La maison du bonheur

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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Sam 27 Oct - 15:48

Désolé je ne suis pas sur mon ordinateur là donc je ne peut vous envoyer de suites. Mais promis lundi il y aura une. D'autant qu'elle risque d'être surprenante. En dehors de l'histoire principale mais surprenante. Promis par la suite je vous dirais un peu plus ce qui est arrivé à la disparue Miranda Cox. J'aurais même une spéciale dédicace pour d'autres auteurs de fics dans certains paassages.


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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 29 Oct - 11:07

Enfin je reviens pour vous envoyer une suite. Bon je ne vous apprend pas encore grand chose sur notre disparue (promis cela ne va pas tarde !) mais j'ai une bonne grosse surprise pour vous.

Voilà c'est parti pour la suite.


Samedi 15 Juin, Lenox Hill

Elle avait prévu le coup. À force d’entendre parler de cette petite ville de Virginie paumée au milieu de nulle part et de la forêt, elle s’était doûtée qu’une jour ou l’autre l’un des leur y irait.

L’un des leur ce fut Martin. S’il avait fallu faire un choix au départ pour un quelconque pari elle n’aurais jamais mis sa mise sur lui. Martin était un garçon charmant, responsable et attentif mais si prévisible et surtout si propre sur lui. Elle le voyait mal aller dans une telle situation délicate, quitte à se tâcher. Et puis elle dût vite se l’avouer elle avait peur pour lui. Elle aurait eu bien sûr peur pour n’importe lequel d’entre eux mais avec Martin c’était différent une désagréable sensation. Sans doute un vestige de leur ancienne histoire ou peut être des sentiments qu’elle avait encore. Elle ne sût le dire mais un chose était sûre que ce soit lui l’effrayait encore plus.

On dit que le futur se construit avec le présent sur les fondations du passé. Et bien son avenir avec Martin devait dans ce cas ressembler à la Tour de Pise, victime d’un passé tumultueux et d’un présent inexistant. Alors quand Jack avait parlé et les envoyer elle et Danny en renfort elle en était heureuse. Être accompagné de son ami et protéger son... elle ne savait pas trop comment l’appeller, lui plaisait.

Et puis il y avait Viking.

Lui aussi elle ne savait pas trop quoi en penser. Beaucoup dont elle, l’avait pris au départ pour un intrus. Il faut dire que sa grande carcasse ne l’aidait en rien à passer inaperçu. Et puis le ton avec lequel il avait parlé à Danny lors de la désignation de celui qui allait les infiltrer avait choquer. Sam sentait aussi que le fait que Jack se trouve en retrait avait beaucoup joué. On imaginait alors que cet inconnu se prenait pour le nouveau chef. Mais bien vit il n’en fut rien. Vichentsky se fit discret et Jack plus présent.

Sam sentait que derrière ses blagues vaseuses et avec son regard tendre à son égard se cachait une amorce de drague. Mais elle ne fit rien pour l’en dissuader car elle sentait en lui un profonde gentillesse et attention.

Ainsi derrière son apparence de géant et son humour de moyenne zone se dissimulait en fait un gros nounours un peu pataud par moment. Pas physiquement, car elle avait été impressionné par la douceur et le calme avec lequel il manipulait les choses, mais plutôt socialement, avec les autres. Pourtant il étudiait constamment les rapports humains et aurait dû savoir s’en sortir. En fait il était un bon théoricien mais un mauvais pratiquant. Peu habile avec ces choses là.

Danny évidemment ne voyait pas les choses sous cet angle là. Pour être clair il l’énervait, sa façon condescendante de s’adresser à lui l’avait tout de suite irrité et entre hommes il n’avait pu s’attendrir sur ses manières. Certes après la journée passée en sa compagnie il avait semblé plus disposé. Viking, peut-être pour se faire bien remarquer, avait alors glisser quelques remarques gentilles sur eux et tout le long était resté attentif à ce qui arrivait à Martin. Mais ce n’était pas pas pour autant qu’ils allaient devenir ami et se boire un coup dans un bar ensemble. Il allait peut-être le supporter.

Dès l’aller Sam avait tout de suite repéré le chemin. Effectivement, ils n’habitaient pas loin l’un de l’autre, quelques pâtés de maison tout au plus. La jeune femme avait donc préparer ses valises la veille. Il ne lui restait plus qu’à les charger et puis partir. Ayant fait vite elle se rendit chez l’agent Alexandre Vichentsky en avance. Manquant de places elle gara sa voiture plus loin que l’entrée de son immeuble. Elle n’avait pas pris son numéro de téléphone et se mit donc à attendre qu’il descende. Elle n’eut que peu de temps à attendre car elle le vit rapidement sortir, ouvrant la porte à un jeune homme au passage. Elle descendit donc de sa voiture et la fermea puis se dirigea vers l’immeuble tout sourire. Elle dût le reconnaître elle allait mieux, plus détendue et plus ouverte.

Quand soudain elle ne put croire à l’incroyable. Devant l’immeuble à plusieurs centaines de mètre d’elle, elle voyait elle en était sûre, l’agent Vichentsky embrassé ce jeune homme. Par la banale accolade entre amis, mais le véritable baiser, tendre et romantique. Par sa taille il dût se baisser et l’autre monter sur la pointe des pieds. Mais c’était bien cela. Devant elle le colosse embrassait un homme. Elle se figea sur place, sous le choc. Elle ne sût pas très bien où elle en était d’un coup. Lui lui tournait le dos, continuant son baiser langoureux. Mais elle devait bien continuer et repris donc sa marche alors que le jeune homme s’en allait en lui envoyant des petits signes de la main.

Puis quand elle fut arrivée derrière Viking elle lui tapota dans le dos après quelques secondes d’hésitation. Ce dernier se retourna et dit alors :

- « Vous êtes déjà là Sam ?
- Ben oui vous croyiez quoi ? Je n’ai pas envie d’être en retard.
- Non bien sûr.
- Bon on y va ?
- Oui, oui. »

Elle n’avait pas parler aussi sèchement à un homme, même après qu’il l’avait plaqué. Mais il faut dire que la scène avait de quoi vous mettre mal. Sans un mot ils retournèrent à la voiture et Vichentsky y mit ses valises. Ils grimpèrent à boire. Le grand homme eut quelques difficultés et au final touchait le plafond mais Samantha n’en fit pas cas et démarra un peu brutalement. Ils roulaient en direction de John Fiztgerald Kennedy Airport. Ils avaient plus d’une heure pour cela. C’était amplement suffisant pour cela.

Par moment les deux passagers se regardaient. Il se jugeaient mais sans jamais croiser le regard de l’autre. Un silence et une incompréhension commençait à se dessinner entre eux. Le voyage promettait d’être mouvementé.
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Re: La maison du bonheur

Message  clara le Lun 29 Oct - 19:06

Roooo, moi aussi je sens que ce voyage va être énorme bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom

La tension monte pale pale pale pale et Sam....elle me fait mal au coeur Sad Sad Sad Sad Sad Sad Sad

On dit que le futur se construit avec le présent sur les fondations du passé.
J'aime beaucoup cette phrase....elle est tellement vraie respect respect respect respect respect respect respect respect

Et cette comparaision avec la tour de Pise pour la relation Martin/Sam respect respect respect respect j'adore bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom

Que veux tu que je dise: La suite Mr.Red
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 29 Oct - 19:29

Merci mon ange j'aime quand cela te fait plaisir. Et puis c'est toujours délicat pour un homme de cerner les émotions d'une femme, de se mettre à sa place. Promis par contre la prochaine suite sera beaucoup plus longue et avec quelques surprises (oui je sais encore). Je m'en vais aussi de ce pas lire ta fic (enfin récupéré le texte surtout) pour être à jour car je n'ai eu que peu de temps pour la lire, même celle-ci. Désolé.
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Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Mar 30 Oct - 14:21

moi je sens qu'il va y avoir du toutche pipi entre sam et viking !!! ptdr ptdr ptdr ptdr

superbe suite comme tout le temps !!! bon allez une suite !!
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 30 Oct - 14:56

La voilà jeune fille. Par contre désolé mais comme je m'en vais pour quatre jours ce sera la dernière avant Lundi. Promis à ce moment là j'en mettrais deux. Et puis j'essayerais de vous envoyer une autre entre temps. Si je peut.

Alors au fait cette suite est une spéciale dédicace à Nataloche car je me suis inspiré pour ne pas dire plagier (j'espère que tu ne m'en voudras pas) un passage de sa précédente fic. Evidemment je l'ai mis à ma sauce.

Voilà j'espère que cela va vous plaire.

Voici la suite.


Samedi 15 Juin, En Route

Ils ne s’échangèrent pas un mot tout le long du trajet. Au départ l’autoradio de Samantha passait le dernier tube de Pink Martini Hey You Jean, Alexandre n’avait rien reconnaissant que cela avait une certaine gueule mais lorsque sur le CD MP3 de Sam cela passa à du Jazz lancinant il voulu changer et proposa qu’enfin on essaie Bruce Springsteen comme elle en avait parlé un plus tôt. Mais la conductrice ne répondit même et faisait une moue continuelle. Viking qui ignorait d’où cela provenir, elle qui était si agréable avec lui et insista donc. Sam de dépit coupa la poire en deux en basculant sur une radio d’information. Alors jusqu’à ce qu’ils arrivent à l’aéroport ils entendirent parler alternativement de morts et de cotations commerciales qui s’effondraient. C’était très joyeux.

Sam gara rapidement la voiture sur le parking. Ils auraient une sacrée note en revenant mais peu importe puisque c’était le contribuable qui régalait. Après avoir retiré les siennes qui étaient en première Vichentsky voulu aider Sam à sortir ses bagages. Mais cette dernière se braqua rapidement. Elle lui répondit sèchement.

- « C’est bon je peut m’en sortir toute seule.
- Euh je n’ai jamais dit le contraire, je voulais juste...
- Vous vouliez juste quoi ?
- Non rien. »

Sans un mot une nouvelle fois ils entrèrent dans l’Aéroport. Kennedy Airport était immense. Une véritable ruche. Alors quand ils dirigèrent vers leur terminal avec une demi-heure d’avance ils se sentirent déjà un peu moins à l’étroit, pas forcément moins sur les nerfs. Ils se mirent là à attendre Danny qui tardait. Debout Vichentsky feuilletait un magazine gratuit qui parlait un peu de mode, de voyage et d’autres trucs un brin futils, tandis que Sam assise sur un banc se forçait à ne pas se ronger les ongles. Son regard allait de la piste derrière la vitre, au vide d’où ne venait toujours pas Danny au colosse qui était avec elle dont elle évitait soigneusement le regard.

Autour l’attention était aussi attiré par ce géant qui tranquillement regardait les articles d’un magazine en pleine décontraction. Les enfants avaient des yeux comme des soucoupes tandis que les parents eux aussi interpellés les forçaient à ne pas regarder car c’était impoli alors que de leur côté ils jetaient un regard circonspect et un brin terrifié.

Quand enfin Danny Taylor pointa le bout de son nez au bout du terminal Sam se leva et crût avoir la berlue. Il ne partait pas en couverture mais en vacances. Lunettes noires sur le nez, chemise hawaïenne et pantacourt il s’était décoiffé exprès. Toutes les femmes se retournaient sur son passage. Surprise et aussi intéressées. Il souriait comme un gosse qui part pour un grande promenade, pour un séjour au bord de la mer. Il avait des tas de bagages. Il tirait une valise à roulette et portait de chaque côté de sacs hors de prix de chez Vuitton. Non ils ne rêvaient pas puisqu’à son tour Viking le regarda il portait bien des sandales aux pieds. Pour lui le programme semblait ressembler à farniente, tourisme et jolies filles.

- « Salut les enfants !
- Tu peut me dire où tu crois accusa Sam ?
- Dans un aéroport pourquoi ? Bon on se le fait ce voyage ? L’avion va partir sans vous.
- Sympa votre tenue agent Taylor.
- Merci agent Vichent... sgy.
- Vichentsky.
- Hein ?
- Mon nom c’est Vichentsky !
- Ho pas grave. Merde mon ange j’allais oublier ! »

Il posa alors ses bagages à main et attrappa ce que n’avait pas vu Sam au début, un gros ourson mauve posé sur sa valise. Il lui tendit alors avec un énorme sourire.

- « Pour toi mon ange. Je l’avais acheté à un de tes anniversaires mais ensuite j’avais trouvé un autre cadeau et je l’avais oublier.
- C’est une plaisanterie ?
- Non pourquoi ? »

Vichentsky pouffait de rire. Il n’en pouvait plus. C’est vrai que la scène avait tout du comique. Danny venait de carrer dans les bras de Sam un énorme ourson et lui ressemblait en mieux bien sûr à Aldo Malcionne. Mais Sam ne l’entendait pas de cette oreille.

- « Oh vous ça va !
- Désolé.
- Qu’est-ce qu’il a à rire c’est une délicate attention ?
- Bon j’en fais quoi de ce truc ?
- Et bien tu le gardes avec toi.
- Dans l’avion ?
- Ben oui.
- Bon dépêchons nous le temps de faire embarquer nos bagages va bientôt être terminé. »

Malgré tout Viking ne pouvait s’empêcher de continuer de rire. L’agent Spade quand à elle portait maladroitement ce grand ours dans les bras. Elle était devant pour passer les bagages. Ils n’étaient plus quatres. Danny et le géant était derrière une vieille dame qui allait rendre visite à son fils et qui était un peu sourde d’oreille.

- « Elle est de mauvaise humeur, non, demanda Danny à l’agent du crime organisé ? Elle a même pas accepter gentillement mon cadeau.
- C’est l’enquête qui fait cela.
- Oui sûrement. Vous n’êtes pas responsable vous ?
- Non pourquoi ?
- Non parce que sinon je vous en voudrait vraiment. »

La vieille dame avait fini de passer son maigre sac alors se fut autout de Danny. Il remarqua alors que Sam avait envoyé son ours dans la soute. Tandis qu’il posait ses bagages Vuitton il dit alors.

- « Sam tu as mis l’Ours en soute !
- C’est pour mieux le protéger j’ai peur qu’il soit abimé en cabine.
- Oui mais c’est un cadeau.
- Allez dépêchez vous l’avion risque de partir sans nous ! »

Jack avait dû trouver les dernières places. Car ils étaient certes installés côte à côte mais tout au fond de l’appareil. La bétaillère faisait un bruit d’enfer tandis que les premières classes se régalaient de petits fours et de champagne et pouvait lire convenablement un DVD. Le seul petit réconfort qu’eu Danny fut de reluquer les fesses des hôtesses de l’air, que les fesses avec l’une d’elle avait qui se cassait net au milieu pour descendre ensuite. Il fallit même lui demander de se retourner quand elle lui demanda si tout allait bien. Il dit aussi à Viking « Jolies non ? » Mais celui-ci rajouta juste qu’il n’avait pas remarqué. Ce qui surpris beaucoup Danny.

Avant même le départ Viking fit un scandale. En effet en l’apercevant la chef de cabine lui précisa qu’ils devaient payer une seconde place vu qu’il l’occuperait par sa corpulence. Il en était pas question pour l’agent.

- « Comment cela je vais payer deux places ? Vous déconnez ou quoi ? Appellez moi le commandant de bord ! »

Celui-ci vint rapidement à la rescoursse et s'aperçut alors que le type avec lequel il allait parlé avait la tête qui touchait le plafond. C’était visiblement mal engagé.

- « Votre hôtesse m’oblige à payer deux places ! C’est un scandale ! Je peut très bien prendre l’avion sans gêner ! »

On sentait monter dans le dos du commandant des sueurs froides. Il fallait qu’il réagisse très vite où ce serait la panique.

- « Vous êtes dans le fond ?
- Oui.
- Et il reste de la place autour de vous ?
- Oui bien sûr.
- Alors ce n’est pas un problème s’il s’agit de sièges innocupés on fera une exception.
- Merci. »

Gentillement Viking regagna son siège. Il avait du mal car il restait courbé mais il se glissa comme il put. Le commandant attendit qu’il eut fini avant de regagner son poste. On ne sait jamais un monstre comme cela pouvait revenir. Sam ne put s’empêcher de faire la remarque de ce mini scandale à Viking.

- « Vous étiez obliger de faire une esclandre pareille pour une seconde place, d’autant que ce n’est pas vous qui payez ?
- C’est une question de principe.
- Vous n’avez pas l’air d’avoir des principes pour tout. »

Entre les deux Danny faisait le yo-yo comme s’il suivait un match de tennis. Il remarqua déjà une première tension entre eux deux et rêvait de ne surtout pas être là pour compter les coups. Car au final c’est toujours sur l’arbitre que l’on se venge.

La trajet en avion ne fut pas long mais très riche en émotion. Un, Danny remarqua que ses deux collègues qui étaient à sa gauche et à sa droite ne cessèrent de se regarder l’un après l’autre mais sans jamais croiser les regards. Deux, à quelques rangées de lui un gosse n’avait cessé de vomir depuis le décollage. Il se demandait encore comment il pouvait avoir encore de quoi vomir. Puis ce fut au milieu de l’appareil un type plutôt costaud qui s’assoupit sur un livre de Dan Brown. Rien de mal à cela sauf qu’il commença très vite à ronfler comme une locomotive à charbon. Il devait atteindre plusieurs dizaines de décibels. Enfin trois, la vieille qui était avec eux pour passer ses bagages ne cessa d’appeller tout les deux minutes l’hôtesse de l’air avec le nez en vrac, pour tout et pour rien. Elle était plus qu’angoissée, elle était totalement sur les nerfs.
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 30 Oct - 14:56

Seconde suite :

Puis l’avion se posa et il atterrirent à l’apéroport. Là ils louèrent une voiture. Une seule. Il serait encore temps de louer un autre véhicule à Roanoke s’ils en avaient besoin. Ils roulèrent tranquillement jusqu’au centre ville. Sam et Danny devant, Viking Installé à l’arrière ses jambes sur la banquette et l’Ours sur lui. Il avait l’air d’un grand gosse aller à la foire du trône. Il se demanda alors si ce n’était pas pour lui faire honte à lui que Danny avait acheté cette horreur car plusieurs fois il le regarda dans le rétroviseur central et semblait rigoler.

Le centre de Roanoke était au bout de cette rue. Ce n’était pas ce qu’ils s’étaient imaginés au début un simple village de ploucs avec des cahutes en bois et des types avec des fourches. Non c’était une belle petite ville de province avec des magasins, un centre commercial, des écoles et des gens plutôt heureux. Certes en plein coeur de Virginie la côte était loin et la ville était entourée par les collinnes et montagnes couvertes de forêt. De nombreux parcs donc un Parc National offrait en effet un lieu de villégiature pour les touristes. Entre Salem et Richmond à l’Est de Washington la ville avait le cachet si particulier de ces villes batîes par les colons et dont l’architecture originale n’avait guère souffert de la poussée démographique. En effet loin des centres que sont la Ville de New-York, la Californie ou la Floride, un style bien particulier de vie s’était installé ici.

Jack avait aussi loué des chambres dans un hotel. Les garçons partageaient la leur tandis que Sam allait profiter d’un vrai lit. Il était pas loin du soir, vers les 18 heures alors ils préparèrent la soirée. Samantha appelait tout de suite Jack pour lui dire qu’ils étaient bien arrivés et ils se retrouvaient en bas pour diner à 19 heures. L’Hôtel faisait en effet restaurant. Plutôt heureux de se reposer les hommes n’y virent aucun inconvénient et laissèrent l’agent Spade aux tâches administratives tandis qu’ils prenaient possession de leur chambre.

Et là ils furent franchement surpris. Le décor était minimaliste. Un bureau dans un coin avec une jolie lampe, une petite pièce à l’arrière qui faisait office de salle de bain et de toilette et deux jolis lits. Deux jolis lits superposés. La pièce était baignée de lumière par une grand fenêtre entourée de rideaux rouges. Enfin au sol un parquet complétait les murs couverts de lambris.

Danny posa ses mains en plein milieu et voulut se coucher immédiatement. Il avait besoin de s’allonger.

- « Je prends le lit du bas. J’ai pas envie de me casser la gueule en descendant.
- Vous avez envie de mourir par contre ? »

Danny était abasourdi par la remarque de Vichentsky, il le regarda et ne vit aucune trace de moquerie ou de rire sur son visage. Il semblait très sérieux, presque aggressif.

- « C’est une menace ?
- Non pas du tout. Mais si je prends le lit du haut il va craquer et vous risquez de mourir cette nuit écrasé par 120 kilos. Je n’imagines pas ce qu’il va rester de vous. Je vous conseille de prendre le haut.
- 120 kilos ?
- Oui c’est mon poids pourquoi ?
- Merde j’ai perdu. Martin avait bien parié.
- Ne me dites pas que vous aviez parier sur mon poids ?
- Oh juste 20 dollars.
- Oui mais c’est très déplaisant !
- Reconnaissez que c’est quand même une question que l’on se pose en vous voyant.
- De là à aller parier dessus, merci bien !
- Vous m’en voulez ?
- Un peu.
- Pauvre biche.
- Bon cessez de vous moquez et installer vous. Prenez le placard que vous souhaitez. »

En effet sur le mur de gauche avait été installé des placards derrière des portes coulissantes. Des grands placards avec des portes coulissantes et aussi des portes-manteaux. Tandis que Viking faisait le tour du propriétaire, Danny défit ses valises. Il avait emporté quatre ou cinq costumes mais aussi des tenues plus décontractées. Il valait mieux essayer de passer plus inaperçu et puis sans Jack cela allait être plus Funky. Mais alors qu’il faisait cela et que le colosse était occupé à la salle de bain il ne put s’empêcher de lui poser une question qui le turlupinait depuis un moment.

- « Vous lui avez vraiment rien fait à Sam, hein ?
- Mais puisque je vous le dis !
- Non parce qu’elle n’a pas cessé de vous regardez pendant le trajet.
- C’est vrai ?
- Je vous ait prévenu. Sam est plus qu’une amie, il n’y a pas le droit de lui faire du mal.
- Mais je vous répètes qu’il ne s’est rien passé, dit-il alors en venant vers lui, sa brosse à dent à la main. Je ne lui est rien dit de déplaisant, pas agit de mauvaise manière. À moins que... Oh non c’est pas possible !
- Quoi donc ?
- Rien. Non je suis sûr qu’elle n’a pu le voir.
- Bon moi c’est pas vraiment mon problème mais si vous avez fait quelque chose, je crois que le mieux c’est que vous alliez vous excusez.
- C’est sûrement juste un quiproquo. Mais vous avez raison j’irais lui parler.
- Il vaut mieux car en plus d’avoir un ennemi vous en aurez un deuxième.
- Comment cela j’ai déjà un ennemi ?
- Oui moi dit Danny avec un grand sourire moqueur. »

Lorsqu’ils eurent finis de s’installer il était bientôt 19 heures et donc le temps de descendre. Dannu avait tout de même abandonné sa chemise et son pantacourt ainsi que ses sandales pour un jean et une chemise. Viking avait hôté la cravate et la veste. En arrivant dans le restaurant ils virent Sam qui les attendait au petit bar de l’entrée. Ils s’assirent alors sur les tabourets à côté d’elle.

- « Vous voilà enfin, vous en avez mis du temps.
- C’est Danny il a pris un quart d’heure pour se faire beau.
- Tu a mis un quart d’heure pour enfiler une chemise et un jean ?
- D’abord pas n’importe quels Jean et chemise et puis que ne ferais-je pas pour mon public.
- Ah oui quel public ! »

Narquois à son tour, Vichentsky désigna un petit groupe de petites vieilles qui ne cessaient de le reluquer depuis qu’il était entré. Il faut dire qu’il était le seul beau jeune homme du coin et que Viking ressemblait plus à un bûcheron qu’à un play-boy.

- « Na, na, nanère. Moi au moins j’ai un public.
- Bon c’est pas tout cela mais on va manger, je commence à avoir faim, dit l’agent en se levant de son tabouret.
- Déjà ? Vous êtes un goinfre vous.
- Les garçons arrêtez de vous disputer. Je vais pas jouer la mère poule pendant tout ce séjour. »


Se levant tous ils s’installèrent à une table. Mais la première chaise qu’on lui présenta ne résista pas sous le poids de Alexandre. La seconde plus consistante arriva enfin à le porter. La serveuse avait l’air complètement déprimée. Avec sa tenue gothique, ses tas de piercings, son allure totalement neurasthénique et sa façon de parler on aurait dit qu’elle allait s’ouvrir les veines dans la seconde. Mais les trois clients inhabituels n’en firent pas cas. Ils commandèrent et attendirent leur repas. La discussion qui s’installa en attendant les premiers plats ressemblait à une mauvaise scène de fin de couple. Danny tenait la chandelle et jouait le rôle de médiateur. Ainsi il était la seule personne à qui les deux autres parlaient. Il se sentit vite mal. Tout juste Sam dit deux ou trois banalités à Vichentsky tandis que lui essayait vainement de lui parler au début mais abandonna ou bout d’un certain temps.

Enfin la serveuse revint avec les plats. Elle portait cela comme un manche. Un seulement à chaque bras. Elle refit donc un second tour pour un unique plat. Viking commanda un boeuf bourguignon qui il dût reconnaître était pas trop mauvais. Sam se rabattit pour un poisson avec du riz accompagné de petits morceaux de citrons. Le riz était excellent mais le poisson ne fut pas apprécier car bourré d’arrêtes. Quand à Danny il s’offrit une pizza qui avait le mérite d’être très grande mais très peu garnie. On aurait dit le désert du sahara, immense mais vide. Seul le fromage faisait office de sable. Sam tout de même accepta de leur présenter le programme de demain concôcté par Jack.

- « Martin arrive demain dans la soirée. Nous dès le matin nous allons rencontrer les autorités locales et se renseigner sur ce qu’à fait Miranda Cox en arrivant ici.
- Elle a dût rencontrer des gens en effet appuya Vichentsky.
- Une enquête de proiximité. Et puis l’on se renseignera sur la agissements de cette association La Maison du Bonheur ici. Je pense même que le mieux est de voir comme on pourra surveiller les arrières de Martin à proximité en cas de problème continua sans se soucier de la remarque Sam.
- Vous êtes sûr que l’on ne peut pas simplement se reposer et faire les boutiques lança Danny ? »

Pour une fois les deux autres firent quelque chose ensemble. Leurs têtes se tourna immédiatement en direction de Danny ils avaient un air menaçant tout les deux.

- « Eh, ho ! On peut plus plaisanter ici ou quoi ? Je sais que l’on est venu pour une enquête. Je suis pas con non plus. Non mais c’est pas vrai pour qui vous me prenez ? »

Danny s’apprêtait à s’en aller quand Sam désolé d’avoir mal jugé son ami dit alors.

- « Excuses moi Dan mais reconnaît que tes blagues commençent à devenir lourdes.
- Bon allez tu es pardonnée. Où va en boîte pour fêter cela ? »

Et il partit en quatrième vitesse pour éviter de se faire engueuler par les deux autres. Viking et Sam était resté seuls. Cette dernière fuyait le regard du colosse qui lui le cherchait.

- « Sam ?
- Oui quoi ?
- J’ai crû comprendre qu’il y avait un malentendu entre nous.
- Il n’y a pas de malentendu de quoi vous parler ?
- Écoutez je voudrais que l’on s’explique.
- Je n’ai pas le temps, je suis fatiguée et j’aimerais me coucher. »

Elle s’en alla le laissant seul toujours assit à la table. Il reste un moment pensif puis se leva et alla quitter le restaurant. Quand tout à coup le patron l’interpella.

- « Eh ! Ho ! C’est qui qui va payer l’addition ?
- Mettez tout cela sur la note de la chambre.
- Il n’y a pas de note qui tienne ! On paye maintenant où on va faire la plonge. »

Alexandre sortit alors un billet de cent dollars de le posa sur le comptoir sans même attendre la réponse il dit.

- « Voilà c’est suffisant ça ?
- Euh... oui bien sûr.
- Très bien alors gardez la monnaie. »

Il remonta les escaliers et entra dans la chambre. Danny était déjà allongé dans son lit bouquinant un ouvrage sur les sectes. Il le regarda un instant alors qu’il commençait à se déshabiller.

- « Mauvaise soirée ?
- Non vous croyez ?
- Vous savez à force on va beaucoup se voir, autant que l’on se tutoie.
- Si vous, si tu veux.
- Et puisque l’on est dans le rapprochement, je tenais à te dire que je n’avais pas du tout, mais alors pas du tout apprécier votre réaction lors de la désignation de celui qui allait infiltrer la Maison du Bonheur.
- C’était pour vous protégez vous êtes un garçon fragile.
- Merci je me portes très bien et puis vous avez raison autant continuer comme on a commencer sur le vous.
- Si vous voulez. »

Le grand homme eut du mal à rentrer dans le lit et au final ses pieds dépassaient. Il trouva finalement une place et commença à essayer de s’endormir. Danny quand à lui ferma son bouquin et éteignit la lumière. Il se mit un instant à penser à Martin et eut une sensation désagréable. Celle de vide et de peur. Il avait franchement peur pour lui. Ce qui gênait le plus Danny n’était pas que Viking lui est refusé la place, non c’était plutôt qu’il est envoyé Martin dans ce guépier. Il ne savait vraiment pas comment il allait s’en sortir.
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Re: La maison du bonheur

Message  milaya le Mar 30 Oct - 16:35

Ca y est j'ai enfin tout lu , je suis à jour cheers
Bon comme je l'avais déjà dit , c'est incroyable comme tu décris parfaitement les sectes et leur fonctionnement .
Sinon Martin ...euh perso je m'inquiètes pas pour lui ( parce que chacun sait je l'aime pas du tout tongue )
Danny est égal à lui même et le coup de l'aéroport ptdr ptdr avec Sam aussi
Bref maintenant je vais pouvoir lire au fur et à mesure et c'est lundi la prochaine si j'ai bien compris ?
A lundi alors salut
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 30 Oct - 16:38

Merci beaucoup pour tout ton temps passé sur sa ma fic. Mais saches que déjà lundi j'aurais encore un gros passage. Ensuite sinon je pense que même si tu n'aimes pas trop (ou pas du tout) Martin la façon dont je vais m'en occuper risque de ne pas te laisser insensible tout de même.

Bon je vais enfin vous révéler des nouvelles de notre disparue dans les prochains passages et aussi vous montrez les différentes facettes de la chose. Mais chut ! C'est un peu secret.

A très bientôt les enfants !
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Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Jeu 1 Nov - 17:47

hio, hio hio hio !!!! cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers tu m'a fait un très beau cadeau avec cette suite magistrale remplie de mon danny !!!! cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers je voulais citer mais y'avais trop de super passage !!!

- l'arrivée de danny en tenue super décontracte 2love2 2love2 2love2 2love2 2love2 2love2

- l'ours mauve et sam qui tire la tronche !!!
- la coahbitation avec viking dans la chambre d'hôtel et le coup du pari sur son poids !!! ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr
- et au restaurant où viking et sam se font àm oitié la tête et danny au milieu avec ses vannes foireuses ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr

et là où j'ai le plus rigoler kje sais c'est bête c'est quand Viking lui dit qu'il est fragile ...(par contre j'aimerais bien qu'il lui explique en quoi un jour... rolles rolles )j'ai imaginé la tête qu'il a du faire et ensuite le coup du Vous et du tu !!!
"tout compte fait ils font se vouvoyer!!!"

Je suis trop contente que tu es fait deux passages si long avec danny...je sais je suis une fan inconditionnellle !!!!

et merci beaucoup pour la dédicace !!! 2love2 2love2 2love2 I love you I love you I love you I love you

tu vas igoler mais je me marre déjà de voir les deux viking et danny en surveillance ensemble !!! ptdr ptdr ptdr bon et Sam qui ne veurt pas admettre qu'elle le trouve tout de même charmant !!! ptdr ptdr ptdr ptdr j'en suis sûre !! par contre je m'attendais pas à ce que ce soit un si gros colosse le viking !!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green

et la fin par contre me laisses un peu stressée !! c'est vrai que j'ai l'impression aussi que marty va se mettre dans un drôle de guépier ...

vite la suite !!!!
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Re: La maison du bonheur

Message  clara le Sam 3 Nov - 17:37

Encore une suite à la hauteur de ton talent respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect

Et c'est vrai que la présence de Danny c'est toujours 2love2 2love2 2love2 2love2 2love2 2love2 2love2 2love2 2love2 2love2 rien que d'imaginer 2love2 2love2 2love2 2love2 2love2

Par contre je commence réellement à flipper pour Marty...tu vas pas lui faire de mal hein? Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

Encore,encore,encore bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 5 Nov - 12:33

Désolé les filles je pensais envoyer une suite samedi car je suis passé en coup de vent mais je n'ai pas eu le temps.

La voici enfin avec enfin (encore) quelques informations sur notre disparue.

Vous allez vois c'est toujours pareil... et aussi bien quoi... Mr. Green


Dimanche 16 Juin, Un Hôtel dans Roanoke

Il fût réveiller en sursaut vers les cinq heures du matin par une désagréable sensation.

En dessous de lui. Un homme, que dis-je un monstre ronflait, mais d’un ronflement profond, une sorte de vibration uniforme et puissante.

- « Oh non j’ai déjà supporter cela dans l’avion je vais l’avoir durant tout le séjour ! »

La locomotive du vol avait cédé la place à une sorte d’énorme soufflerie. Par moment il crût même que les murs vibraient. Il n’en pouvait plus. Au bout de cinq minutes déjà il trouva cela insuportable. Mais il avait de la difficulté à l’idée d’aller bouger ce tas de muscles pour le mettre sur le côté. À la rigueur si cela lui arrivait avec une fille il l’aurait fait, mais là. La fille devait être gymnaste est-allemande pour cela et encore. Alors il chercha à passer le temps en attendant qu’il se réveille. Il lut son livre mais il l’avait presque finit alors il ne sût quoi faire ensuite. Il regarda le plafond, puis les murs.

Fort heureusement cela ne dura qu’une heure car Viking avait au moins le mérite d’être matinal et dès six heures il se leva même sans réveil. Danny quand à lui s’endormit à nouveau comme une masse. Mais ce fut pour entendre un quart d’heure après le même type se mettre à chanter sous la douche.

- « Si au moins il chantait juste hurla-t-il la tête sous l’oreiller ! »

Il n’en pouvait plus. Il allait devenir dingue. Le pire fût quand après avoir enfin réussi une nouvelle fois à s’endormir il entendit un Vichentsky presque prêt lui dire assez fortement pour le réveiller.

- « Alors Taylor on sort du lit ! C’est l’heure sinon on va être en retard ! »

Là il n’en pouvait plus. Il se dressa sur son lit et lui balança en rafale ses quatres vérités.

- « Vous vous foutez de ma gueule ?
- Pardon ?
- Vous vous moquez de moi ? C’est pas possible sinon ! Je vous signale que si je suis toujours au lit c’est parce que dès cinq heures du matin je n’ai pu fermer l’oeil car je vous entendait, que dis-je je vous sentais ronfler comme une usine à gaz. Vous auriez pu réveiller la maisonnée avec votre souffle ! Quand à votre doux chant la prochaine vous l’éviterez si vous ne voulez pas que je vous étrangle ou que je demande une chambre séparée !
- Il y en a plus.
- Pardon ?
- Il n’y a plus une seule chambre de libre. Une conférence de médecin à lieu en ville. Ils dinaîent dans un autre restaurant hier soir. Quand je suis passé devant la réception il n’y avait plus une seule clé sur le tableau. Alors je crains que l’on doive se supporter encore un moment. Personnellement je veux bien faire des efforts en ne chantant plus sous la douche et en dormant sur le côté mais vous, mon ami, vous...
- Vous quoi ?
- Je sais pas si je dois le dire.
- Mais quoi ?
- Votre carrure de Don Juan va en prendre un coup vous savez.
- Bon on est entre nous alors vous accouchez maintenant !
- Et bien vous pêtez en dormant !
- Pardon ?
- J’ignore si c’est la pizza de hier soir mais j’ai été réveillé à 3 heures du matin par un odeur très délicate.
- C’est faux ! C’est archi faux !
- Écoutez cela arrive à tout le monde de pêter, même au grand Danny Taylor. Bon ben c’est pas tout ça mais je dois y aller. Dépêchez vous de vous préparez vous risquez de rater le petit déjeuner dit-il en quittant la pièce.
- Je ne pêtes pas au lit ou en tout cas pas en dormant.. ! Enfin je crois ? »

Il faillit aller sentir son caleçon mais se ravisa très vite et fila sous la douche. Il avait une réputation à tenir tout de même. Il fut près en un quart d’heure et fila avaler un petit déjeuner. Viking était en train de terminer le sien. Il mangea un dernier morceau de croissant et lui lança.

- « Vous serez gentil de payer c’est moi qui a régaler hier soir. Ah ! Et puis Sam a répartit les rôles. Vous et moi allons voir les officiers de police tandis qu’elle interrogera les commerçants.
- Vous et moi en enquête ? Là je dit non !
- Impossible d’y échapper. Sam est déjà partie avec la voiture. Vous verrez le poste n’est pas trop loin. »

En réalité soit l’agent se plantait soit il mentait mal car en effet après avoir avalé des oeufs et du jambon Danny constata qu’ils étaient bien loin de ce fameux poste. Ils logeaient à l’Hôtel Dumas, réouvert récemment et qui avait accueilli les plus grands célébrités du Jazz et de la culture en général. C’était sur First Street. Ils allèrent au bout de le rue puis obliquèrent à gauche. Il leur fallu alors remonter le long de la voix de chemin de fer les grandes avenues : Wise, Valnut, Norfolk et Campbell. Ils dépasèrent même un grand parc avant d’arriver. Ils mirent plus d’une demi-heure à marcher ainsi. Danny portait sa veste à la main tandis que Viking marchait d’un pas franc devant. Le jeune latino remarqua alors que ce dernier commençait à franchement transpirer car sur sa veste se dessinnait des grandes auréoles. En effet il faisait chaud en cette saison en Virginie. Un micro-climat alors que New York finissait de quitter le printemps et allait entrer droit dans le caniculaire été.

Le poste de police était sur Campbell Avenue au coin de la troisième Sud Ouest et Salem Avenue. C’était un vieux bâtiment flanqué de pierres rouges au joint blancs sur deux étages. Au dessus de l’entrée on pouvait y lire Roanoke Police Departement. Même si apparamment il avait été rénové récemment il semblait dégagé, une âme un charme particulier. Les deux garçons s’arrêtèrent une seconde avant d’entrer, poru admirer tout d’abord et ensuite pour souffler un coup après cette marche intense. Puis ils entrèrent enfin.

Comme toujours dans les postes de police surtout aux Etats-Unis il règne un certaine activité, intense et fluctuante. Une jeune femme à l’accueil ruminait dans son coin. Elle avait les cheveux courts et un visage assez rond. Elle s’illumina d’un coup en apercevant les deux hommes. Mais Viking se doutait que ce n’était pas à son adresse mais à celle de Danny. Même ici certaines craquaient pour elle alors qu’il était plein de sueur et ne tarderait pas à sentir plus fort.

- « Que puis-je faire pour vous messieurs ?
- FBI, agent Vichentsky et Taylor. Nous souhaiterions voir votre chef.
- Vous avez de la chance il est dans son bureau en ce moment. Je vais vous y conduire. »

Rapidement ils poussèrent le battant qui leur empêchait d’entrer et passèrent derrière le comptoir d’accueil. Ils montèrent au premier car évidemment comme tout bon chef celui-ci avait son bureau en haut. Pour l’instant ce matin de dimanche les locaux étaient à moitité vides. Malgré tout la plupart des officiers qu’il croisaient travaillaient toujours ou au moins faisaient semblant. La fille s’arrêta devant la porte d’un bureau où l’on pouvait lire Chef Kentucky. Elle se retourna vers eux et leur montra deux chaises.

- « Vous pouvez m’attendre là je vais voir s’il est disponible. Je crois qu’il avait un rendez-vous à cette heure-ci.
- Je vais rester debout moi, répondit plus à Danny qu’à la demoiselle Viking. »

Danny s’assit lui et la jeune femme frappa à la porte. Derrière on lui répondit d’un oui pensif. Dès qu’elle ouvrit la porte et même si elle la referma aussitôt les deux agents purent voir un type d’un certain âge derrière son bureau. Il portait la moustache fournie et avait un certain embompoint. Au doux d’une minute tout au plus la jeune femme ressortit et s’adressa aux deux agents.

- « C’était pour qu’elle raison au fait.
- Dites lui que nous venons pour la Maison du Bonheur. »

La porte du bureau étant resté entrouverte le chef réagit sur le champ et lança.

- « Laissez les entrer Kesser. »

La jeune femme s’effaça et les deux hommes entrèrent. À l’intérieur se tenait derrière son bureau le chef Kentucky. Le regard droit et fier il fixait les nouveaux arrivants. À gauche une femme d’une quarantaine d’années s’était assise sur une chaise et les regardaient elle aussi. Elle portait une tenue de sheriff et avait l’allure forte des femmes actives et de poigne. Enfin à droite un homme en costume cravate, de petites lunettes et tout juste quarante ans mordillait un crayon. Visiblement ils attendaient ce qu’ils allaient dire. Mais Kentucky pris en premier la parole.

- « Le FBI dans les environs et pour ces doux-dingues en prime. Dites on sort le bazooka pour dézinguer un moustique. Vous venez d’où comme cela ?
- New York. Pourquoi vous n’avez pas eu de problèmes avec eux ?
- Je ne dirais pas cela. Au contraire. Mais cela reste restreint à des disputes avec leur voisinage, des problèmes de terre, des règles qu’ils imposent à proximité de leur bâtisse rien de bien méchant.
- Ils sont quand même beaucoup à aller là-bas sans y repartir.
- Bah s’ils veulent s’y enfermer c’est leur problème. Tant qu’ils me foutent pas le souk en ville.
- Et en attendant c’est moi qui me les coltinent Jeff !
- Je vous présente Casey Folton, Sherriff du comté de Roanoke c’est plus à elle qu’il faut s’adresser pour ces questions là.
- Enchanté madame dit alors Viking en lui serrant la main.
- Ils vivent sur votre secteur intervint Danny ?
- Affirmatif. Jeff sort une carte tu veut. Je vais vous montrer où. Moi je ne suis pas d’accord avec mon collègue. J’aime pas trop ces types. On ne sait pas ce qui s’y passe et plusieurs fois le médecin à dû y aller en urgence pour récupérer un de leurs... je sais même pas comment ils s’appellent. Toujours est-il qu’une ambulance est même partie en récupérer.
- Mais l’on a rien trouver d’illégal à leur reprocher. Je me présentes Daniel Goodman, Procureur du Comté. Pour l’instant c’est morne plaine du côté des poursuites judiciaires avec eux. Aucune personne n’a porté plainte à leur sujet.
- Vous communiquez avec New York et le FBI ?
- Non pas vraiment pourquoi ?
- Vous devriez ils ont un dossier aussi haut que ce bureau.
- Vous voyez ils sont là. Sur la route entre Blue Ridge et Garden City. En bordure de l’Explore Park. C’est une demeure construite avant l’établissement du Parc National dans ce secteur.
- Ils sont combien sur place ?
- Aucune idée et l’évaluation risque d’être difficile. Ils refusent très souvent que les autorités y rentrent. Je dirais deux cents ou trois cents au grand maximum.
- Il y a un motel à proximité ?
- Le seul que vous trouverez se situe à Lindenwood. Je peut vous y conduire si vous le voulez. Mais dites pourquoi vous voulez savoir tout cela ? »

Cette fois-ci ce fut Danny qui répondit. Il sortit la photo de Miranda Cox et la présenta au Sheriff. Elle la regarda un moment puis la passa au Procureur qui la tendit enfin au Chef.

- « Nous recherchons cette femme Miranda Cox. Vous n’auriez pas entendu parler d’elle.
- Elle me dit quelque chose dit alors le chef Kentucky en tapotant sur la photo. Mais j’arrive pas à savoir quoi, C’est récent ?
- Non trois ans.
- Tant que cela. Ben dites donc vous êtes lents.
- Patients.
- Ah ! Là oui ! Casey tu te souvient du vieux Mark qui tient l’épicerie sur Kirk Avenue.
- Bien sûr.
- Il avait aussi à l’époque une machine pour faire les photos.
- Un photomaton ?
- Merci je sais quand même comment cela s’appelle.
- Excusez moi je ne voulais pas manquer de respect. »

Mais Jeff Kentucky commença à rigoler.

- « Je plaisantes mon grand j’avais véritablement le mot sur le bout de la langue, merci de me l’avoir donner. Et bien cela m’avait marqué car j’étais passé un truc rapidement là-bas un soir. Tu sais qu’ils sont ouverts tard et même le dimanche. Et bien quelqu’un avait oublié sa photo dans l’appareil et c’était celle-ci. Je m’en rappelle car cela avait marqué le vieux Mark. Il m’avait dit que cette fille était toute joliette mais terriblement épuisée visiblement et avec un teint très pâle.
- Sur Kirk Avenue vous dites ?
- Vous pourrez pas la manquer c’est la seule d’ouverte aujourd’hui.
- Ma collègue va s’en charger.
- Vous êtes en ville pour longtemps alors ?
- On le suppose. Est-ce que pour disons demain ou dans deux jours on pourrait soit avoir accès ou soit que l’on nous sorte toutes les archives que vous avez sur cette organisation.
- Pourquoi ils ont fait quelque chose de mal à cette gamine demanda Kentucky en commençant à s’énerver ?
- On en sait rien encore mais on se renseigne.
- Mon bureau vous est ouvert messieurs mais sachez que même si l’on est pas à trouduculand ici les gens de l’extérieur reste mal venus. Vous allez avoir du mal à vous renseigner, surtout auprès de cette communauté.
- On verra bien. Vous nous amenez jusqu’à la demeure et puis sur Lindenwood ?
- On allait justement terminer la réunion.
- Terminez on vous attend en bas. »

Les deux agents sortirent du bureau. Visiblement ils étaient plutôt bien accueillis même si l’humour de Kentucky laissait autant à désirer que celui de Viking. Dehors ils se mirent à discuter.

- « Il faudrait téléphoner à Samantha pour lui dire de passer à l’épicerie.
- Et bien faites le alors !
- Je préférerais que ce soit vous. Vous savez que l’on est plutôt en froid tout les deux.
- Bon il faudra tout de même que vous vous expliquiez tout les deux.
- Mais c’est elle qui n’a pas voulu... !»

Danny fit alors un signe de la main de se taire il appelait déjà Sam. Il y eut deux sonneries puis elle décrocha.

- « < Spade.>
- Sam mon ange c’est ton Dannychou adoré. Tu es toujours sur les commerçants ?
- < Oui mais ici c’est comme dans toutes les villes c’est fermé le dimanche sauf pour les bars. Je fais chou blanc pour l’instant. >
- Es-tu près de Kirk Avenue ?
- < Pas trop loin oui pourquoi ? >
- Le chef de la police dit que le patron d’une épicerie Mark quelque chose aurait vu Miranda il y a trois ans. Elle devrait être ouverte aujourd’hui.
- < Très bien je vais passer voir. Et de votre côté cela donne quoi ? >
- Pour l’instant c’est pas trop mal. On se rend à proximité de la demeure avec le sheriff. On va en reconnaissance. Par contre on risque de changer d'hôtel pour un plus prêt.
- < Oh non on mangeait tellement bien dans le précédent. Tu m’appelles pour confirmer tout cela ?>
- Bien sûr mon ange. Allez je te laisse, on va faire un tour en forêt. »

En effet le sheriff venait de redescendre et se dirigeait vers son véhicule. Visiblement la journée promettait d’être longue.
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Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Mar 6 Nov - 18:38

oh j'avais pas vu que tu avais mis une suite aussi délirante ... je ne sais plus quoi dire sauf que je suis aux anges...du danny dans tous cs états (euh qui pète au lit !!! ptdr ptdr ptdr ptdr ) un ronfleur qui me fait trop rire ...mais je pense que nos deux cocos vont finir par s'apprécier et je suis certain que ce grand viking va être un vrai proteceur pour mon dannychou !!!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green


c'est trop fendard la manière dont tu as de faire évoler ces deux perso!!! je finis par les adorer ensemble ...ça va me manquer quand tu vas faire des suites sans eux !!! je dirais que ce sont mes deux chouchoux de ta fic !!! ah que oui !!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green

par contre je ne sais pas où tu me les emmènes là ???? affraid superbe suite...j'avoue j'avais peur qu'il y ait trop de Martin à mon goût mais en fait je suis comblée, tu es un ange !!! respect respect respect respect respect respect respect respect

moi je dis surtout pauvre Sam avec ces deux là !!! et Marty j'espère qu'il va pas trop se faire avoir dans cette secte ??? affraid affraid affraid oui bon je m'en fout un peu !!! non je plaisante !!! ptdr ptdr ptdr
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 6 Nov - 18:42

Et si je mettais une suite. Oh tiens oui. Je l'envoie tout de suite.

Saches que moi je penses faire beaucoup évoluer les personnages ainsi que la situation. C'est bien simple les choses ne sont jamais immuables.

Deux minutes et j'envoies tout cela.
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 6 Nov - 18:51

Voici une suite. Sans Danny et Viking mais avec beaucoup de nouvelles de Miranda.


Sam elle roulait sur Bullit Avenue tandis qu’elle recevait le coup de fil de Danny. Fort heureusement elle trouva rapidement une place pour se garer et put décrocher qu’à la deuxième sonnerie. Après lui avoir parler et avoir obtenu quelques renseignements bien utiles elle reprit la route. Elle se gara sur la 13ème Sud-Est pas très loin du poste de Police finalement et descendit pour aller faire un tour à pied dans Kirk avenue. C’était un endroit très coloré et fleuri. Le long de nombreux arbres et bacs à fleurs avaient été installés. Cela faisait seulement deux jours qu’ils étaient à Roanoke et déjà elle commençait à apprécier la ville. Ou en tout cas l’idée qu’elle s’en faisait. C’était à la fois la vie d’une grande ville comme la décontraction de la campagne. Ils étaient à quelques heures de Washington, pas très loin de Virginia Tech, qui s’était malheureusement illustré d’une triste façon récemment, mais qui restait un grand centre de savoir ou encore même d’un lieu qu’elle connaissait mieux Quantico. Certes il n’y avait pas la mer, mais elle pouvait compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où elle avait été à la plage de New York. Presque elle s’imaginait vivre ici. Elle se voyait marchant là, dans les rues, les cheveux au vent, les lunettes de soleil sur le nez. Et puis d’un coup elle se rappela pourquoi elle était là, l’enquête, tout ça et s’extirpa alors de sa rêverie.

Elle repéra bien vite l’unique magasin ouvert. En plus l’épicerie tranchait avec les autres commerces. En effet entre les boutiques de fringues et les cavistes, une petite épicerie de quartier dont la devanture manquait cruellement de peinture surprenait. Quand Sam entra elle constata bien vite que c’était bien plus qu’une petite épicerie, une véritable supérette. On y trouvait de tout et sur des hauteurs et des hauteurs de rangées. Des pâtes à la lessive, du dentifrice aux pois chiches, des couverts aux surgelés tout y passait. De plus malgré l’heure précoce et la journée qui normalement devait signifier le repos, il y avait beaucoup de clients qui se baladaient entre les rayons. En passant, Sam vit même un jeune homme tenter de draguer une rousse à l’aide d’une boîte de ravioli. Elle n’osait imaginer ce qu’il lui racontait.

À la caisse une petite grosse écoutait du Marylin Manson tellement fort que Samantha pouvait l’entendre à travers ses écouteurs. Elle lisait tranquillement un magazine people en attendant le client. En se mettant devant la caisse Sam la fit réagir assez bizarrement, elle se mit à préparer des sacs en papier et à allumer sa caisse tout en continuant son article. C’est lorsqu’elle l’eut fini et rangea le magazine sur la table derrière qu’elle constata que la jeune femme n’avait pas de produits. Elle retira ses écouteurs et Marylin se fit encore plus fort. Un client qui n’achète pas ne vient pas la voir d’habitude. Encore se serait un homme, beau de surcroît pourquoi pas. Mais là c’était une femme. Quand Sam sortit sa carte elle sentit la caissière défaillir comme si elle allait l’abattre.

- « FBI. Le patron il est là ?
- Oui. Monsieur Marck ? »

Elle l’avait appeler sans même quitter sa caisse. Elle ne quittait plus Sam des yeux. Elle était terrorisée. Très vite d’un bureau derrière sortit le patron. Il avait tout de l’allure d’un hippie. Il portait des sandales usées jusqu’à la corde, un pantalon en toile marron et une chemise de même couleur. Cela lui donnait un look indien ou indianisant. Il devait avoir plus de cinquante ans. Il arborait une imposante barbe grise et des cheveux longs descendants jusqu’en bas du dos. Enfin un bandeau rouge dans les cheveux faisait que l’on ne pouvait se tromper, ce type était un hippie ou ancien hippie.


- « Qu’est-ce qui se passe encore Daisy ?
- La dame là elle est du FBI !
- Oui et alors ? Bon allez va vérifier les stocks je m’occupes de tout cela. »

Un peu hésitante la jeune fille pris son magazine et se dirigea en direction de la réserve, elle continuait toujours et encore à fixer Sam droit dans les yeux.

- « Excusez là elle est un peu émotive. C’est que l’on a pas vraiment l’habitude de vous voir vous ou vos collègues ici. Même si moi à force je vous ait côtoyer.
- C’est-à-dire ?
- Dans les années 70 on jouait au gendarme et au voleur avec les agents du FBI pour des concerts de Rock ou pour éviter de se faire prendre une cargaison d’herbe. Ha ! C’était le bon temps. Vous veniez pour quoi au fait ?
- Au poste de police on m’a dit que vous auriez croiser cette femme, dit Sam en lui tendant la photo de Miranda. »

Il n’eut que quelques secondes de réflexions en regardant le cliché et répondit tranquillement à la jeune femme.

- « Oh oui pour sûr mais c’était il y a un moment déjà. Deux ou trois ans je crois. Elle était tout frêle et fragile. Cela m’avait marqué. Une fille comme cela vous êtes forcément pris d’affection.
- Racontez moi.

C’était un Lundi. Le jour de congé de Daisy. Ted Mark tenait la caisse. Cela sentait bon le patchouli et l’encens. Rien qui ne soit entêtant juste ce qu’il faut. Il lisait un ouvrage sur la culture arboricole tout en écoutant le Voodoo Chile de Jimi Hendrix sur un vieux poste. Il était tranquillement installé les pieds posés sur la table de derrière. Il devait être dans les Trois heures de l’après-midi car le coup de feu était passé. Les clients se faisaient rares. Il pouvait alors se détendre. Il tourna une page de son livre et au même moment il entendit la sonnette à l’entrée qui annonça l’entrée d’un client.

Il avait appris que la politesse voulait que l’on accueille le client. Ici un regard suffisait mais c’était déjà cela. Il lâcha immédiatement son livre, posa ses pieds par terre et regarda en direction de l’entrée. Et là une frêle jeune femme n’avait pas quitter l’encadrement de la porte. Elle était magnifique. D’un beauté incroyable. Mais d’un teint tellement pâle, fatigué, usé. Ses jolis étaient mis clos mais Ted pouvait les voir briller par endroit. Elle le salua d’un petit geste de la tête et commença à faire un tour dans le magasin.

Ted repris donc la lecture de son ouvrage et baissa un peu le son de Jimi mais du fond une petite voix lui dit que cela ne le dérangeait pas. Il laissa tout de même à ce nouveau niveau. Du coin de l’oeil Ted la regardait par moment. Attendrit par son allure fragile et forte à la fois. Elle ne semblait visiblement pas faire ses courses. Elle avait oublié de prendre un panier dans l’entrée et surtout elle ne regardait pas attentivement les produits. Elle ne faisait que passer. Comme si elle cherchait à éviter quelque chose, quelque chose d’autre qu’elle voulait faire. Ted ne s’en formalisa pas et la laissa faire. Après tout on dit bien que le client est roi. Et puis presser la vente ce n’était pas vraiment son truc au vieux Mark. Lui il concevait le travail bien fait lorsque le client était satisfait point barre. D’autant que sur beaucoup de ses produits il s’était mis Satisfait ou Remboursé. Il risquait gros si tout ce qu’ils achetaient ils ne le voulaient pas expressément.

Finalement au bout de cinq minutes la jeune femme se dirigea vers la caisse. Une nouvelle fois Ted lâcha son livre et quitta sa chaise. Il mit Hendrix en sourdine qui avait commencé une autre chanson, et regarda vers la jeune femme qui venait peu à peu à lui. Elle était toujours aussi hésitante. Au passage elle jeta un coup d’oeil en direction du photomaton. Puis enfin elle se présenta devant la caisse.

- « Que puis-je faire pour vous mademoiselle ?
- Madame.
- Oh pardon je ne savais pas.
- Il n’y a pas de mal cela fait toujours plaisir. Votre machine pour faire des photos elle marche ?
- Pour sûr. Je l’ai fait réviser il y a deux jours. Vous mettez de la monnaie et ça roule.
- Alors donnez moi de la monnaie sur 10 dollars dit-elle en joignant la parole au geste et en lui donnant un billet de dix dollars.
- Bien sûr. Tenez.
- Merci. Donc je n’ai qu’à rentrer la monnaie et...
- Et la machine s’occupe de la marche à suivre.
- Très bien merci.
- De rien. »

Hendrix avait fini son petit passage. Alors Ted qui voulait écouter autre chose se dirigea vers le bureau alors que la jeune femme entrait dans la cabine du photomaton. Il était en train de fouiller dans ses CD pour chercher Eric Clapton lorsqu’il crût l’entendre pleurer. Il n’en était pas sûr mais pas acquis de conscience demanda.

- « Madame ça va ?
- Oui, oui. »

Pas de doute elle venait de renifler. Visiblement elle n’était pas dans son assiette la petite dame. Tandis que le flash des photos s'exécutait Ted mis Eric Clapton dans le poste et lança le CD. Il appuya ensuite immédiatement sur pause et s’installa à nouveau à la caisse. Visiblement la dame faisait de nouvelle photo. Les premières n’avait pas dû lui plaire. Elle sortit après un petit moment ou Ted jetait un coup d’oeil à son ouvrage et pris ses photos. Mais ce que Ted ne vit pas c’est que le deuxième jeu était tombé dans l’entrée de la machine, juste en dessous du rideau.

Cette fois-ci le barbu ne pouvait se tromper la petite dame avait bien pleurer. Quelques traces marquaient le parcours de larmes sur son beau visage. Mais Ted ne voulait pas se montrer indiscret, juste prévenant. Il l’attendit simplement comme tout bon commerçant, sans rien lui demander.

- « Vous auriez des enveloppes.
- Oui bien sûr quelle taille ?
- Standard pour une lettre.
- Tenez.
- Un stylo aussi ?
- Si c’est pour écrire l’adresse je vous prête le mien.
- Merci. »

Elle nota l’adresse et même si après coup il s’en était voulu le vieux Mark remarqua qu’il s’agissait d’un envoi à destination de New York, il n’osa regarder plus. Elle glissa un courrier à l’intérieur et les photos qu’il lui restait. Elle n’avait même pas remarquer qu’elle avait perdu les autres.

- « Vous auriez des timbres ?
- Vous n’avez pas de chance je viens de finir mon stock aujourd’hui même et je n’aurais ma commande que demain. Désolé. Mais sinon un tout petit peu plus loin il y a une poste où ils vous en vendront sans problème et où vous pourrez poster votre lettre.
- Merci. Je vous dois combien.
- Rien si vous me faites un joli sourire. Je ne vais pas vous faire payer pour une enveloppe.
- Oh merci ce n’est pas la peine. »

Et en effet sans doute par réflexe Miranda se mit à sourire. Et là c’était comme si cela illuminait son visage. Il devenait radieux tout à coup. Elle semblait presque irréelle.

- « Un peu plus loin vous dites pour la poste ?
- Oui sur la gauche. Au bout de Kirk avenue. Vous verrez il est visible de loin.
- Merci encore. »

La jeune sortit et Ted resta un moment à regarder la porter fermée de son magasin. Puis il se retourna, enleva la pause d'Éric Clapton, augmenta le volume, sortit son livre et se remit à le lire.

- « Je ne l’ai plus jamais revue ensuite. J’ignore si elle est restée en ville ou pas.
- Elle ne vous a rien dit d’autre ?
- Non d’habitude je fais la causette avec les clients pour passer le temps et les détendre. Mais elle ce n’était pas possible. J’avais peur de l’effrayer ou de la faire fondre en larmes.
- Je comprends. Dites à tout hasard ces autres photos qu’elle avait faites vous les auriez toujours.
- Oui je n’ai pas eu le courage de les jeter. Je sais cela fait un peu fétichiste mais bon. »

Il fouilla sous sa caisse et en ressortit une boîte, visiblement d’objets trouvés. Sam n’insista pas trop pour savoir ce qu’elle contenait et attendit qu’il est fini. Il sortit alors d’une plus petite boîte à l’intérieur quatre photos non découpée et les présenta à l’agent Spade.

Elle put alors voir ce qu’ils représentaient. On aurait dit une femme en état de détresse total. La photo avait dût être prise au moment où elle pleurait car elle essuyait une larme. Mais surtout ce qu’elle vit, ce qu’elle sentit ce fut malgré son oeil presque fermé ce fut une énergie incroyable, une sorte d’aura en elle. En une simple photo elle dégageait quelque chose, de la fragilité à l’état brut et une force incroyable.
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Re: La maison du bonheur

Message  nady le Mar 6 Nov - 20:03

Cool 2 suites a lire! cheers cheers

J'avoue que je suis encore explosée de rire en pensant un premier bout, graçe au tandem de choc Danny/Viking, bonjour l'ambiance dans la piaule!! ptdr ptdr ptdr

Sinon l'histoire de la disparue est toujours aussi interressante mais je voudrais bien en savoir un peu plus!!! Mr.Red

Alors... une suite? sitiplé?

bounce bounce bounce
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mer 7 Nov - 16:38

Une nouvelle suite avec un peu de chuppa cela vous dit ? La voici il y a aussi beaucoup de Danny et de Viking !

Voilà.


Lindenwood était bien plus loin qu’il ne l’aurait imaginer. Roanoke et son comté était très étendu. Une partie rejoignait même Salem à l’est. Alors ils roulèrent un bon moment à bord du pick-up du Sheriff. Viking était assis à l’arrière, la vitre arrière était ouverte pour lui permettre de leur parler. Neil Young alternait avec des chanteurs de musique Country dans l’autoradio. Casey leur raconta de long en large comme cette ville était née. Le fait que ce soit les premiers colons qui l’aient bâties, que l’Etat de Virginie faisait partie des premiers états de la confédération. Elle en profitait pour faire la guide touristique.

Danny qui s’y intéressait que moyennement laissa son regard partir en direction du paysage il y dût bien reconnaître que c’était splendide. Au coeur des forêts de résineux et de quelques feuillus ils roulaient sur des routes toujours arrondies. Ils étaient au pied de majestueuses hautes collines toute de verte revêtue. Des lacs pas dizaines parsemaient le paysage. Très souvent, une maison, une cabane apparaissait sur le bord de la route. Parfois même un hameau. On pouvait apercevoir une antenne satellite sur les murs, un cable téléphonique et on se doutait qu’il y avait tout le confort. Mais le côté sauvage n’en pâtissait pas. Tranquillement Danny tissait la trame de son fantasme. Lui au coeur de ces montagnes, allongé sur une peau de bête au coin du feu nu ou simplement en caleçon. Puis une belle jeune femme, blonde, brune ou rousse peu importe s’allongeait à ses côtés et puis les choses devenaient rapidement bestial, animal. On était aux portes de l’hiver dans son rêve et pourtant la température montait, la fièvre qui habitait leurs deux corps faisait monter le thermostat. Ils s’embrassèrent langoureusement pendant plusieurs minutes, se cherchant, se découvrant peu à peu. Les baisers allèrent du cou, à la bouche, au nez, au creux de la poitrine. Elle retira son haut et son soutien-gorge et Danny put se laisser emporter dans un flot d’émotion au coeur de ses seins. Il les pris dans ses mains et les malaxa délicatement. Peu à peu sa langue trouvait les mamelons, les léchaient ou les aspiraient délicatement. Il parcourut son torse de baiser tandis qu’elle passait sa main dans ses cheveux, y faisant entrer ses ongles qui grattaient son cuir chevelu et se prélassaient de cette tignasse. Puis vivement il lui enleva sa jupe et ce fut une cascade de désir, de puissance sexuelle, comme un enchaînement sans fin de jouissance. Il titilla son intimité du doigt, puis de la langue et enfin du bout du sexe. Dressé comme l’Empire State Building il s’apprêtait à l’honorer. Elle était offerte à lui, prête à tout ses désirs, prête aussi à assouvir jusqu’au bout les siens. Il la pénétra alors qu’elle lui tournait le dos, les mains posées sur le sol et tandis qu’il commença des mouvements de va-et-vient ses mains ne se firent pas pour autant muettes. Il parcourut alors son corps de ses doigts agiles, touchant son coup son visage, ses cheveux, ses seins. Elle vint par moment vers lui et ils s’embrassèrent à nouveau. Puis finalement sentant qu’il venait plus fort Danny fit durer le plaisir et ralenti. Elle ne le voulait pas et le suppliait d’accélérer, d’intensifier cette fièvre. Il se fit prier, il aimait cela et quand il sentit que bientôt elle comme lui n’y pourrait plus il accéléra. Il plaqua sa partenaire au sol puis donna de fort coup de rein. La jeune femme n’était pas inactive non plus et en cadence bougeait son bassin sous les coups de boutoir de son amant et puis finalement ils jouirent ensemble dans un océan d’extase.

Et Danny fut sortit de sa torpeur. Il arrivait à Lindenwood.

Ce hameau sentait bon les banlieues campagnardes américaines. Des petits bâtiments à un étage parfois même des mobil-homes ou des caravanes servaient de demeure. Au centre un grand réservoir d’eau était visible de loin, était le point remarquable. À l’est de ce lieu un maigre dispensaire servait à soigner les quelques bobos des hommes comme des bêtes, les graves partaient pour l’hôpital de ville. Le Sheriff qui gérait tout le Comté avait l’un de ses adjoints logé là. Tout les services se résumaient à ses deux locaux, une supérette et une armure ou l’on pouvait acheter tranquillement son arme entre la poire et le dessert.

Accolé à la colline on pouvait voir le Motel de Lindenwood. Il avait tout du typique motel routier. Un étage seulement. Un parking quasiment désert. Une passerelle pour aller à sa chambre. Une bâtisse en U.

Le Sheriff se gara sur le parking de son poste. Viking sauta du pick-up et Danny ouvrit la porte et la main toujours sur la porte regarda son nouvel environnement. Ici ils étaient véritablement en pleine campagne. Entourés par les grandes voies d’accès ils pouvaient remarquer que la vie était bien plus lente en ces lieux. Très peu des habitants ne travaillaient dans les environs, beaucoup devaient se rendre jusqu’à Roanoke ou Salem voir Washington pour se rendre à leur emploi.

- « Le Motel est là-haut. Vous voulez vous y rendre tout de suite ?
- Il y a beaucoup de clients en ce moment ?
- Très peu c’est encore la basse saison et puis on est pas vraiment dans le coin touristique.
- Alors on repassera tout à l’heure. Le mieux est de passer faire un tour à la demeure de la Maison du Bonheur.
- Comme vous voudrez. On est reparti finalement ? »

Cet arrêt n’était pas vraiment utile mais ils repéraient ainsi leur nouvel environnement. Ils savaient où était leur point de chute désormais. Enfin visiblement le nouveau choix était un peu de passer de Charybe en Scylla, de la peste au choléra. Même de loin cet endroit ressemblait à un truc miteux dans lequel personne ne rêvait d’aller de dormir.

Cette fois-ci ils étaient beaucoup moins loin de leur destination. Alors au bord de l’Explore Park ils s’arrêtèrent. Le Sheriff leur signala que de l’autre côté d’une colline boisée s’étendait la propriété. Danny demanda à Casey ses jumelles et commença à grimper la colline. Elle restait accolé à son véhicule tandis que les deux hommes se faufilaient entre les arbres. Ils s’installèrent le plus discrètement possible. Viking était allongé sur le sol tandis que Danny regardait dans les jumelles.

A côté des maisons à l’écart sur plusieurs ares on pouvait apercevoir ce qui faisait appeler la Maison du Bonheur. Une bâtisse quasiment carrée s’élevait sur plusieurs étages. Dans les champs environnants des personnes s’affairaient au travail manuel. De là où ils étaient personne ne pouvait voir les deux agents, cachés dans les sous-bois ils inspectaient leur nouveau terrain de chasse. Danny tendit ensuite les jumelles à Vichentsky ce dernier put voir avec un peu plus de précision le domaine.

Les travailleurs étaient jeunes, vingt ou trois ans au maximum. Vêtus d’amples robes blanches ou pantalon, chemise de même couleur ils finissaient de travailler les maïs, les rangs de blé ou les maigres vignes qu’ils avaient. Au fond une étable accueillait plusieurs bovins dont s’occupait une jeune femme brune. D’épaisses et hautes haies entouraient l’ensemble de la propriété. Ainsi on ne pouvait rien voir de ce qui se passait à l’intérieur depuis la route. Viking passa en revue tout l’espace mais ne constata nulle part la présence de la Mae ou de l’une des premières filles. Visiblement seuls les travailleurs étaient autorisés à sortir.

Loin de l’image de forçats totalement déshumanisés que les médias reflétaient d’eux les gens riaient, plaisantaient lors de leur ouvrage. Cela chahutait même par endroit. De là où ils observaient Danny et Alexandre auraient même pu penser qu’il s’agissait d’un véritable havre de paix. Puis un bruit se fit entendre mais ce ne fut qu’un tracteur qui avançait sur la route. Celui-ci ne réfléchissait pas à savoir si le fait d’utiliser des moyens modernes le rendait moins bons ou plus mauvais. De l’autre côté de la haie, seule une charrue manuelle ou tirée par les bovins était acceptés. Mais la plupart des ouvrages étaient fait directement à la main.

Après plusieurs minutes d’observation Danny tapota sur l’épaule de Vichentsky et les deux hommes se retirent aussi discrètement qu’ils étaient venus. Ils descendirent la colline. Le Sheriff Folton était toujours contre son véhicule. Elle les attendait mais semblait tout de même s’emmerder.

- « C’est bon vous avez fini on peut y aller ?
- Oui je crois. Depuis combien de temps ils sont là ?
- Cela va faire bientôt cinq ans. La femme qui dirige tout cela à acheter la maison à cette époque. Mais dites moi pourquoi vous vous intéressez autant à ces gens ? Ce n’est sûrement pas juste pour une disparition. »

Là ils se sentaient acculés. Expliquer la réalité risquait de créer la panique, mais que pouvait-il raconter dans ce cas. Ils n’avaient pas penser à ça. Ce fut Danny qui essaya de broder.

- « On a essayer d’y entrer pour discuter et se renseigner mais ils n’ont pas voulu alors on fait avec les moyens du bord.
- Oui c’est vrai ils parlent pas beaucoup et évitent les autres. À chaque fois qu’ils passent en ville ils sont toujours pressés et renfermés sur eux-mêmes. Moi-même j’ai du mal à y entrer.
- On ne va pas plus vous déranger Sheriff ramenez nous au Motel... »

Ce fut à ce moment là que le téléphone de Danny sonna dans sa poche. Il décrocha immédiatement alors que Viking restait parler avec Casey. L’agent Taylor se retira pour parler tranquillement.

- « Danny Taylor Coach sentimental, sexuel et travail sur soi à votre service.
- < Danny c’est pas vrai c’est Martin. Dis moi tu as du bol que ce soit moi et pas Jack, je ne suis pas sûr qu’il aurait apprécié autant ta blague. >
- Eh petit couillon saches que ton nom s’affiche avant que je décroche. Bon tu racontes quoi de beau ?
- < Oh rien juste que je viens d'atterrir et que j’attends en compagnie de Roald devant votre Hôtel dans cette charmante ville. C’est pas que l’on s’ennuie mais cela va faire une demi-heure que l’on tourne en rond et que même Sam n’est pas là.
- Merde c’est vrai que c’était à cette heure dit Danny en regardant sa montre ! Tu peut attendre encore une autre demi-heure on revient ? J'appelle Sam elle est plus près que nous.
- < Ne me dit pas que vous nous aviez oublier ? >
- Si peu. Si peu. Bon allez à tout à l’heure. »

Danny raccrocha et revint vers Vichentsky et Folton.

- « Finalement on retourne vers le centre-ville. On a oublié l’un de nos collègues à la porte.
- Martin il arrivait déjà ?
- Ah ! Parce qu’en plus vous aussi vous l’aviez oublier ? Je pensais à vous pour me le rappeler. Bravo bel exemple !
- Ne me dites pas que vous n’êtes pas tous arrivés ?
- Ce sont les derniers.
- Je comprends vraiment pas pourquoi vous êtes tous attirés par cette demeure. Ils sont sûrement bien plus que ce que vous vouliez bien me dire. »

Malgré tout le Sheriff accepta sans trop de problème. Viking grimpa aisément à sa place à l’arrière dans la benne tandis que Danny montait côté passager. Ils rentraient à l'hôtel tandis que Danny appelait sur son portable Sam. Tout se mettait peu à peu en place à présent ce sera à eux de jouer la partition. Délicate mission.
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Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Mer 7 Nov - 17:25

wahoooouuuu !!! je viens de rattraper mes deux suites de reatrd et là je dis chapeau bas !!! déjà la première partie qui nous éclaire un little chouailla et ensuite comme tu peux aisément le deviner mon passage préféré !!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green

c'est fou ce que tu décris bien la campagne !! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green et mon danny toujours aussi tordant
- « Danny Taylor Coach sentimental, sexuel et travail sur soi à votre service.

par contre mais j'ai eu rudement chaud d'un coup dans cette suite !!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green superbe passage, vu du côté pasculin ça prend un tout autre aspect !!! Mr.Red Mr.Red Mr.Red respect respect respect respect respect

bon quoi dire d'autres que je veux tout plein d'autres passages

et pauvre marty oubliez par ses amis ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr bon marty c'est bien mais danny c'est mieux !!! cheers cheers cheers cheers cheers

merci hio tu me régales avec ces passages !!!
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mer 7 Nov - 17:33

J'en suis heureux.

Il faut dire certaine chose. La campagne je connait plutôt bien. Mais celle américaine moins. Alors dans ces cas là je me documente. Donc sachez que Roanoke existe bel et bien et que ce que je vous dis ressemble à quelque chose près à la réalité. Disons que j'adapte.

Pour la scène chuppesque l'idée m'est venue comme cela dans la continuité. C'est pour cela qu'elle est un peu monobloc mais bon. Ceux qui ont dû avoir peur ce sont mes voisins dans le train au moment où je l'écrivais. Le pire ce fut la chuppa de clara que j'ai lu à ma bibliothèque universitaire hier. Cela fait tout bizarre.

Par contre je vous préviens j'ai pas mal de grosses, grosses suites en perspective. Je suis parti pour faire de grandes parties. Donc tenez en haleine.
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Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Mer 7 Nov - 17:38

franchement je t'avoue que c'est fou ce que je me plonge dans cette fic ....et puis moi j'aime les longs passages parce que ça nous promet du chuppa, du gore, du suspens, du rire et des émotions en flots !!!! yeeesssss !!!!

et surtout ça veut dire du danny tout plein aussi ...bon ok je sors !!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mer 7 Nov - 17:43

nathaloche a écrit:franchement je t'avoue que c'est fou ce que je me plonge dans cette fic ....et puis moi j'aime les longs passages parce que ça nous promet du chuppa, du gore, du suspens, du rire et des émotions en flots !!!! yeeesssss !!!!

et surtout ça veut dire du danny tout plein aussi ...bon ok je sors !!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green

Du Danny tout plein c'est pas sûr. Evidemment il est présent mais je t'avouerais que les deux personnages principaux de cette histoire chez nos agents c'est plus Jack et Martin. Mais bon je sais distiller les besoins.

Là je suis un passage où j'ai même pas atteind la moitié et sur Word je dois faire au moins 7 pages. Donc tu vois le résultat.

Aute chose si vous voulez un peu d'info sur leur lieu d'enquête. Voici :

http://www.roanokeva.gov

Vous verrez c'est mignon. En tout cas vu d'ici.
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Re: La maison du bonheur

Message  clara le Mer 7 Nov - 22:00



Je viens de ratrapper tout mon retard, désolé mon trésor mais je ne voudrais pas survoler je prends mon temps pour apprécier...

Et c'est tout simplemnt grandiose en plus en lisant toutes ces suites d'affilé j'étais complètement entrée dans ton monde et....wouha, j'avais envi d'y rester ptdr ptdr ptdr ptdr j'y étais trop bien ptdr ptdr ptdr

C'est vrai que là je suis passée aussi par plein d'émotion: il y a tout dans ta fic: e suspens ( et ça tu es le roi), l'émotion pure, et oui tu m'as tout de même tiré les larmes plusieurs fois Sad ....Et aujourd'hui tu peux ajouiter à ton tableau: le chuppa Mr. Green

Et comme le dis Nat, c'est bien de lire cela, venant de la plulme d'un homme Mr. Green et c'est...Wouha!!!!

Tu m'excuseras mais je n'ai pas pu m'empècher de penser à toi pendant ce moment Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed

Enfin bref, c'est tout simplemnt merveilleux cette fic, c'est à chaque fois un régal et du bonheur pour moi...

Encore Mr.Red
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Re: La maison du bonheur

Message  nady le Mer 7 Nov - 22:32

Mmmh désolé je vais faire court (suis KO) mais en tout cas je suis tout a fait d'accord avec les filles, c'etait un super passage!!

On s'y croirait, c'est dingue, c'est tres bien decrit!

respect respect respect

Alors qu'une seule chose : la suite!!
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Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Jeu 8 Nov - 13:17

La voici les filles.

Petit changement d'ambiance. Nous retrouvons les autres agents à New-York.

Auparavant je vous fais plein de bisous à vous toutes (et en priorité à ma clara) pour toutes les gentilles choses que vous m'avez dites. Merci cela me fait chaud au coeur.


Dimanche 16 Juin, East Village

Il y a des choses comme cela, des choses qui pour beaucoup ressemble à des règles alors que ce ne sont que des habitudes, des manies, des réflexes quotidiens.

Ainsi à moins d’être un fervent religieux, le repos réel du dimanche était largement entaché d’exceptions. Médecins, policiers, traders, chefs d’entreprise travaillaient ainsi le jour dominical. Mais il faut toujours un peu de repos pour nos âmes perdues me direz vous ? Mais bien sûr il n’y a aucun doute sauf que pour certains cela n’a plus rien à voir avec la pensée commune du dimanche sacré.

Ainsi Jack faisait-il travailler à présent son équipe pour le deuxième dimanche. Sale temps pour les braves. Il était rare que Elena et Viviane partent en duo enquêter. Même si toutes deux n’avaient rien à se reprocher, c’était juste pas dans leurs habitudes. Toujours ces foutues habitudes. Les recherches d’Elena sur les anciens membres de l’association avaient finalement abouti. Ainsi elle avait été contactée par un ancien adepte qui acceptait de la rencontrer mais posant des tas de conditions dont surtout la plus grande discrétion. Elena n’y voyait aucun inconvénient et accepta évidemment.

Alors il lui donna rendez-vous. Jack étant occupé à coordonner leurs forces et à éviter les charges de Van Doran qui se demandait où allait bien se diriger cette enquête, Elena demanda à Viviane de l’accompagner. Celle-ci accepta de bonne grace et elles allèrent à ce rendez-vous.

C’était une vieille église de Manhattan. La messe allait s’achever et pour ne pas la perturber elles attendirent à l’extérieur. Elles n’avaient pas grand chose à se dire et s’échangèrent des banalités. La messe finie les fidèles quittèrent la bâtisse. Elles entrèrent. Ils n’étaient pas nombreux à venir assister à la messe. Quelques grand-mères, deux ou trois jeunes bon chic bon genre. Le culte catholique ne pouvait en effet rivaliser avec la ferveur baptiste et la chaleur agréable des Gospels.

Peu à peu elles s’habituèrent à la quasi obscurité baignant l'église au travers des vitraux. Un homme restait seul sur les bancs. Le curé et ses enfants de choeur était déjà partis pour une autre cérémonie. Elena et Viviane s’installèrent derrière l’homme qui restait assis sur le banc à prier.

Il avait plus de quarante ans, les cheveux gras et une coupe au bol avec une raie au milieu. Sur les temps et par endroit ceci noirs grisonnaient. Il avait un teint gris, fatigué. Il semblait avoir perdu beaucoup de poids et avait des oreilles plutôt grandes.

Lorsqu’il eut finit de prier et avant qu’il ne se lève Elena intervint.

- « Paul Voronitz ? »

L’homme était debout et regardait de ses yeux verts les deux femmes. Il ne répondit rien alors Elena poursuivit.

- « FBI. Agent Delgado et voici l’agent Johnson. On s’est parlé au téléphone. »

Et tout de suite l’homme l’interrompa et sembla extrêmement stressé.

- « Pas ici, ma paroisse ignore mon passé. Venez dehors. »

Ils sortirent tout les trois de l'église sans un mot. Paul se dirigea de l’autre côté de la rue. Là un petit parc abritait des jeux pour enfants et autour d’une fontaine quelques bancs. Sans même les avertir il alla s’y asseoir et sortit de son sac à dos assez usé des morceaux de pain qu’il commença à donne aux pigeons.

Arrivée sur place à sa suite Elena demanda alors.

- « On peut y aller là ? »

De nouveau l’homme ne répondit pas et Elena se força à continuer la conversation.

- « Pourquoi toutes ces précautions ?
- On ne sait jamais. Ils sont très forts vous savez et puis ils sont partout.
- Vous avez peur d’eux ?
- Les quitter à été la plus difficile des choses que j’ai fait de ma vie. Ils ne cessaient de me dire que nous pouvions nous en aller à tout moment, que la porte était grande ouverte. Mais que dehors c’était l’enfer et le danger.
- Pourquoi êtes vous parti alors ?
- Le jour où j’ai eu plus peur à l’intérieur que je n’ai eu de l’extérieur, le jour ou j’ai senti le danger dans la maison.
- Comment cela ?
- Ma fille Judith et ma femme y étaient entrer avec moi. Ma fille à souffert de malnutrition et de déshydratation. Je n’ai pas pu l’accepter et je suis parti. J’ai voulu emmener ma fille avec moi mais ils me l’ont arracher des mains disant que c’était un enfant destin.
- Un enfant destin ?
- Pour la Mae, l’enfant destin est un être qui a des capacités particulière pour communiquer avec la mère nourricière, Gaïa. Auparavant ma fille était considérée comme tout les gamins et puis du jour au lendemain elle devenait spéciale.
- Nous recherchons cette femme, l’auriez vous aperçue dit Viviane en lui tendant une photo de Miranda ?
- Oui. Je l’ai vu. Elle est venue pour la première fois il y a trois ans. Un peu après moi.
- C’est cela continuez.
- Au début elle faisait partie des chevaliers.
- Les chevaliers interrogea Elena ?
- Nous ne sommes pas tous reclus là-bas. Le plus grand nombre des membres n’est que de passage, ce sont des chevaliers. Ils viennent là-bas pour se ressourcer, prier ou au départ faire des stages. Dans le fonctionnement c’est comme une religion. Mais elle cette femme... »

Il désigna alors du doigt la photo de Miranda que Viviane lui tendait.

- « Elle, elle est vite passée par l’initiation.
- C’est-à-dire ?
- Par l’initiation, des cérémonies, on peut s’élever dans la voie spirituelle. Elle assez vite le statut de moniale.
- Trop vite ?
- J’ai toujours été surpris par son accession rapide. Mais s’il s’agissait de la volonté de la Mae elle ne pouvait se tromper.
- Lorsque vous êtes parti était-elle toujours en vie ?
- Je le crois mais je suis parti il y a plus d’un an et puis je ne la voyais que très peu. D’abord pourquoi serait-elle morte ?
- Elle avait un cancer, du sein.
- La Mère disait qu’il suffisait de prier, de se reposer et de manger beaucoup d'oméga 3. Le cancer ce n’est qu’une microbe qui s’installe en vous et qui provient de la pollution extérieure. Nous, nous étions dans un champ d’énergies nous protégeant.
- Ah bon ?
- Je sais que vous ne comprenez pas ce que je dis mais c’est normal vous êtes des colons.
- Des colons ?
- Ce sont les personnes qui ne sont pas au sein de la Maison. Le jour où je suis parti ils m’ont appelé ainsi, sachant que c’était la pire insulte que je recevais. Vous savez c’était la troisième fois que je voulais partir mais ce fut la seule où j’en ai eu le courage. Résultat j’y est laissé une fille et une femme. C’est aussi pour cela que j’ai voulu y retourner plusieurs fois. »

Après les salutations d’usage Elena et Viviane laissèrent cet homme seul avec ses pigeons. Ce fut Viviane qui engagea la conversation lorsqu’elles retournèrent jusqu’à la voiture.

- « Pauvre homme. Il est complètement détruit.
- Oui et tu sais quel travail il faisait auparavant ?
- Non.
- Il était avocat. L’un des meilleurs en matière de contentieux immobilier. Comme quoi ils arrivent à recruter bien plus que des imbéciles. »
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Re: La maison du bonheur

Message  clara le Jeu 8 Nov - 13:50

Wouha!!!!!

La confesssion de ce pauvre homme m'a retournée

Il y a des choses comme cela, des choses qui pour beaucoup ressemble à des règles alors que ce ne sont que des habitudes, des manies, des réflexes quotidiens.

Ca c'est terriblement vrai hélas Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

pour en revenir à la confession du vieil homme, c'est terriblement bien écrit, j'avais l'impression nde le voir, complètement détruit par son passé....
Et cette secte mais c'est pas possible!!!!!ça me rend dingue des trucs pareils!!!!(pas ta fic,non)

La Mère disait qu’il suffisait de prier, de se reposer et de manger beaucoup d'oméga 3. Le cancer ce n’est qu’une microbe qui s’installe en vous et qui provient de la pollution extérieure. Nous, nous étions dans un champ d’énergies nous protégeant[quote]

Tu comprendras que cela m'a fait dressé les cheveux sur la tête, elle est malade cette nana rgrrr rgrrr rgrrr rgrrr

En tout cas encore un passage délicieux

Encore,encore Mr.Red
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clara
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Re: La maison du bonheur

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