La maison du bonheur

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Message  Théana le Sam 10 Nov - 18:39

ptdr ptdr ptdr ptdr

peut être, c'est surtout pour moi un moyen de me destresser et de faire le vide. Certains fument, d'autres picolent, moi je fic ptdr

bon vais alors voir mon homme il est malade. Je joue à l'infirmière mais c'est pas drôle il est pas en état d'apprécier la blouse blanche Mr.Red Mr.Red
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Message  Hio-Tin-Vho le Sam 10 Nov - 18:41

Théana a écrit:ptdr ptdr ptdr ptdr

peut être, c'est surtout pour moi un moyen de me destresser et de faire le vide. Certains fument, d'autres picolent, moi je fic ptdr

bon vais alors voir mon homme il est malade. Je joue à l'infirmière mais c'est pas drôle il est pas en état d'apprécier la blouse blanche Mr.Red Mr.Red

Il simule pas un peu pour ça ?

Mr. Green
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Message  Théana le Sam 10 Nov - 19:00

non la non, ptdr il a plus de 39° . S'il similait, je serais pas revenue sur le fofo pour m'occuper Mr.Red
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Message  clara le Sam 10 Nov - 21:45

Voilà c'est fait j'ai rattrappé mon retard, je suis toujours à la bourre désolée ptdr

C'est vrai que c'est original et le dessin d'explication Mr. Green j'adore on dirait un bon Agatha Cristie Mr.Red ....(livre que j'adore sois dit entre nous Mr.Red )

Et cette enquète tu aimes nous faire languir n'est ce pas? Mr.Red

Allez encore,encore,encore Mr.Red
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Message  nady le Dim 11 Nov - 4:20

Moi aussi j'ai rattrapé mon retard!


Danny et sa brosse a dents ptdr ptdr

c'est dingue , tu arrives a donner une quantité impressionnante de details mais en meme temps tu nous tiens toujours en haleine et on veut toujours en savoir plus!!

Bon j'attends une suite!

J'ai hate que Martin se jette dans la gueule du loup Mr.Red
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Message  nathaloche le Dim 11 Nov - 10:32

ou de la louve !!!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green

c'est vrai que hio nous fait bien rire avec ce qu'il est capable de nous faire mais je remarque qu'il a beaucoup de pro-dan dans les coms alors il va falloir qu'il nous en mette du dan !!!! ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr

bon hio ????? la suite peut être....
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 12 Nov - 11:17

La suite surtout.

Je vous remercies de tout vos commentaires mais malheureusement cet énorme passage va être totalement consacre à Martin. Car voici qu'il entre dans la gueule du loup ou de la louve comme vous dites.


Lundi 17 Juin Roanoke, La Maison du Bonheur

Une boule dans le ventre comme quand il était gosse et que c’était la rentrée scolaire. Très souvent d’ailleurs comme aujourd’hui son père n’était pas là. La bonne ou les gens qui travaillaient pour sa famille se chargeaient de cela. Oui mais là il était un adulte, il avait appris à vivre avec, avait fait avec. Les choses étaient différentes, enfin elles semblaient être différentes.

Mais rien ne se crée, rien ne se perd tout se transforme comme dirait le camarade Lavoisier. Ainsi la vie n’est qu’un éternel recommencement et il s’en rendait compte à présent.

Il était tout juste 7 heures. L’air était encore humide et sentait bon l’herbe fraîche et le sous-bois. Martin marchait tranquillement sur le goudron de la route. Il venait tout juste de quitter Danny qui l’avait amené auprès de la demeure. Les deux hommes ne s’étaient pas beaucoup parler, ils savaient tout les deux que cela ne servait à rien. Simplement, l’agent Taylor avait serré la main de son ami lui lançant un petit « Merde ». Martin lui répondait d’un sourire, un simple sourire. Puis il était parti son sac à la main, un grand sac de voyage.

Désormais, il effleurait du bout des doigts la haie de cyprès de la propriété comme si ce geste anodin aurait pu faire évacuer son angoisse, en un instant. En façe de lui il n’y avait rien que la route qui se poursuivait, interminable et puis cette haie qui haute, imposante, dominatrice. Il marchait très lentement, comme pour retenir l’échéance. Il savait que cela était stupide, qu’au final il devrait rentrer, que de toute manière il ne pouvait y échapper. Mais il n’y pouvait rien, c’était instinctif, en dehors de sa volonté.

Puis un peu plus loin apparût le portail de la Maison du Bonheur. Tout aussi majestueux, tout aussi angoissant il cachait tout ce qui se passait à l’intérieur. De lourds panneaux pleins en fer, des maigres décorations c’était ça le portail de l’endroit où il allait vivre pendant une semaine. Au centre un oeil d’Horus, un Ankh paraissait inquisiteur, surveillant les allées et venues. Avant d’entrer Martin le fixa plusieurs secondes, ne sachant quoi y penser. Il respira profondément un grand coup et entendit dans son oreille Danny lui dire.

- < « Ne t’inquiètes pas on est là. » >

Même si elle ne changeait rien et que de toute manière il ne pourrait intervenir aussi facilement cette petite phrase lui fit chaud au coeur. Alors il s’approcha et frappa sur le portail. Il attendit que l’on vienne lui ouvrir, dansant un pied sur l’autre son sac dans son dos.

Chaque seconde à attendre semblait être des minutes, des heures. Plus d’une fois il hésita, faillit même partir. Il n’osait pas l’avouer devant les autres mais il avait peur, il était littéralement terrorisé. Par parce qu’il risquait un quelconque danger. Non depuis longtemps le danger ne lui faisait plus peur, il avait appris à vivre avec. Non sa peur naissait de son ignorance, il ignorait ce qu’il lui arriverait, ce qu’ils lui feraient ou qu’ils ne lui feraient pas. Malgré tout ce qu’ils avaient appris, toutes les précautions qu’ils avaient pu prendre tout cela ne suffisait pas. Là il aurait rêvé de voir quiconque à sa place. Son coeur commençait à palpiter, son teint à rosir et des perles de sueur se formaient sur la peau.

Et puis soudain il entendit quelqu’un marcher de l’autre côté du portail, le loquet se désenclencha et il s’ouvrit. Un homme le teint bronzé par le travail des champs, mais la peau parcheminée et constellée de tâches de rousseur se tenait devant lui. Il était de taille moyenne, chataîn clairet comme tout les hommes ici les cheveux coupés courts. Il sourira à Martin, un sourire franc et véritable. Il semblait heureux de voir un inconnu. En fait le sac qu’il tenait derrière lui faisait qu’il n’était pas aussi inconnu que cela, il allait partager leur vie.

- « Bonjour. Vous devez être l’un de nos stagiaires ?
- Oui Benjamin Side dit Martin qui évidemment n’avait pas oublié sa couverture.
- Entrez Benjamin. D’autres sont déjà arrivés dit le jeune homme qui lui ouvrit plus grand le portail. »


Martin entra. Il se trouvait en bas du terrain. Mais il put voir en détail le lieu qui allait l’accueilli pour un moment. Le dessin de Viking lui revint à l’esprit et effectivement il était très ressenblant. Il ne pouvait apercevoir ni la longère, ni la cabane du fond mais supputait déjà leur présence. Ils marchaient déjà tout deux dans l’allée centrale qui serpentait dans les contours du terrain.

- « Excusez moi je ne me suis pas présenté dit son accompagnateur. Je m’appelles Charon. Je serais votre guide pendant la durée de votre séjour. S’il y a le moindre soucis c’est à moi qu’il faut s’adresser. Je suis à votre service en quelque sorte.
- C’est bon à savoir.
- Vous semblez stressé Benjamin.
- Un peu d’appréhension. C’est la première fois que je fais une retraite. »

À cette remarque Charon se mit à rire Puis il reprit bien vite la conversation.

- « Ce n’est pas vraiment une retraite. Si vous voulez chercher un qualificatif appellez cela un séminaire.
- D’accord.
- Cela vous dérange Benjamin si je vous appelles seulement Benjamin ?
- Non bien sûr.
- J’ai l’habitude d’appeller les gens par leur prénom et de les tutoyer. Mais si cela vous gènes je ne verrais aucun inconvénient.
- Moi cela m’importe peu. Par contre vous c’est Charon quoi ?
- Simplement Charon. »

Il vallait mieux éviter d'être trop curieux dès le départ. Martin ne rajouta donc rien. La pente en direction de la maison était douce mais longue. Ils passèrent devant le près à bestiaux. Là quelques bovins paîssaient tranquillement, machouillant leur herbe. À leur passage ils tournèrent légèrement la tête mais ils passèrent très vite à autre chose et les oublièrent tout aussi vite. Charon marchait les mains dans le dos, il regardait droit devant lui. D'un pas léger et ample il avançait. On aurait dit que rien ne pouvait le toucher. Déjà dès le premier contact les personnes qui étaient ici angoissaient Martin. Ce n'était pas vraiment bon signe.

À droîte des gens s'affairaient dans les champs. Sur la parcelle étaient rassemblées, un potager, des rangs de blé, de maïs, des pommes de terre, des tomates qui commençaient à se gorger de soleil et des plantes dont Martin ignorait jusque là l'existence. Au passage lorsqu'une jeune femme se leva il lui sourit. Immédiatement elle répondit à son sourire. Elle ne connaissait pas cet homme mais peu importait cela ne l'empêchait pas d'être agréable.

Et Martin dût reconnaître une chose dès le début tout le monde sembla agréable à son égard. Charon était certes silencieux mais il était évident que s'il avait voulu le guide aurait très bien pu engager la conversation. Il souriait quasiment tout le temps et respirait la joie de vivre.

Enfin alors qu'ils arrivaient presque il aperçut au loin la cabane dont lui avait parler Viking. Elle semblait véritablement à l'écart des autres édifices. Il ne put qu'apercevoir une barrière tout autour et ce qui sembla être des tombes car déjà, Charon le poussait. Tout doucement, avec un certain tact mais il l'approchait des autres. En effet devant la maison étaient rassemblées plusieurs chevaliers. Plus d'une dizaine de personnes faisaient ainsi le déplacement pour ce séjour. Il ne serait donc pas seul. Charon quand à lui se dirigea vers le perron. Dessus il reconnut deux personnes. Le jeune cadre dynamique qui ici avait quitté son costard pour une tenue pour orientaliste, ample et avec le col ouvert sur sa poitrine et aussi l'autre homme qui lui avait fortement conseillé le livre de la Mae lors de la séance. Tout les trois avec Charon qui les avait rejoint ils discutaient tranquillement.

Visiblement la conversation était intense. Parfois même Martin crût apercevoir l'un deux désigner quelqu'un dans la foule.

Très vite cette fois-ci Galinéa fit son entrée. Elle était encore plus belle que la dernière fois qu'il l'avait rencontré. Une rousse, avec des formes généreuses, des cheveux bouclés qui retombaient en cascade sur ses épaules et sa poitrine. Son vêtement laissait deviner la courbure et la taille de ses seins et visiblement le léger décolleté qu'elle arborait ne dérangeait guère les messieurs présents, Martin compris. Mais ce qui frappa surtout son attention fut ses yeux. Il était d'un verre quasi transparent. Plus près du bleu et du jaune que du vert. Et pourtant elle dégageait une telle force et une telle énergie.

- « Mes frères et mes soeurs, bienvenue chez nous, que dis-je bienvenue chez vous. Je suis heureuse que vous ayez accepter de participer à ce séjour. Vous verrez ce n'est nullement le bagne ou les travaux forcés. »

Sa pointe d'humour dérida et libéra un peu la tension de la troupe. Martin n'était pas le seul à rentrer.

- « Voyez vous, nous avons tous choisi d'être ici et nous avons peut-être des raisons différentes pour cela. Certains ignorent même pourquoi ils sont venus. Et c'est bien normal. J'espère en tout cas qu'à la fin de ce séjour vous saurez un peu mieux pourquoi. Toujous est-il que nous allons chercher à vous apporter le maximum que nous pourrons, le maximum que nous savons. En effet ce stage sera dédié à la découverte culturelle, artisanale et spirituelle des mondes si ce n'est inconnus mais méconnus de notre savoir. Nos encadrants vous offrirons leur connaissance lors de séances. Je vous rassure tout cela est à volonté. On ne vous oblige à rien. Si vous le souhaitez vous pouvez même passer cette semaine à réfléchir et à vous recueillir. C'est tout à votre honneur d'avoir choisi ce lieu pour cela. Car vous découvrirez bien vite ce lieu est propice à la méditation et au recueillement. Chaque jours donc nous afficherons les modules ouverts auxquels vous pourrez assister. Libre à vous d'y participer. Par contre je vous serez gré d'accepter les conditions de vie qui régissent ce lieu. Ce n'est rien. Simplement nous mangeons et dormons à heure fixe et les repas se passe ensemble. Et puis quoi de mieux que de partager le pain quotidien pour tisser des liens. Je vous laisse tout de suite prendre possession de vos chambres vous êtes sûrement impatients. Ce matin est libre pour vous. Vous pouvez rencontrer nos membres, consulter nos ouvrages à la bibliothèque, discuter avec nos encadrants. Questionnez les ils sont là pour vous répondre. Nous déjeunerons à 12H00 et après le repas sera afficher les activités. Bien à vous. »
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 12 Nov - 11:18

Elle avait sût tout le long de son exposé placer au bon endroit, les pauses, les petits silences et elle ne quittait pas du regard les stagiaires. Gratifiant au passage un sourire à chacun d'entre eux. C'était tellement évident que Martin pensait alors qu'elle l'avait remarquer. Il suivit pourtant les autres qui commençaient à se diriger vers les logements.

Quand soudain machinalement il leva le regard vers le ciel et là furtivement il aperçut une silhouette qui regardait à travers une fenêtre. C'était une grande femme, brune aux cheveux raides et surtout aux yeux glaciaux. Elle s'évapora rapidement mais désormais il en était sûr elle avait assité à toute la scène.

Dans les étages on lui montra très vite la chambre de Benjamin Side. Mais là il fut plus que surpris.

Ce n'était pas véritablement une chambre, plus une cellule. Elle faisait 4 mètres sur 3. Le mobilier était très succint. À gauche le lit, à droite un grand placard. Sur le mur de devant une table surmonté de ce qui ressemblait à un autel avec une bougie mais la photo qui trônait là avait dû être retirée. Plus loin que le lit un grand rideau était tiré. Il posa donc son sac sur le lit et tira le rideau. Le coin toilette était dissimulé derrière ce voilage, avec lavabo et WC. Il permettait aussi d'obscucir le fenêtre qu'il avait. Un petit espace par lequel pénêtrait la lumière. Il s'assit sur le lit qui grinça légèrement. Il souleva le matelas et regarda de quoi il était fait. Le lit rustique s'il en était, était confectionné grossièrement de planches non rabotés et de gros clous. Il reposa le matelas et regarda à nouveau la pièce. Les murs jaunes renvoyaient le peu de lumière qui parvenait. Des hexagrammes ou des ankh égyptiens étaient accrochés par endroit. Nul cadre ou photographie ornaient les murs.

Il allait commencer à s'allonger lorsqu'il fut sortir de sa torpeur par une voix.

- « Les lieux te plaîsent ? »

Il se releva et vit Charon dans l'encadrement de sa porte.

- « C'est rustique mais chaleureux. Par contre j'ai un léger problème avec cela. »

Il désigna alors ce qui faisait office de porte. Charon recula donc et regarda ce qu'il montrait il ne sembla que légèrement surpris. Le seconde rideau qu'il tenait dans les mains étaient devenu une habitude.

- « Et bien quoi ?
- C'est-à-dire que j'ai l'habitude de véritables portes pas d'un simple voilage.
- As-tu peur de nous Benjamin ? Tu n'as rien à craindre. Ici il n'y a pas de voleurs.
- Je sais bien mais disons que je préfères un peu d'intimité si vous voyez ce que je veux dire.
- Bien sûr. Mais ce rideau suffit amplement. S'enfermer ainsi ne résoudra rien ce qu'il importe c'est de s'ouvrir aux autres. Tu verras très vite tu comprendra.
- Oui et puis ce n'est que pour une semaine. »

Il avait dit cette dernière phrase plus doucement de sorte qu'il ne se l'était dite qu'à lui même. Charon ne releva même pas. Martin se leva de son lit et laissa son sac dessus, sans l'avoir encore ouvert. Il se dirigea vers l'entrée de la chambre. Son guide le laissa sortir et se poussa légèrement. Il regarda le couloir. Un coup d'oeil rapide lui suffit à remarquer un détail étonnant.

- « C'est quoi cette porte là-bas ? »

Il désignait une grande porte au bout du couloir. Elle semblait fermée car il ne vit aucune porte jusque là qui n'était pas grande ouverte.

- « Je suis désolé cet espace est réservé aux moines et moniales mais qui sait peut-être qu'un jour tu les rejoindra.
- Je croyais que nous n'étions pas dans un monastère ?
- Tu attaches trop d'importance aux mots Benjamin. C'est symbolique le terme de moine et de moniale. Cela signifie qu'ils ont pour un temps seulement, qu'eux mêmes on choisit voué leur vie à une quête.
- Quel genre de quête ?
- Une quête personnelle. Nous recherchons tous l'espoir n'est-ce pas ?
- Oui évidemment.
- Je te laisse je vais voir d'autres stagiaires. On se retrouve au déjeuner ?
- Midi c'est cela ?
- C'est cela. Bon séjour parmi nous Benjamin.
- Merci. »

Martin retourna à sa chambre. Il sortit ses affaires, les mit dans le placard et posa son sac en pace de la penderie. Puis il se dit qu'il pouvait commencer à reconnaître le lieux. Mais d'abord il se devait de faire deux ou trois choses. Il tira le rideau de la porte puis retourna au centre de la pièce. Il sortit de sa poche un cadenas et ferma avec son placard.

- « Au moins j'aurais un semblant d'intimité. »

Il passa alors la clé autour de son cou et commença ensuite à fouiller l'ensemble de sa chambre. Il ne trouva ni micro ni caméra. Pas même un petit quelque chose dans l'aération. Quand il fut sûr de sa fouille il remit tout en place et tira le second rideau et installé près de la fenêtre tenta de communiquer avec ses collègues.

- « Danny c'est Martin tu me reçois.
- < Roger. >
- Non j'ai demandé Danny.
- < Roger c'est le code radio pour oui très bien. Tu ne regardes jamais les films d'espionnages ? Ah James Bond quel grand homme ! >
- Oui ben j'ai autre chose à penser là tu vois.
- < Martin c'est Viking, comment se passe votre installation ? >
- C'est la petite maison dans la prairie ici. Tout le monde est souriant, heureux d'être ici. J'ai pas vu un seul me tirer la tronche une seule fois. À chaque fois qu'ils croisent mon regard c'est pour me sourire.
- < Ils veulent que vous vous sentiez chez vous. >
- Et bien dans ce cas ils se gourent chez moi cela aurait été soupe à la grimace et locaux luxeux. J'ai l'impression d'être dans un pensionnat.
- < De jeunes filles ? Oh mon coquin ! Cela me rappelle un autre film. >
- Oui ben épargnes moi ton délire Danny. Dites j'avais penser faire un petit tour du propriétaire qu'en pensez vous ?
- < Très bonne idée. Profitez qu'ils vous laissent un peu de liberté. J'ai peur que cela ne dure guère longtemps. Concentrez vous sur la cabane au fond. Je la trouve bizarrement à l'écart. >
- Moi aussi. J'avais pensé à cet endroit en premier. Je vous laisse heureusement qu'ils ne nous ont pas offert le petit déjeuner. »

Mais dès qu'il eut quitter sa chambre et rejoint le rez-de-chaussé, il remarqua dans un salon qu'une collation avait été offerte aux nouveaux arrivants. Malgré la faim qui commençait à le tenailler Martin ne s'y arrêtat pas. Il sortit de la maison et fit sembler de regarder le paysage. En effet il n'avait rien pu avaler la veille au soir. Malgré les pizzas ramenées par Danny et Viking son estomac était tellement noué par l'angoisse que ce fut le lit qu'il gagna rapidement. Attentionné Danny n'avait fait aucun bruit lorsqu'il était venu se coucher à son tour. Pourtant Martin l'avait entendu car il avait voulu ne plus utiliser de somnifères et avait eu du mal à dormir. Il ne s'était endormi qu'à quatre heures du matin effondré de fatigue.
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 12 Nov - 11:18

Il commença à mimer une ballade récréative. Comme si simplement il se familiarisait à son nouvel environnement. Évidemment les membres de la Maison du Bonheur qui étaient dehors braquèrent leur regard sur lui mais ce fut surtout pour lui sourire à nouveau. Lui mécaniquement y répondit. Cette manie de sourire le stressait plus qu'autre chose. Elle était si fausse qu'elle en devenait pénible.

Marchant tranquillement il longea le mur de la maison et se dirigea vers les bovins. Ceux-ci s'approchèrent de lui lorsqu'il se mit contre la barrière de leur près. Certains léchèrent même sa main qui pendait dans le vide. Visiblement ils avaient l'habitude du contact de l'homme car il ne s'effrayèrent guère à son arrivée. Rapidement il observa que plus personne ne faisait tant que cela attention à lui. Il commença donc à remonter en direction du haut du terrain. Il marchait tranquillement pour ne pas que l'on se pose des questions mais il sentait malgré tout des yeux inquisiteurs sur chacun de ses pas.

Il continua à monter comme si de rien n'était même si un agent du FBI ne pouvait jamais passer inaperçut. Il avait ce ne je sais quoi dans l'allure qui le rendait peu naturel. Il furetait partout, il avançait sûr de lui, ça il n'y pouvait rien, c'était inné, c'était en lui.

Malgré tout on l'oublia bien vite. Il longea la maison puis obliqua sur la gauche et remonta en direction de la cabane. Il pouvait mieux apercevoir ce qu'elle était. Au fond une banale toute simple comme on peut en avoir milles autres. En d'autres lieux, d'autres circonstances on y aurait entreposé des outils de jardin, les jouets et jeux du gosses dont il ne se servait plus. En préfabriqué elle avait dû être déposé là il y a un moment. Mais elle semblait bien entretenue. La dernière couche de verni ne datait pas plus de 6 mois. Martin par réflexe posa sa main droite sur sa hanche. Mais ce fut le vide qu'il lui répondit. Il ne pourrait répondre au danger par son arme.

Par contre tout autour de la cabane s'étendait un espace. Délimité par une barrière basse en bois peinte en blanc, des plaques en y était posée, on aurait dit des tombes. Martin les compta rapidement. Une dizaine au maximum. Il était à présent à quelques mètres, il pouvait presque toucher le portillon qui lui permettrait d'accéder à l'espace puis ensuite à la cabane. Quand soudain.

- « Ah tu es là je te cherchais partout ! Surtout n'entres pas ! »

Il n'avait pas eu le temps de poser la main sur le portillon. Il se retourna et tomba nez à nez avec Charon. Celui-ci tendait encore le bras dans sa direction comme si ce simple geste pouvait le retenir.

- « Pourquoi je ne peut pas entrer ?
- C'est un périmètre sacré. C'est la dernière demeure de nos membres.
- Ce sont des tombes ?
- Oui et seuls les initiés peuvent s'y rendre.
- Désolé j'ignorais dit Martin en redescendant un peu en direction de Charon.
- Ce n'est pas grave, désormais tu saura. »

Ils commencèrent à descendre tout deux. Mais Martin ne put s'empêcher de s'arrêter et de jeter un dernier regard en direction de cette cabane dont il ne pourra percer le secret ce jour-ci.

- « Tu viens insista Charon ? »


Il accéléra donc le pas et rejoignit son guide.

- « Mais comment faites vous pour honorer vos morts ?
- Les morts. Et bien tout simplement comme tout le monde. Nous ne sommes pas des extraterrestres. Nous savons qu'ils nous apportent chaleur et réconfort et cela où que l'on soit. Il nous suffit de penser à eux pour cela. Ils ont une énergie qui dépasse le concept de mort physique et cela nous suffit.
- Moi j'aurais du mal à ne pas aller me recueillir sur la tombe de mes ancêtres. J'ai besoin de leur parler. C'est un réflexe.
- Tu es trop attaché au matériel. L'important est ce que l'on fait pas comment on le fait.
- Sans doute. Mais dites ils sont morts depuis combien de temps ces gens ?
- 5 voire 10 ans. Ce sont les membres de notre association qui ont voulu dans leur dernière demeure rester toujours auprès de nous.
- Ce n'est pas un peu paradoxal d'empêcher de les voir ? »

À cette dernière question Charon s'arrêta et fixa Martin droit dans les yeux. Il ne croyait visiblement pas beaucoup la visite innoportune de l'agent.

- « Pourquoi tu poses toutes ces questions ?
- Je suis passionné par.... les relations que l'on peut avoir avec les êtres décédés, les communications avec les esprits, les cycles de réincarnation tout cela. Je crois que nous ne sommes pas sur Terre simplement pour finir comme nourriture pour les asticots. Et je pense aussi qu'après que nous ayons quitter notre enveloppe charnelle il se passe autre chose. J'ignore quoi mais cela va bien plus loin que nous imaginons encore. »

Visiblement son baratin rassura Charon qui d'un coup se décripsa. Il semblait beaucoup plus détendu. Il souria à nouveau et repris sa route.

- « Ah d'accord je comprends mieux. Viens tu vas allez faire une visite rapide de la bâtisse et tu pourras discuter avec les autres chevaliers de passage et ceux qui habitent le centre.
- Les quoi ? »

Il avait prononcer le mot de trop. Normalement Martin ignorait tout de la dénomination de chevalier. Il restait encore un ignorant, un colon comme on dit. Choisir ce mot devant lui était brûlé les étapes. Charon devait vite trouver un échappatoire.

- « Je voulais dire les hôtes de passage. N'oublies pas ce qu'à Galinéa à dit. L'heure du repas est à midi pile. Cela ne va pas tarder.
- Très bien j'y serais.
- C'est entendu.
- Nous aurons la chance de voir la Mae ?
- Il est rare que la Mae nous rejoigne elle est très occupée en ce moment. Mais il y a toujours un couvert et une place de libre en son honneur au cas où. »

Charon le fit entrer dans la maison. Mais dès qu'il voulait visiter un lieu, son guide le suivait comme un petit chiant, veillant à tout et surtout à ce qu'il voit bien certaines choses précises et pas autre chose. Il ne le quittait pas d'une semelle. Courtois, agréable il répondait à toutes ses questions. Plus d'une fois Martin s'arrêta auprès d'un groupe ou un membre parlait à des stagiaires comme lui. À chaque fois Charon ne fit aucune objection. Mais il ne coupa pas non plus l'exposé du membre. Il restait alors muet, corrigeant juste quelques remarques des stagiaires, ne contredisant jamais l'autre.
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 12 Nov - 11:19

Quand midi sonna un carillon se fit entendre. Visiblement la tour de la maison en était équipé. Tout le monde se dirigea vers le réfectoire. On se serait crû à la cantine de son lycée. Si l'on négligeait certains détails. Les murs peints en jaune sont abondamment pourvus en symboles protecteurs. Jusqu'au plafond peint en bleu qui est couvert d'hexagrammes collés ou suspendus. Les tables sont recouvertes de toiles cirées autour desquelles sont placés des bancs. Femmes et hommes ne sont pas séparés mais il est de coutume de ne surtout jamais s'asseoir en face et à côté de la même personne. Il faut essayer de partager le pain avec tout le monde. Ne pas être sectaire. Martin s'asseya en face de Charon. Sur une autre table il remarqua en bout une chaise laissée vacante avec un couvert installé. Visiblement il s'agissait de la place offerte à la Mae.

Très vite les plats furent servis par d'autres membres qui s'affairaient en cuisine. On l'avait prévenus qu'il vallait mieux que tout le monde y participe que c'était normal, quasiment une obligation. Avant de pouvoir attaquer les plats furent bénis. Mais la langue qui fut utilisée pour cela resta inconnue à Martin. Ils mirent plusieurs minutes avant d'en finir.

Le silence, s'installa, normal mais pesant. On ne lui fit aucune remarque lorsqu'il posa une question ou deux, d'autres en faisait de même. Mais les membres et certains stagiaires préféraient se taire lorsqu'il n'avait rien à dire. Dans son livre la Mae ne disait-elle pas : « Celui ne se tait pas n'entend pas celui qui parle. » Loin de ressemble à un couvent catholique où le silence doit être immuable le lieu devenait tout de même angoissant. Martin pouvait entendre les chevaliers machouiller lentement leur nourriture comme ils avaient pris l'habitude de le faire. Sur la table tout les plats étaient composés de fibres. Aucune viande, ni graisse animale, très peu de condiments, s'il en fallait ils avaient déjà été rajouté lors de la préparation du repas. Martin s'ennuyait ferme et regardait tristement ses carottes mourir dans une vinaigrette à l'huile d'olive.

Le repas dura moins d'une heure. La quasi totalité des plats restant s'avérèrent mous. Fromage blanc, purée,... On se serait crût à l'hopital. D'autant qu'à présent la quantité manquait. L'agent Fitzgerald se demanda ou était donc passé le déjeuner pantagruélique qu'il avait effectué dans l'annexe. Quand enfin tout fut fini Martin alla se lever en laissant tout ses couverts. Mais Charon le retint par le bras.

- « Il faut faire la vaiselle à présent. »

Martin venait de comprendre ils se chargeaient eux-mêmes de nettoyer leurs assiettes et couverts. Encore une occasion de parler c'était tout de même bon signe. Il rassembla donc ses couverts dans son assiette et se dirigea vers les lavabos qui servaient à la vaiselle. Une jeune femme avec qui il plaisanta durant cet ouvrage commença à lui expliquer quelque chose.

- « Vous voyez, ici il n'y a pas de supérieur ou d'inférieur, quelle que soit sa profession ou son rang dans le monde, tous mettent les mains dans l'eau de vaiselle et lavent leur assiette. »

D'un petit signe de tête il acquiesça.

L'activité de l'après-midi qu'il avait choisi fut le yoga. Il commençait à maîtriser sommairement cet art et ce serait toujours l'occasion de parler ensuite espérait-il. Mais il en fut rien. Comme dans un mosquée on lui demanda de retirer ses chaussures qu'il rangea dans un petit casier prévu à cet effet. Un frère en survêtement présidait à la séance et dès l'entrée les livres de la Mae, des objets sains de toute sorte, trônaient et rappellaient les engagements à suivre.

Tout d'abord ils pratiquèrent une séance de décontraction alors que tous étaient allongés à même la moquette sur le sol. Il respirait d'une manière particulière. Au lieu de gonfler la cage thoracique ils cherchaient à chaque respiration à remplir leur ventre. Martin n'y arriva que modestement. Puis alors que tous étaient revenus à une position assise en lotus, et après avoir fait les « salutations à la Mère Nourricière » la Terre, comme semble-t-il la plupart des yogi la font, la respiration était rythmée par le professeur du moment, respiration bientôt associée à des visualisations de lumière. Il fallait voir la lumière blanche à l'inspiration et grise à l'expiration en fermant les yeux et celle-ci devait être imaginée avec une forme particulière, tantôt circulaire, tantôt en spirale. La respiration devait avoir le même rythme, ou presque, pour tous et la lumière devait être visualisée en un point particulier du corps. Par exemple, à un moment donné, c'est à l'ajna, c'est-à-dire au centre du front qu'il convenait d'imaginer cette lumière. Pour l'observateur bien peu familier de ces pratiques, cette expérience est difficile à réaliser et la lumière, malgré d'honnêtes efforts Martin n'arriva pas à la visualiser.

Quand ils eurent finis et après les salutations d'usages ils regagnèrent le hall. Il n'était encore que 17 heures. La seconde activité fut un cours. Martin s'attendait à quelque chose de rébarbatif comme la dernière fois mais finalement les membres leur distribuèrent un test auquel il devait répondre le plus vite possible, avant qu'il est fini pour la journée. Viking voulu expréssément que Martin le lut à haute voix mais ce dernier ni parvint pas car les surveillants le forcait à se taire. Il chercha donc aux questions qui visiblement cherchaient à cerner sa personnalité comme si Benjamin Side y répondrait. Il voulait surtout que ce soit lui et non Martin Fitzgerald dont la personnalité fut appréciée.

En moins d'une heure ils ramassèrent le questionnaire de quarante questions et les laissèrent partir. Martin alla faire un tour dehors. La jeune femme qu'il avait croisé ce matin s'affairait aux champs. Elle lui souria mais cette fois il eut l'impression qu'elle ne se forçait pas. Alors gentillement il lui répondit lui gratifiant d'un petit signe de la main. Visiblement mis à part pour le repas elle n'avait pas quitté son champ de la journée. Son teint halé comme celui de Charon signifiait qu'elle devait faire cela depuis un moment. Ses petites tâches de rousseur sur le visage et son corps menu de jeune fille intriguait Martin. Elle semblait si fragile, tellement à protéger. Et pourtant c'était elle qui besognait dans le champ et lui s'amusait à répondre à un questionnaie stupide.

Alors qu'enfin il profitait d'un peu de tranquilité. Charon vint le voir. Il s'appuya à son tour sur la balustrade du petit escalier qui était à la sortie d'une porte secondaire et regarda Martin le pied posé dessus le regard perdu en l'air. Comme si c'était un ami ordinaire il lui demanda.

- « Comment ça va ?
- J'en sais trop rien. Les gens sont agréables avec moi, gentils, attentionnés. Mais j'ai pas vraiment l'impression de découvrir de nouvelles choses.
- Cela va vite arriver ne t'inquiètes pas. Nous sommes tous ici pour apprendre, pour suivre l'enseignement transmis par la Mae. Nous avons choisi de ne pas subir les énergies négatives qui nous entourent qui viennent de la civilisation agressive et violente actuelle. Tu sais qu'il y a de plus en plus de personnes qui se suicident à cause du travail. Au japon on appelle cela le (kabuten « vérifier »). Ils ont même trouver un nom tu vois l'importance. Je supposes que dans ton travail tu as dû subir le stress, la pression de tes employeurs ?
- Oui parfois. Mais il faut cela pour avancer.
- Avancer vers quoi ? Écoutes le yoga tu as dû le pratiquer comme méthode de relaxation ?
- Oui c'est exact. »

Sur ce point il ne mentait pas totalement il avait bien fait à une époque deux ou trois séances avec une amie qui l'avait quasiment traîné de force. Mais c'était il y a bien longtemps.

- « La Mae nous enseigne que le yoga n'est que l'un des chemins vers un autre mode de pensée, une autre façon de voir les choses. On ne concoît les idées qu'à travers le progrès, la rentabilité et résultat qu'est-ce qu'on a ? Des gens lobotomisés au service d'un capital carnassier. Nous notre credo est de chercher à voir plus loin à dépasser ces freins.
- Mais c'est difficile voir impossible de faire bouger les choses.
- Écoutes je vais te parler franchement. »

À ce moment là Charon posa délicatement sa main sur l'avant bras de Martin. Un geste amical, un contact physique qui établissait une relation plus directe entre eux.

- « Ce discours que les choses sont impossibles à faire bouger je l'ai entendu des dizaines de fois. Et tu sais quoi très souvent par des personnes qui n'avaient véritablement rien tenté. Je dis pas que c'est ton cas. Mais regarde des gens comme Martin Luther King, Sitting Bull, Indira Gandhi. Ils ont prouvé au monde qu'avec de la volonté on pouvait faire évoluer les choses. Alors bien sûr pour cela il faut s'affranchir du pré carré quotidien, il faut dépasser nos a priori.
- Et c'est quoi précisément votre solution ? »

À cette question Charon sembla se sentir mal à l'aise car il émit un petit rire nerveux mais très vite il poursuivit.

- « Ça serait long à t'expliquer et puis tu vas vite comprendre que l'on a pas tout sans effort que malgré ce que le monde moderne qui te sert la société de consommation sur un plateau il faut chercher pour trouver. Mais saches que l'idée générale est une meilleure compréhension des besoins de la Nature, une meilleure adéquation avec ce qu'elle est. Tu savais par exemple que la quasi totalité si ce n'est pas la totalité des produits pharmaceutiques proviennent des plantes à l'origine. Que leurs molécules sont extraites de la Nature.
- Non j'ignorais.
- Évidemment les grands labos pharmaceutiques taisent cela pour empêcher de savoir la vérité. Que l'on peut trouver une autre voie et cela aussi dans le domaine de la santé.
- Peut-être. »

Mais visiblement le discours sur la santé ne touchait guère Benjamin Side. Charon avait ressenti plus d'affinités avec celui sur le travail. Il devait donc insister.

- « Tu sembles fatigué ?
- Un peu. J'ai pas bien dormi la nuit dernière. Je pense que c'est l'idée de venir ici.
- Je ne pense pas. Je pense au contraire que cela à été un libération pour toi. Mais tu doit travailler dur. Tu dors peut-être à ton aise mais tu sais que des chercheurs ont remarqué que la fatigue morale influe sur la fatigue physique. Et là fatigue morale tu sais d'où elle provient le plus souvent ?
- Non d'où ?
- Du travail. On casse les salariés dans toutes les branches pour en faire de la matière malléable. C'est Ford lui même qui disait qu'il fallait des ouvriers interchangeables pour des tâches répétitives et harrassantes. Je n'invente rien.
- Tu en sais des choses dis donc !
- Tu les apprendra toi aussi si tu en as la possibilité. Si tu le souhaites demain tu peut consulter notre bibliothèque. Tu y trouvera sûrement ton bonheur.
- J'irais faire un tour.
- Il va être bientôt 19 heures cela va être le repas du soir. »

Le soir fut la même chose que le midi et visiblement que le soir précédent. Un silence de plomb de la nourriture totalement végétarienne et surtout guère de condiments et pas une goûte d'alcool. Martin se contenta d'un peu de tomates quelques courgettes sauté à l'huile d'olive et alla se coucher le ventre gargouillant.

Il resta pensif sur son lit. Ce posant deux questions. Que pouvait-il y avoir derrière certe porte, véritablement le lieu de vie des moines ? Miranda y était-elle ? Et surtout que pouvait bien signifier cette cabane ? Il avait bien vu qu'elle était totalement accolée à la colline et qu'elle faisait tâche dans un joli cimetière vert et fleuri. Il commença à s'endormir son micro toujours sur lui lorsqu'il entendit.

- « Fais dodo, Colin mon petit frère. Fais dodo tu auras du lolo. »

Il n'y croyait pas. De l'autre côté du micro Danny lui chantait une berceuse. Il souria, se déshabilla finalement en oubliant pas de tirer les rideaux évidemment et se mit au lit. Il faisait quand même frais dans ces lieux où il n'avait vu aucun chauffage. Alors par moment Martin grelotta dans son lit alors que Danny continuait de chanter la berceuse et s'endormit avec son collègue.
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Message  sandy le Mar 13 Nov - 0:42

que c'est mimi !!! Danny chantant une berceuse à martin !!! En tout cas, sublime !!! Encore , encore !!!
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Message  nathaloche le Mar 13 Nov - 13:52

moi qui ne suis pas fan de marty j'ai bien aimé ce passage et le coup des tombes !!! affraid affraid affraid affraid affraid affraid affraid

et la berçeuse de Danny (oh oui je sais que sur un si beau passage j'ai cité cela mais bon ... c'est la dan attitude !!)

en tout cas ce passage était super !! Dans quoi est tombé marty ??? je sens que tu nous promets des rebondissemets spectaculaires !!!

j'adore ... bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom

j'ai pris mon temps pour le lire et je ne suis pas déçue du tout ... oh làlà vivement la suite !!
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 13 Nov - 16:34

Les tombes encore ce n'est pas trop inquiétant mais ce que tu devrais te méfier c'est de la cabane. Mais chut j'en ai déjà trop dit.

Quand à la berceuse moi aussi elle m'a rendu tout chose. Ils étaient mimi tout les deux.

Bon allez vous souhaitez une suite c'est ça ?

Alors d'accord voici une bonne grosse suite avec pas mal d'informations et désolé encore du Martin...


Mardi 18 Juin Roanoke, La Maison du Bonheur

Le réveil fut matinal le carillon sonna à 5 heures du matin. Martin vérifia trois fois sa montre mais il ne se trompait pas c'était bien 5 heures et non pas 6 ou 7. La tête encore dans le cirage il s'extirpa douloureusement du lit. Il avait encore la bouche pâteuse et les yeux embrumés. Visiblement on l'avait réveillé en plein cycle de sommeil profond. Il rêvait de se rendormir à nouveau de se recoucher et de au moins traîner au lit. Il en rêvait car pour un fois il avait bien dormit, d'un sommeil profond sans heurts ni problèmes, un sommeil de bébé.

Il ne sut dire si c'était le silence, l'ambiance de la campagne, le chant des oiseaux ou la sensation de fatigue générale qui l'habitait mais une chose était sûre cela lui avait fait du bien. Finalement il se leva alla se débarbouiller au lavabo et s'habilla. Il avait gardé le micro sur le torse alors quand il tenta de l'ôter pour se laver le sparadrap tira tellement sur ses poils qu'il abandonna. Il aurait hurlé à la mort. Il se contenta de vérifier que la batterie était encore suffisante et finit de se préparer. Roald lui avait conseillé de la changer le soir même. Il pourrait donc finir la journée avec.

Dans le réfectoire le silence régnait encore une fois. Composé en grande partie de fruit il fut vite englouti. Martin s'était fixé un objectif entamé le plus vite possible la journée. Il alla donc retourner dans sa chambre, lorsqu'il aperçut la porte de la bibliothèque ouverte. Cela n'était pas franchement étonnant mais attira tout de même son attention. Il se pencha donc à l'intérieur et ne vit ni entendit personne. Il entra et faillit repartir rapidement lorsqu'il aperçut un ouvrage. Un marque-page était glissé à l'intérieur il était intitulé « Pour les fils et filles » . Martin jeta un coup d'oeil à gauche puis à droite et s'aperçut qu'il était seul. Il retourna fermer la porte de la bibliothèque et ouvrit le manuel à la page marquée par le marque-page. Un passage précis avait été surligné.


La maison du bonheur - Page 8 Livrelq4


Quand soudain il entendit un bruit derrière lui. Quelqu'un cherchait à ouvrir la porte de la bibliothèque. D'un coup il ferma le livre et se tourna vers les rangées de documents. Ils parlaient d'astrologie, de religions antiques telle celle des indiens, de réincarnation mais aussi de psychanalyse, de sociologie et même de criminologie. Une présence se glissa en direction de Martin. Ce dernier fit exprès de se retourner mimant quelqu'un inspirer par la quatrième de couverture d'un ouvrage. Il cogna alors dans une jeune femme.

- « Oh excusez moi je ne vous ait pas vu !
- Il n'y pas de mal.
- Je ne vous ait pas entendu non plus ?
- Je ne voulais pas vous déranger.
- Martin dit-il en tendant sa main. »

La jeune femme hésita un moment puis pris sa main et rapidement la serra.

- « Calliope.
- Joli prénom c'est original.
- C'est grec.
- Vous êtes d'origine grecque ?
- N'auriez vous pas vu un livre quelque part ici. »

La jeune femme cherchait à détourner la conversation. Martin lui montra alors la bibliothèque.

- « Il n'y a que cela des livres ici.
- Très amusant.
- Désolé. Ce ne serait pas celui-ci.
- Oui merci. »

Elle s'empara de l'ouvrage laisser sur la table juste après que Martin le lui montra. Elle le mit sous son bras. Martin lui de son côté continuait à feuilleter son livre sur la numérologie. La jeune femme lui jeta un dernier regard qu'il aperçut du coin de l'oeil. Puis elle s'en alla. L'agent avait reconnu sa belle des champs. Martin remit son livre en place et regagna sa chambre. Les activités du matin allaient commencer il devait faire vite. Il ferma les deux rideaux et se mit à communiquer.

- « Allô Danny ici Martin.
- < Allô Houston on a un problème ? >
- Et à chaque fois tu va me faire un blague différente ?
- < J'ai hésité avec le à l'huile mais je le trouvais trop éculé. Comment ça va vieux frère ? >
- J'ignore. Ils sont tous gentils avec moi ici mais je viens de lire un livre où ils parlent de surtout entourer les nouveaux membres.
- < Martin c'est le principe du love bombing dont on a parler. Ils cherchent à vous noyer dans leur amour. Vous devez avoir l'impression d'être indispensable. >
- < Mais lâchez ce micro c'est mon poste. >
- < Arrêtez Taylor de jouer au gamin. C'est bon je vous le laisse votre micro. >
- Je vais me rendre aux activités.
- < Privilégiez les travaux manuels. Vous pourrez parler plus librement. Le yoga risque d'être trop limité. Et puis ils auront l'impression que vous vous impliquez. N'hésitez pas non plus à poser des questions lors des cours. >
- < Bon maintenant allez vous en ! >
- < Oui c'est bon j'y vais. >
- < Ce Viking est un véritable casse-couille. >
- Un peu comme toi.
- < On ne mélange pas les torchons et les serviettes s'il te plaît. Moi ce que je voulais savoir c'est si toi ça allait ? >
- A peu près. Je sais pas trop à quoi m'attendre mais bon. On pourra peut-être improviser... »

Il s'arrêta. Il entendait un bruit dehors. Il fallait écourter la conversation.

- « Attendez je crois que quelqu'un arrive. On se recontacte ce soir dit-il à voix basse. »

Il tira alors le rideau et aperçut alors Charon se tenant au milieu de sa chambre et regardant dans tout les coins.

- « Je peut vous aider ?
- Ah, j'ignorais que tu étais là. »

Il ne mimait pas la surprise il l'était vraiment.

- « Ben justement on entre pas dans la chambre de quelqu'un dont on suppose quelle est vide.
- Non je m'interrogeais juste sûr ça. »

Il désignait son cadenas sur l'armoire.

- « Une vieille habitude. J'aime avoir mon intimité.
- Personne ne serait venu fouiller ton placard. Mais je suppose que cela doit être un de tes petits travers comme celui de toujours me vouvoyer.
- J'ai accepté que vous me tutoyer j'ai pas dit que j'allais en faire de même.
- Je vois. Je suis aussi venu te dire que les activités du matin vont commencer.
- Il y a quelqu'un chose de manuel ? J'ai envie de me dégourdir un peu les jambes et de sortir.
- Bien sûr les travaux des champs sont nombreux.
- Ce sera parfait.
- Tant mieux. »

Charon hésita un petit instant à s'en aller puis finalement déguerpit. Martin faillit le mettre dehors mais c'était évident qu'il n'aurait pas apprécier. Lorsqu'en sortant il ferma son rideau et il s'aperçut alors que Charon avait sûrement dû le tirer pour entrer et donc qu'il avait volontairement fouillé sa chambre. Du regard certes mais il l'avait fouillé. Même s'il n'habitait ce lieu que depuis une journée il eut l'impression de ressentit ce qu'il imaginait être la sensation de gens cambriolés. Comme si on violait votre intimité. Lui ne percevait qu'une gêne mais chez ses gens cela devait être décuplé. Il n'aimait pas trop les méthodes de cet inquisiteur même s'il dût reconnaître que la vie ici n'était pas si terrible qui se l'était imaginé.

Avant d'attaquer les travaux des champs un homme répartit les rôles. Blond, un brin musclé mais avec le visage d'un boxer, le nez écrasé comme s'il avait courut vers un miroir au moment de sa naissance comme dans la légende il assigna Martin à la récolte des brins de blé. Ce dernier s'aperçut alors qu'il était accompagné de la belle Calliope. Une nouvelle fois elle lui sourit mais d'un sourire plus crispé, moins serein.

Ils étaient quatre à s'occuper des blés. Sur 180 m2 ils entamèrent la récolte. Effectivement Viking avait raison ils avaient beaucoup plus de facilités à se parler. L'ambiance était bien plus détendue. Visiblement c'était sûr Martin que se concentrait toutes les attentions, enfin sur Benjamin. La plupart du temps il répondait lapidairement mais au bout d'un moment une conversation plus importante s'engagea. Animée principalement par Calliope, lui et l'homme qui les accompagnait. Un type légèrement enrobé qui se faisait appeler Dyonis et qui se montra très avenant plutôt joyeux comme garçon. Enfin la deuxième demoiselle était plutôt effacée, tellement que Martin ignora son nom. Ce fut Dyonis qui engagea la conversation.

- « Et tu es venu ici pour quoi ? »

Tous avait pris la manie de le tutoyer mais il ne sût pourquoi Martin arrivait plus facilement à accepté cela auprès de Dyonis que de Charon, ce dernier l'effrayait.

- « C'est une amie qui m'a parlé de ce lieu et de ce que disait la Mae. J'ai voulu découvrir par moi même.
- Il faut toujours faire confiance à ses propres expériences ponctua Calliope.
- Oui je cherchais un sens à ma vie alors je me suis dit que peut-être ici.
- En tout cas c'est ici que nous avons trouver le notre. Regarde nous devons travailler pour mériter notre pain quotidien. C'est autre chose.
- Et cela ne vous dérange pas ?
- Comment ça s'interrogea Calliope ?
- Ben je sais pas, j'ai pas trop l'habitude mais c'est un peu spécial. Travailler sans rien avoir en retour.
- Mais on a plein de choses en retour. La sérénité, le savoir et c'est ce qui va nous nourrir alors il faut bien travailler pour cela.
- Non moi je disais juste ça parce que on pourrait être ailleurs.
- Bien sûr. Mais le monde extérieur est dangereux, cruel. Ici nous apportons la protection et l'amour que tout être humain à droit.
- Évidemment.
- Tu n'a pas l'air convaincu fit remarquer Dyonis ?
- Pas encore sans doute. Et vous êtes ici depuis quand ?
- Plus d'un an bientôt pour moi. Mais quand on aime on ne compte pas.
- Ah ! Mais alors vous devez connaître mon amie. Miranda Cox cela ne vous dit rien ?
- Non désolé. Elle est ici ?
- Normalement oui.
- Mais ne t'inquiètes pas ici tu te feras de nouveau amis.
- Je n'en doutes pas mais c'est trop bête d'être si près et de se rater.
- Ne mets pas autant d'importance dans les choses. »

Puis ils continuèrent leur ouvrage, s'échangeant cette fois là des banalités. Le soleil tapait désormais dur et Martin commençait à suer à grosses gouttes, plusieurs fois il alla boire de l'eau et cela compensa un peu. Calliope vint le voir.

- « Dur ?
- Un peu. J'ai pas vraiment l'habitude.
- Vous êtes bien bâti pourtant.
- Merci. »

Et là elle rougit, elle était prise à défaut. Elle détourna le regard pour ne pas qu'il la voit. Martin essaya de faire passer sa gêne en parlant d'autre chose.

- « Et les boeufs pourquoi ils viennent pas nous aider.
- On s'en sert plus pour charruer le champ. »

Dyonis était venu mettre un ballot dans la charrette à côté de laquelle était les deux jeunes gens.

- « Que pour ça ?
- Non évidemment les vaches fournissent du lait et c'est un excellent moyen de transport.
- Vous allez avec ça en ville ?
- Ben oui pourquoi ?
- Je sais pas cela doit surprendre, dénoter.
- Dénoter en effet. Mais on ne fait plus attention aux remarques.
- Et cela ne sert à rien d'autre ?
- C'est déjà pas mal.
- Oui bien sûr mais je sais pas il y en a pas mal et cela pourrait nourrir la communauté.
- Manger un animal ? »

Dyonis eut l'impression qu'il faisait un blasphème. Il s'arrêta une seconde et le regarda plus attentivement.

- « La Mae interdit cela. Tu sais que les indiens d'amérique s'excusait auprès de leurs bisons lorsqu'il allaient les tuer.
- Oui mais ils le faisaient pourtant.
- Mais nous sommes des gens évolués. La nourriture animale n'est pas indispensable pour notre organisme. Et nous, nous avons choisi de manger que ce qui est nécessaire.
- Comme les légumes et les féculents ?
- Exactement toute ponction perturbe l'équilibre vibratoire des êtres. Mais si l'on évite les êtres évolués tel les animaux on évite aussi de trop perturber cet équilibre. Tu comprends ?
- Je crois.
- Ne t'inquiètes tu viendras peu à peu à ce régime. Moi aussi j'ai eu du mal.
- Ah bon ?
- Tiens regardes ça. »

Il tapota sur son ventre encore un peu rond.

- « Plusieurs années de déconnade. Bières, barbecue avec les collègues et résultat trente kilos de plus que la normale.
- Et cela te manque pas ?
- Quoi donc ?
- Ta vie d'avant, les soirées entre amis, tout ça ?
- Bien sûr, mais ici j'ai trouvé une autre joie, une autre façon de concevoir ma vie. Je pense que je compensais ce manque en beuverie et gueuleton à l'époque. Et puis regardes ma nouvelle façon de vivre, m'empêches t-elle d'être joyeux ? Pas le moins du monde.
- Sans doute. Je te connais guère.
- Tu apprendras à connaître tout le monde.
- Mais dis moi tu pouvais vivre ainsi en restant à l'extérieur, dans le monde ?
- Quel monde ? Celui traversé par l'ouragan Katrina ou menacé par le réchauffement climatique ? El niño dévaste chaque année l'Amérique latine. Tu trouves cela normal toi ?
- Oui mais c'est la vie.
- C'est la vie qu'ils nous imposent intervint Calliope en apportant un autre tas d'épis de blé.
- Vous pensez alors que tout ces phénomènes proviennent des êtres humains ?
- De la société de consommation oui. Regardes le réchauffement climatique est dû pour la totalité à la pollution de l'atmosphère du au gaz à effet de serre. Les mers sont polluées à 70% et les déchets radioactifs n'en parlons pas.
- La Terre est un grand équilibre poursuivit Calliope. Si tu perturbes cet équilibre évidemment tu as le retour de la vague.
- Et vous vous empêchez cela ?
- Empêchez non mais à notre échelle on essaye de sauver ceux qui pourront être sauver. L'idéal serait que tout les humains prennent conscience du désastre, que Mère Nature leur réclame de cesser immédiatement. Mais que veux-tu. Si nous ne pouvons être qu'une poignée d'élus. »
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 13 Nov - 16:35

Martin continua son ouvrage. Il ne put voir alors que la dernière des femmes qui les aidaient s'était retirer, elle venait tout juste d'entrer dans la maison. Elle alpagua un homme.

- « Charon ! »

Le dénommé se retourna il salua alors la demoiselle en s'inclinant respectueusement.

- « Ariane ? Mes hommages.
- Comment se passe les relations avec le nouveau ?
- Benjamin plutôt bien. Il est curieux et attentif.
- Oui. Galinéa mais aussi la Mae ne sont pas de cet avis.
- Comment cela ?
- Elles trouvent que tu ne t'impliques pas assez. Résultat il est souvent seul.
- Mais c'est que j'ai de nombreuses responsabilités avec la vigne.
- Dis plutôt que tu siffles notre cuvée.
- Mais pas du tout !
- Suffit ! Leur choix a été fait et elle m'ont mandé pour appliquer ce choix. J'ai voulu te laisser une dernière chance en observant bien ce jeune homme mais je crains que ce soit perdu d'avance.
- Toi mais tu es en dessous de moi dans l'ascension spirituelle.
- Tu ne veux pas te conformer au choix de la Mae ?
- Non évidemment.
- Alors tu dois obéir. Tu ne t'occupes plus de Benjamin Side. Désormais il sera confié aux soins de Dyonis et Calliope.
- Deux personnes pour lui ? C'est...
- ...Nécessaire. Est-ce que tu as bien compris ou tu veux que l'on aille voir la Mae ensemble pour confirmer tout cela ?
- Non évidemment si c'est son choix, je me dois de l'accepter.
- Tant mieux. Dès à présent tu les laisseras faire quand à toi il ne tiens qu'à toi d'éviter de te faire rappeler à l'ordre au sujet de la vigne. As-tu oublier que l'alcool fut l'arme des colons face aux amérindiens ? Tu te pervertis Charon.
- Je ferais de mon mieux.
- Et bien ton mieux ce n'est pas assez. »

Ariane s'en alla laissant seul Charon qui ne bougeait pas du milieu du couloir, comme figé. Ariane regagna le champ et en revenant elle prétexta une envie pressante pour justifier sa disparition. Dyonis fulmina un peu mais les travaux n'attendaient pas, alors il oublia vite.

En effet midi n'était pas loin et ils n'auraient pas finis leur ouvrage à ce moment là. Benjamin quand à lui appréciait la compagnie de Calliope et Dyonis, agréables et souriants. Ils parlaient gentillement et se montraient affables avec lui. Ce n'était pas la même chose avec Charon si froid et distant.
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Message  nady le Mar 13 Nov - 17:49

Wouahou tous pleins de suites rien que pour nous!!! cool!!


En tout cas ça permet d'être a fond dans l'histoire! Et de decouvrir ce monde un peu...particulier!

C'est toujours tres bien décrit, j'ai même cru sentir l'odeur de l'herbe fraiche, lol!!

Bon ben encore pleins des comme ça!!


bounce bounce bounce
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Message  sandy le Mar 13 Nov - 22:59

bravobom bravobom bravobom pour cette suite !!!

Tout ce que j'espère c'est que Martin ne tombe pas inconsciemment dans cette secte Shit
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 14 Nov - 16:24

Merci pour tout les coms gentils les filles cela fait super plaisir.

Bon je supposes que vous l'attendiez la suite et donc la voici.

Je vous préviens par avance vous n'allez pas beaucoup en apprendre de l'histoire principale. Car ici on retrouve Jack. Mais tout de même c'est fort intéressant.

Promis par la suite je vous donnerais d'autres nouvelles depuis La Maison du Bonheur.

Donc un passage sur Jack pour le plaisir.


Mercredi 19 Juin Appartement de Jack Malone, Chelsea

Et les étoiles par milliers brillaient dans le ciel comme autant de petits feux qui éclairaient le romantisme des couples naissants. Elles scintillaient comme si un ange c'était amusé a déposé une guirlande électrique de Noël au creux des galaxies lointaines. Sereins ils appréciaient la vue. Pour eux le temps semblait ne plus s'écouler, on avait l'impression que l'éternité était arrivé et que cette fois-ci cela faisait du bien. Personne n'aurait aimé que cet instant s'arrête. On ne souhaite qu'une chose que chaque instant soit un éternel recommencement du précédent.

Jack souffla sur son thé bouillant. Les journées étaient devenus chaudes alors il aurait dût abandonné la tisane le soir. Mais il ne sût pourquoi une envie irrépressible le conduisait vers ce doux breuvage. Comme un adolescent en mal d'amour il ne quittait plus des yeux les étoiles. Ils avaient presque l'impression que s'il tournait la tête une seule fois elles auraient disparus, envolées par un mauvais génie ou pire encore éteintes à jamais. Il s'était accoudé à la rambarde de sa terrasse.

Disposer d'un tel endroit pour un appartement dans Chelsea était un privilège qu'il comptait bien profité au maximum. Depuis quelques temps son mal de tête avait disparu et son sommeil se trouvait apaisé. Et pourtant il restait là, à deux heures du matin à observer les étoiles comme on le fait lorsque l'on est gosse ou astronome amateur. Et cela lui faisait du bien.

Il but un tout petit peu de son thé mais failli tout de même se brûler la langue. La lune aussi était belle. Elle dessinait un croissant parfait. Les rêveurs s'imaginaient déjà s'y endormir tel Pierrot, ce blottir dans son creux. Mais rien n'y fit rien ne pouvait y arriver.

Quand soudain le téléphone sonna. Il allait réveiller tout la maisonnée. Alors Jack posa rapidement son thé sur le petit bar de la terrasse et ouvrit la porte-fenêtre. Il entra et s'empara du combiné posé sur la table du salon.

- « Malone.
- < Jack c'est Danny. Je sais pas quoi dire. Je.... > »

Sa voix était fuyante, perdue, il cherchait ses mots, comme s'il hésitait à les prononcer, comme si bien plus que des lames elles pouvaient trancher, voir tuer.

- « < Jack ? >
- Oui je suis toujours là je t'écoutes.
- < Jack, un malade traînait dans Roanoke. Il venait de s'évader d'un hôpital psychiatrique et... >
- Mais vas-y accouche ?
- < Jack il a massacré Sam. Elle est tombée dessus ce soir pour aller acheter à manger. Oh mon Dieu c'est horrible. Le type s'est fait arrêté mais elle. Elle est entre la vie et la mort. >
- Nom de Dieu ! Je prends le prochain avion pour Roanoke !
- < Cela ne sert à rien Jack. Les médecins disent que... >
- Ils ne disent rien j'arrive. »

Sans même prendre une seule affaire, Jack enfila un costume tandis qu'il appelait l'aéroport pour avoir une place sur le prochain vol. Il arriva à ne pas réveiller Anne ce qui fut un miracle et s'engouffra avec ses clés et son portefeuille pour seuls bagages dans la nuit noire. Par réflexe que à cause du froid il remonta son col et regarda un dixième de secondes la nuit noire. Il monta dans sa voiture et pris la direction de l'aéroport. Il roula très vite, en grillant plusieurs feux rouges et en risquant d'écraser quelques piétons qui l'insultèrent.

Il attrapa son vol juste avant la fermeture des portes et s'installa sur un siège. Il était quatre heures du matin. Il aurait au moins une heure de vol alors il s'endormit d'un sommeil agité. Lorsqu'il se réveilla se fut pour atterrir à Roanoke. Un taxi pris en vitesse l'emporta jusqu'à l'hôpital. Là il se fit guider dans les urgences vers Sam et les autres. Le soleil commençait à se lever lorsqu'il arriva à leurs côtés.

Tout le monde avait abandonné l'enquête. Cela ne signifiait plus rien pour eux. Même Viking ne réagissait plus, sous le choc lui aussi, comme anesthésié, comme impassible. On aurait dit qu'il s'était refermé sur lui même. Danny était blanc, voire gris, les yeux injectés de sang, des paupières lourdes il faisait très peur. Quand à Martin on aurait dit qu'un train lui était passé dessus. Courbé dans son siège, voûté il semblait en apnée continuelle.

- « Elle est où ?
- Tu arrives trop tard Jack, répondit Danny le seul encore capable de parler.
- Comment ça ?
- Elle est morte. »

Et là Jack hurla. Mais un hurlement à vous glacer le sang. Tout le personnel et les patients de l'hôpital sentirent l'onde de choc leur traverse le corps. Ils tremblaient devant ce cri qui semblait venir des tréfonds de la Terre. Jack quand à lui fouilla chaque recoin des urgences pour la trouver mais elle n'y était plus. Elle était partie pour la chirurgie. Alors il appela un ascenseur pour y monter, mais comme il prenait trop de temps il commença à grimper les étages par l'escalier. Il avala quatre à quatre les marches il arriva en sueur et épuisé en chirurgie. Lorsqu'il voulut entrer une infirmière l'en empêcha. Enfin guère longtemps car son petit corps frêle ne résista pas à sa poussée lorsqu'il voulut passer. Finalement il trouva où elle était désormais, avant de descendre pour la morgue.

Il vit son visage et s'arrêta sur ça. Il était blanc, d'un blanc qui ressemblait à la lune qu'il admirait un peu plus tôt, un blanc laiteux, quasiment irréel. Elle semblait simplement dormir, d'un sommeil profond. Car son visage avait quelque chose de serein, quelque chose de paradoxal aussi. Oui car à ce moment là elle souriait, d'un sourire apaisé, d'un beau sourire aussi. Quand à ses cheveux on aurait dit une cascade d'or tombant sur ses épaules dans un océan de larmes. Seuls des perles de sang étaient restées accrochés à quelques mèches. Elle était belle.

Puis soudain un médecin et un officier de police locale arriva. Sans même se présenter il sortit sa carte et la présenta sous leur nez.

- « Qui a fait ça officier ?
- Nous avons coincé le type ne vous inquiétez pas.
- Je veux son nom !
- Nous ne l'avons pas dit à vos collègues alors je ne vois pas pourquoi... »

À ce moment Jack agrippa l'officier. Le médecin tentait de s'interposer et de retenir son geste mais il n'y put rien.

- « Son nom ! Donnez moi son nom !
- Michaels. John Michaels. »


Et là il fut réveiller en sursaut. Le cauchemar recommençait. Car le véritable cauchemar n'était pas cette horreur qu'il supportait chaque nuit. Non c'était lorsqu'il se réveillait. Le moment d'après, où il devait supporter tout cela et où il devait se forcer à se dire que ce n'était que le fruit de son imagination. Voilà le plus terrible il y avait crût, au plus profond de lui. Il n'y arriverait pas seul. Il sortir de la chambre dans le noir. Laissant Anne dormir qui pour une fois ne s'était pas réveillée. Tant mieux il ne voulait plus qu'elle subisse cela elle aussi.

Il alla dans le salon et s'empara du téléphone. Il composa un numéro, laissa sonner quatre ou cinq fois et entendit quelqu'un décrocher et puis après un petit moment, une voix endormie dit.

- « < Allô ? >
- Docteur Melfi. C'est Jack Malone.
- < Monsieur Malone ? Vous savez qu'elle heure il est ? >
- Deux heures du matin oui je sais.
- < Et vous trouvez que c'est une heure pour appeler les gens ? >
- C'est que j'ai refait un cauchemar.
- < Et bien très bien venez me voir demain à mon cabinet et nous en parlerons. >
- Je n'aurais pas le temps et de toute façon c'est maintenant que j'ai besoin de vous parler.
- < Vous plaisantez ? Je ne vous recevrais pas à cette heure-ci. >
- Trop tard je suis déjà en route.
- < Jack si vous sonnez à mon cabinet je vous trucide. >
- Monsieur Malone. Il faut rester professionnel. Je veux vraiment vous parler s'il vous plaît.
- < Alors je déciderais quand vous reviendrez et vous serez obliger de venir ? >
- Très bien c'est entendu. »

Dans un simple jogging Jack quitta son appartement. Il monta dans sa voiture puis démarra en trombe. À une intersection le feu passa au rouge au moment où il allait passer. Il accéléra et brûla le feu. Une voiture arrivait sur la droite. Elle était à quelques mètres de lui rentrer dedans. Jack appuya sur le champignon sous les insultes de l'homme au volant.

Lorsqu'il arriva à Medical City au cabinet du docteur Melfi il se gara en catastrophe sortit de sa voiture, appuya sur la condamnation centralisée et sortit. Il sonna immédiatement à l'entrée du cabinet. Le docteur vint lui ouvrir. Elle se trouvait encore en tenue de nuit. Nuisette et pantoufle. Elle avait juste chaussée ses lunettes et remit un peu en état sa coiffure mais elle avait la tête de quelqu'un qui avait été sortie du lit.

- « Désolé de vous déranger si tard... »

Elle l'interrompit en levant sa main et en lui disant.

- « On verra pour les excuses plus tard. Entrez. »

Il passa alors dans le cabinet et s'assit comme il l'avait fait la dernière fois sur la banquette. Elle resta debout son carnet à la main et la sensation de s'effondrer à chaque seconde. Jack avait du mal à parler une fois arriver ce qui énerva le docteur.

- « Bon je vous rappelles que vous m'avez sorti du lit parce que quelque chose vous tourmentait. Si vous ne le dites pas tout de suite je remontes immédiatement et je retournes dans le lit que mon homme tient au chaud. J'ai pas long à faire c'est au-dessus.
- Me brusquez pas !
- Parfois il faut. Bon dites moi pourquoi vous vous sentiez si pressé de me parler cette fois-ci ? Car si je me rappelles bien vos dernières paroles vous sembliez aller mieux.
- C'est ce que je croyais mais je me suis tromper.
- Un nouveau cauchemar ? Et il avait quoi de si particulier pour qu'il vous effraie autant ?
- Cette fois-ci. C'était... Samantha... qui était la cible...
- Samantha Spade ? Votre ex-petite amie alors que vous étiez avec votre femme ?
- Oui elle même.
- Et ?
- Et quoi ?
- Vous êtes dans un état bien plus important que les dernières fois et surtout vous ne vous êtes pas confier à votre femme, sinon vous n'auriez pas surgit aussi vite.
- J'ai eu honte d'avoir ressenti de telles choses alors qu'elle était auprès de moi ce soir là. Je l'aime et elle si attentionnée à mon égard.
- Mais ?
- Mais même si ne je sais pas ce que je ressens pour Samantha, je ne me le pardonnerais jamais si je la perdais. Je me suis senti minable en pensant cela.
- Êtes vous toujours amoureux de Samantha Spade agent Malone ?
- Je l'ignore. Tout ce que je peut vous dire c'est que si durant ce rêve je suis parti en trombe pour aller auprès d'elle dans un tel moment, et bien j'en aurais fait autant dans la réalité.
- Comme avec tout les gens dont vous avez rêver, enfin cauchemarder ?
- Peut-être même plus.
- Si je me souviens bien tout vos proches sont passer dans vos cauchemars. Ah non ! Tiens pas Viviane, pourquoi ?
- Je l'ignore. Je sais pas.
- Que pensez vous de Viviane ?
- Je l'adore, elle peut tout me dire et très souvent elle me passe tout. Elle a accepté par deux fois que je reprennes mon poste dont elle avait parfaitement assumer la continuité. Elle est une aide précieuse lors des enquêtes. Elle me soutient mais elle me dit ce qu'elle pense aussi.
- Vous formez presque un duo ?
- Oui on peut dire ça. Nous sommes deux vieux parmi les jeunes. Je vais vous dire parfois j'ai l'impression de voir ma soeur. Les autres c'est différent.
- On ne peut pas avoir les mêmes relations que l'on a avec une soeur que celles avec un fils, des filles, une femme ou une petite amie.
- Non. C'est bête mais...
- Quoi donc ?
- J'ai l'impression qu'elle je ne risque pas de la perdre. On peut s'engueuler, s'en vouloir, ne plus se voir pendant un moment. Mais je sais au fond de moi que dans les coups durs elle sera toujours là. Je dis ça mais j'en sais rien. J'ai jamais connu les relations fraternelles.
- C'est peut-être justement pour ça ?
- Peut-être.
- Vous m'avez parler de sentiment de vide au moment des cauchemars.
- Oui.
- Que provoque sur vous cette sensation de vide ?
- Je... Je sais pas trop. L'impression d'être seul, un peu perdu.
- Abandonné ?
- Oui je crois que l'on peu appeler cela un sentiment d'abandon. C'est comme si tout ce en quoi je crois m'avait lâchement laissé, que je ne pouvais plus compter que sur moi même.
- Pourtant vous l'avez fait pendant longtemps dans votre vie ?
- Oui mais à chaque fois on se rend compte que... c'est beaucoup plus facile et agréable lorsque l'on est pas seul.
- Je vois. Bien Jack excusez moi mais là j'ai vraiment sommeil. Le mieux est que vous veniez une autre fois. Que dites vous de Vendredi à 14 heures ?
- Ce sera très bien, j'essayerais d'être là.
- Mais qu'est-ce que je racontes moi. Vous n'allez pas essayer d'être là. Vous serez là, car je vous l'ordonne. Vous savez ce que c'est les ordres je crois ?
- Oui, dit alors Jack avec un sourire se dessinant sur son visage.
- Alors vous serez là Vendredi à l'heure du repas.
- D'accord.
- Il y a intérêt.
- Bon je vous laisses sinon je vais m'allonger ici et y rester dormir dit-elle en désignant la banquette dans le cabinet.
- Je m'en vais.
- D'accord Jack.
- Merci de m'avoir écouter dit-il en se tournant pour attraper la poignée.
- Jack, interpella le docteur Melfi.
- Oui répondit ce dernier en la regardant à nouveau ?
- Ne soyez pas tourmenté. Un jour vous serez débarrasser de ces démons. Mais le temps doit faire son oeuvre et ni les médicaments ni aucun autre traitement de choc ne pourra y déroger.
- Si vous le dites et en tout cas merci de m'avoir écouter.
- Il n'y a pas de quoi mais évitez de le refaire chaque nuit.
- J'y penserais. »

Jack quitta le cabinet. La lune était toujours là haut dans le ciel et elle pouvait voir son beau croissant tourné vers lui. Tout autour comme un collier de perles les étoiles scintillaient. Il resta de longues minutes à les observer, comme un enfant ou un astronome amateur.
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Message  nathaloche le Mer 14 Nov - 16:55

respect respect respect respect respect respect respect respect

ce passage avec jack était grandiose d'autant plus que aprsè danny mon perso préféré et là la façon dont tu le fais"jouer" me palit énorméméent !!

« Son nom ! Donnez moi son nom !
- Michaels. John Michaels. »
bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom je m'y attendais pas du tout !! bravobom bravobom bravobom

et ces cauchemars qui recommencent...je ne sais pas où tu veux env enir mais c'est du grand HIO ...deux histoires en parallèles qui risquent de se croise bientôt ...j'en ai l'impression ..merci et jack pi être qu'il se fait du souci pour ses petits agents préférés !! bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom

par contre on a plus de nouvelles du mari de Miranda !!! hein hein hein

j'ai adoré ce passage jack...mon petit jackounet il a pas l'air d'aller bien ... affraid affraid
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Message  nady le Mer 14 Nov - 16:59

J'en reste scotchée , tu m'as encore eu shaking . Tres bien joué ce coup là, j'en reviens pas! T'aurais quand même pas fait ça a notre Sam, hein??!!

Un de mes passages preferés je crois, non pas que je n'ai pas aimé les autres, mais celui là etait geniallissime thumright

chapeau bas mister Hio,

Et la consult. chez la psy etait tres bien faite, tres realiste!

J'en reste encore sur le c**, Mr.Red

Allez j'ose quand même te demander une suite! Mr. Green
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 14 Nov - 19:09

nathaloche a écrit:par contre on a plus de nouvelles du mari de Miranda !!! hein hein hein

j'ai adoré ce passage jack...mon petit jackounet il a pas l'air d'aller bien ... affraid affraid

J'en aurais peut-être. Mais vous risquez de ne pas être trop d'accord.

nady a écrit:J'en reste scotchée , tu m'as encore eu shaking . Tres bien joué ce coup là, j'en reviens pas! T'aurais quand même pas fait ça a notre Sam, hein??!!

La tuer réellement ? Le seul handicap cela aurait été pour la suite de l'histoire sinon je l'aurais fait sans aucune arrière pensée. Pour servir mon histoire je suis prêt à tout.

nady a écrit: Allez j'ose quand même te demander une suite!

Demain sans faute. Vous allez voir que l'avenir devient de plus en plus sombre dans ce bas monde.
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Message  nathaloche le Mer 14 Nov - 19:25

Pour servir mon histoire je suis prêt à tout.
oui ben tu peux tuer martin, sam ou qui tu veux mais pas jack ni dan voilà c'est dit sinon moi je fais un scandale ..... bon sinon ben j'aurai bien aimé un petit bout ce soir !!! Mr. Green
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 14 Nov - 19:27

nathaloche a écrit:
Pour servir mon histoire je suis prêt à tout.
oui ben tu peux tuer martin, sam ou qui tu veux mais pas jack ni dan voilà c'est dit sinon moi je fais un scandale ..... bon sinon ben j'aurai bien aimé un petit bout ce soir !!! Mr. Green

Je n'en ai plus qu'un et je crains que j'en écrirais pas un autre ce soir alors je me le gardes sous le coude. Mais je crois qu'il va te faire plaisir...
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Message  nathaloche le Mer 14 Nov - 20:00

hio tu es un ange ...je devine alors ... 2love2 2love2 2love2 2love2
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Message  sandy le Mer 14 Nov - 20:41

comment cela il peut tuer Martin pascontent pascontent pascontent attention car là je serai très en colère rgrrr Non mais !!!

Mais je suis d'accord avec les autres bravobom bravobom Les scènes des cauchemards sont hyper réaliste bravo !!A quand la suite rolles
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Message  nathaloche le Mer 14 Nov - 20:53

oh pardon sandy, ne crie pas ...je n'ai pas envie non plus mais s'il doit en sacrifier un je vote plus pour lui que mon danny, quoi !!! ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr
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