? Allez, Martin, montre à cette doctoresse ces beaux yeux bleus qui les font toutes craquer.
Martin grogna. Ça, c’était du Danny tout craché. Comme s’il était d’humeur à draguer les filles !
-Ne vous en faites pas, Docteur Corday. Il est un peu grognon quand il se réveille, mais sinon, il est parfaitement civilisé.
Martin réfréna un nouveau grognement. Malgré ces paroles qui se voulaient humoristiques, il pouvait entendre dans la voix de Danny qu’il était inquiet. Sans ouvrir les yeux, il passa rapidement son corps et ses sensations en revue. Il avait mal un peu partout, mais apparemment, ils avaient dû lui donner quelque chose pour endormir la majorité de la douleur. Cette pensée lui fit ouvrir brusquement les yeux.
-Martin ? Je suis le Docteur Corday. Vous avez été battu, et je dois vous poser quelques questions pour déterminer plus précisément votre état. Pouvez-vous me dire quel jour nous sommes ?
-Danny…
Danny croisa le regard de son collègue et comprit tout de suite ce qu’il avait en tête et qui le paniquait. Du ton le plus rassurant possible, il répondit à la question informulée :
-Ne t’en fait pas, Martin, ils sont au courant de tes problèmes, et ils t’ont donné des produits adéquats.
-Votre collègue dit vrai, Martin. Je vais vous expliquer tout cela dans un moment, mais il faut d’abord que je vous fasse passer quelques petits examens. Agent Taylor, pouvez-vous nous laisser un moment ?
-Je reviens tout de suite après, Martin.
Dernière édition par Mouchette le Dim 8 Mar - 14:15, édité 1 fois
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Merci à mimi et Mali pour leurs magnifiques créas

Mouchette- Directeur Adjoint
-
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Age: 28
Localisation: Suisse
Date d'inscription: 15/09/2006
Re: Faux-semblants
Mouchette a écrit:Martin émergea difficilement. Il avait l’impression qu’un être inconnu sur terre jusqu’à présent s’était faufilé dans son crâne et s’amusait à frapper de toutes ses forces sur son cerveau. Il leva une main, se frotta le front et comprit que cet « être » n’était pas si inconnu que cela. Il avait même un nom : gueule de bois.
Bon, j'avoue, j'ai commencé par rire...
Mais après...scotchée à mon écran et à tes phrases, souffrant en choeur avec mon Martychou...mais qu'est-ce que tu lui en fais voir...
J'espère que l'enveloppe est prête et le texte imprimé pour l'envoyer à cette chère Mme Nash parce que c'est ÇA que je veux voir en mai sur mon écran TV et pas autre chose !
C'est superbement écrit et tellement prenant.
Bravo encore et puis...contente de souffrir avec toi. Si souffrir te fait écrire d'aussi belles choses, j'espe`re qu'on va souffrir encore longtemps en choeur. J'ai hâte de lire la suite.
PS : Dr Corday ? Nostalgique de ER ?
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"Sometimes, our world may seem sad and you just need a smile." Eric Close
http://mimijag.livejournal.com/ Site fics : http://pagesperso-orange.fr/underthecases/
Merci à Dricks pour l'avatar et myself pour la bann

mimi- Directeur Adjoint
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Age: 36
Localisation: Aux MAA ( Martin's Addicted Anonyms )
Date d'inscription: 16/03/2006
Re: Faux-semblants
Merci pour cet agréable moment de lecture. J'ai adoré chaque ligne. Je suis bien contente qu'au second réveil de Martin, Danny soit près de lui.



Pandi- Elève à Quantico
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Nombre de messages: 210
Age: 35
Localisation: Québec
Date d'inscription: 07/04/2008
Re: Faux-semblants
C'était magnifique !
Danny, comme toujours, est là pour notre Marty...
Merci pour cette très belle fic !
Danny, comme toujours, est là pour notre Marty...
Merci pour cette très belle fic !

Heidi- Elève à Quantico
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Re: Faux-semblants
Mouchette a écrit:
Dédicaces à:
-clairounett, qui appréciera cette première partie pour son anniversaire, je pense. Joyeux anniversaire, miss!![]()
Mouchette, je t'aime !!!!!!!!!!
Ralala en plus de commencer une fic le 7 mars, elle commence vraiment très bien... avec notre Martychou, qui est malheureux et qui se prend des coups, pour finir avec l'amitié de Danny..
Je suis hyper heureuse de pouvoir à nouveau te lire..
Donc, ben quand tu peux, tu mets la suite hein !!

clairounett- Enquêtes internes
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Re: Faux-semblants
Mouchette ???? Je sais que tu es là.. t'aurais pas quelque chose à me mettre sous la dent ??? 

clairounett- Enquêtes internes
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Re: Faux-semblants
clairounett a écrit:Mouchette ???? Je sais que tu es là..
_________________

Merci à mimi et Mali pour leurs magnifiques créas

Mouchette- Directeur Adjoint
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Re: Faux-semblants
hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!
Prends ton temps maintenant que tu m'en mets (ptèt) un petit bout ce soir..
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clairounett- Enquêtes internes
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Re: Faux-semblants
Merci pour vos comm
Bon, pressée de toutes parts, je suis obligée de vous mettre une suite ce soir... Ce qui en désolera plus d'une!
Nan, mais s'il y a des erreurs, ce ne sera pas de ma faute!
******************************
Danny faisait les cent pas devant la chambre de Martin quand le Docteur Corday ressortit enfin.
-Alors ?
-Il va bien, vu les circonstances. Par chance, il n’a pas de commotion cérébrale, mais il va souffrir de maux de tête durant un moment. Il a 3 côtes cassées et de nombreuses contusions, mais il pourra ressortir demain déjà.
Danny poussa un soupir de soulagement. Il avait vraiment eu peur, en arrivant chez Martin, ce matin. Il était passé chez lui tôt, pour vérifier comment il allait, après la soirée difficile de la veille. En voyant la porte entrouverte, il avait sorti son arme. Le corps de Martin gisait dans le hall d’entrée. Un flot de souvenirs terribles lui était soudainement remonté en mémoire, flot qu’il avait repoussé comme il l’avait pu. Il avait dû contrôler l’appartement avant de venir aux côtés de son ami, luttant pour rester concentrer.
Quand il avait enfin pu vérifier le pouls de son ami, il avait fermé les yeux un instant, soulagé. Il avait appelé les secours, n’osant pas toucher Martin, de peur de lui faire mal. Toutes les parties de son corps semblaient avoir reçues de coups, et il ne savait pas quoi faire d’autre que d’attendre… et parler à son ami, pour essayer de lui faire reprendre conscience, lui faire comprendre au moins qu’il n’était pas tout seul.
Martin avait ouvert plusieurs fois les yeux, entre le moment où il l’avait trouvé et celui où ils étaient arrivé à l’hôpital. Mais ses yeux étaient sans expressions, et Danny doutait qu’il ait été conscient de sa présence.
-Vous pouvez retourner à ses côtés, mais ne le fatiguez pas trop avec des questions, il a besoin de repos.
Le Docteur Corday sortit Danny de ses pensées. Il avait effectivement quelques questions à poser à Martin, et il devait absolument les poser avant que celui-ci ne se rendorme.
Martin grimaça. Il avait tenté de changer de position, afin d’atténuer les douleurs, mais le changement n’apportait pas grand mieux. Le gobelet d’eau qui se trouvait sur la table de nuit lui semblait délicieusement tentant, mais il était hors d’atteinte. Frustré, il fit la moue. Il espérait bien que Danny ne tarderait pas trop à revenir, afin qu’il puisse lui donner ce fichu gobelet, mais d’un autre côté, il savait qu’il devrait ensuite répondre à ses questions, et il n’était pas vraiment prêt.
La porte de sa chambre s’ouvrit, et Danny entra. Un petit sourire étira ses lèvres :
-C’est quoi cette moue, Martin ? La belle doctoresse aurait-elle refusé de te faire livrer un hot-dog ?
Martin leva les yeux au plafond :
-C’est quoi cette réputation que j’ai avec la nourriture ?! Ce n’est quand même pas un crime de vouloir se sustenter.
-Disons qu’il y a des façons plus ou moins diététiques de se nourrir. Et puis, la réputation n’est pas si fausses : je ne connais pas grand monde qui avale trois sandwiches poulet-mayonnaise-ketchup à 7h du matin.
-Rooo, ça m’est arrivé une seule fois, et j’avais bossé presque toute la nuit !
-Et la fois où tu as englouti 2 hot-dogs et un chinois alors que
-Ça va, ça va, j’ai compris ! sourit finalement Martin.
-Et puis, cette réputation est aussi basée sur le fait qu’on te croirait arrivé au septième ciel quand tu manges.
-Ok, j’abandonne la lutte… La réputation n’est peut-être pas si fausse… mais quand même exagérée !
-Bien sûr, ironisa Danny.
-Mais pour le moment, ce dont je rêve vraiment, c’est de ce gobelet d’eau qui est hors d’atteinte. Est-ce que tu…
Danny lui tendait déjà le gobelet. Martin lui sourit en remerciements, et savoura le liquide frais qui soulagea rapidement sa soif. Il continua pourtant à siroter le liquide, cherchant visiblement à gagner du temps. Quand il comprit que Danny ne tiendrait plus longtemps, il poussa un soupir et lui rendit le gobelet. Danny le remit à sa place, approcha une chaise près du lit et s’assit. Martin, le regard posé sur ses mains, le prit de vitesse :
-Est-ce que… Qu’est-ce que tu as dit à Jack ?
-Rien… pour l’instant.
Martin, dont le soulagement était visible, leva un sourcil interrogatif, mais sans relever la tête :
-Rien ?
-On a congé aujourd’hui, alors je me suis dit que je pouvais m’occuper de… ça tout seul, pendant un moment au moins.
Martin hocha la tête, attendant la suite.
-Regarde-moi, Martin.
Danny attendit que son ami ait relevé les yeux. Il le sentait tendu, sur la défensive.
-J’ai absolument besoin de savoir. Est-ce que ce qui s’est passé à quelque chose à voir avec ta dépendance ?
-Non ! Non, Danny, cela n’a absolument rien à voir avec ça. Je ne suis pas retombé là-dedans. En-dehors de ce qu’ils me donnent maintenant dans cet hôpital, je n’ai plus rien pris depuis ma première séance aux N.A.
Les deux hommes se fixèrent pendant quelques secondes. Martin avait parlé avec convictions, ses yeux ne trahissaient aucun mensonge, et Danny était sûr de pouvoir lui faire confiance là-dessus.
-Très bien… Alors, est-ce que tu peux me dire ce qu’il s’est passé ?
Martin se mordilla la lèvre. Que pouvait-il dire à son collègue, et que pouvait-il garder sous silence ? Il commença, hésitant un peu sur les mots :
-Je ne me souviens pas de tout, mais… Je me souviens de deux hommes… Je sais que je leur ai ouvert la porte.
-Pourquoi ? Est-ce que tu les connaissais ?
-Je… je ne sais pas exactement, je ne crois pas que je les connaisse.
-Et ensuite ?
Martin pinça les lèvres, se passant une main sur le front en grimaçant. Sa tête commençait à lui faire vraiment mal.
-Je ne sais pas… J’ai reçu un coup par derrière. Après… après, je…
Il secoua la tête, mais arrêta vite ce mouvement qui lui envoyait des éclairs de douleur.
-Après, c’est très confus, il y a juste… beaucoup de coups et de douleurs.
Danny regarda son ami fermer les yeux. Même s’il était sûr qu’il en savait beaucoup plus que ce qu’il lui disait, la douleur n’était pas feinte. Martin avait passé un très mauvais moment, et il était heureux de ne pas le voir plus mal en point. Mais le jeu des questions-réponses n’est jamais simple quand on vient de se faire passer à tabac, et le corps de Martin protestait violemment. Danny se laissa encore 2 minutes pour trouver un indice.
-J’ai récupéré ton arme à 3-4 mètres de toi. Est-ce que tu as essayé de l’utiliser ?
Sans ouvrir les yeux, Martin répondit d’une voix blanche :
-Je l’ai prise… avant d’ouvrir. Ne savait pas… à quoi m’attendre. Je crois… qu’il était… vers 6h.
Danny ouvrit grand les yeux. Il était arrivée chez Martin à 7h30. Son ami gisait donc inconscient depuis plus d’une heure quand il était arrivé chez lui ! Il ouvrit la bouche, puis hésita : Martin commençait à s’endormir, et, vu la douleur qui devait le tenailler, il n’avait pas envie de le déranger plus longtemps. Mais il devait encore s’assurer d’une chose :
-Est-ce que cela a quelque chose à voir avec Kim ?
Martin entrouvrit ses paupières ; ses yeux étaient obscurcis par la douleur.
-Non… non, je ne pense pas. Pourquoi… ?
-Eh bien, avec ce que tu as appris sur elle hier soir…
Martin avait refermé les yeux. Il répondit d’une voix faible :
-Je ne sais pas ce qu’ils voulaient… Je ne m’en souviens plus.
-Ok… Je vais te laisser te reposer, maintenant. On reparlera plus tard.
Il ne savait pas si son ami l’avait entendu. Il le regarda un moment, puis décida d’aller se chercher un café en attendant. Au moment où il ouvrit la porte, il entendit la voix faible de son collègue l’interpeller :
-Danny… Est-ce que ça t’embêterait de me rapporter des habits ? Pas envie de rester dans cette blouse d’hôpital jusqu’à demain. Un bas de jogging et un t-shirt… ça serait plus décent…
-Ok, rigola Danny, je peux comprendre ce point de vue.
Mais cette fois, Martin s’était vraiment endormi.
Danny enfila les pièces de monnaie dans la machine et attendit que son café coule dans le gobelet de plastique. La machine se trouvait en bout de couloir, à une vingtaine de mètres de la chambre de Martin, et il gardait un œil sur la porte. Ce n’était pas qu’il redoutait que Martin file à l’anglaise – du moins, pas encore – mais il craignait que ses agresseurs, quels qu’ils soient, ne veuillent venir finir le travail.
C’était une sacrée correction que Martin avait subie ce matin dans son appartement. Ses agresseurs avaient eu toutes les occasions de le tuer, mais ils l’avaient laissé en vie. Mais cela ne voulait pas dire que la vie de Martin n’était pas en danger. Danny soupira. Il n’avait encore rien dit à personne, ni à Jack, ni à la police. Il voulait d’abord laisser une chance à Martin de s’expliquer, mais il n’avait pas beaucoup de temps pour le convaincre de lui faire confiance, surtout qu’il avait besoin de repos. Ce qui était sûr, c’est que cela n’avait rien à voir avec sa dépendance, Martin aurait été incapable de lui mentir correctement sur ce sujet. Kim ? C’était la deuxième possibilité, et Danny était prêt à parier beaucoup là-dessus.
Danny prit son gobelet de café et s’appuya contre le mur. Martin lui avait menti par omission, il en était certain. Il se souvenait de beaucoup plus que ce qu’il disait. Comment le convaincre de parler ?
Avalant une gorgée de café, Danny grimaça. C’était tiède ! Il finit rapidement sa boisson puis prit une décision. Il avait besoin de l’aide de quelqu’un. Jack était exclu (difficile de lui en dire le moins possible et de lui demander de ne pas s’en mêler), Sam aussi (Jack serait immédiatement au courant). Il restait Vivian, mais Danny n’avait pas envie de l’impliquer là-dedans. La seule personne en qui il savait qu’il pouvait faire entièrement confiance, et qui lui ferait en retour totalement confiance, était Elena.
Il allait demander à Elena d’aller prendre des habits chez Martin. Il l’a mettrait rapidement au courant, en lui demandant de ne rien dire à personne. Ensuite, Danny se laissait jusqu’au lendemain matin pour régler l’histoire; ou sinon, il devrait mettre Jack au courant.
Bon, pressée de toutes parts, je suis obligée de vous mettre une suite ce soir... Ce qui en désolera plus d'une!
******************************
Danny faisait les cent pas devant la chambre de Martin quand le Docteur Corday ressortit enfin.
-Alors ?
-Il va bien, vu les circonstances. Par chance, il n’a pas de commotion cérébrale, mais il va souffrir de maux de tête durant un moment. Il a 3 côtes cassées et de nombreuses contusions, mais il pourra ressortir demain déjà.
Danny poussa un soupir de soulagement. Il avait vraiment eu peur, en arrivant chez Martin, ce matin. Il était passé chez lui tôt, pour vérifier comment il allait, après la soirée difficile de la veille. En voyant la porte entrouverte, il avait sorti son arme. Le corps de Martin gisait dans le hall d’entrée. Un flot de souvenirs terribles lui était soudainement remonté en mémoire, flot qu’il avait repoussé comme il l’avait pu. Il avait dû contrôler l’appartement avant de venir aux côtés de son ami, luttant pour rester concentrer.
Quand il avait enfin pu vérifier le pouls de son ami, il avait fermé les yeux un instant, soulagé. Il avait appelé les secours, n’osant pas toucher Martin, de peur de lui faire mal. Toutes les parties de son corps semblaient avoir reçues de coups, et il ne savait pas quoi faire d’autre que d’attendre… et parler à son ami, pour essayer de lui faire reprendre conscience, lui faire comprendre au moins qu’il n’était pas tout seul.
Martin avait ouvert plusieurs fois les yeux, entre le moment où il l’avait trouvé et celui où ils étaient arrivé à l’hôpital. Mais ses yeux étaient sans expressions, et Danny doutait qu’il ait été conscient de sa présence.
-Vous pouvez retourner à ses côtés, mais ne le fatiguez pas trop avec des questions, il a besoin de repos.
Le Docteur Corday sortit Danny de ses pensées. Il avait effectivement quelques questions à poser à Martin, et il devait absolument les poser avant que celui-ci ne se rendorme.
Martin grimaça. Il avait tenté de changer de position, afin d’atténuer les douleurs, mais le changement n’apportait pas grand mieux. Le gobelet d’eau qui se trouvait sur la table de nuit lui semblait délicieusement tentant, mais il était hors d’atteinte. Frustré, il fit la moue. Il espérait bien que Danny ne tarderait pas trop à revenir, afin qu’il puisse lui donner ce fichu gobelet, mais d’un autre côté, il savait qu’il devrait ensuite répondre à ses questions, et il n’était pas vraiment prêt.
La porte de sa chambre s’ouvrit, et Danny entra. Un petit sourire étira ses lèvres :
-C’est quoi cette moue, Martin ? La belle doctoresse aurait-elle refusé de te faire livrer un hot-dog ?
Martin leva les yeux au plafond :
-C’est quoi cette réputation que j’ai avec la nourriture ?! Ce n’est quand même pas un crime de vouloir se sustenter.
-Disons qu’il y a des façons plus ou moins diététiques de se nourrir. Et puis, la réputation n’est pas si fausses : je ne connais pas grand monde qui avale trois sandwiches poulet-mayonnaise-ketchup à 7h du matin.
-Rooo, ça m’est arrivé une seule fois, et j’avais bossé presque toute la nuit !
-Et la fois où tu as englouti 2 hot-dogs et un chinois alors que
-Ça va, ça va, j’ai compris ! sourit finalement Martin.
-Et puis, cette réputation est aussi basée sur le fait qu’on te croirait arrivé au septième ciel quand tu manges.
-Ok, j’abandonne la lutte… La réputation n’est peut-être pas si fausse… mais quand même exagérée !
-Bien sûr, ironisa Danny.
-Mais pour le moment, ce dont je rêve vraiment, c’est de ce gobelet d’eau qui est hors d’atteinte. Est-ce que tu…
Danny lui tendait déjà le gobelet. Martin lui sourit en remerciements, et savoura le liquide frais qui soulagea rapidement sa soif. Il continua pourtant à siroter le liquide, cherchant visiblement à gagner du temps. Quand il comprit que Danny ne tiendrait plus longtemps, il poussa un soupir et lui rendit le gobelet. Danny le remit à sa place, approcha une chaise près du lit et s’assit. Martin, le regard posé sur ses mains, le prit de vitesse :
-Est-ce que… Qu’est-ce que tu as dit à Jack ?
-Rien… pour l’instant.
Martin, dont le soulagement était visible, leva un sourcil interrogatif, mais sans relever la tête :
-Rien ?
-On a congé aujourd’hui, alors je me suis dit que je pouvais m’occuper de… ça tout seul, pendant un moment au moins.
Martin hocha la tête, attendant la suite.
-Regarde-moi, Martin.
Danny attendit que son ami ait relevé les yeux. Il le sentait tendu, sur la défensive.
-J’ai absolument besoin de savoir. Est-ce que ce qui s’est passé à quelque chose à voir avec ta dépendance ?
-Non ! Non, Danny, cela n’a absolument rien à voir avec ça. Je ne suis pas retombé là-dedans. En-dehors de ce qu’ils me donnent maintenant dans cet hôpital, je n’ai plus rien pris depuis ma première séance aux N.A.
Les deux hommes se fixèrent pendant quelques secondes. Martin avait parlé avec convictions, ses yeux ne trahissaient aucun mensonge, et Danny était sûr de pouvoir lui faire confiance là-dessus.
-Très bien… Alors, est-ce que tu peux me dire ce qu’il s’est passé ?
Martin se mordilla la lèvre. Que pouvait-il dire à son collègue, et que pouvait-il garder sous silence ? Il commença, hésitant un peu sur les mots :
-Je ne me souviens pas de tout, mais… Je me souviens de deux hommes… Je sais que je leur ai ouvert la porte.
-Pourquoi ? Est-ce que tu les connaissais ?
-Je… je ne sais pas exactement, je ne crois pas que je les connaisse.
-Et ensuite ?
Martin pinça les lèvres, se passant une main sur le front en grimaçant. Sa tête commençait à lui faire vraiment mal.
-Je ne sais pas… J’ai reçu un coup par derrière. Après… après, je…
Il secoua la tête, mais arrêta vite ce mouvement qui lui envoyait des éclairs de douleur.
-Après, c’est très confus, il y a juste… beaucoup de coups et de douleurs.
Danny regarda son ami fermer les yeux. Même s’il était sûr qu’il en savait beaucoup plus que ce qu’il lui disait, la douleur n’était pas feinte. Martin avait passé un très mauvais moment, et il était heureux de ne pas le voir plus mal en point. Mais le jeu des questions-réponses n’est jamais simple quand on vient de se faire passer à tabac, et le corps de Martin protestait violemment. Danny se laissa encore 2 minutes pour trouver un indice.
-J’ai récupéré ton arme à 3-4 mètres de toi. Est-ce que tu as essayé de l’utiliser ?
Sans ouvrir les yeux, Martin répondit d’une voix blanche :
-Je l’ai prise… avant d’ouvrir. Ne savait pas… à quoi m’attendre. Je crois… qu’il était… vers 6h.
Danny ouvrit grand les yeux. Il était arrivée chez Martin à 7h30. Son ami gisait donc inconscient depuis plus d’une heure quand il était arrivé chez lui ! Il ouvrit la bouche, puis hésita : Martin commençait à s’endormir, et, vu la douleur qui devait le tenailler, il n’avait pas envie de le déranger plus longtemps. Mais il devait encore s’assurer d’une chose :
-Est-ce que cela a quelque chose à voir avec Kim ?
Martin entrouvrit ses paupières ; ses yeux étaient obscurcis par la douleur.
-Non… non, je ne pense pas. Pourquoi… ?
-Eh bien, avec ce que tu as appris sur elle hier soir…
Martin avait refermé les yeux. Il répondit d’une voix faible :
-Je ne sais pas ce qu’ils voulaient… Je ne m’en souviens plus.
-Ok… Je vais te laisser te reposer, maintenant. On reparlera plus tard.
Il ne savait pas si son ami l’avait entendu. Il le regarda un moment, puis décida d’aller se chercher un café en attendant. Au moment où il ouvrit la porte, il entendit la voix faible de son collègue l’interpeller :
-Danny… Est-ce que ça t’embêterait de me rapporter des habits ? Pas envie de rester dans cette blouse d’hôpital jusqu’à demain. Un bas de jogging et un t-shirt… ça serait plus décent…
-Ok, rigola Danny, je peux comprendre ce point de vue.
Mais cette fois, Martin s’était vraiment endormi.
Danny enfila les pièces de monnaie dans la machine et attendit que son café coule dans le gobelet de plastique. La machine se trouvait en bout de couloir, à une vingtaine de mètres de la chambre de Martin, et il gardait un œil sur la porte. Ce n’était pas qu’il redoutait que Martin file à l’anglaise – du moins, pas encore – mais il craignait que ses agresseurs, quels qu’ils soient, ne veuillent venir finir le travail.
C’était une sacrée correction que Martin avait subie ce matin dans son appartement. Ses agresseurs avaient eu toutes les occasions de le tuer, mais ils l’avaient laissé en vie. Mais cela ne voulait pas dire que la vie de Martin n’était pas en danger. Danny soupira. Il n’avait encore rien dit à personne, ni à Jack, ni à la police. Il voulait d’abord laisser une chance à Martin de s’expliquer, mais il n’avait pas beaucoup de temps pour le convaincre de lui faire confiance, surtout qu’il avait besoin de repos. Ce qui était sûr, c’est que cela n’avait rien à voir avec sa dépendance, Martin aurait été incapable de lui mentir correctement sur ce sujet. Kim ? C’était la deuxième possibilité, et Danny était prêt à parier beaucoup là-dessus.
Danny prit son gobelet de café et s’appuya contre le mur. Martin lui avait menti par omission, il en était certain. Il se souvenait de beaucoup plus que ce qu’il disait. Comment le convaincre de parler ?
Avalant une gorgée de café, Danny grimaça. C’était tiède ! Il finit rapidement sa boisson puis prit une décision. Il avait besoin de l’aide de quelqu’un. Jack était exclu (difficile de lui en dire le moins possible et de lui demander de ne pas s’en mêler), Sam aussi (Jack serait immédiatement au courant). Il restait Vivian, mais Danny n’avait pas envie de l’impliquer là-dedans. La seule personne en qui il savait qu’il pouvait faire entièrement confiance, et qui lui ferait en retour totalement confiance, était Elena.
Il allait demander à Elena d’aller prendre des habits chez Martin. Il l’a mettrait rapidement au courant, en lui demandant de ne rien dire à personne. Ensuite, Danny se laissait jusqu’au lendemain matin pour régler l’histoire; ou sinon, il devrait mettre Jack au courant.
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Mouchette- Directeur Adjoint
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Re: Faux-semblants
Ahhhhhhhhh merci...Quel beau dessert pour moi ( accompagné d'un carré de chocolat...
)
Très belle suite avec toute l'amitié entre les deux qui me manque tant...
J'avoue toutefois avoir un peu peur...Marty va pas essayer de retrouver Kim tout seul...hein ? Dit ?
Tu nous avait pas annoncé un shot ? Parce que là, moi je dis...ça ressemble à une fic...une trèèèès looooongue fic que tu nous réserves...non ?
Très belle suite avec toute l'amitié entre les deux qui me manque tant...
J'avoue toutefois avoir un peu peur...Marty va pas essayer de retrouver Kim tout seul...hein ? Dit ?
Tu nous avait pas annoncé un shot ? Parce que là, moi je dis...ça ressemble à une fic...une trèèèès looooongue fic que tu nous réserves...non ?
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"Sometimes, our world may seem sad and you just need a smile." Eric Close
http://mimijag.livejournal.com/ Site fics : http://pagesperso-orange.fr/underthecases/
Merci à Dricks pour l'avatar et myself pour la bann

mimi- Directeur Adjoint
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Re: Faux-semblants
Merciiii Mouchette ...
Jitem !
Alors Manny, c'est le top du top.. Martin qui va mal, Danny qui veut l'aider et qui choisit Elena (et pas d'autres.. suivez mon regard), c'est
, mais Danny envoie Elena à l'appart' de Martin, j'aime pas ça..
La big scène dialogue Danny qui chambre Martin sur la bouffe... c'était bon..
Il reste plein de questions sans réponses, et puis si Martin sort demain de l'hôpital dans ta fic, il va douiller
alors vivement la suite...
EDIT : Mimi m'a devancée, mais je change pas mon message d'origine..
Jitem !
Alors Manny, c'est le top du top.. Martin qui va mal, Danny qui veut l'aider et qui choisit Elena (et pas d'autres.. suivez mon regard), c'est
, mais Danny envoie Elena à l'appart' de Martin, j'aime pas ça.. La big scène dialogue Danny qui chambre Martin sur la bouffe... c'était bon..
Il reste plein de questions sans réponses, et puis si Martin sort demain de l'hôpital dans ta fic, il va douiller
EDIT : Mimi m'a devancée, mais je change pas mon message d'origine..

clairounett- Enquêtes internes
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Re: Faux-semblants
Merci merci merci Mouchette pour cette suite !
Je n'ai qu'une chose à dire : le Manny, y a que ça de vrai !
Je n'ai qu'une chose à dire : le Manny, y a que ça de vrai !

Heidi- Elève à Quantico
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Localisation: Probablement là où je me trouve...
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Re: Faux-semblants
Fantastique cette suite. Elle m'a bien fait sourire, mais elle apporte aussi son lot de questions.
Bravo! J'ai hâte de lire la suite!

Bravo! J'ai hâte de lire la suite!


Pandi- Elève à Quantico
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Localisation: Québec
Date d'inscription: 07/04/2008
Re: Faux-semblants
génial j'adore vivement la suite
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Nos amis ce sont des anges qui nous soulèvent lorsque nos ailes ne se rappellent plus comment voler.

nonie1187- Stagiaire au FBI
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Localisation: avec marty!!!!
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Re: Faux-semblants
Tu nous fais une surprise pour ce week-end ou ça sert à rien que je regarde toutes les heures pour voir si tu as mis une suite..???


clairounett- Enquêtes internes
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