Whatever You Need - PG13 (Traduction)
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
« OK, alors et toi ? » demanda Elena d’un ton provocateur.
« Quoi, moi ? » demanda Danny.
« C’était qui, ton premier baiser ? » demanda-t-elle d’une voix provocante. Ils avaient commencé à parler de ces détails parce qu’aucun d’eux ne voulait raccrocher le téléphone, et ils ne pouvaient parler que de Sophie ou du travail.
Danny soupira lourdement. « Premier baiser ? heu…probablement Tina Stomatina au CP. Elle a bouleversé ma vie sous la cage à poules. »
Cette réponse provoqua un fou rire et Elena dut se cacher sous la couverture pour couvrir le bruit et éviter que Sophie se réveille.
« Non, non, non…Je parle du véritable premier baiser », expliqua-t-elle en continuant à rire.
« Hey, ne sous-estime par Tina Stomatina. »
Roulant des yeux, Elena ramena une mèche de cheveux derrière son oreille. « Je t’ai raconté le mien. »
« Oui, oui c’est vrai », dit Danny avec un rire. « Et quelque part, Ryan Meyers doit s’en mordre les doigts de ne pas s’être mieux comporté avec toi. Au fait, ta mère est au courant que ton premier baiser était avec un gringo ? »
Elena rit à nouveau. « Elle n’en a aucune idée. Elle m’aurait enfermée dans ma chambre si elle avait su que j’ai joué au jeu de la bouteille. Et elle aurait été tellement déçue que je sois tombée sur Mr America. Mais hey, on était à New York que depuis quelques mois. J’étais une boricua de seize ans qui essayait de s’intégrer et qui parlait à peine l’anglais ! Mais ne change pas de sujet…ton premier baiser s’il te plait ! »
« Ok, ok, mais c’est une histoire déprimante », dit-il avec appréhension.
« Oh, je ne veux pas que tu te sentes triste, » répondit-elle en entendant le regret dans sa voix. « Tu n’as pas à me raconter. »
« Non, c’est bon. C’est juste que je n’y ai plus pensé depuis des lustres », réfléchit-il d’une voix posée. « J’avais onze ans. Mes parents venaient de mourir et Raffie et moi on essayait de se tenir à carreaux pour que les Services Sociaux ne me placent pas dans un foyer. On vivait dans un appartement qui ressemblait à un taudis. Lui et sa petite amie, qui ne devait pas avoir plus de quinze ans, essayaient de respecter leurs petites habitudes à chacun. Elle s’appelait Angie. Et je pensais que c’était la plus belle fille que j’avais jamais vue. »
« Tu avais le béguin pour elle ? » demanda Elena.
« C’était plus que ça, je pense. Chaque fois que Raffie lui faisait du mal, je devais contrôler mes nerfs pour ne pas lui dire ce que j’en pensais. Je voulais la sauver et je pensais qu’on pourrait s’enfuir tous les deux. »
« Alors, c’était ton premier baiser ? » demanda Elena.
« C’était ma première fois pour tout », répondit Danny, sur un ton de regret évident. « Après l’enterrement de mes parents, Raffie avait disparu. Alors Angie m’a emmené chez elle et m’a caché dans son placard. Cette première nuit, elle m’a tenu dans ses bras et j’ai pleuré comme un bébé parce que ma mère me manquait énormément. Et ensuite elle m’a embrassé…un vrai baiser. Quand j’ai grandi, j’ai réalisé qu’elle était juste en colère contre Raffie pour nous avoir laissés tomber ce jour là. »
« Elle t’utilisait pour rendre Raffie jaloux ? » demanda Elena, le cœur serré d’entendre combien Danny avait du être seul à cette période de sa vie.
« C’était devenu évident six mois plus tard environ, quand elle et Raffie se sont disputés et qu’il l’ait jetée. Cette nuit, elle est venue à notre appartement quand Raffie était sorti. Elle est venue dans mon lit. Au début on ne faisait que s’embrasser…c’était normal pour Angie de se rapprocher de moi quand Raffie et elle ne s’entendaient pas. Mais une chose en entraînant une autre et avant que je me rende compte de ce qui se passait… » Danny s’interrompit, ne réalisant pas tout à fait ce qu’il était en train de divulguer à Elena.
« Tu n’avais que 11 ans ? Tu n’étais encore qu’un bébé. »
« Je venais d’avoir 12 ans. Et crois moi, les six mois qui ont suivi leur décès, j’avais énormément grandi. Je n’étais pas un enfant de chœur, Elena. »
« Certes, mais ce n’était pas une raison pour qu’elle profite de toi comme ça. Je suis désolée, Danny. Je ne voulais pas te rappeler de mauvais souvenirs, » répondit Elena, se sentant coupable, mais également soulagée que Danny se sente à l’aise pour lui confier ces choses. En apprendre un peu plus sur son enfance expliquait beaucoup de choses qu’il avait faites dans son passé ainsi que les choses contre lesquelles il luttait encore aujourd’hui.
Danny haussa les épaules. « Ce n’était pas si mal. Je pensais juste qu’elle tenait à moi. Mais vraiment, elle ne cherchait qu’à récupérer Raffie. »
Elena secoua la tête, se sentant mal à l’aise d’avoir remis cela sur le tapis. Quelques minutes plus tôt, elle s’était plainte de sa première fois avec un garçon avec qui elle était sortie quand elle avait 18 ans. Elle avait été tellement excitée d’être avec lui, se demandant ce que ça serait, jusqu’à ce que ça ne dure finalement que cinq minutes.
« Oh, Danny, c’est horrible ce qui t’es arrivé. Qu’a fait Raffie quand il l’a appris ? »
« Il planait la plupart du temps ; je ne suis pas sûr que ça lui faisait quelque chose. Les problèmes sont arrivés quand Angie m’a emmené chez elle, cette nuit. On était dans sa chambre…en plein…enfin tu vois…et son père est entré. Il faisait sombre, donc je ne pense pas qu’il ait remarqué que je n’étais qu’un gosse. Il m’a foutu une raclée et m’a jeté dehors. C’était déjà assez mal, mais quand je suis allé à l’école deux jours plus tard un professeur a remarqué les bleus. Et une fois qu’ils ont vu ça, ils m’ont éloigné de Raffie et m’ont mis dans un foyer…c’est là que je suis entré dans le monde merveilleux des foyers d’accueil. »
Elena secoua la tête en pensant à cette conversation. Si elle avait été avec lui et non au téléphone, elle l’aurait pris dans ses bras. Il méritait tellement mieux que ce qu’elle lui offrait en ce moment. Il méritait une petite amie qui pourrait être là pour lui à tout moment.
**
Peu avant midi, Elena remarqua que Martin était revenu. Elle se dirigea vers lui d’une manière aussi nonchalante que possible.
« Alors, cette piste ? » demanda-t-elle.
Secouant la tête, Martin s’assit à son bureau. « Nan, c’était une fausse. »
« Oh, eh bien…est ce que Danny est revenu avec toi ou… »
« Il a dit qu’il a un rendez-vous pour déjeuner, dont il est parti quand on a garé la voiture. Il devrait être là dans une heure. »
Elena acquiesça et sourit en retournant à son bureau. Essayant de ne pas paraître trop voyante, elle attrapa son sac dans le tiroir du bas et éteignit son ordinateur. Alors qu’elle passait devant le bureau de Martin, il leva les yeux vers elle.
« Je…heu…J’ai une course à faire, mais je reviens bientôt, » dit Elena en lui souriant à nouveau.
Levant un sourcil, Martin lui tendit un petit sourire. « Ok », répondit-il.
**
Elena courait presque dans le parking pour entrer dans l’autre bâtiment, sachant qu’il l’attendait. Elle prit l’ascenseur jusqu’au niveau du hall et marcha jusqu’au petit pub. Elle acquiesça la tête devant le barman en se dirigeant dans la salle. Danny et elle était déjà venus une fois, avant qu’elle ne rompe avec lui. Et elle le retrouva à la même table qu’avant – une table à l’arrière qui était isolée du reste du bar.
Alors que leurs regards se croisèrent, elle sourit et il se leva.
« Hey, » dit-il.
« Hey », répondit-elle en jetant ses bras autour de son cou.
Serrant sa taille, il la serra fort en sentant le parfum de ses cheveux et de sa peau. « Hey…hey…ça va ? » demanda-t-il en traçant des petits cercles dans le creux de son dos.
Elle acquiesça en posant sa tête sur son épaule. « Tu m’as manqué. Et je voulais te faire un câlin même depuis notre conversation au téléphone l’autre soir. »
« Oh, eh bien…merci, » dit-il, légèrement embarrassé par tout ce qu’il lui avait raconté cette nuit là. « Tu m’as manqué aussi », en s’écartant doucement d’elle et en la regardant dans les yeux. « Comment ça s’est passé ce matin ? »
Elena secoua la tête en roulant des yeux.
Avec un sourire compatissant, Danny la guida vers la table et se glissa après elle de façon à ce qu’ils se retrouvent côte à côte.
« Tu as déjà commandé ? » demanda Elena en remarquant deux thés glacés et un panier de sandwiches déjà dressé pour eux.
« Oui, et j’ai donné à la serveuse un pourboire pour qu’on ne soit pas dérangés pendant la prochaine heure », dit-il en se penchant vers elle pour l’embrasser.
Elena se retourna pour lui faire face alors que ses lèvres dévoraient les siennes. Ils ne s’étaient pas embrassés depuis la Virginie. Elle laissa ses doigts parcourir ses cheveux alors qu’il approfondissait leur baiser. Elle sentit sa main sur son genou d’abord qui remonta lentement le long de sa cuisse. Elle se félicita alors d’avoir mis une jupe ce matin.
Après quelques minutes, Elena du s’écarter un moment pour reprendre son souffle. Elle prit quelques petites inspirations avant de dire « Il faut qu’on trouve un moyen d’être seuls tous les deux. C’est fou », dit-elle.
Haussant les épaules, Danny l’embrassa quelques instants encore. « Je me contente de ce que je peux avoir pour le moment. Tu es magnifique aujourd’hui, au fait ».
Elena sourit. « Merci, querido. Et merci pour le message de ce matin. J’en avais besoin. »
Ils se détachèrent légèrement l’un de l’autre, restant le plus près possible – leurs mains s’entrecroisant alors que le bras de Danny était autour d’elle, de manière protectrice. Posant sa tête contre son torse, Elena essaya de s’imaginer qu’ils étaient quelque part ailleurs.
« Alors, parle moi de ce matin », dit Danny en jouant avec ses cheveux.
« Mmm…c’était frustrant, mais Carlos est d’accord pour travailler avec la psychologue. Après qu’ils auront discuté pendant quelques séances, elle pourra évaluer si rencontrer Sophie est une bonne idée ou non. »
« Qu’est ce que tu en penses ? Tu penses qu’il fera ce qu’il y a de mieux pour Sophie ? »
Elena haussa les épaules. « J’en ai aucune idée, mais je dois essayer de voir si ça peut marcher. »
« Vous avez parlé d’autre chose ? »
« La psychologue a mentionné que Sophie se sentait coupable de t’aimer énormément…elle pense que c’est la raison pour laquelle Carlos l’a enlevée. Alors j’ai menti et dit que tous les deux n’étions plus un problème. Ca a rendu Carlos très content de le savoir, c’est le moins qu’on puisse dire. »
« Eh bien si ça peut le rendre capable de faire ce qu’il faut avec Sophie, on n’a qu’à continuer comme ça un moment. Peut-être qu’après qu’il aura éclairci les choses avec elle, on pourra réfléchir à la prochaine étape. »
Elena soupira lourdement. « Je sais que tu as raison, mais il faut qu’on trouve un moyen de passer du temps ensemble, mi amor. »
« Qu’est ce que tu veux faire ? Qu’on se voie dans une chambre d’hôtel au déjeuner ? » demanda-t-il d’un ton frustré. « Ca ressemble déjà assez à une liaison…de se voir dans un bar miteux. »
« Peut-être qu’on aura plus de chance la prochaine fois et qu’on nous enverra en dehors de la ville pour une affaire, à nouveau. »
« Quelque chose me dit qu’on n’aura rien de comparable à Cherry Hill. »
« Non, c’est sûr », répondit Elena tristement avant de décider de changer de sujet. « C’est quand ton entretien avec la firme d’avocats ? Tu es toujours décidé ? »
Danny acquiesça. « Oui, je vais voir ce qu’ils ont à me proposer. L’entretien est demain après-midi. Ce serait une grosse opportunité si ça marchait. »
« Mais là on n’arriverait jamais à se voir », se plaignit Elena.
« Espérons que d’ici là, on sera capable de trouver une solution. Il doit bien y avoir un moyen, Elena. Carlos ne peut pas contrôler ta vie éternellement. »
Elena soupira en levant les yeux vers lui. « Ok, assez parlé, Taylor. »
« Assez parlé ? Qu’est ce qu’on va faire ? » murmura-t-il en se penchant pour capturer ses lèvres avec les siennes.
Riant, les lèvres toujours collées aux siennes, Elena se colla plus près de lui pour s’adonner à leur heure volée passée ensemble.
**A suivre**
« Quoi, moi ? » demanda Danny.
« C’était qui, ton premier baiser ? » demanda-t-elle d’une voix provocante. Ils avaient commencé à parler de ces détails parce qu’aucun d’eux ne voulait raccrocher le téléphone, et ils ne pouvaient parler que de Sophie ou du travail.
Danny soupira lourdement. « Premier baiser ? heu…probablement Tina Stomatina au CP. Elle a bouleversé ma vie sous la cage à poules. »
Cette réponse provoqua un fou rire et Elena dut se cacher sous la couverture pour couvrir le bruit et éviter que Sophie se réveille.
« Non, non, non…Je parle du véritable premier baiser », expliqua-t-elle en continuant à rire.
« Hey, ne sous-estime par Tina Stomatina. »
Roulant des yeux, Elena ramena une mèche de cheveux derrière son oreille. « Je t’ai raconté le mien. »
« Oui, oui c’est vrai », dit Danny avec un rire. « Et quelque part, Ryan Meyers doit s’en mordre les doigts de ne pas s’être mieux comporté avec toi. Au fait, ta mère est au courant que ton premier baiser était avec un gringo ? »
Elena rit à nouveau. « Elle n’en a aucune idée. Elle m’aurait enfermée dans ma chambre si elle avait su que j’ai joué au jeu de la bouteille. Et elle aurait été tellement déçue que je sois tombée sur Mr America. Mais hey, on était à New York que depuis quelques mois. J’étais une boricua de seize ans qui essayait de s’intégrer et qui parlait à peine l’anglais ! Mais ne change pas de sujet…ton premier baiser s’il te plait ! »
« Ok, ok, mais c’est une histoire déprimante », dit-il avec appréhension.
« Oh, je ne veux pas que tu te sentes triste, » répondit-elle en entendant le regret dans sa voix. « Tu n’as pas à me raconter. »
« Non, c’est bon. C’est juste que je n’y ai plus pensé depuis des lustres », réfléchit-il d’une voix posée. « J’avais onze ans. Mes parents venaient de mourir et Raffie et moi on essayait de se tenir à carreaux pour que les Services Sociaux ne me placent pas dans un foyer. On vivait dans un appartement qui ressemblait à un taudis. Lui et sa petite amie, qui ne devait pas avoir plus de quinze ans, essayaient de respecter leurs petites habitudes à chacun. Elle s’appelait Angie. Et je pensais que c’était la plus belle fille que j’avais jamais vue. »
« Tu avais le béguin pour elle ? » demanda Elena.
« C’était plus que ça, je pense. Chaque fois que Raffie lui faisait du mal, je devais contrôler mes nerfs pour ne pas lui dire ce que j’en pensais. Je voulais la sauver et je pensais qu’on pourrait s’enfuir tous les deux. »
« Alors, c’était ton premier baiser ? » demanda Elena.
« C’était ma première fois pour tout », répondit Danny, sur un ton de regret évident. « Après l’enterrement de mes parents, Raffie avait disparu. Alors Angie m’a emmené chez elle et m’a caché dans son placard. Cette première nuit, elle m’a tenu dans ses bras et j’ai pleuré comme un bébé parce que ma mère me manquait énormément. Et ensuite elle m’a embrassé…un vrai baiser. Quand j’ai grandi, j’ai réalisé qu’elle était juste en colère contre Raffie pour nous avoir laissés tomber ce jour là. »
« Elle t’utilisait pour rendre Raffie jaloux ? » demanda Elena, le cœur serré d’entendre combien Danny avait du être seul à cette période de sa vie.
« C’était devenu évident six mois plus tard environ, quand elle et Raffie se sont disputés et qu’il l’ait jetée. Cette nuit, elle est venue à notre appartement quand Raffie était sorti. Elle est venue dans mon lit. Au début on ne faisait que s’embrasser…c’était normal pour Angie de se rapprocher de moi quand Raffie et elle ne s’entendaient pas. Mais une chose en entraînant une autre et avant que je me rende compte de ce qui se passait… » Danny s’interrompit, ne réalisant pas tout à fait ce qu’il était en train de divulguer à Elena.
« Tu n’avais que 11 ans ? Tu n’étais encore qu’un bébé. »
« Je venais d’avoir 12 ans. Et crois moi, les six mois qui ont suivi leur décès, j’avais énormément grandi. Je n’étais pas un enfant de chœur, Elena. »
« Certes, mais ce n’était pas une raison pour qu’elle profite de toi comme ça. Je suis désolée, Danny. Je ne voulais pas te rappeler de mauvais souvenirs, » répondit Elena, se sentant coupable, mais également soulagée que Danny se sente à l’aise pour lui confier ces choses. En apprendre un peu plus sur son enfance expliquait beaucoup de choses qu’il avait faites dans son passé ainsi que les choses contre lesquelles il luttait encore aujourd’hui.
Danny haussa les épaules. « Ce n’était pas si mal. Je pensais juste qu’elle tenait à moi. Mais vraiment, elle ne cherchait qu’à récupérer Raffie. »
Elena secoua la tête, se sentant mal à l’aise d’avoir remis cela sur le tapis. Quelques minutes plus tôt, elle s’était plainte de sa première fois avec un garçon avec qui elle était sortie quand elle avait 18 ans. Elle avait été tellement excitée d’être avec lui, se demandant ce que ça serait, jusqu’à ce que ça ne dure finalement que cinq minutes.
« Oh, Danny, c’est horrible ce qui t’es arrivé. Qu’a fait Raffie quand il l’a appris ? »
« Il planait la plupart du temps ; je ne suis pas sûr que ça lui faisait quelque chose. Les problèmes sont arrivés quand Angie m’a emmené chez elle, cette nuit. On était dans sa chambre…en plein…enfin tu vois…et son père est entré. Il faisait sombre, donc je ne pense pas qu’il ait remarqué que je n’étais qu’un gosse. Il m’a foutu une raclée et m’a jeté dehors. C’était déjà assez mal, mais quand je suis allé à l’école deux jours plus tard un professeur a remarqué les bleus. Et une fois qu’ils ont vu ça, ils m’ont éloigné de Raffie et m’ont mis dans un foyer…c’est là que je suis entré dans le monde merveilleux des foyers d’accueil. »
Elena secoua la tête en pensant à cette conversation. Si elle avait été avec lui et non au téléphone, elle l’aurait pris dans ses bras. Il méritait tellement mieux que ce qu’elle lui offrait en ce moment. Il méritait une petite amie qui pourrait être là pour lui à tout moment.
**
Peu avant midi, Elena remarqua que Martin était revenu. Elle se dirigea vers lui d’une manière aussi nonchalante que possible.
« Alors, cette piste ? » demanda-t-elle.
Secouant la tête, Martin s’assit à son bureau. « Nan, c’était une fausse. »
« Oh, eh bien…est ce que Danny est revenu avec toi ou… »
« Il a dit qu’il a un rendez-vous pour déjeuner, dont il est parti quand on a garé la voiture. Il devrait être là dans une heure. »
Elena acquiesça et sourit en retournant à son bureau. Essayant de ne pas paraître trop voyante, elle attrapa son sac dans le tiroir du bas et éteignit son ordinateur. Alors qu’elle passait devant le bureau de Martin, il leva les yeux vers elle.
« Je…heu…J’ai une course à faire, mais je reviens bientôt, » dit Elena en lui souriant à nouveau.
Levant un sourcil, Martin lui tendit un petit sourire. « Ok », répondit-il.
**
Elena courait presque dans le parking pour entrer dans l’autre bâtiment, sachant qu’il l’attendait. Elle prit l’ascenseur jusqu’au niveau du hall et marcha jusqu’au petit pub. Elle acquiesça la tête devant le barman en se dirigeant dans la salle. Danny et elle était déjà venus une fois, avant qu’elle ne rompe avec lui. Et elle le retrouva à la même table qu’avant – une table à l’arrière qui était isolée du reste du bar.
Alors que leurs regards se croisèrent, elle sourit et il se leva.
« Hey, » dit-il.
« Hey », répondit-elle en jetant ses bras autour de son cou.
Serrant sa taille, il la serra fort en sentant le parfum de ses cheveux et de sa peau. « Hey…hey…ça va ? » demanda-t-il en traçant des petits cercles dans le creux de son dos.
Elle acquiesça en posant sa tête sur son épaule. « Tu m’as manqué. Et je voulais te faire un câlin même depuis notre conversation au téléphone l’autre soir. »
« Oh, eh bien…merci, » dit-il, légèrement embarrassé par tout ce qu’il lui avait raconté cette nuit là. « Tu m’as manqué aussi », en s’écartant doucement d’elle et en la regardant dans les yeux. « Comment ça s’est passé ce matin ? »
Elena secoua la tête en roulant des yeux.
Avec un sourire compatissant, Danny la guida vers la table et se glissa après elle de façon à ce qu’ils se retrouvent côte à côte.
« Tu as déjà commandé ? » demanda Elena en remarquant deux thés glacés et un panier de sandwiches déjà dressé pour eux.
« Oui, et j’ai donné à la serveuse un pourboire pour qu’on ne soit pas dérangés pendant la prochaine heure », dit-il en se penchant vers elle pour l’embrasser.
Elena se retourna pour lui faire face alors que ses lèvres dévoraient les siennes. Ils ne s’étaient pas embrassés depuis la Virginie. Elle laissa ses doigts parcourir ses cheveux alors qu’il approfondissait leur baiser. Elle sentit sa main sur son genou d’abord qui remonta lentement le long de sa cuisse. Elle se félicita alors d’avoir mis une jupe ce matin.
Après quelques minutes, Elena du s’écarter un moment pour reprendre son souffle. Elle prit quelques petites inspirations avant de dire « Il faut qu’on trouve un moyen d’être seuls tous les deux. C’est fou », dit-elle.
Haussant les épaules, Danny l’embrassa quelques instants encore. « Je me contente de ce que je peux avoir pour le moment. Tu es magnifique aujourd’hui, au fait ».
Elena sourit. « Merci, querido. Et merci pour le message de ce matin. J’en avais besoin. »
Ils se détachèrent légèrement l’un de l’autre, restant le plus près possible – leurs mains s’entrecroisant alors que le bras de Danny était autour d’elle, de manière protectrice. Posant sa tête contre son torse, Elena essaya de s’imaginer qu’ils étaient quelque part ailleurs.
« Alors, parle moi de ce matin », dit Danny en jouant avec ses cheveux.
« Mmm…c’était frustrant, mais Carlos est d’accord pour travailler avec la psychologue. Après qu’ils auront discuté pendant quelques séances, elle pourra évaluer si rencontrer Sophie est une bonne idée ou non. »
« Qu’est ce que tu en penses ? Tu penses qu’il fera ce qu’il y a de mieux pour Sophie ? »
Elena haussa les épaules. « J’en ai aucune idée, mais je dois essayer de voir si ça peut marcher. »
« Vous avez parlé d’autre chose ? »
« La psychologue a mentionné que Sophie se sentait coupable de t’aimer énormément…elle pense que c’est la raison pour laquelle Carlos l’a enlevée. Alors j’ai menti et dit que tous les deux n’étions plus un problème. Ca a rendu Carlos très content de le savoir, c’est le moins qu’on puisse dire. »
« Eh bien si ça peut le rendre capable de faire ce qu’il faut avec Sophie, on n’a qu’à continuer comme ça un moment. Peut-être qu’après qu’il aura éclairci les choses avec elle, on pourra réfléchir à la prochaine étape. »
Elena soupira lourdement. « Je sais que tu as raison, mais il faut qu’on trouve un moyen de passer du temps ensemble, mi amor. »
« Qu’est ce que tu veux faire ? Qu’on se voie dans une chambre d’hôtel au déjeuner ? » demanda-t-il d’un ton frustré. « Ca ressemble déjà assez à une liaison…de se voir dans un bar miteux. »
« Peut-être qu’on aura plus de chance la prochaine fois et qu’on nous enverra en dehors de la ville pour une affaire, à nouveau. »
« Quelque chose me dit qu’on n’aura rien de comparable à Cherry Hill. »
« Non, c’est sûr », répondit Elena tristement avant de décider de changer de sujet. « C’est quand ton entretien avec la firme d’avocats ? Tu es toujours décidé ? »
Danny acquiesça. « Oui, je vais voir ce qu’ils ont à me proposer. L’entretien est demain après-midi. Ce serait une grosse opportunité si ça marchait. »
« Mais là on n’arriverait jamais à se voir », se plaignit Elena.
« Espérons que d’ici là, on sera capable de trouver une solution. Il doit bien y avoir un moyen, Elena. Carlos ne peut pas contrôler ta vie éternellement. »
Elena soupira en levant les yeux vers lui. « Ok, assez parlé, Taylor. »
« Assez parlé ? Qu’est ce qu’on va faire ? » murmura-t-il en se penchant pour capturer ses lèvres avec les siennes.
Riant, les lèvres toujours collées aux siennes, Elena se colla plus près de lui pour s’adonner à leur heure volée passée ensemble.
**A suivre**
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jabamiah- Agent spécial
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
Hi hi y a plein de suites en ce moments
si les autres ne pouvez ne pas trop tarder ...

si les autres ne pouvez ne pas trop tarder ...


miss puerto rico- Elève à Quantico
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
Aw que j'adore cette partie........ Carlos est aussi antipatique que dans la série mais je suis méga Carlena en ce moment comme tu le sais mdr.
Et Danny, au "bar miteu" du coin, il est trop chou avec elle.... Et son souvenirs au téléphone, bouhou, trop tristou
heuresement qu'Elena lui fait un caliiing
Rah j'adore!! Ca m'avait manqué de pas lire ta traduction ma belle!! Continuuuuuuue
Et Danny, au "bar miteu" du coin, il est trop chou avec elle.... Et son souvenirs au téléphone, bouhou, trop tristou
Rah j'adore!! Ca m'avait manqué de pas lire ta traduction ma belle!! Continuuuuuuue
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**Marine**- Enquêtes internes
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Localisation: Elena~Danny Land
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
Quelle belle surprise !!!!! =D
J'adore cette partie-là, ils sont trop mignons tous les deux
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Alexandra- Nouvelle recrue
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Age: 16
Localisation: Friendsland, vous connaissez ? =Pp
Date d'inscription: 25/04/2009
Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
Ouais c'est vrai !! une tute suite ce soir je suis en mode



miss puerto rico- Elève à Quantico
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Date d'inscription: 23/08/2008
Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
HELLO ! 
Eh non, vous ne rêvez pas, une suite de WYN après touuuuut ce temps!
En espérant que mes lecteurs soient toujours au rendez-vous! Bonne lectouuuure! 
~Chapitre 19~
Personne ne s’en serait douté, mais Danny avait été nerveux, à tel point qu’il avait failli monter dans le mauvais métro en se rendant à son entretien. A tel point qu’il avait du s’arrêter aux toilettes juste avant pour s’asperger le visage d’eau froide parce qu’il avait été certain d’être malade. Il n’avait pas eu d’appétit de toute la journée.
Ce n’était pas le fait de penser au travail ou ses aptitudes à le faire qui l’avait rendu nerveux. Il savait qu’il serait tout à fait bon dans une salle d’audience. Même s’il avait du ramer pour terminer ses études de droit, il s’en était très bien sorti. Il savait qu’il serait doué pour interpréter la loi, puisque c’est ce qu’il avait fait pendant des années en tant qu’agent du FBI. Rien de tout ça le rendait nerveux. Non, ce qui le rendait nerveux c’était plutôt ce building immense et toutes ces personnes distinguées dans leur costume à 2000 dollars. Ca avait été cette petite voix insidieuse qui lui rappelait sans cesse la personne qu’il avait été… et d’où il venait. Danny Alvarez n’aurait jamais un entretien pour un boulot comme ça. Danny Alvarez ne pourrait même pas pousser la porte de cet immeuble. Et si Danny était vraiment honnête avec lui-même, il savait qu’il avait décroché cet entretien uniquement grâce à Martin.
Pourtant, en s’asseyant aux côtés des deux partenaires de la firme et trois associés séniors pour l’entretien, il reprit confiance en lui à chaque question à laquelle il répondait. Très vite, cette sensation de nausée et de nervosité fit place à son aisance et son charme habituels. Il répondait sérieusement aux questions, tout en ponctuant d’humour aussi quand il le fallait. A la fin de l’entretien, il se détesta presque de s’être rendu malade toute la journée pour ça.
« Très impressionnant, Danny. Je peux vous dire que les partenaires vous ont vraiment apprécié », dit Camille en le raccompagnant jusqu’aux ascenseurs.
Danny sourit en regardant dans sa direction. « Ils m’ont mis à l’aise. J’aime vraiment la façon dont vous dirigez les choses ici. »
« Eh bien, le plus dur reste à faire. Les partenaires ont tendance à mettre une éternité pour prendre une décision, mais vous vous en êtes très bien sorti à l’entretien. Je vous tiendrai au courant », dit Camille en tendant la main vers lui.
Alors qu’il la serrait, Danny répondit : « Merci beaucoup. Votre aide a été très précieuse. »
« Martin m’a dit beaucoup de bien de vous et après vous avoir rencontré, je comprends pourquoi », dit-elle alors que Danny entrait dans l’ascenseur. « Dites lui que je le contacterai bientôt. On se voit tellement peu souvent, vous savez, qu’on aurait du mal à croire qu’on habite dans la même ville. »
« Je le ferai, merci Camille, » dit Danny avant que les portes ne se referment.
Prenant une profonde inspiration, Danny s’appuya contre les parois de l’ascenseur alors que toute la tension de ses épaules retombait. Cela pourrait être une nouvelle expérience, pensa-t-il, et pas seulement du point de vue d’un changement de carrière.
« Dites-moi, Danny, que penseriez-vous de travailler dans un bureau différent ? »
Danny fut pris de court par cette question. Le partenaire senior lui avait demandé quelle branche de droit l’intéresserait. La firme voulait qu’il travaille sur les affaires criminelles, mais voulait également savoir s’il était intéressé par d’autres branches. Il leur avait dit qu’il comprenait tout à fait qu’ils veuillent le mettre sur des affaires criminelles, mais qu’il aimerait finalement travailler dans les litiges ou le droit familial. Ils semblaient très réceptifs à son projet, mais ouvrèrent d’autres pistes avec leur question sur le « différent bureau ».
« Excusez-moi, monsieur, vous voulez dire un endroit différent ? » demanda Danny.
Camille intervint. « Nous avons plusieurs bureaux, à San Francisco, Boston et Miami. Parfois nous demandons à nos associés de se rendre là-bas. En général ils adorent au point de vouloir y rester. Mais il en y a aussi qui n’attendent plus qu’une chose, de rentrer à New York. »
Danny sourit. « Eh bien, honnêtement, je n’ai pas du tout réfléchi à la possibilité de déménager », dit-il alors que tout s’éclairait peu à peu dans sa tête. C’était peut-être la clé. Elena lui avait dit qu’elle voulait faire ses valises avec Sophie pour que Carlos ne les retrouve jamais. Peut-être que Sophie et elle voudraient partir avec lui. « Mais maintenant que vous le soulignez, je le verrai comme une très grande opportunité…un challenge. Ne vous méprenez pas, j’adore New York, mais je pourrais m’imaginer dans n’importe quelle de ces villes. »
Les yeux du senior s’éclairèrent face à l’enthousiasme de Danny. « Bien, très bien. »
En sortant de l’immeuble, il se sentit soudain plus optimiste qu’il ne l’avait été depuis des semaines. Peut-être que les choses allaient enfin s’arranger pour lui, Elena et Sophie.
Alors qu’il descendait les marches de la station de métro la plus proche, Danny sortit son téléphone et l’alluma. Il avait parlé à Jack de l’entretien, donc il ne s’attendait pas à un message concernant une enquête. Cependant, alors qu’il vérifiait le menu, il remarqua deux messages vocaux en attente. Pressé d’attraper la première rame, il se rua vers le tourniquet. Il attrapa le métro, mais dut attendre d’en sortir pour vérifier ses messages.
Quatre stations plus tard, il sortit du métro et dévala les marches jusqu’au trottoir. Composant le numéro de sa messagerie, il écouta ses appels.
« Hey, c’est moi. Je pense que tu n’auras pas ce message avant ton entretien mais je voulais juste te souhaiter bonne chance. Tu vas être génial. Et je voulais aussi te dire que la psychologue de Sophie pense que Carlos est prêt à lui parler cet après-midi. Alors j’emmènerai Sophie à son bureau après le travail…juste au cas où tu n’aurais pas de nouvelles de moi. Je penserai à toi, mi amor. »
Danny vérifia sa montre. L’entretien avait duré plus longtemps que prévu, il était 18 heures, donc Elena et Sophie devaient probablement être chez la psychologue en ce moment. En tournant au coin de la rue, Danny s’approcha de son immeuble alors qu’il appuya sur le message suivant.
« Danny ! » dit la voix agitée d’Elena . « Appelle-moi…dès que tu auras ce message. Carlos… »
« Hey, Danny boy ! »
Levant les yeux, Danny n’entendit pas la fin du message. Il fut tiré de ses pensées par la vision de Carlos, assis sur les marches du perron de son immeuble.
« Hey », répondit Danny, sur ses gardes, en rangeant son téléphone dans sa poche. Par instinct, sa main chercha sa hanche droite pour vérifier son arme avant de réaliser qu’il l’avait laissée dans le tiroir de son bureau étant donné qu’il se rendait à son entretien. « Qu’est-ce que tu fais là ? »
Se levant, Carlos s’étira longtemps, comme s’il avait attendu là depuis un moment. « Eh bien je me suis dit que toi et moi on avait des choses à se dire, amigo. Toi et moi…on a pas vraiment eu l’occasion de mettre les choses au point…et je pense qu’il est grand temps de le faire. »
Secouant la tête, Danny se passa une main sur le menton en haussant les épaules. « Et de quoi on pourrait bien parler, hein ? Tu voulais que je sorte de la vie d’Elena, et c’est fait ! C’est fini…Terminé », dit-il d’un ton qui se voulait le plus convaincant possible.
« Ouais, j’ai entendu ça. Trop triste », répondit Carlos dans un sourire sinistre. « Mais tu vois, même si TU dis que c’est terminé…et qu’ELLE dit aussi que c’est terminé, il faut toujours que j’entende parler de ta petite gueule de faux cul, à chaque fois. »
Danny fronça les sourcils. « Je vois pas de quoi tu parles, man. »
« Ah non ? tu vois pas ? » répondit Carlos en secouant la tête. « OK, laisse moi t’éclairer…aujourd’hui j’ai rendez-vous pour essayer d’arranger les choses avec ma petite fille et…et une fois encore, il faut encore que tu sois là. »

Eh non, vous ne rêvez pas, une suite de WYN après touuuuut ce temps!
~Chapitre 19~
Personne ne s’en serait douté, mais Danny avait été nerveux, à tel point qu’il avait failli monter dans le mauvais métro en se rendant à son entretien. A tel point qu’il avait du s’arrêter aux toilettes juste avant pour s’asperger le visage d’eau froide parce qu’il avait été certain d’être malade. Il n’avait pas eu d’appétit de toute la journée.
Ce n’était pas le fait de penser au travail ou ses aptitudes à le faire qui l’avait rendu nerveux. Il savait qu’il serait tout à fait bon dans une salle d’audience. Même s’il avait du ramer pour terminer ses études de droit, il s’en était très bien sorti. Il savait qu’il serait doué pour interpréter la loi, puisque c’est ce qu’il avait fait pendant des années en tant qu’agent du FBI. Rien de tout ça le rendait nerveux. Non, ce qui le rendait nerveux c’était plutôt ce building immense et toutes ces personnes distinguées dans leur costume à 2000 dollars. Ca avait été cette petite voix insidieuse qui lui rappelait sans cesse la personne qu’il avait été… et d’où il venait. Danny Alvarez n’aurait jamais un entretien pour un boulot comme ça. Danny Alvarez ne pourrait même pas pousser la porte de cet immeuble. Et si Danny était vraiment honnête avec lui-même, il savait qu’il avait décroché cet entretien uniquement grâce à Martin.
Pourtant, en s’asseyant aux côtés des deux partenaires de la firme et trois associés séniors pour l’entretien, il reprit confiance en lui à chaque question à laquelle il répondait. Très vite, cette sensation de nausée et de nervosité fit place à son aisance et son charme habituels. Il répondait sérieusement aux questions, tout en ponctuant d’humour aussi quand il le fallait. A la fin de l’entretien, il se détesta presque de s’être rendu malade toute la journée pour ça.
« Très impressionnant, Danny. Je peux vous dire que les partenaires vous ont vraiment apprécié », dit Camille en le raccompagnant jusqu’aux ascenseurs.
Danny sourit en regardant dans sa direction. « Ils m’ont mis à l’aise. J’aime vraiment la façon dont vous dirigez les choses ici. »
« Eh bien, le plus dur reste à faire. Les partenaires ont tendance à mettre une éternité pour prendre une décision, mais vous vous en êtes très bien sorti à l’entretien. Je vous tiendrai au courant », dit Camille en tendant la main vers lui.
Alors qu’il la serrait, Danny répondit : « Merci beaucoup. Votre aide a été très précieuse. »
« Martin m’a dit beaucoup de bien de vous et après vous avoir rencontré, je comprends pourquoi », dit-elle alors que Danny entrait dans l’ascenseur. « Dites lui que je le contacterai bientôt. On se voit tellement peu souvent, vous savez, qu’on aurait du mal à croire qu’on habite dans la même ville. »
« Je le ferai, merci Camille, » dit Danny avant que les portes ne se referment.
Prenant une profonde inspiration, Danny s’appuya contre les parois de l’ascenseur alors que toute la tension de ses épaules retombait. Cela pourrait être une nouvelle expérience, pensa-t-il, et pas seulement du point de vue d’un changement de carrière.
« Dites-moi, Danny, que penseriez-vous de travailler dans un bureau différent ? »
Danny fut pris de court par cette question. Le partenaire senior lui avait demandé quelle branche de droit l’intéresserait. La firme voulait qu’il travaille sur les affaires criminelles, mais voulait également savoir s’il était intéressé par d’autres branches. Il leur avait dit qu’il comprenait tout à fait qu’ils veuillent le mettre sur des affaires criminelles, mais qu’il aimerait finalement travailler dans les litiges ou le droit familial. Ils semblaient très réceptifs à son projet, mais ouvrèrent d’autres pistes avec leur question sur le « différent bureau ».
« Excusez-moi, monsieur, vous voulez dire un endroit différent ? » demanda Danny.
Camille intervint. « Nous avons plusieurs bureaux, à San Francisco, Boston et Miami. Parfois nous demandons à nos associés de se rendre là-bas. En général ils adorent au point de vouloir y rester. Mais il en y a aussi qui n’attendent plus qu’une chose, de rentrer à New York. »
Danny sourit. « Eh bien, honnêtement, je n’ai pas du tout réfléchi à la possibilité de déménager », dit-il alors que tout s’éclairait peu à peu dans sa tête. C’était peut-être la clé. Elena lui avait dit qu’elle voulait faire ses valises avec Sophie pour que Carlos ne les retrouve jamais. Peut-être que Sophie et elle voudraient partir avec lui. « Mais maintenant que vous le soulignez, je le verrai comme une très grande opportunité…un challenge. Ne vous méprenez pas, j’adore New York, mais je pourrais m’imaginer dans n’importe quelle de ces villes. »
Les yeux du senior s’éclairèrent face à l’enthousiasme de Danny. « Bien, très bien. »
En sortant de l’immeuble, il se sentit soudain plus optimiste qu’il ne l’avait été depuis des semaines. Peut-être que les choses allaient enfin s’arranger pour lui, Elena et Sophie.
Alors qu’il descendait les marches de la station de métro la plus proche, Danny sortit son téléphone et l’alluma. Il avait parlé à Jack de l’entretien, donc il ne s’attendait pas à un message concernant une enquête. Cependant, alors qu’il vérifiait le menu, il remarqua deux messages vocaux en attente. Pressé d’attraper la première rame, il se rua vers le tourniquet. Il attrapa le métro, mais dut attendre d’en sortir pour vérifier ses messages.
Quatre stations plus tard, il sortit du métro et dévala les marches jusqu’au trottoir. Composant le numéro de sa messagerie, il écouta ses appels.
« Hey, c’est moi. Je pense que tu n’auras pas ce message avant ton entretien mais je voulais juste te souhaiter bonne chance. Tu vas être génial. Et je voulais aussi te dire que la psychologue de Sophie pense que Carlos est prêt à lui parler cet après-midi. Alors j’emmènerai Sophie à son bureau après le travail…juste au cas où tu n’aurais pas de nouvelles de moi. Je penserai à toi, mi amor. »
Danny vérifia sa montre. L’entretien avait duré plus longtemps que prévu, il était 18 heures, donc Elena et Sophie devaient probablement être chez la psychologue en ce moment. En tournant au coin de la rue, Danny s’approcha de son immeuble alors qu’il appuya sur le message suivant.
« Danny ! » dit la voix agitée d’Elena . « Appelle-moi…dès que tu auras ce message. Carlos… »
« Hey, Danny boy ! »
Levant les yeux, Danny n’entendit pas la fin du message. Il fut tiré de ses pensées par la vision de Carlos, assis sur les marches du perron de son immeuble.
« Hey », répondit Danny, sur ses gardes, en rangeant son téléphone dans sa poche. Par instinct, sa main chercha sa hanche droite pour vérifier son arme avant de réaliser qu’il l’avait laissée dans le tiroir de son bureau étant donné qu’il se rendait à son entretien. « Qu’est-ce que tu fais là ? »
Se levant, Carlos s’étira longtemps, comme s’il avait attendu là depuis un moment. « Eh bien je me suis dit que toi et moi on avait des choses à se dire, amigo. Toi et moi…on a pas vraiment eu l’occasion de mettre les choses au point…et je pense qu’il est grand temps de le faire. »
Secouant la tête, Danny se passa une main sur le menton en haussant les épaules. « Et de quoi on pourrait bien parler, hein ? Tu voulais que je sorte de la vie d’Elena, et c’est fait ! C’est fini…Terminé », dit-il d’un ton qui se voulait le plus convaincant possible.
« Ouais, j’ai entendu ça. Trop triste », répondit Carlos dans un sourire sinistre. « Mais tu vois, même si TU dis que c’est terminé…et qu’ELLE dit aussi que c’est terminé, il faut toujours que j’entende parler de ta petite gueule de faux cul, à chaque fois. »
Danny fronça les sourcils. « Je vois pas de quoi tu parles, man. »
« Ah non ? tu vois pas ? » répondit Carlos en secouant la tête. « OK, laisse moi t’éclairer…aujourd’hui j’ai rendez-vous pour essayer d’arranger les choses avec ma petite fille et…et une fois encore, il faut encore que tu sois là. »
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
Carlos s’assit à une table avec Sophie et Andrea, sa psychologue, alors qu’Elena et le médiateur s’assirent sur le sofa derrière Sophie. Très lentement, Andrea commença à sortir Sophie de sa bulle, encore effrayée par la présence de Carlos.
« Sophie, tu es en sécurité ici », dit Andrea d’une voix calme et posée. « Ta maman est là, je suis là, il ne peut rien t’arriver de mal. Et ton papa, il veut vraiment te parler. Il veut vraiment que tu comprennes ce qu’il s’est passé il y a quelques mois. »
Sophie haussa les épaules en continuant à fixer ses mains. Carlos soupira et voulut dire quelque chose mais Andrea leva sa main pour l’interrompre.
« Sophie, chérie. Nous n’allons rien faire si tu n’es pas prête », poursuivit Andrea. « Il y a quelques jours, tu m’as dit qu’il se pourrait que tu veuilles bien écouter ce que ton père a à te dire. C’est toujours le cas ? »
Sophie acquiesça en regardant Andrea, évitant toujours le regard de Carlos.
« D’accord, » dit Andrea. « Alors on va écouter ce qu’il a à dire, d’accord ? »
Après beaucoup d’hésitations, Sophie se retourna enfin vers Carlos. Celui-ci lui tendit un petit sourire rassurant.
« Sophita, je suis tellement désolé. Je suis désolé de t’avoir fait peur. Je suis désolé d’avoir fait peur à ta maman. Je ne ferai jamais de mal, à aucune de vous deux. Ce que j’ai fait…quand je t’ai enlevée à ta maman…c’était mal. Et ça n’arrivera plus jamais. Tu comprends ma puce ? »
Sophie acquiesça, les yeux remplis de larmes.
« Ce n’était pas ta faute. J’étais fâché contre ta maman et j’ai commis une grosse erreur. »
« Tu as déjà fait des erreurs avant, n’est-ce pas Sophie ? » demanda Andrea d’une voix douce.
Sophie hocha la tête.
« Tu as déjà fait des choses sans réfléchir et qui t’ont attiré des ennuis, non ? » demanda Andrea à nouveau.
« Hum, hum », répondit Sophie doucement.
« Qu’est-ce que tu fais quand tu fais des bêtises ? » demanda-t-elle, gentiment.
« Je demande pardon, » répondit Sophie d’une voix à peine audible.
« C’est ça. Quand quelqu’un demande pardon, on fait de son mieux pour lui pardonner, n’est-ce pas Sophie ? »
Sophie acquiesça à nouveau en regardant Carlos. « Je vais essayer de te pardonner, papa, mais tu nous as fait peur, » dit-elle en se retournant vers Elena qui faisait de son mieux pour ne pas pleurer.
« Je suis vraiment désolé de vous avoir fait peur, mon bébé. Je voulais pas. Je te jure que non. Et tu n’as pas à me pardonner aujourd’hui, mais je veux juste m’assurer que tu ne te sentes plus coupable ou que tu aies peur. Rien de tout ça n’était ta faute, tu comprends ? » demanda Carlos.
Sophie acquiesça. « Je comprends. »
« Bien, bien ma puce », répondit Carlos. « Je veux juste faire un peu partie de ta vie, à nouveau. Peut-être vous rendre visite une fois de temps en temps, si c’est d’accord. »
Sophie soupira, mal à l’aise et regarda Elena à nouveau comme pour lui demander son avis.
« Sophie, chérie, c’est d’accord si tu veux passer un peu de temps avec ton père. On pourra s’assurer que tu sois en sécurité, et on ira tout doucement, » répondit Elena à sa question implicite.
Sophie regarda à nouveau la psychologue puis Carlos. « Et Danny ? » demanda-t-elle dans un murmure.
Les yeux de Carlos se froncèrent alors qu’il se retourna vers Elena. Essayant de se contrôler, il regarda à nouveau Sophie.
« Comment ça, mon cœur ? »
« Tu seras encore fâché s’il est avec maman ? »
Elena intervint. « Sophie, chérie, on en a déjà parlé. Danny n’est… »
« Danny n’est plus avec nous à cause de toi », dit-elle, regardant Carlos de ses grands yeux innocents. « Maman a peur d’être avec lui parce que ça te rendra encore en colère. Mais on l’aime vrai… »
« Sophie », interrompit Elena fermement. « On en a déjà parlé. Il n’est… »
« Non, non Elena, ça va, ça va », dit Carlos en fixant toujours Sophie. « Tu sais quoi, Sophie ? Si Danny rend ta maman heureuse, alors ça me va très bien. »
« Vraiment ? » demanda Sophie d’une voix pleine d’espoir.
« Absolutamente ! »
Quelque chose me dit que tu n’as dit ça que pour le bien de Sophie et de sa psychologue, » dit Danny d’un ton sarcastique.
Carlos rit en marchant vers Danny. « Tu fais bien de le penser, parce que jamais je te laisserai entrer dans la vie de ma fille, t’entends ? »
Ricanant, Danny ne recula pas et s’avança au contraire vers Carlos. « Ca ressemble comme qui dirait à une menace. C’est ça ? T’es…en train de me menacer ? »
Secouant la tête et levant ses mains, Carlos fit un pas en arrière. « Menacer un agent fédéral ? non…non. Je dis juste qu’Elena était sur la bonne voie quand elle t’a largué. Alors continue comme ça, amigo. »
« Ou bien ? » demanda Danny, s’avançant vers Carlos, le toisant comme pour le provoquer.
« Tu voudrais pas le savoir, man. Je connais des gens, qui connaissent des gens, qui connaissent d’autres gens… » dit Carlos en levant sa main pour héler un taxi. « Ne t’approche plus d’elles et tout ira bien pour tout le monde. T’es un jeune hombre, beau gosse. N’oublie pas, je me souviens de comment tu fonctionnais. Tu pouvais sortir le soir et te taper n’importe quelle señorita que tu voulais. Tu n’as qu’à…te concentrer là-dessus et foutre la paix à Elena et Sophie », dit-il en ouvrant la portière du taxi avant de s’engouffrer à l’intérieur. « Ma fille n’a pas besoin d’un autre père. Je suis son père. Plus tôt elle t’oubliera, mieux ce sera. »
Danny regarda Carlos tirer la portière du taxi pour la refermer.
Prenant une profonde inspiration, il secoua la tête et commença à grimper les escaliers. Alors qu’il ouvrait la porte de son immeuble, il entendit une nouvelle portière claquer. En regardant qui c’était, il fut surpris, c’était le cas de le dire.
« Dieu merci, tu es là », dit Elena en passant le trottoir et en grimpant les escaliers.
Vérifiant les alentours, Danny voulut s’assurer que le taxi de Carlos était hors de vue. « Mais qu’est ce que tu fais là ? » demanda-t-il alors qu’elle s’arrêta en face de lui. « Tu devrais pas être là. »
Elena posa une main sur son torse. « J’étais inquiète quand j’ai vu que tu me rappelais pas. Danny, Carlos…Sophie a dit quelque chose pendant la séance, quelque chose sur toi. Ca l’a rendu furieux. »
Le premier réflexe de Danny fut de dire à Elena que Carlos venait de partir, mais finalement il se ravisa. Il n’y avait pas de raison de l’inquiéter davantage. « Qu’est ce qui l’a rendu furieux ? » demanda-t-il sans laisser paraitre qu’il connaissait déjà toute l’histoire.
Inspirant profondément, Elena lui relata les évènements qui s’étaient produits pendant la séance alors que Danny la guidait jusqu’à son appartement. Alors qu’il la laissait entrer, elle termina « Il a très bien fait semblant, mais je pouvais lire la colère dans ses yeux. Quand la séance s’est terminée, il m’a regardée comme si j’étais sa pire ennemie. Je n’aurais jamais pensé qu’elle parlerait de toi comme ça, je n’aurais jamais du accepter de… »
« Mais tout le reste s’est bien passé, non ? Je veux dire, concernant Sophie, elle va mieux ? » demanda-t-il en la guidant vers le canapé.
Elena hocha la tête en s’asseyant et regarda Danny enlever sa veste et desserrer sa cravate avant de s’asseoir près d’elle. « Beaucoup mieux. C’est comme si on l’avait soulagée d’un poids. Elle est vraiment prête à lui pardonner, mais Danny, je ne sais même pas comment je vais pouvoir la laisser le voir s’il continue à nous menacer. »
Passant son bras autour d’elle, il l’attira à lui de façon à ce que sa tête se repose contre son torse. « Où est Sophie ? » demanda-t-il d’une voix soucieuse.
« Je ne l’ai pas quittée des yeux depuis des mois, alors elle m’a suppliée de la laisser passer la nuit chez ses cousins. Mon frère va la garder. En plus, j’espère que Carlos pensait ce qu’il disait quand il a dit qu’il n’essaierait plus de l’enlever. On peut gérer ça, s’il s’agit que de nous. Je ne veux plus qu’elle soit mêlée à tout ça. »
Danny acquiesça en lui caressant les cheveux. « C’est comme si on faisait un pas en avant et deux en arrière. »
Ils restèrent assis en silence pendant quelques minutes. Puis Elena se souvint tout à coup. « Comment s’est passé ton entretien ? »
Souriant, il se frotta les yeux de sa main libre. « J’ai presque failli oublier. Ca s’est bien passé. Très bien passé. »
« Comment c’était ? Raconte-moi… »
Se penchant en avant, Danny l’embrassa sur le front, puis sur la bouche avant de dire : « Je te raconterai plus tard. Tu es là maintenant, Sophie est en sécurité. Oublions un peu tout ça avant de faire face à la réalité à nouveau. » Il l’embrassa ensuite encore en l’attirant sur ses genoux.
En vérité, il ne voulait plus en parler. Il venait de lui mentir et il n’était même pas sûr de savoir pourquoi. Bien sûr il n’avait pas voulu l’inquiéter davantage, mais il venait de réaliser qu’il allait devoir régler ça lui-même, d’une façon ou d’une autre. Et il savait qu’il n’y avait qu’une seule personne qui puisse vraiment l’aider à faire ce qu’il fallait.
**A suivre**
« Sophie, tu es en sécurité ici », dit Andrea d’une voix calme et posée. « Ta maman est là, je suis là, il ne peut rien t’arriver de mal. Et ton papa, il veut vraiment te parler. Il veut vraiment que tu comprennes ce qu’il s’est passé il y a quelques mois. »
Sophie haussa les épaules en continuant à fixer ses mains. Carlos soupira et voulut dire quelque chose mais Andrea leva sa main pour l’interrompre.
« Sophie, chérie. Nous n’allons rien faire si tu n’es pas prête », poursuivit Andrea. « Il y a quelques jours, tu m’as dit qu’il se pourrait que tu veuilles bien écouter ce que ton père a à te dire. C’est toujours le cas ? »
Sophie acquiesça en regardant Andrea, évitant toujours le regard de Carlos.
« D’accord, » dit Andrea. « Alors on va écouter ce qu’il a à dire, d’accord ? »
Après beaucoup d’hésitations, Sophie se retourna enfin vers Carlos. Celui-ci lui tendit un petit sourire rassurant.
« Sophita, je suis tellement désolé. Je suis désolé de t’avoir fait peur. Je suis désolé d’avoir fait peur à ta maman. Je ne ferai jamais de mal, à aucune de vous deux. Ce que j’ai fait…quand je t’ai enlevée à ta maman…c’était mal. Et ça n’arrivera plus jamais. Tu comprends ma puce ? »
Sophie acquiesça, les yeux remplis de larmes.
« Ce n’était pas ta faute. J’étais fâché contre ta maman et j’ai commis une grosse erreur. »
« Tu as déjà fait des erreurs avant, n’est-ce pas Sophie ? » demanda Andrea d’une voix douce.
Sophie hocha la tête.
« Tu as déjà fait des choses sans réfléchir et qui t’ont attiré des ennuis, non ? » demanda Andrea à nouveau.
« Hum, hum », répondit Sophie doucement.
« Qu’est-ce que tu fais quand tu fais des bêtises ? » demanda-t-elle, gentiment.
« Je demande pardon, » répondit Sophie d’une voix à peine audible.
« C’est ça. Quand quelqu’un demande pardon, on fait de son mieux pour lui pardonner, n’est-ce pas Sophie ? »
Sophie acquiesça à nouveau en regardant Carlos. « Je vais essayer de te pardonner, papa, mais tu nous as fait peur, » dit-elle en se retournant vers Elena qui faisait de son mieux pour ne pas pleurer.
« Je suis vraiment désolé de vous avoir fait peur, mon bébé. Je voulais pas. Je te jure que non. Et tu n’as pas à me pardonner aujourd’hui, mais je veux juste m’assurer que tu ne te sentes plus coupable ou que tu aies peur. Rien de tout ça n’était ta faute, tu comprends ? » demanda Carlos.
Sophie acquiesça. « Je comprends. »
« Bien, bien ma puce », répondit Carlos. « Je veux juste faire un peu partie de ta vie, à nouveau. Peut-être vous rendre visite une fois de temps en temps, si c’est d’accord. »
Sophie soupira, mal à l’aise et regarda Elena à nouveau comme pour lui demander son avis.
« Sophie, chérie, c’est d’accord si tu veux passer un peu de temps avec ton père. On pourra s’assurer que tu sois en sécurité, et on ira tout doucement, » répondit Elena à sa question implicite.
Sophie regarda à nouveau la psychologue puis Carlos. « Et Danny ? » demanda-t-elle dans un murmure.
Les yeux de Carlos se froncèrent alors qu’il se retourna vers Elena. Essayant de se contrôler, il regarda à nouveau Sophie.
« Comment ça, mon cœur ? »
« Tu seras encore fâché s’il est avec maman ? »
Elena intervint. « Sophie, chérie, on en a déjà parlé. Danny n’est… »
« Danny n’est plus avec nous à cause de toi », dit-elle, regardant Carlos de ses grands yeux innocents. « Maman a peur d’être avec lui parce que ça te rendra encore en colère. Mais on l’aime vrai… »
« Sophie », interrompit Elena fermement. « On en a déjà parlé. Il n’est… »
« Non, non Elena, ça va, ça va », dit Carlos en fixant toujours Sophie. « Tu sais quoi, Sophie ? Si Danny rend ta maman heureuse, alors ça me va très bien. »
« Vraiment ? » demanda Sophie d’une voix pleine d’espoir.
« Absolutamente ! »
Quelque chose me dit que tu n’as dit ça que pour le bien de Sophie et de sa psychologue, » dit Danny d’un ton sarcastique.
Carlos rit en marchant vers Danny. « Tu fais bien de le penser, parce que jamais je te laisserai entrer dans la vie de ma fille, t’entends ? »
Ricanant, Danny ne recula pas et s’avança au contraire vers Carlos. « Ca ressemble comme qui dirait à une menace. C’est ça ? T’es…en train de me menacer ? »
Secouant la tête et levant ses mains, Carlos fit un pas en arrière. « Menacer un agent fédéral ? non…non. Je dis juste qu’Elena était sur la bonne voie quand elle t’a largué. Alors continue comme ça, amigo. »
« Ou bien ? » demanda Danny, s’avançant vers Carlos, le toisant comme pour le provoquer.
« Tu voudrais pas le savoir, man. Je connais des gens, qui connaissent des gens, qui connaissent d’autres gens… » dit Carlos en levant sa main pour héler un taxi. « Ne t’approche plus d’elles et tout ira bien pour tout le monde. T’es un jeune hombre, beau gosse. N’oublie pas, je me souviens de comment tu fonctionnais. Tu pouvais sortir le soir et te taper n’importe quelle señorita que tu voulais. Tu n’as qu’à…te concentrer là-dessus et foutre la paix à Elena et Sophie », dit-il en ouvrant la portière du taxi avant de s’engouffrer à l’intérieur. « Ma fille n’a pas besoin d’un autre père. Je suis son père. Plus tôt elle t’oubliera, mieux ce sera. »
Danny regarda Carlos tirer la portière du taxi pour la refermer.
Prenant une profonde inspiration, il secoua la tête et commença à grimper les escaliers. Alors qu’il ouvrait la porte de son immeuble, il entendit une nouvelle portière claquer. En regardant qui c’était, il fut surpris, c’était le cas de le dire.
« Dieu merci, tu es là », dit Elena en passant le trottoir et en grimpant les escaliers.
Vérifiant les alentours, Danny voulut s’assurer que le taxi de Carlos était hors de vue. « Mais qu’est ce que tu fais là ? » demanda-t-il alors qu’elle s’arrêta en face de lui. « Tu devrais pas être là. »
Elena posa une main sur son torse. « J’étais inquiète quand j’ai vu que tu me rappelais pas. Danny, Carlos…Sophie a dit quelque chose pendant la séance, quelque chose sur toi. Ca l’a rendu furieux. »
Le premier réflexe de Danny fut de dire à Elena que Carlos venait de partir, mais finalement il se ravisa. Il n’y avait pas de raison de l’inquiéter davantage. « Qu’est ce qui l’a rendu furieux ? » demanda-t-il sans laisser paraitre qu’il connaissait déjà toute l’histoire.
Inspirant profondément, Elena lui relata les évènements qui s’étaient produits pendant la séance alors que Danny la guidait jusqu’à son appartement. Alors qu’il la laissait entrer, elle termina « Il a très bien fait semblant, mais je pouvais lire la colère dans ses yeux. Quand la séance s’est terminée, il m’a regardée comme si j’étais sa pire ennemie. Je n’aurais jamais pensé qu’elle parlerait de toi comme ça, je n’aurais jamais du accepter de… »
« Mais tout le reste s’est bien passé, non ? Je veux dire, concernant Sophie, elle va mieux ? » demanda-t-il en la guidant vers le canapé.
Elena hocha la tête en s’asseyant et regarda Danny enlever sa veste et desserrer sa cravate avant de s’asseoir près d’elle. « Beaucoup mieux. C’est comme si on l’avait soulagée d’un poids. Elle est vraiment prête à lui pardonner, mais Danny, je ne sais même pas comment je vais pouvoir la laisser le voir s’il continue à nous menacer. »
Passant son bras autour d’elle, il l’attira à lui de façon à ce que sa tête se repose contre son torse. « Où est Sophie ? » demanda-t-il d’une voix soucieuse.
« Je ne l’ai pas quittée des yeux depuis des mois, alors elle m’a suppliée de la laisser passer la nuit chez ses cousins. Mon frère va la garder. En plus, j’espère que Carlos pensait ce qu’il disait quand il a dit qu’il n’essaierait plus de l’enlever. On peut gérer ça, s’il s’agit que de nous. Je ne veux plus qu’elle soit mêlée à tout ça. »
Danny acquiesça en lui caressant les cheveux. « C’est comme si on faisait un pas en avant et deux en arrière. »
Ils restèrent assis en silence pendant quelques minutes. Puis Elena se souvint tout à coup. « Comment s’est passé ton entretien ? »
Souriant, il se frotta les yeux de sa main libre. « J’ai presque failli oublier. Ca s’est bien passé. Très bien passé. »
« Comment c’était ? Raconte-moi… »
Se penchant en avant, Danny l’embrassa sur le front, puis sur la bouche avant de dire : « Je te raconterai plus tard. Tu es là maintenant, Sophie est en sécurité. Oublions un peu tout ça avant de faire face à la réalité à nouveau. » Il l’embrassa ensuite encore en l’attirant sur ses genoux.
En vérité, il ne voulait plus en parler. Il venait de lui mentir et il n’était même pas sûr de savoir pourquoi. Bien sûr il n’avait pas voulu l’inquiéter davantage, mais il venait de réaliser qu’il allait devoir régler ça lui-même, d’une façon ou d’une autre. Et il savait qu’il n’y avait qu’une seule personne qui puisse vraiment l’aider à faire ce qu’il fallait.
**A suivre**
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
Rah, j'adore cette partie.
Carlos est odieux avec Danny mais à la fois trop AW avec Sophie ça me ferait presque replonger mdr.
Et puis la mini discussion D/E a la fin quand ils sont a son appartement, j'adore, je sais pas pourquoi ça a toujours été un coup de coeur de la fic ce petit moment, je le trouve trop cute.
Et puis c'est fantastiquement bien traduit, tu fais un formidable bouloooot, et dieu sait que je t'ai vu bosser et rebosser ,je t'ai a l'oeil, mon Meneaux
Vivement la suiiiite avec mon flashback D/E préféré, by the way
Carlos est odieux avec Danny mais à la fois trop AW avec Sophie ça me ferait presque replonger mdr.
Et puis la mini discussion D/E a la fin quand ils sont a son appartement, j'adore, je sais pas pourquoi ça a toujours été un coup de coeur de la fic ce petit moment, je le trouve trop cute.
Et puis c'est fantastiquement bien traduit, tu fais un formidable bouloooot, et dieu sait que je t'ai vu bosser et rebosser ,je t'ai a l'oeil, mon Meneaux
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
carlos je vais te tuer !!!
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
merci ma gum et miss puerto rico pour vos comms! Z'êtes chou les miss! 
Voici la suite, bonne lecture!
* * *
~Chapitre 20~
Le soleil ne s’était pas encore levé mais Danny était déjà en route. Le trajet allait durer une bonne heure. S’il pouvait y arriver assez tôt, il n’aurait pas à se soucier de prévenir Jack qu’il serait en retard. Il pourrait aller à ce rendez-vous matinal et revenir bien avant l’heure du travail.
Danny était fatigué. Vraiment fatigué, même s’il en était déjà à sa deuxième tasse de café. Elena était restée avec lui jusqu’à 2 heures du matin. Même s’il était quasi certain que Carlos n’était pas revenu, il avait cependant guidé Elena par l’issue de secours et avait marché avec elle dans la ruelle de derrière jusqu’à ce qu’ils trouvent le taxi qu’il avait appelé pour elle l’immeuble d’après. Avec un peu de chance, ils n’auraient plus à se cacher comme ça très longtemps. S’il pouvait obtenir de l’aide ce matin là, alors ils n’auraient vraiment plus à se cacher bien longtemps.
Sans surprise, ils n’avaient pas beaucoup dormi lorsqu’ils avaient été ensemble.
S’étirant au bord du lit, Danny regarda Elena finir sa troisième part de pizza. Elle avait l’air adorable, uniquement vêtue de sa chemise qu’il avait portée pour son entretien – seulement retenue par un bouton.
Ils n’étaient même pas arrivés jusqu’à la chambre, ils avaient fait l’amour sur le canapé. Quand ils atterrirent enfin dans la chambre, Elena avait décrété être affamée. Il avait alors réchauffé un reste de pizza et ils l’avaient mangé sur le lit.
« C’est trop bon », dit Elena en avalant le dernier morceau et en s’essuyant les mains avec une serviette après avoir reposé l’assiette sur la table de nuit. « J’étais accro à la pizza froide quand j’étais enceinte de Sophie. Je pouvais me faire 5 pizzerias d’affilée en rentrant chez moi et toujours en avoir envie. »
Danny sourit en faisant courir ses doigts sur ses jambes. « C’est…c’est un peu bizarre, Elena ».
« Je sais, je sais », répondit-elle en s’adossant contre l’oreiller, savourant la sensation de sa main contre sa peau. « Je mangeais vraiment n’importe quoi, j’ai pris 20 kg avec Sophie. Tu aurais du me voir… »
Se penchant en avant, Danny caressa de ses doigts son ventre à l’air et les remplaça ensuite par de petits baisers. « Mais je t’ai vue », dit-il en levant les yeux vers elle.
« Vraiment ? Oh, mais oui ! tu m’as vue », répondit-elle en se souvenant du barbecue organisé par des collègues de la NYPD en l’honneur de Carlos et elle.
« Tu étais magnifique…absolument sublime », murmura-t-il en déposant de petits baisers sur son ventre.
« T’es fou. J’étais une baleine, mais mon Dieu, que j’ai adoré être enceinte. Quand je l’ai appris au début, j’étais sous le choc, et je me demandais comment j’allais faire pour m’en sortir ? Mais une fois que je l’ai sentie dans mon ventre, j’ai su que je voulais l’avoir, tu vois ? A ce moment là, j’avais toujours l’espoir que fonder une famille changerait Carlos d’une certaine manière, mais que plus que tout autre chose, j’ai su que je voulais ce bébé à tout prix. »
Fixant toujours son ventre, Danny demanda soudain : « Tu voudrais avoir d’autres enfants ? » et il n’avait aucune idée d’où lui venait cette question.
« Mmm…évidemment », répondit Elena en faisant courir ses doigts dans ses cheveux à lui. « Je veux juste que ce ça soit différent la prochaine fois. Je veux de la stabilité. Je ne veux plus passer par là toute seule encore. Et si ça se peut, alors je voudrais autant de bébés que possible ! »
Levant la tête vers elle, Danny écarquilla les yeux.
« Vraiment ? »
Elena acquiesça, légèrement embarrassée par cet aveu. « Hey, j’adore ma carrière, mais si je pouvais, j’adorerais aussi rester chez moi, à élever des tonnes et des tonnes de bambins ! » répondit-elle en fermant les yeux comme si elle imaginait la scène. « Et toi, mi amor ? Tu as déjà pensé à avoir des enfants au cours de ta vie de célibataire ? »
Laissant échapper un rire, Danny se releva pour lui faire face. « Dernièrement ? C’est tout ce dont à quoi je pense », dit-il d’une voix rauque en se penchant pour l’embrasser.
Souriant contre ses lèvres, Elena posa une main sur sa joue. « Tu ferais un père génial. »
S’écartant d’elle et la fixant des yeux, Danny ramena une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. « Et si je te disais que je pourrais t’apporter cette stabilité ? »
Son cœur se mit à battre plus fort à l’entente de ses mots. Elena hocha la tête, gênée en voulant dire quelque chose.
« Attends, » l’interrompit Danny en plaçant un doigt sur ses lèvres. « Ecoute-moi, d’accord ? »
Elle acquiesça alors qu’il fit courir ses doigts sur sa peau et l’embrassa ensuite sur le front.
« Je sais qu’on n’a pas vraiment eu la chance de sortir ou d’être un couple normal, mais je sais que je t’aime. Et je sais que je pourrai nous construire une belle vie avec Sophie. Si cette firme d’avocats marche bien, on pourrait vivre ensemble. Ils ont des bureaux à Boston et San Francisco. Et même un à Miami. Je pense que je pourrai retourner là-bas si j’étais avec toi. On pourrait se construire de nouveaux souvenirs ensemble pour remplacer les mauvais. Ca pourrait être notre réponse, ma puce », dit-il d’une voix pleine d’espoir et en même temps hésitante.
« Danny, ça a l’air vraiment merveilleux, mais nous n’avons pas été ensemble aussi longtemps. Ca serait un énorme pas en avant et je devrais être sûre… »
Il l’empêcha de finir sa phrase en l’embrassant rapidement et demanda ensuite : « Est-ce que tu le pensais…à Cherry Hill…quand tu disais que tu étais en train de tomber amoureuse de moi ? »
Elena acquiesça. « Bien sûr, oui, mais… »
« On pourrait se marier », dit-il en la faisant s’allonger sur le dos, de manière à ce qu’il soit juste au-dessus d’elle. « J’obtiendrai ce boulot, on pourrait partir d’ici et commencer une nouvelle vie ensemble. Une vie stable, je sais que ça pourrait marcher. Toi, moi, Sophie, et tous les bébés que tu voudrais avoir. »
Elena ne put s’empêcher de sourire, même si elle n’était pas vraiment sûre de quoi lui dire. Caressant sa joue, elle l’embrassa.
« Je t’aime vraiment Danny. Mais tu n’as pas vu son air, ce soir. Si on s’enfuit ensemble, il va nous poursuivre », dit-elle alors que son sourire s’effaça.
Soupirant lourdement, Danny roula sur le dos. L’évocation de Carlos avait le don de le faire enrager. Se redressant, Elena se tourna vers lui. « Je suis désolée… »
Tendant sa main, Danny saisit la sienne. « Ecoute, on ne peut pas vraiment tout miser sur ce boulot de toutes façons, alors oublions ça… »
« Non, non, » dit-elle en se mettant sur lui et en lui caressant les hanches. « Je ne veux pas qu’on oublie, il faut juste qu’on soit… »
« Patients, ouais, j’ai compris », dit Danny en essayant de masquer sa frustration. Décidant de ne pas gâcher leur nuit ensemble, il caressa son ventre de ses doigts jusqu’à arriver au dernier et seul bouton qui fermait sa chemise. « C’était une pizza très chère… » dit-il en déboutonnant le bouton et en faisant courir ses doigts plus haut.
« Quoi ? » murmura Elena, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire par là, mais savourant complètement le contact de ses mains sur sa peau.
Danny sourit. « T’as mis de la sauce pizza sur ma chemise Prada toute neuve. »
Baissant les yeux, Elena remarqua la tache rouge brillante.
« Oh non, » sourit-elle, timidement. « Je suppose que je devrais l’emmener chez moi, hein ? Mais je parie que je peux arranger ça, » dit-elle en faisant glisser la chemise de ses épaules avant de se pencher vers lui pour l’embrasser.
Secouant la tête, Danny n’arrivait toujours pas à croire qu’il lui avait ouvert son cœur. Quand il était avec Elena, il n’avait aucune peur de l’engagement ou de responsabilité. Il avait été vraiment sérieux lorsqu’il lui avait parlé de l’emmener, elle et Sophie. Mais il comprenait aussi sa peur de Carlos. Il viendrait les retrouver, Danny en était sûr, alors il devait faire quelque chose pour l’arrêter.
Il était tôt, peu après 6 heures du matin. Danny avait utilisé son badge du FBI pour demander un entretien particulier dans la cour de prison, à l’écart des gardiens et d’autres prisonniers. Il s’assit sur un banc métallique au coin d’un terrain de basket.
En entendant des bruits de pas vers lui, Danny leva les yeux et vit un gardien accompagnant son frère marcher vers lui. Lorsqu’il croisa le regard de son frère, il put y lire de la surprise, de la joie mais aussi de l’inquiétude.
« Merci », dit Danny alors qu’il se levait et acquiesça à l’intention du gardien.
Le gardien hocha la tête. « Vous avez 30 minutes et ensuite je devrais le ramener. Je serai pas loin, » répondit-il en désignant un poste de garde 100 mètres plus loin.
Alors que le garde s’éloignait, Danny sourit, gêné. « Comment ça va ? »
Rafael fronça les sourcils, confus. « Qu’est ce qui se passe ? Pourquoi un rendez-vous si tôt ? Est-ce que Silvia et les gosses… »
« Ils vont bien, tout le monde va bien », le rassura-t-il.
Rafael haussa les épaules, en souriant à Danny. « Ok, alors… » dit-il en tendant sa main. « Ca fait plaisir de te voir, hermano malgré cet horaire bizarre. »
Danny serra sa main et ils s’étreignirent brièvement. C’était un peu étrange pour Danny. Il n’était pas venu voir Rafi aussi souvent et lorsque c’était le cas, ils ne parlaient guère d’autres choses que de la famille de Rafi.
« Désolé de venir comme ça à l’improviste, mais je dois te parler d’un truc », dit Danny alors qu’il s’asseyait et l’invitait à faire de même.
« C’est à propos d’il y a deux semaines ? Le gardien m’a posé toutes sortes de questions et m’a même mis dans une cellule privée pendant une semaine. Il a dit qu’il avait reçu un avertissement de la part d’un fed. »
Danny acquiesça. « C’est…y’a un peu de ça. Heu, mais je n’étais pas du tout au courant, sinon crois-moi que je serais venu moi-même m’assurer que tu allais bien. »
« Qu’est ce que c’est ? Qu’est ce qui s’était passé ? »
Roulant des yeux, Danny ne sut par où commencer. « Heu…y’a un type…avec qui j’étais ami…il est maintenant plus ou moins en train de me menacer, et il y a deux semaines, il a proféré des menaces te concernant. »
« Un ami ? C’est quoi ce genre d’ami ? »
« C’est juste quelqu’un que je connais depuis longtemps, et…et récemment j’ai commencé à sortir avec son ex… »
« Elena ? Silvia m’a parlé d’elle. »
Danny hocha la tête. « Ouais, Elena. Elle et Carlos étaient séparés et elle et moi on travaille ensemble… »
« Danny, t’as pas à te justifier. A t’entendre, ce gars a l’air d’un malade. »
Danny ricana. « C’est peu de le dire. Il a kidnappé leur fille, Sophie après avoir appris pour Elena et moi. Je ne sais pas de quoi d’autre il est capable, mais quand Elena a découvert qu’il pourrait s’en prendre à toi…elle a pris ses distances pour essayer de tous nous protéger. »
« Qu’est ce que tu vas faire, maintenant ? »
Se frottant les yeux, Danny secoua la tête. « Je veux l’emmener, elle et Sophie, loin d’ici. Commencer une nouvelle vie avec elle. »
« Eh bien, tu devrais. Tu mérites d’être heureux, Danny. »
« Il ne les laisserait pas partir, elle et Sophie, comme ça Rafi. Il les poursuivra, il viendra me retrouver. Ou toi. Pour le moment, il pense qu’Elena et moi avons rompu. Tant qu’il le croit, on sera tous en sécurité. »
« Tu peux l’arrêter, s’il te menace ? »
Danny haussa les épaules. « Ca ne sert à rien tant qu’il ne fait rien de concret. Le problème c’est qu’on a peur de ce qu’il pourrait faire. »
« Ecoute, t’en fais pas pour moi, man. Ici c’est un palace comparé à où j’étais avant. Je peux surveiller mes arrières tranquille. Je pense pas que ce type puisse me faire quoi que ce soit ici. »
Danny soupira. « Il a des relations, Rafi. Il bossait aux mœurs, en infiltration, et il sait très bien s’aligner avec les pourris quand ça peut l’arranger. »
Rafi prit une profonde inspiration en se triturant les mains. « C’est pas bon signe. »
« Nope », répondit Danny. Il y eut un silence pendant un moment, au cours duquel Danny réfléchissait à comment expliquer à Rafi ce qu’il attendait de lui.
« T’es pas simplement venu ici pour vérifier si j’allais bien, hein ? » demanda Rafi en regardant Danny en biais, qui arborait une mine torturée.
Danny secoua la tête en essuyant les larmes qui commençaient à se former au coin de ses yeux. « Il faut que tu m’aides, Rafi. »
Réalisant ce pourquoi Danny était vraiment là, Rafi répondit : « Danny, non…non. »
« Qu’est ce que je peux faire d’autre ? Je suis censé la laisser tomber ? Ou bien m’enfuir et après attendre qu’il s’en prenne à toi, ou Sophie, ou Elena ? non, je pourrais pas… »
« Il doit bien y avoir un autre moyen, hermanito », plaida Rafi.
« Non, je serais pas là si c’était le cas. Je me déteste de venir te voir comme ça…après tout ce temps. Mais je sais pas quoi faire d’autre. Je peux pas la perdre. Je veux pas les perdre, » dit Danny, n’arrivant pas à contrôler l’émotion dans sa voix, alors qu’il fixait le sol, incapable de soutenir le regard de son frère.
Rafi posa sa main contre la nuque de Danny.
« Qu’est ce que t’attends de moi ? »
« Un nom », murmura Danny, d’une voix honteuse compte tenu de ce qu’il allait lui demander. « Quelqu’un qu’on ne pourrait pas relier à nous et qui pourrait faire croire qu’il serait lié à une des connaissances de Carlos. Quelqu’un qui pourrait faire disparaitre Carlos…pour toujours. »
**A suivre...**
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
jabamiah a écrit:Se penchant en avant, Danny caressa de ses doigts son ventre à l’air et les remplaça ensuite par de petits baisers. « Mais je t’ai vue », dit-il en levant les yeux vers elle.
« Vraiment ? Oh, mais oui ! tu m’as vue », répondit-elle en se souvenant du barbecue organisé par des collègues de la NYPD en l’honneur de Carlos et elle.
« Tu étais magnifique…absolument sublime », murmura-t-il en déposant de petits baisers sur son ventre.
AWWW numéro 1!!
Laissant échapper un rire, Danny se releva pour lui faire face. « Dernièrement ? C’est tout ce dont à quoi je pense », dit-il d’une voix rauque en se penchant pour l’embrasser.
Souriant contre ses lèvres, Elena posa une main sur sa joue. « Tu ferais un père génial. »
[
S’écartant d’elle et la fixant des yeux, Danny ramena une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. « Et si je te disais que je pourrais t’apporter cette stabilité ? »
Son cœur se mit à battre plus fort à l’entente de ses mots. Elena hocha la tête, gênée en voulant dire quelque chose.
« Attends, » l’interrompit Danny en plaçant un doigt sur ses lèvres. « Ecoute-moi, d’accord ? »
Elle acquiesça alors qu’il fit courir ses doigts sur sa peau et l’embrassa ensuite sur le front.
« Je sais qu’on n’a pas vraiment eu la chance de sortir ou d’être un couple normal, mais je sais que je t’aime. Et je sais que je pourrai nous construire une belle vie avec Sophie. Si cette firme d’avocats marche bien, on pourrait vivre ensemble. Ils ont des bureaux à Boston et San Francisco. Et même un à Miami. Je pense que je pourrai retourner là-bas si j’étais avec toi. On pourrait se construire de nouveaux souvenirs ensemble pour remplacer les mauvais. Ca pourrait être notre réponse, ma puce », dit-il d’une voix pleine d’espoir et en même temps hésitante.
AWWWWWWWWWWWWWWW numéro 2!
( je coupe le passage ou Elena fait sa relou et hésite lol. Quelle tache quand elle s'y met!!« C’était une pizza très chère… » dit-il en déboutonnant le bouton et en faisant courir ses doigts plus haut.
« Quoi ? » murmura Elena, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire par là, mais savourant complètement le contact de ses mains sur sa peau.
Danny sourit. « T’as mis de la sauce pizza sur ma chemise Prada toute neuve. »
Baissant les yeux, Elena remarqua la tache rouge brillante.
« Oh non, » sourit-elle, timidement. « Je suppose que je devrais l’emmener chez moi, hein ? Mais je parie que je peux arranger ça, » dit-elle en faisant glisser la chemise de ses épaules avant de se pencher vers lui pour l’embrasser.[/i]
AWW mais mon flashback de la fic préféré EVER. Tout est parfait. j'aurais aimé, aimé aimé qu'on voit ça rah la la..j'aurai vendue ma peau mdr... Cette scene est priceless!!
Bon mais sinon, il déconne un peu Dannyto, la...Aller voir Rafi pour ça?
c'est pas bon signe...Merci traductrice de génie!! Vite la suite

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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
haaaaaa !!! l'arret en plein suspence !!!
Bon c'est quand que Carlos va se descidé a les laisser tranquille ???!!! quel cretin celui la !!!
Bon c'est quand que Carlos va se descidé a les laisser tranquille ???!!! quel cretin celui la !!!

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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
Hello! Thank you guys 
Histoire de ne pas laisser tomber le forum en décrépitude...et aussi parce que ça fait un bail que je n'ai pas posté
Une suite que j'avais en rab de WYN...Bonne lecture 
* * *
~Chapitre 21~
C’était assez rare qu’Elena arrive au travail assez tôt quand ils n’étaient pas sur une affaire. D’habitude, elle se précipitait toujours à la dernière minute – normal pour une mère célibataire. Mais ce matin, elle se retrouvait avec beaucoup de temps à tuer alors elle décida de s’arrêter au Starbucks avant d’aller au bureau.
Alors qu’elle s’approchait de la queue, elle remarqua la silhouette d’une blonde reconnaissable juste deux clients avant la caisse. Se dirigeant vers elle, elle lui tapa sur l’épaule.
« Salut, chica ! » dit Elena.
« Hey », répondit Sam. « C’est nouveau de te voir ici le matin. »
« Eh oui. Sophie a passé la nuit chez ses cousins donc je n’avais pas à courir partout ce matin ! »
« Alors tu as décidé de t’accorder une petite récompense ? » dit Sam en désignant la carte des boissons chaudes.
« Si ! » répondit Elena. « Maintenant, si tu pouvais me faire une faveur et… »
« Compris », répondit Sam en se dirigeant vers le comptoir. « Un capuccino bien serré, c’est ça ? »
« T’es un ange ! » dit Elena en s’écartant de la queue pour attendre Sam à l’autre comptoir.
Après avoir récupéré leurs cafés, elles décidèrent de profiter de cette matinée de printemps et s’assirent à une table extérieure. Il n’était pas encore 8 heures et elles n’avaient pas été appelées pour une enquête, donc elles décidèrent de ne pas encore monter au bureau.
« Avec des journées comme celle-ci, c’est trop dur d’aller travailler », dit Sam en levant les yeux vers le beau ciel bleu.
« Surtout quand il ne fait que pleuvoir le weekend. Samedi dernier, Sophie et moi on aurait tué pour aller à la plage, mais le temps n’y était pas. »
« Peut-être ce weekend, » dit Sam en sirotant son moka latte.
Même si son capuccino était bien corsé, Elena ne put s’empêcher d’étouffer un bâillement. Entre le fait d’être allée chez Danny et de revenir chez elle à 2 heures du matin, elle n’avait eu que très peu d’heures de sommeil.
« Nuit difficile ? » demanda Sam.
Elena acquiesça avec un regard timide. « On peut le dire. »
« Tu n’as pas profité de l’absence de Sophie pour te reposer ? »
Souriant, Elena ferma les yeux alors que dans son esprit se formaient des bribes de la nuit précédente…Pour la plupart des souvenirs d’elle dans les bras de Danny. « Je…Heu…non, j’ai pas beaucoup dormi, » répondit-elle timidement.
Samantha sourit en la regardant curieusement. « Ca va ? »
Baissant les yeux vers son café, Elena hocha la tête. Elle voulait tellement parler à quelqu’un de ce dont elle et Danny avaient discuté, mais elle ne pouvait en parler à personne de sa famille. Elle n’était même pas sûre de pouvoir en parler à ses amis. Mais elle devait le dire à quelqu’un.
« Je peux, heu…Je peux te dire quelque chose, et ensuite tu feras comme si je t’avais rien dit ? Je veux dire…personne ne doit le savoir...pour différentes raisons…mais il faut que ça sorte, » dit Elena, surprise par sa propre nervosité.
Samantha haussa les épaules. « Tu peux me le dire. Je le répèterai à personne, c’est promis. »
Sachant qu’elle pouvait faire confiance à Samantha, Elena se mordit la lèvre avant d’annoncer la couleur. « Je crois, heu…je suis presque sûre que Danny m’a demandée en mariage, hier soir. »
« Danny ? » Samantha pouffa de rire. « Notre Danny ? »
Elena rit de la réaction de Samantha, « Oui, notre Danny. »
Les yeux de Sam se froncèrent. « Je croyais que tu avais rompu avec lui ? »
« Oui, mais on en a reparlé et…oh Sam, c’est tellement compliqué…mais hier soir, on discutait et il…m’a fait une sorte de…demande. »
« Qu’est ce que tu veux dire, une sorte ? » demanda Sam, encore étonnée.
Soupirant lourdement, elle expliqua « Je veux dire, il a évoqué la possibilité de se marier, de façon détournée, parce qu’il n’était pas sûr de ma réaction…et bien sûr, j’ai fait attention de manière à ne pas lui donner de faux espoirs. »
« Tu as dit non ? »
« J’ai pas dit non. J’ai fait une liste des raisons selon lesquelles c’était une idée risquée, » répondit Elena en secouant la tête.
« Tu regrettes de ne pas avoir dit oui ? » demanda Sam avec un léger sourire.
Se passant une main dans les cheveux, Elena sourit. « Je regrette de ne pas lui avoir donné d’espoir, parce que tu sais, si les circonstances étaient différentes, il n’y a probablement rien au monde que je désire plus que me marier avec lui. »
Elena et Samantha s’étaient finalement rendues au bureau, non sans que Samantha lui promette d’abord de garder le secret. Alors qu’elle entrait dans l’open space, elle fut surprise de voir que Danny n’était pas encore arrivé. D’habitude, il était là à 7h30.
Décidant de se prendre une autre tasse de café, Elena se dirigea vers la salle de repos, se remplit une autre tasse et commença à rebrousser chemin. Alors qu’elle s’approchait de l’ascenseur, elle sourit quand elle vit Danny se frayer un chemin à travers la foule.
« Bonjour », dit-elle en lui emboîtant le pas.
Regardant vers elle, il répondit « Hey, bonjour ».
Elena pouvait deviner au ton de sa voix qu’il était préoccupé, alors elle plaça une main sur son bras pour l’arrêter. « Ca va ? »
Il se retourna vers elle et lui sourit faiblement, « Ca va. Juste un peu fatigué. »
Grimaçant, Elena se pencha vers lui. « Je suis désolée », dit-elle, faisant référence à leur nuit tardive jusqu’à 2 heures du matin.
Danny secoua la tête. « Ne t’excuse pas, ce n’était pas pour me déplaire », répondit-il en essayant de lui adresser un sourire plus sincère et charmeur.
« Bonjour », dit Jack en s’approchant d’eux dans le couloir.
Légèrement surpris, ils se retournèrent en même temps vers lui « Bonjour », répondirent-ils à l’unisson avant de se regarder, mal à l’aise.
« Tu as une sale tête », dit Jack en jetant un coup d’œil à Danny.
Elena grimaça à nouveau, essayant de faire comme si elle ne s’inquiétait pas à propos de Danny.
« Ouais, merci, Jack », répondit Danny d’un ton ironique.
« Désolé, » dit Jack, « Je veux dire qu’on dirait que tu n’as pas dormi. Ca va ? »
Danny roula des yeux en regardant tour à tour Elena et Jack.
« Ca va. J’ai pas beaucoup dormi, c’est tout. Je vais prendre une autre tasse de café et ça ira tout de suite mieux », dit Danny en reprenant sa marche.
Avant qu’il s’éloigne, Jack dit : « Après ton café, tu viendras dans mon bureau, tu veux ? »
« Bien sûr », répondit Danny en s’éloignant.
Elena sourit légèrement à Jack avant de rejoindre Danny à son bureau. « C’était bizarre. Tu crois qu’il veut quoi ? » demanda Elena.
Enlevant sa veste, Danny haussa les épaules. « T’en fais pas, va. Je suis sûr que ça n’a rien à voir avec nous. Tout le monde pense qu’on a rompu, tu te souviens ? » dit-il d’un ton abrupt et agacé.
« Je…je sais. Je m’inquiète pas. Qu’est ce qui ne va pas, Danny ? »
« Rien. Comme je te l’ai dit, je suis juste fatigué. Je suis sûr que Jack veut juste savoir comment s’est passé l’entretien. C’est tout. »
Elena acquiesça. « Ok », dit-elle d’un ton calme. « Je pense que je vais retourner bosser alors », dit-elle en tournant les talons.
Danny ne lui répondit pas. Il attrapa juste son mug de café et se dirigea vers l’open space. Elena ne put s’empêcher de penser qu’il regrettait peut-être de lui avoir ouvert son cœur la nuit précédente. Il ne serait plus patient avec elle très longtemps.
Deux jours plus tard
« Maman, on peut commander une pizza ? » demanda Sophie alors qu’elles se dirigeaient vers le couloir de leur appartement.
« Pas ce soir Sophie, on va réchauffer des spaghetti. Je te promets qu’on mangera de la pizza ce weekend, » répondit Elena en essayant de masquer la frustration de sa voix. Sortant sa clé, elle déverrouilla la porte et la laissa entrer en première. « Tu as des devoirs à finir, mamita ? »
« Non, je les ai finis chez grand-mère avant que tu viennes me chercher. »
« D’accord, tu peux regarder la TV un petit moment pendant que je prépare le dîner. Et après manger, dodo. »
« D’accord », répondit Sophie en se dirigeant vers le salon.
Elena enleva ses chaussures et se dirigea vers la cuisine. Elle ouvrit ensuite le frigo, prit les spaghetti et les plaça dans le micro-ondes. Cela étant fait, elle déboucha une bouteille de vin rouge et s’en servit un verre. Alors qu’elle s’asseyait à la table de cuisine, son téléphone sonna. En regardant l’écran, elle sourit.
« Hola, mi amor », répondit-elle d’un ton joyeux mais assez discret.
« Hey », répondit Danny. « Comment ça va ? »
« Mmm…j’ai connu mieux. »
« Qu’est ce qui se passe ? »
Elena soupira. « Eh bien, j’ai emmené Sophie chez la psychologue pour une nouvelle séance avec Carlos et il n’est jamais venu. Alors une fois encore, je dois expliquer à Sophie les choses de manière à ce qu’elle comprenne que ce n’est pas à cause d’elle. »
« Est-ce que…est ce qu’il a appelé, ou… ? » balbutia Danny.
« Nope. Le médiateur a essayé de le joindre, mais il ne répondait pas. Il débarquera probablement avec une nouvelle excuse, la psychologue lui a donné le mauvais jour ou autre chose de brillant dans le même genre », dit Elena d’une voix agacée.
Elle attendit quelques secondes que Danny réagisse mais il n’y eut que le silence. « Danny, t’es toujours là ? »
« Ouais…désolée, je suis là. Heu…Comment va Sophie ? »
« Elle s’y fait. La psychologue lui a parlé un moment, je pense qu’elle va bien. »
« J’aimerai pouvoir être avec vous ce soir », dit-il d’une voix sourde.
« Moi aussi. Je suis ravie que tu m’appelles, cependant », dit Elena alors que le micro-ondes émit une sonnerie. « Ah, le diner est prêt. Ecoute, je t’appelle dès que Sophie sera couchée. »
« Ca me va. Je t’attendrai », répondit Danny doucement.
« Bye, querido. »
Histoire de ne pas laisser tomber le forum en décrépitude...et aussi parce que ça fait un bail que je n'ai pas posté
Une suite que j'avais en rab de WYN...Bonne lecture * * *
~Chapitre 21~
C’était assez rare qu’Elena arrive au travail assez tôt quand ils n’étaient pas sur une affaire. D’habitude, elle se précipitait toujours à la dernière minute – normal pour une mère célibataire. Mais ce matin, elle se retrouvait avec beaucoup de temps à tuer alors elle décida de s’arrêter au Starbucks avant d’aller au bureau.
Alors qu’elle s’approchait de la queue, elle remarqua la silhouette d’une blonde reconnaissable juste deux clients avant la caisse. Se dirigeant vers elle, elle lui tapa sur l’épaule.
« Salut, chica ! » dit Elena.
« Hey », répondit Sam. « C’est nouveau de te voir ici le matin. »
« Eh oui. Sophie a passé la nuit chez ses cousins donc je n’avais pas à courir partout ce matin ! »
« Alors tu as décidé de t’accorder une petite récompense ? » dit Sam en désignant la carte des boissons chaudes.
« Si ! » répondit Elena. « Maintenant, si tu pouvais me faire une faveur et… »
« Compris », répondit Sam en se dirigeant vers le comptoir. « Un capuccino bien serré, c’est ça ? »
« T’es un ange ! » dit Elena en s’écartant de la queue pour attendre Sam à l’autre comptoir.
Après avoir récupéré leurs cafés, elles décidèrent de profiter de cette matinée de printemps et s’assirent à une table extérieure. Il n’était pas encore 8 heures et elles n’avaient pas été appelées pour une enquête, donc elles décidèrent de ne pas encore monter au bureau.
« Avec des journées comme celle-ci, c’est trop dur d’aller travailler », dit Sam en levant les yeux vers le beau ciel bleu.
« Surtout quand il ne fait que pleuvoir le weekend. Samedi dernier, Sophie et moi on aurait tué pour aller à la plage, mais le temps n’y était pas. »
« Peut-être ce weekend, » dit Sam en sirotant son moka latte.
Même si son capuccino était bien corsé, Elena ne put s’empêcher d’étouffer un bâillement. Entre le fait d’être allée chez Danny et de revenir chez elle à 2 heures du matin, elle n’avait eu que très peu d’heures de sommeil.
« Nuit difficile ? » demanda Sam.
Elena acquiesça avec un regard timide. « On peut le dire. »
« Tu n’as pas profité de l’absence de Sophie pour te reposer ? »
Souriant, Elena ferma les yeux alors que dans son esprit se formaient des bribes de la nuit précédente…Pour la plupart des souvenirs d’elle dans les bras de Danny. « Je…Heu…non, j’ai pas beaucoup dormi, » répondit-elle timidement.
Samantha sourit en la regardant curieusement. « Ca va ? »
Baissant les yeux vers son café, Elena hocha la tête. Elle voulait tellement parler à quelqu’un de ce dont elle et Danny avaient discuté, mais elle ne pouvait en parler à personne de sa famille. Elle n’était même pas sûre de pouvoir en parler à ses amis. Mais elle devait le dire à quelqu’un.
« Je peux, heu…Je peux te dire quelque chose, et ensuite tu feras comme si je t’avais rien dit ? Je veux dire…personne ne doit le savoir...pour différentes raisons…mais il faut que ça sorte, » dit Elena, surprise par sa propre nervosité.
Samantha haussa les épaules. « Tu peux me le dire. Je le répèterai à personne, c’est promis. »
Sachant qu’elle pouvait faire confiance à Samantha, Elena se mordit la lèvre avant d’annoncer la couleur. « Je crois, heu…je suis presque sûre que Danny m’a demandée en mariage, hier soir. »
« Danny ? » Samantha pouffa de rire. « Notre Danny ? »
Elena rit de la réaction de Samantha, « Oui, notre Danny. »
Les yeux de Sam se froncèrent. « Je croyais que tu avais rompu avec lui ? »
« Oui, mais on en a reparlé et…oh Sam, c’est tellement compliqué…mais hier soir, on discutait et il…m’a fait une sorte de…demande. »
« Qu’est ce que tu veux dire, une sorte ? » demanda Sam, encore étonnée.
Soupirant lourdement, elle expliqua « Je veux dire, il a évoqué la possibilité de se marier, de façon détournée, parce qu’il n’était pas sûr de ma réaction…et bien sûr, j’ai fait attention de manière à ne pas lui donner de faux espoirs. »
« Tu as dit non ? »
« J’ai pas dit non. J’ai fait une liste des raisons selon lesquelles c’était une idée risquée, » répondit Elena en secouant la tête.
« Tu regrettes de ne pas avoir dit oui ? » demanda Sam avec un léger sourire.
Se passant une main dans les cheveux, Elena sourit. « Je regrette de ne pas lui avoir donné d’espoir, parce que tu sais, si les circonstances étaient différentes, il n’y a probablement rien au monde que je désire plus que me marier avec lui. »
Elena et Samantha s’étaient finalement rendues au bureau, non sans que Samantha lui promette d’abord de garder le secret. Alors qu’elle entrait dans l’open space, elle fut surprise de voir que Danny n’était pas encore arrivé. D’habitude, il était là à 7h30.
Décidant de se prendre une autre tasse de café, Elena se dirigea vers la salle de repos, se remplit une autre tasse et commença à rebrousser chemin. Alors qu’elle s’approchait de l’ascenseur, elle sourit quand elle vit Danny se frayer un chemin à travers la foule.
« Bonjour », dit-elle en lui emboîtant le pas.
Regardant vers elle, il répondit « Hey, bonjour ».
Elena pouvait deviner au ton de sa voix qu’il était préoccupé, alors elle plaça une main sur son bras pour l’arrêter. « Ca va ? »
Il se retourna vers elle et lui sourit faiblement, « Ca va. Juste un peu fatigué. »
Grimaçant, Elena se pencha vers lui. « Je suis désolée », dit-elle, faisant référence à leur nuit tardive jusqu’à 2 heures du matin.
Danny secoua la tête. « Ne t’excuse pas, ce n’était pas pour me déplaire », répondit-il en essayant de lui adresser un sourire plus sincère et charmeur.
« Bonjour », dit Jack en s’approchant d’eux dans le couloir.
Légèrement surpris, ils se retournèrent en même temps vers lui « Bonjour », répondirent-ils à l’unisson avant de se regarder, mal à l’aise.
« Tu as une sale tête », dit Jack en jetant un coup d’œil à Danny.
Elena grimaça à nouveau, essayant de faire comme si elle ne s’inquiétait pas à propos de Danny.
« Ouais, merci, Jack », répondit Danny d’un ton ironique.
« Désolé, » dit Jack, « Je veux dire qu’on dirait que tu n’as pas dormi. Ca va ? »
Danny roula des yeux en regardant tour à tour Elena et Jack.
« Ca va. J’ai pas beaucoup dormi, c’est tout. Je vais prendre une autre tasse de café et ça ira tout de suite mieux », dit Danny en reprenant sa marche.
Avant qu’il s’éloigne, Jack dit : « Après ton café, tu viendras dans mon bureau, tu veux ? »
« Bien sûr », répondit Danny en s’éloignant.
Elena sourit légèrement à Jack avant de rejoindre Danny à son bureau. « C’était bizarre. Tu crois qu’il veut quoi ? » demanda Elena.
Enlevant sa veste, Danny haussa les épaules. « T’en fais pas, va. Je suis sûr que ça n’a rien à voir avec nous. Tout le monde pense qu’on a rompu, tu te souviens ? » dit-il d’un ton abrupt et agacé.
« Je…je sais. Je m’inquiète pas. Qu’est ce qui ne va pas, Danny ? »
« Rien. Comme je te l’ai dit, je suis juste fatigué. Je suis sûr que Jack veut juste savoir comment s’est passé l’entretien. C’est tout. »
Elena acquiesça. « Ok », dit-elle d’un ton calme. « Je pense que je vais retourner bosser alors », dit-elle en tournant les talons.
Danny ne lui répondit pas. Il attrapa juste son mug de café et se dirigea vers l’open space. Elena ne put s’empêcher de penser qu’il regrettait peut-être de lui avoir ouvert son cœur la nuit précédente. Il ne serait plus patient avec elle très longtemps.
Deux jours plus tard
« Maman, on peut commander une pizza ? » demanda Sophie alors qu’elles se dirigeaient vers le couloir de leur appartement.
« Pas ce soir Sophie, on va réchauffer des spaghetti. Je te promets qu’on mangera de la pizza ce weekend, » répondit Elena en essayant de masquer la frustration de sa voix. Sortant sa clé, elle déverrouilla la porte et la laissa entrer en première. « Tu as des devoirs à finir, mamita ? »
« Non, je les ai finis chez grand-mère avant que tu viennes me chercher. »
« D’accord, tu peux regarder la TV un petit moment pendant que je prépare le dîner. Et après manger, dodo. »
« D’accord », répondit Sophie en se dirigeant vers le salon.
Elena enleva ses chaussures et se dirigea vers la cuisine. Elle ouvrit ensuite le frigo, prit les spaghetti et les plaça dans le micro-ondes. Cela étant fait, elle déboucha une bouteille de vin rouge et s’en servit un verre. Alors qu’elle s’asseyait à la table de cuisine, son téléphone sonna. En regardant l’écran, elle sourit.
« Hola, mi amor », répondit-elle d’un ton joyeux mais assez discret.
« Hey », répondit Danny. « Comment ça va ? »
« Mmm…j’ai connu mieux. »
« Qu’est ce qui se passe ? »
Elena soupira. « Eh bien, j’ai emmené Sophie chez la psychologue pour une nouvelle séance avec Carlos et il n’est jamais venu. Alors une fois encore, je dois expliquer à Sophie les choses de manière à ce qu’elle comprenne que ce n’est pas à cause d’elle. »
« Est-ce que…est ce qu’il a appelé, ou… ? » balbutia Danny.
« Nope. Le médiateur a essayé de le joindre, mais il ne répondait pas. Il débarquera probablement avec une nouvelle excuse, la psychologue lui a donné le mauvais jour ou autre chose de brillant dans le même genre », dit Elena d’une voix agacée.
Elle attendit quelques secondes que Danny réagisse mais il n’y eut que le silence. « Danny, t’es toujours là ? »
« Ouais…désolée, je suis là. Heu…Comment va Sophie ? »
« Elle s’y fait. La psychologue lui a parlé un moment, je pense qu’elle va bien. »
« J’aimerai pouvoir être avec vous ce soir », dit-il d’une voix sourde.
« Moi aussi. Je suis ravie que tu m’appelles, cependant », dit Elena alors que le micro-ondes émit une sonnerie. « Ah, le diner est prêt. Ecoute, je t’appelle dès que Sophie sera couchée. »
« Ca me va. Je t’attendrai », répondit Danny doucement.
« Bye, querido. »
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
Le lendemain – Vendredi
Totalement concentrée sur les relevés bancaires de leur dernière personne disparue, Elena fut surprise d’entendre sonner le téléphone de son bureau. Après avoir mis un signet dans ses relevés, elle tendit la main vers le téléphone et décrocha.
« Delgado. »
« Elena, tu peux venir dans mon bureau, s’il te plait ? » demanda Jack.
« Bien sûr. J’ai presque fini d’éplucher les relevés… »
« C’est pas à propos de l’affaire. C’est autre chose. »
« J’arrive tout de suite », dit Elena avant de raccrocher et de se lever de sa chaise.
Alors qu’elle s’approchait du bureau de Jack, elle se sentit mal à l’aise en voyant les deux hommes qui se tenaient debout devant son bureau. Elle les reconnut immédiatement.
« Jack ? » dit Elena en ouvrant la porte et en entrant dans la pièce.
Levant les yeux vers elle, Jack lui fit un signe. « Assieds-toi. »
« Qu’est ce qu’il se passe ? » demanda Elena, restant debout, les bras croisés en regardant les deux hommes d’un air suspicieux.
« Tu te souviens de David Kwon, l’associé de Carlos ? »
Elena acquiesça, tout en refusant de croiser le regard du Kwon en question.
« Et voici le sergent… »
« Feldman », coupa Elena d’un ton agacé, reconnaissant le sergent auquel Carlos faisait souvent référence. « Qu’est ce qu’ils font là ? »
« Nous recherchons Carlos », dit Feldman en s’approchant d’Elena. « Vous savez où il est ? »
Secouant la tête, Elena croisa enfin leurs regards « Non, j’en ai aucune idée. »
« Quand était-ce, la dernière fois que vous l’avez vu ? »
« Pourquoi ? Qu’est ce qui se passe ? » demanda Elena.
« Le détective Kwon est allé à l’appartement de Carlos, n’ayant pas eu de ses nouvelles depuis quelques jours », expliqua Jack. « Apparemment il y avait des traces de luttes, son appartement a été mis à sac. Et aucun signe de Carlos. »
Ecarquillant les yeux de surprise, Elena s’assit finalement. « Heu…Mardi soir. Sophie avait une séance avec sa psychologue et Carlos devait y participer. »
« A quelle heure était-ce ? » demanda Kwon calmement.
« Vers 17h30, je pense. »
« Où êtes vous allée après la séance ? » demanda Kwon.
« J’ai déposé Sophie chez ses cousins, chez mon frère pour la nuit. »
« Et ensuite ? » insista Kwon.
De plus en plus agacée et ne voulant pas entrer dans les détails, Elena le fixa. « Qu’est ce qu’il y a, David ? Vous pensez que je lui ai fait quelque chose ? Je ne l’ai pas vu depuis ce soir là. Il était censé venir à la séance suivante hier soir, mais il n’est jamais venu. Le médiateur l’a appelé, mais n’a pas pu le joindre. Je me suis dit qu’il a du oublier. »
« Il n’oublierait pas quelque chose d’aussi important, Elena », répondit Kwon. « Et oui, j’ai des soupçons vous concernant ; vous feriez n’importe quoi pour éloigner Carlos de votre vie. »
En entendant le ton de sa voix, Elena était sûre qu’il faisait référence à l’épisode où elle lui avait pointé une arme sur la tête, lorsqu’elle recherchait Sophie. « Je ne veux pas qu’il sorte de ma vie…c’est le père de Sophie. Je veux juste qu’il arrête de me harceler, moi ou les personnes auxquelles je tiens. C’est tout. »
« Et votre petit ami ? Je parie qu’il veut tout faire pour éloigner Carlos de votre vie ! » accusa Kwon ?
« Attendez une minute », intervint Jack. « Vous m’avez dit que vous vouliez simplement savoir les derniers agissements de Carlos. Elena a répondu à vos questions. Vous n’avez aucun droit d’accuser qui que ce soit. »
« Vous savez si Taylor a vu Carlos récemment ? » demanda Feldman.
« Sergent… » prévint Jack.
Elena intervint. « Non, c’est bon Jack. Danny n’a pas vu Carlos depuis des mois. Il n’y a aucune raison qu’il l’ait vu. »
« Vous êtes sûre de ça ? » demanda Kwon d’un ton ironique. « Vous étiez où après avoir déposé votre fille ? »
« Allez vous faire foutre, David. Je n’ai pas à vous répondre », trancha Elena.
« Non bien sûr. Mais si on ne peut trouver de réponses ici, alors on va devoir signaler officiellement sa disparition. Et soyez sûrs que votre unité ne sera pas sur l’affaire – puisque les principaux suspects seront vous et votre petit ami. »
« Vous dépassez les bornes, Détective Kwon », prévint Jack. « Vous ne pouvez pas débarquer ici et… »
« Demandez-lui, agent Malone, demandez-lui où elle était, hier soir. Demandez lui si elle et Taylor ont eu une altercation avec Carlos cette nuit là…mardi soir…la dernière fois qu’il a été vu. »
Jack jeta un œil vers Elena, mais tout ce qu’elle ressentait était de la confusion. « On ne l’a pas vu, cette nuit là. Je suis allée chez Danny, mais on n’a jamais vu Carlos », répondit-elle en regardant Jack.
Jack fronça les sourcils, visiblement surpris puisqu’il les croyait séparés. Kwon soupira lourdement avant de déclarer : « On a un témoin, un chauffeur de taxi, qui a pris Carlos en face de l’immeuble de Taylor à 18 heures, mardi soir. Le chauffeur a dit que Carlos était en plein échange vif avec un homme qui ressemblait étrangement à Taylor. »
Se sentant complètement flouée, Elena essaya de ne rien laisser paraitre. « Ca a du se passer avant que j’arrive, si bien sûr il s’est passé quelque chose. »
« Danny ne t’a rien dit ? » demanda Jack.
Elena secoua la tête. « Non, il ne m’en pas parlé. »
« Combien de temps êtes vous restée là-bas ? » demanda Feldman.
Se pinçant l’arête du nez, Elena haussa les épaules. « Je…je suis partie vers 2 heures du matin. »
« Taylor était-il dans son appartement ? » demanda Kwon.
A chaque question qu’on lui posait, Elena avait l’impression d’enfoncer Danny de plus en plus. Pourquoi ne lui avait-il pas dit que Carlos était venu ? Qu’est-ce qu’il se passait ?
« Elena, où était Taylor quand vous avez quitté son appartement, cette nuit là ? » insista Kwon à nouveau.
Complètement agitée, Elena répondit finalement « Il m’a raccompagnée jusqu’en bas ! Je suis montée dans un taxi, et c’est tout ! »
« Quand était-ce, la dernière fois que vous l’avez vu ? »
Elena et Jack partagèrent un regard alors qu’ils se souvenaient tout deux de la mine épuisée de Danny mercredi matin. « Ici, au travail, le lendemain…vers 8h45. »
« On veut parler à l’agent Taylor », dit Kwon en se tournant vers Jack.
Jack secoua la tête. « Non, vous ne parlerez à personne tant qu’il n’aura pas été prouvé que Carlos n’a pas juste disparu de son plein gré. »
« Son appartement a été saccagé, agent Malone. La cause est évidente », intervint le sergent Feldman.
« Très bien, vous avez la cause. Mais vous ne parlerez à personne tant que vous n’aurez pas rempli d’avis de disparition », dit Jack en se levant de sa chaise. « Et si vous parlez à l’agent Taylor, vous lui direz ses droits, d’abord. »
Les deux hommes échangèrent un regard en commençant à marcher vers la porte. « On reviendra cet après-midi », dit Feldman alors qu’ils sortaient.
Elena se leva en les regardant partir. Elle avait un nœud à l’estomac alors qu’elle se tourna vers Jack.
« C’est une erreur, Jack. Danny ne ferait… »
« Est-ce que vous vous êtes vus en cachette tous les deux à cause de ce que Carlos pourrait faire ? »
Elena acquiesça, réalisant qu’elle devait dire la vérité. « Il…il a proféré une de ses menaces habituelles. »
« Tu as une ordonnance d’éloignement. Il ne peut rien te faire. »
« Pas à moi. Mais à Danny, ou au frère de Danny. Je croyais que Carlos essaierait de l’atteindre parce qu’il était vulnérable. Au début, j’ai essayé de le cacher à Danny…
« Mais il l’a découvert ? » demanda Jack.
Elena acquiesça.
« Bon sang…idiot… »
« Jack, on faisait très attention ! »
« J’ai empêché Danny de mettre une balle dans la tête de Carlos. Il voulait le faire. Bon sang ! il m’en voulait toujours de l’en avoir empêché au moment du procès. Et maintenant, non seulement Danny veut te protéger toi et Sophie, mais il a découvert que Carlos menaçait Rafael ? Tu réalises ce que vont penser Kwon et Feldman s’ils le découvrent ? »
Se passant une main dans les cheveux, Elena secoua la tête. « Je…je… »
« Il ne t’a rien dit sur Carlos, mardi soir ? »
« Non. Rien. »
« Pourquoi diable Carlos viendrait chez Danny ? Pour te chercher ? » demanda Jack d’un ton frustré.
Elena secoua à nouveau la tête. « Sophie a déclaré combien Danny lui manquait au cours de la séance chez la psychologue avec Carlos. Sophie ne sait pas que Danny et moi nous sommes remis ensemble. Elle l’a dit de façon tout à fait innocente, et ça a rendu Carlos fou furieux. »
Secouant la tête, Jack fit les cent pas. « C’est…c’est mauvais. Ca craint vraiment. On n’a pas beaucoup de temps. Où est Danny, là ? »
« Vivian et lui sont partis au travail du disparu pour questionner ses collègues…ils sont partis depuis une heure. »
« D’accord, je vais aller le chercher et lui parler. Vous…vous ne devez plus vous parler…ou bien Kwon et Feldman vont penser que vous cherchez à accorder vos versions. Alors concentre-toi sur notre disparu, et je verrai ce que je peux faire pour Danny. »
Elena hocha la tête en se dirigeant vers la porte.
« Jack, Carlos était mêlé à des tas de types louches. Je suis sûre que… »
« Peu importe », coupa Jack. « Du moins pour l’instant. Tout ce que savent Feldman et Kwon c’est que Danny était la dernière personne à avoir vu Carlos…et un témoin les a vus se disputer. Tu bosses au service des personnes disparues depuis des années, maintenant. En sachant tout ça, d’après toi, qui est le suspect numéro 1 ? »
**A suivre** oho, ça sent le rouchiche!
Totalement concentrée sur les relevés bancaires de leur dernière personne disparue, Elena fut surprise d’entendre sonner le téléphone de son bureau. Après avoir mis un signet dans ses relevés, elle tendit la main vers le téléphone et décrocha.
« Delgado. »
« Elena, tu peux venir dans mon bureau, s’il te plait ? » demanda Jack.
« Bien sûr. J’ai presque fini d’éplucher les relevés… »
« C’est pas à propos de l’affaire. C’est autre chose. »
« J’arrive tout de suite », dit Elena avant de raccrocher et de se lever de sa chaise.
Alors qu’elle s’approchait du bureau de Jack, elle se sentit mal à l’aise en voyant les deux hommes qui se tenaient debout devant son bureau. Elle les reconnut immédiatement.
« Jack ? » dit Elena en ouvrant la porte et en entrant dans la pièce.
Levant les yeux vers elle, Jack lui fit un signe. « Assieds-toi. »
« Qu’est ce qu’il se passe ? » demanda Elena, restant debout, les bras croisés en regardant les deux hommes d’un air suspicieux.
« Tu te souviens de David Kwon, l’associé de Carlos ? »
Elena acquiesça, tout en refusant de croiser le regard du Kwon en question.
« Et voici le sergent… »
« Feldman », coupa Elena d’un ton agacé, reconnaissant le sergent auquel Carlos faisait souvent référence. « Qu’est ce qu’ils font là ? »
« Nous recherchons Carlos », dit Feldman en s’approchant d’Elena. « Vous savez où il est ? »
Secouant la tête, Elena croisa enfin leurs regards « Non, j’en ai aucune idée. »
« Quand était-ce, la dernière fois que vous l’avez vu ? »
« Pourquoi ? Qu’est ce qui se passe ? » demanda Elena.
« Le détective Kwon est allé à l’appartement de Carlos, n’ayant pas eu de ses nouvelles depuis quelques jours », expliqua Jack. « Apparemment il y avait des traces de luttes, son appartement a été mis à sac. Et aucun signe de Carlos. »
Ecarquillant les yeux de surprise, Elena s’assit finalement. « Heu…Mardi soir. Sophie avait une séance avec sa psychologue et Carlos devait y participer. »
« A quelle heure était-ce ? » demanda Kwon calmement.
« Vers 17h30, je pense. »
« Où êtes vous allée après la séance ? » demanda Kwon.
« J’ai déposé Sophie chez ses cousins, chez mon frère pour la nuit. »
« Et ensuite ? » insista Kwon.
De plus en plus agacée et ne voulant pas entrer dans les détails, Elena le fixa. « Qu’est ce qu’il y a, David ? Vous pensez que je lui ai fait quelque chose ? Je ne l’ai pas vu depuis ce soir là. Il était censé venir à la séance suivante hier soir, mais il n’est jamais venu. Le médiateur l’a appelé, mais n’a pas pu le joindre. Je me suis dit qu’il a du oublier. »
« Il n’oublierait pas quelque chose d’aussi important, Elena », répondit Kwon. « Et oui, j’ai des soupçons vous concernant ; vous feriez n’importe quoi pour éloigner Carlos de votre vie. »
En entendant le ton de sa voix, Elena était sûre qu’il faisait référence à l’épisode où elle lui avait pointé une arme sur la tête, lorsqu’elle recherchait Sophie. « Je ne veux pas qu’il sorte de ma vie…c’est le père de Sophie. Je veux juste qu’il arrête de me harceler, moi ou les personnes auxquelles je tiens. C’est tout. »
« Et votre petit ami ? Je parie qu’il veut tout faire pour éloigner Carlos de votre vie ! » accusa Kwon ?
« Attendez une minute », intervint Jack. « Vous m’avez dit que vous vouliez simplement savoir les derniers agissements de Carlos. Elena a répondu à vos questions. Vous n’avez aucun droit d’accuser qui que ce soit. »
« Vous savez si Taylor a vu Carlos récemment ? » demanda Feldman.
« Sergent… » prévint Jack.
Elena intervint. « Non, c’est bon Jack. Danny n’a pas vu Carlos depuis des mois. Il n’y a aucune raison qu’il l’ait vu. »
« Vous êtes sûre de ça ? » demanda Kwon d’un ton ironique. « Vous étiez où après avoir déposé votre fille ? »
« Allez vous faire foutre, David. Je n’ai pas à vous répondre », trancha Elena.
« Non bien sûr. Mais si on ne peut trouver de réponses ici, alors on va devoir signaler officiellement sa disparition. Et soyez sûrs que votre unité ne sera pas sur l’affaire – puisque les principaux suspects seront vous et votre petit ami. »
« Vous dépassez les bornes, Détective Kwon », prévint Jack. « Vous ne pouvez pas débarquer ici et… »
« Demandez-lui, agent Malone, demandez-lui où elle était, hier soir. Demandez lui si elle et Taylor ont eu une altercation avec Carlos cette nuit là…mardi soir…la dernière fois qu’il a été vu. »
Jack jeta un œil vers Elena, mais tout ce qu’elle ressentait était de la confusion. « On ne l’a pas vu, cette nuit là. Je suis allée chez Danny, mais on n’a jamais vu Carlos », répondit-elle en regardant Jack.
Jack fronça les sourcils, visiblement surpris puisqu’il les croyait séparés. Kwon soupira lourdement avant de déclarer : « On a un témoin, un chauffeur de taxi, qui a pris Carlos en face de l’immeuble de Taylor à 18 heures, mardi soir. Le chauffeur a dit que Carlos était en plein échange vif avec un homme qui ressemblait étrangement à Taylor. »
Se sentant complètement flouée, Elena essaya de ne rien laisser paraitre. « Ca a du se passer avant que j’arrive, si bien sûr il s’est passé quelque chose. »
« Danny ne t’a rien dit ? » demanda Jack.
Elena secoua la tête. « Non, il ne m’en pas parlé. »
« Combien de temps êtes vous restée là-bas ? » demanda Feldman.
Se pinçant l’arête du nez, Elena haussa les épaules. « Je…je suis partie vers 2 heures du matin. »
« Taylor était-il dans son appartement ? » demanda Kwon.
A chaque question qu’on lui posait, Elena avait l’impression d’enfoncer Danny de plus en plus. Pourquoi ne lui avait-il pas dit que Carlos était venu ? Qu’est-ce qu’il se passait ?
« Elena, où était Taylor quand vous avez quitté son appartement, cette nuit là ? » insista Kwon à nouveau.
Complètement agitée, Elena répondit finalement « Il m’a raccompagnée jusqu’en bas ! Je suis montée dans un taxi, et c’est tout ! »
« Quand était-ce, la dernière fois que vous l’avez vu ? »
Elena et Jack partagèrent un regard alors qu’ils se souvenaient tout deux de la mine épuisée de Danny mercredi matin. « Ici, au travail, le lendemain…vers 8h45. »
« On veut parler à l’agent Taylor », dit Kwon en se tournant vers Jack.
Jack secoua la tête. « Non, vous ne parlerez à personne tant qu’il n’aura pas été prouvé que Carlos n’a pas juste disparu de son plein gré. »
« Son appartement a été saccagé, agent Malone. La cause est évidente », intervint le sergent Feldman.
« Très bien, vous avez la cause. Mais vous ne parlerez à personne tant que vous n’aurez pas rempli d’avis de disparition », dit Jack en se levant de sa chaise. « Et si vous parlez à l’agent Taylor, vous lui direz ses droits, d’abord. »
Les deux hommes échangèrent un regard en commençant à marcher vers la porte. « On reviendra cet après-midi », dit Feldman alors qu’ils sortaient.
Elena se leva en les regardant partir. Elle avait un nœud à l’estomac alors qu’elle se tourna vers Jack.
« C’est une erreur, Jack. Danny ne ferait… »
« Est-ce que vous vous êtes vus en cachette tous les deux à cause de ce que Carlos pourrait faire ? »
Elena acquiesça, réalisant qu’elle devait dire la vérité. « Il…il a proféré une de ses menaces habituelles. »
« Tu as une ordonnance d’éloignement. Il ne peut rien te faire. »
« Pas à moi. Mais à Danny, ou au frère de Danny. Je croyais que Carlos essaierait de l’atteindre parce qu’il était vulnérable. Au début, j’ai essayé de le cacher à Danny…
« Mais il l’a découvert ? » demanda Jack.
Elena acquiesça.
« Bon sang…idiot… »
« Jack, on faisait très attention ! »
« J’ai empêché Danny de mettre une balle dans la tête de Carlos. Il voulait le faire. Bon sang ! il m’en voulait toujours de l’en avoir empêché au moment du procès. Et maintenant, non seulement Danny veut te protéger toi et Sophie, mais il a découvert que Carlos menaçait Rafael ? Tu réalises ce que vont penser Kwon et Feldman s’ils le découvrent ? »
Se passant une main dans les cheveux, Elena secoua la tête. « Je…je… »
« Il ne t’a rien dit sur Carlos, mardi soir ? »
« Non. Rien. »
« Pourquoi diable Carlos viendrait chez Danny ? Pour te chercher ? » demanda Jack d’un ton frustré.
Elena secoua à nouveau la tête. « Sophie a déclaré combien Danny lui manquait au cours de la séance chez la psychologue avec Carlos. Sophie ne sait pas que Danny et moi nous sommes remis ensemble. Elle l’a dit de façon tout à fait innocente, et ça a rendu Carlos fou furieux. »
Secouant la tête, Jack fit les cent pas. « C’est…c’est mauvais. Ca craint vraiment. On n’a pas beaucoup de temps. Où est Danny, là ? »
« Vivian et lui sont partis au travail du disparu pour questionner ses collègues…ils sont partis depuis une heure. »
« D’accord, je vais aller le chercher et lui parler. Vous…vous ne devez plus vous parler…ou bien Kwon et Feldman vont penser que vous cherchez à accorder vos versions. Alors concentre-toi sur notre disparu, et je verrai ce que je peux faire pour Danny. »
Elena hocha la tête en se dirigeant vers la porte.
« Jack, Carlos était mêlé à des tas de types louches. Je suis sûre que… »
« Peu importe », coupa Jack. « Du moins pour l’instant. Tout ce que savent Feldman et Kwon c’est que Danny était la dernière personne à avoir vu Carlos…et un témoin les a vus se disputer. Tu bosses au service des personnes disparues depuis des années, maintenant. En sachant tout ça, d’après toi, qui est le suspect numéro 1 ? »
**A suivre** oho, ça sent le rouchiche!
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jabamiah- Agent spécial
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Re: Whatever You Need - PG13 (Traduction)
ah ben quand meme !!!!!! 


miss puerto rico- Elève à Quantico
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