La maison du bonheur

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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 19 Nov - 19:35

nathaloche a écrit:t'aurais pu faire un truc très sombre avec dan aussi car il est vulnérable et certainement son côté enfance malheureuse aurait pu remonter !!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green ou il aurait pu déraper du mauvais côté tongue tongue tongue tongue rolles rolles rolles rolles rolles rolles

non je plaisante !! mais je t'avoue que je trouve martin un peu plus lisse comme perso (moins interressant au niveau complexité ) ...défaut de taylorienne ptdr ptdr ptdr mais je l'aime bien aussi alors je sens que ça va être interressant !!! (sauf pour les chuppa ... afraid afraid afraid )
mais ne te fais pas de souci ça ne m'empechera pas de lire ta fic même si ... ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr

allez je suis sur que t'as un bout !!! rolles rolles rolles rolles rolles

Non désolé et même si j'en avais un je ne l'enverrais pas, pas assez de matière en magasin.

Concernant Martin si tu le trouves trop lisse tu risques d'être servie dans la suite des aventures que je lui propose.


Twisted Evil
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 20 Nov - 14:52

Vu que je ne voulais pas vous envoyer une suite sans avoir de la matière de qualité j'ai travaillé pour vous hier soir. Et ça y est c'est fait et j'en suis content.

Bon voici une suite pas très gaie, mais qui vous éclaire enfin sur certaines choses.

Je vous conseille pendant que vous la lisez d'écouter ceci : http://www.megaupload.com/?d=T3JDZZE1 (Serguei Vassilievitch Rachmaninov - Concerto pour piano n°2 - Allegro Scherzando)

Ce sera encore mieux.


Date et heure inconnue, La Maison du Bonheur, Roanoke

Elle n'avait rien dit. Il l'interrogeait depuis plusieurs heures. Lui balançant des sceaux d'eau pour l'empêcher de dormir. Braquait une lampe sur sa figure continuellement. Elle avait les yeux rouges, révulsés mais elle ne parlait pas. On aurait dit que sa vie comptait moins que ce qu'elle savait, ce qu'elle était. Au début ce fut difficile pour Jason de lui faire subir cela. Il n'y était pas préparé. Mais qui pouvait bien l'être ? Il s'était contenté de poser des questions, sur différents tons, alternant la colère à l'indignation. Évidemment lorsque cela n'avait pas porter ses fruits il s'était trouvé obliger de changer de tactique. De la violence morale il était passé à la violence psychologique.

Elle n'avait pas manger depuis deux jours et guère bu. À un moment donné ému par elle Jason lui avait donner un peu d'eau. Et puis rapidement il s'était ravisé. Se disant que mère n'aimerait pas. Continuellement s'était à elle qu'il pensait dans ses moments là, enfin il n'en avait jamais connu de moment pareils mais ce dont il se souvenait c'était toujours elle qui le guidait. Lui montrant la voie vers quoi tendre.

Jusque là Jason ne l'avait pas touché. Il aurait bien voulu, c'était une belle femme. Des cheveux tressés qui tombait sur ses épaules une poitrine abondante, une taille de guèpe. Elle avait tout de ses beautés noires que l'on voyait parfois sur les magazines lorsqu'ils voulaient faire genre nous nous acceptons les minorités ou quand faire plus rare ils le faisaient vraiment. Tout de suite dès la première fois où elle était arrivé à la demeure Jason était tombé sous charme. Elle était sûr d'elle, comme la Mae, déterminée comme la Mae, charismatique comme la Mae, mais elle n'était pas la Mae. Et l'affrontement entre les deux femmes fut rapidement visible. Tout les membres en parlaient. La jeune effrontrée qui osait défier leur leader. Certains mais ils étaient rares avait pris le parti de la nouvelle. Désormais, Jason en était sûr ils étaient revenus sur leurs pensées et chantaient les louanges de leur guide.

Jason avait remarqué cela. Très souvent dans tout les mouvements cela se délitait, cela échouait à cause de conflits de personnes. Les relations conflictuelles que peuvent nouer les humains ressurgissent et font du tort à la cause qu'ils défendent. Il avait crû que cela ne pouvait leur arriver, mais apparamment si c'était arrivé. Heureusement la Mae veillait au grain et avait tué dans l'oeuf cette pseudo révolte contre son autorité que Jason ne pouvait concevoir autrement que toute puissante. Il vénérait la mère, il implorait son pardon quand il était découvert en faute, il priait qu'elle le guide quand pour lui le chemin il était obscur, elle avait fait bien plus que ses propres parents avaient pu faire pour lui. Elle était aujourd'hui en lui. Penser et croire en elle était devenu pour lui aussi instinctif que manger ou respirer.

Il s'assit un instant sur la chaise en face d'Annette Carver. Ils avaient trouver son véritable nom dans ses affaires. C'était à présent ainsi qu'il l'appelait. Il souffla un coup et repensa à tout ce qu'il avait et ce qu'il devrait faire. La Mae disait que l'on devait chasser tout les petits caillous qui sont sûr notre chemin vers notre destinée. Les éviter ou faire avec signifiait s'arrêter et s'attendrir sur leur sort. Mais les caillous ne sont rien, rien que des entraves vers ce que nous voulons. Ils empêchent que nous avancions ils entravent notre quête.

À l'un des gusses en haut qui tapaient le carton sans arrêt il avait fait demander qu'on lui appporte tout les outils qu'ils pouvaient trouver dans l'atelier. Il était vite revenu avec un assortiment de toutes sortes de choses, marteau, brosse métallique, tournevis, pince coupante, sécateur... Il avait même rajouter un tisonnier qu'il avait pris à côté de la cheminée en passant. Il n'avait croisé personne à cette heure de la nuit et en tout cas personne ne lui aurait posé de questions.

Jason avait étalé le matériel sur une table à côté. Il sentait peser sur lui le regard de la jeune femme. Elle devait avoir compris pourquoi il avait rassemblé tout cette attirail et si elle n'avait pas compris elle comprendrait bien vite. Jason n'était en rien sûr de ce qu'il allait faire. L'idée même de porter la main sur une femme le répugnait. Son père avait fait cela tant d'années sur sa mère et il en gardeait encore les marques psychologiques en lui. Jason n'était pas un criminel, il était un gentil garçon comme aimait lui rappeler la droguée qui lui servait de génitrice. Un gentil garçon. Cette phrase bien des années plus tard il l'avait aussi entendue. Elle venait de la part de tout ses femmes qui lui avait dit non, pour un verre ou plus. Elles n'avaient pas beaucoup d'imagination car elle se contentait d'alterner avec le fait qu'elles ne voulaient pas casser leur belle amitité. Jason en avait eu marre. Marre d'être rejeter par tout ceux auxquels il voulait s'accrocher. Il était comme un naufragé à la dérive qui verrait des bateaux à sa portée mais aucun capitaine ne voudrait faire monter de peur de salir son pont. Alors il s'était dit que dans la religion on ne le jugerait pas, on le prendrait tel qu'il était. Jésus n'avait-il pas dit à ceux qui voulait lapider Marie-Madeleine parce qu'elle était une fille de joie que celui qui n'avait pas pêché lui jete la première pierre ?

Et effectivement ses années au séminaire furent les plus belles années de sa vie. Certes la discipline était exemplaire, les règles strictes mais cela ne lui faisait pas peur. Il avait même entendu par hasard l'abbé dire que dans l'avenir ce garçon ferait un très bon curé, compréhensif et ouvert aux gens.

Mais rien n'est immuable en ce bas monde. L'abbé s'en alla pour ailleurs et un autre le remplaça, un père beaucoup plus strict et beaucoup plus désagréable. Il avait pris l'habitude de fouiller les cellules des séminaristes chaque semaine. Il tomba sur la photo chaste d'une jeune femme dans celle de Jason. Sans même lui laisser le temps de s'expliquer il le chassa. C'était simplement la photo d'une de ses cousines qui elle n'avait pas cessé de le soutenir et l'avait même hébergé un soir ou son père était trop fou et sa mère trop défoncée

Rejeté même par l'Eglise, Jason erra de petit boulot en petit boulot, jusqu'à ce qu'un jour il tombe sur un tract qui parlait du maison d'aide aux personnes en difficultés : The house of Joy. Il entra et trouve tout ce qu'il lui avait manqué, tolérance et chaleur humaine. Il trouva aussi quelqu'un sur qui compter, la Mae.

Et désormais c'était elle qui comptait sur lui. C'était lui qui devait montrer qu'il n'était pas ingrat, qu'il savait défendre leur groupe, que les moutons n'avaient pas leur place, qu'il ne se dégonflerait pas, qu'il se montrerait digne du titre qu'elle lui avait confié en secret. Celui de premier fils. Il respira profondément et se dit que ce n'était pas de sa faute. C'était elle qui l'avait voulu, elle avait brisé le ble équilibre, elle avait été envoyé par les forces maléfiques pour nuire à leur groupe. Elle cherchait à leur empêcher d'atteindre la plénitude en communion avec la Terre Mère. Il l'en empêcherait. Il serait fort.

Dans l'encadrement de la porte le demeuré qui servait de pseudo garde était resté. Il s'inquiétait lui aussi. Il se demandait ou plutôt il s'inquiétait de savoir pourquoi Jason avait fait rassembler autant d'outils. Lorsqu'il le vit le premier fils se dit qu'enfin il servirait à quelque chose.

- « Aide moi, nous allons l'allonger sur la table. »


De ses grands yeux éberlués l'homme s'étonna d'une telle idée. Mais Jason était visiblement déterminé. Et puis il savait qu'il avait un lien privilégié avec la Mae. Alors s'il obéissait à ses ordres il obéissait un peu aux ordres de la Mae.

Tout deux attrapèrent donc la jeune femme qui chercha à se débattre. Mais épuisé et affamé elle ne montra qu'une faible résistance, tout juse faillit-elle frappé l'un de ses deux jauliers. Ils l'allongèrent sur la table, passèrent des liens à ses poignets, à ses chevilles ainsi qu'à sa taille. Jason ne la quittait pas des yeux. Elle était magnifique. Elle portait encore ce pantalon droit et cette chemise d'homme un peu trop serrée pour elle. Deux boutons avaient sautés et on découvrait le haut de sa poitrine. Mais ne dit-on pas que le diable se cache derrière un visage d'ange ?

Tandis que son acolyte alla fermer la porte pour être plus tranquilles avant de retourner surveiller la prisonnière, Jason alla auprès des outils. Il réfléchit de longues secondes. Quand enfin il se decida ce fut pour une petite brosse métallique. Elle était toute fine et peu dangereuse pensait-il. Il revint vers la jeune femme et recommença à l'interroger.

- « Je répètes ma question pour qui travailler vous ?
- Allez vous faire foutre. »

Et elle lui cracha au visage. Elle n'avait rien perdu de sa verve. Elle était même encore plus incisive qu'auparavant. Jason faillit ne pas le faire. Mais il le fallait et puis ce n'était pas lui. Il n'était que l'instrument conscient de la Mae, son serviteur. Il approcha donc sa brosse métallique. Mais Annette tourna tellement la tête dans tout les sens qu'il n'arrivait pas à l'atteindre.

- « Maintiens sa tête, ordonna-t-il à son compagnon ! »

C'est ce qu'il fit, alors doucement, presque en caressant, Jason passa la brosse sur les joues d'Annette Carver. Il pensait que cela lui ferait juste mal mais lorsqu'il vit du sang sortir et qu'il entendit la belle hurler il savait qu'il allait bien plus loin qu'une simple douleur. Mais cela ne l'empêcha pas de continuer, au contraire. Il balafra des deux côtés la jeune femme. Elle saignait et son sang coulait sur son visage. On aurait presque dit des larmes rouges. Mais elle ne dit rien. Jason recommença alors le long de ses jambes, après avoir déchiré son pantalon, remontant jusqu'au haut de ses cuisses. Elle hurla de plus belle ce qui fit arrêter Jason. Il retourna sa brosse à la main à la petit table. Il s'y appuya. Il entendit un gros bruit derrière la porte. Le deuxième garde arriva en catastrophe alerté par les cris.

- « J'ai entendu un cri que s'est-il passé ? »

Mais à cet instant même il compris ce qui s'était passé. Il voyait la jeune femme allongée, saignant, l'implorant de la libérer. Jason les yeux rouges, se retourna vers le nouveau venu.

- « Va-t-en ! À moins que tu veuilles assister à ça va-t-en ! »

L'homme hésita, faillit se dire qu'il devait la sortir de là et puis Jason repris.

- « Va-t-en je te dis ! »

Cette fois-ci il n'hésita pas et repartit aussi vite qu'il était venu, pensant juste à fermer la porter derrière lui. Jason lui s'était emparé du tisonnier. Il regarda la journaliste qui se n'osait imaginer ce qu'il allait faire avec cet outil.

- « Ne m'en voulez pas mademoiselle Carver. Ce n'est pas contre vous. Je me dois juste de nous défendre. »

Il se plaça sur le côté. Cette fois-ci elle ne pouvait rien y faire, ses chevilles et sa taille étant entravées par les liens. Jason leva bien haut son tisonnier et le plus fortement du monde sur ses jambes. Ses tibias prirent le secousse. Elle hurla une nouvelle fois mais cette fois-ci le second garde ne fit rien. Dehors il entendait comme étouffée les cris mais il se contentait de grimacer tandis qu'il fumait sa cigarette à la belle étoile.

Sans doute Annette Carver n'avait-elle rien à dire car elle ne disait toujours rien. Pourtant elle avait mal, Jason en était témoin. Elle était solide, il fallait la briser. Il releva donc son tisonnier et frappa à nouveau et là il crût entendre un craquement. Sans doute avait-il brisé quelque chose. Car toujours est-il que la jeune femme ne cessa de répéter « ma jambe », « ma jambe » pour toute réponse. Cela énerva encore plus Jason. Il chercha à la faire taire avec un coup de poing dans le ventre, mais cela la fit juste crier.

Il ne savait plus quoi faire, il perdait le contrôle. Il était perdu. Son camarade n'était pas mieux loti et avait vit viré au blanc puis du blanc au vert. Elle criait sans dicontinuer. Elle ne s'arrêtait plus.

- « Fais la taire ! Mais fais la taire ! »

Le type empoigna la jeune femme et lui infligea des baffes. Jason vit cela et réagit sur le champ.

- « Mais pas comme ça putain !
- Mais comment ?
- Je sais pas mets lui du sparadrap.
- Mais elle pourra plus répondre alors ?
- Et bien elle répondra plus. De toute façon je vois plus trop l'intérêt. »

Le gardien s'empara d'un rouleau de scotch adhésif de chantier alors que la jeune femme hurlait à la mort, sans autre forme de procès il lui entoura le visage au niveau de la bouche d'une sacrée longueur. Pour cela il souleva ses cheveux. Il sentait bon la lavande. Il resta quelques secondes alors que Jason revenait un tournevis à la main.

- « Eh dit ? On pourrait peut-être en profiter pour lui faire son affaire à la petite ? »

La jeune femme qui entendit cela oublia sa douleur et se tortilla dans tout les sens et gémit.

- « Mais merde tu es con ou quoi ? On est pas là pour ça bordel. Nous sommes des gens intelligents, sages. On viole pas des femmes ici répondit Jason totalement interloqué. »

Puis en se penchant sur l'afroaméricaine rajouta.

- « Désolé mademoiselle il ne sait pas trop ce qu'il dit. »

Il était gentil avec elle, plutôt agréable et le pire c'est quand il enfonça son tournevis pour charcuter son ventre il s'y repris à deux fois tellement il n'avait pas le courage d'y aller franchement. Sa peau était douce et le sang jaillit rapidement. Si cela continuait ainsi elle n'allait pas tenir.
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 20 Nov - 14:52

D'un coup d'un seul Jason jeta son tournevis contre le mur et il tomba au sol. Il regarda ce qu'il faisait et se sentit mal. Il retourna sur la paillasse ou étaient alignés les outils et ne put s'empêcher de vomir. Il dégobilla une bonne partie de son diner. Ça le dégoutait. Cela n'avait aucun sens. Le garde aussi se sentait fragile, il n'en menait pas large. Quand Jason eut repris ses esprits il lui demanda.

- « Bon ben maintenant on en fait quoi ? »

Jason s'essuya avec la manche de sa vareuse et souffla.

- « Si elle savait quelque chose à dire elle l'aurait dit depuis longtemps. Va chercher la Mae pour lui expliquer que l'on a rien obtenu. »

L'homme trop content de s'en aller parti en courant. Jason avait les jambes flageonlantes. Il pris une bouteille d'eau qu'il avait laissé dans l'armoire métallique et but quasiment la moitié. Il regarda sa prisonnière et se demanda ce qu'il lui avait pris. Il reposa sa bouteille et se dit qu'il fallait arrêter.

Il s'approcha de la jeune femme et commença à défaire ses liens. D'abord il s'attacha à retirer le scotch qui l'empêchait de parler.

- « Je suis vraiment désolé mademoiselle Carver. Il faut pas que vous m'en vouliez. Je n'ai fait que mon devoir. Ce n'est pas de ma faute. Je... je devais le faire. Vous comprenez il fallait défendre notre communauté. »

Mais quand il finit de retirer le sparadrap elle se contenta de respirer rapidement et de le regarder comme s'il était fou. Elle ne criait plus, n'implorait plus. Elle avait dépassé ce stade.

- « Je ne voulais pas cela moi. Si j'avais pu éviter de telles méthodes. Mais maintenant j'en suis sûr vous deviez être seule sinon vous auriez parler de puis le temps.
- Vous parlez tout seul Jason ? »

La Mae venait d'entrer dans la pièce. Jason lâcha immédiatement la corde de sa taille qu'il défaisait et vint auprès de la femme pour lui faire un signe de révérence. Elle semblait ne pas s'en préoccuper et lui dit simplement.

- « Alors ?
- Alors elle n'a rien dit.
- C'est facheux ça.
- Oui mais cela signifie aussi que si elle avait à dire que quelque choses elle aurait dû le dire depuis longtemps. J'ai utilisé toutes les méthodes que vous avez demander.
- Mais vous n'avez rien obtenu.
- Je sais mais à présent on pourrais peut-être la relâcher. »

La Mae fixa droit dans les yeux Jason, elle sembla chercher à sonder son esprit. Ce dernier recula alors. La Mae le quitta puis ramassa au sol le tournevis. Désormais c'était d'elle que Annette Carver avait peur. D'autant qu'elle s'approchait d'elle

- « Vous me décevez Jason. Je vous avait confié une mission.
- J'ai essayé d'en être digne.
- Et vous croyez que à présent nous pouvons la laisser partir ? Pour qu'elle aille répéter dehors que nous torturons les gens trop curieux ? Nous sommes des gens différents Jason. Et les gens diffiérents cela fait peur. Je vous l'ai appris pourtant.
- Oui mère. »

Elle était arrivé à hauteur de la tête de la jeune femme. Madame Carver ne la quittait pas des yeux.

- « Mais si nous avons trouver une carte de presse cela ne veut pas forcément dire qu'elle travaille pour un journal ?
- Et alors elle écrit un livre, ou que sais-je encore ? On ne peut pas la relâcher. Elle serait nuisible pour la communauté.
- Mais alors que doit-on faire ? »

Au moment où il disait cela la Mae brandit le tournevis.

- « Comme les rats, il faut l'éliminer. »

Elle planta instantanément le tournevis dans le coeur de la jeune femme. On aurait dit qu'elle avait fait cela tout sa vie. Annette Carver eut un sursaut et elle se cabra. Son souffle était coupé. Elle sentait sa poitrine écrasée. Puis elle se tétanisa et enfin elle expira. Quand elle fut bien sûr de sa mort la Mae retira la tournevis d'un coup sec. Jason était abasourdi. Elle venait de tuer quelqu'un sous ses yeux et il n'avait rien fait.

Devant Jason elle se contenta sans aucune expression sur son visage d'attrapper le chiffon que l'homme avait à sa taille et d'essuyer le sang ainsi que la chair qu'il y avait sur le tournevis avec.

- « Vous aviez une charge à remplir Jason. Mais vous n'avez pas été capable de le faire. J'ai besoin de gens disponibles et prêts à se dévouer corps et âmes pour moi. J'ai besoin de fidèles serviteurs pour accomplir notre grande destinée. Vous, vous n'êtes finalement rien de toute cela. Désormais vous n'êtes plus mon premier fils. Vous n'être plus rien du tout. Votre dernière mission va consister avec vos deux guignols là-haut à transporter ce corps et à vous en débarasser. Faites le nécessaire pour que l'on ne le retrouve jamais.
- Mais mère ?
- Suffit. Je suis déçue Jason. Vraiment déçue. »

Elle remit dans les mains de Jason le tournevis dans la maisn droite et le chiffon dans la main gauche. Ayant pris soin de bien essuyer le premier manche compris. Puis elle s'en alla. Jason resta là à ne savoir trop quoi faire. Il regarda le corps de cette femme qui fut belle et qui désormais n'était plus rien et chercha le sens à tout cela. Le seul sens qu'il trouva était que la Mae en avait voulu ainsi. Et qui si elle l'avait voulu ainsi cela signifiait que c'était une bonne chose. Car tout ce que la Mae était bon pour eux. Car elle ne souhaitait que leur bonheur. Et que tout ce qui était bon pour eux était naturellement bon.

Il remit le tournevis ainsi que le chiffon sur la paillasse et appela les deux autres dehors. Ils eurent du mal à sortir le corps qu'ils avaient envelopper dans une bâche pour être plus discrets. C'était le milieu de la nuit et quand enfin ils eurent finis de la sortirent ils se dirent que finalement ils étaient heureux car débarasser de quelque chose de gênant, quelque chose qui allait leur nuire. Alors ils rirent, ils rirent plus fort qu'ils n'avaient jamais rit et certains à la Maison se réveillèrent entendant ses rires. En entendant des rires de fou.
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Message  sandy le Mar 20 Nov - 15:26

alors je vais attendre d'être à la maison Sad Sad Sad car je ne pense pas que ma collègue va apprécier !! ptdr ptdr ptdr Et zut pourquoi ils m'ont mise avec elle Shit Shit
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Message  sandy le Mar 20 Nov - 23:44

Effectivement avec la musique cela prend une autre tournure surprised2 tu deviens sadique avec ça !! Twisted Evil Twisted Evil ne me dit pas que c'est ce qu'il va arriver à Marty afraid
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 21 Nov - 12:23

sandy a écrit:Effectivement avec la musique cela prend une autre tournure surprised2 tu deviens sadique avec ça !! Twisted Evil Twisted Evil ne me dit pas que c'est ce qu'il va arriver à Marty afraid

Ai-je dis ça ? Oh et puis peut-être maintenant que tu donnes l'idée... Twisted Evil


Bon allez je ne vous avais pas envoyer plus de suites la dernière fois car je voulais avoir quelque chose de correct et solide à vous renvoyer. J'ai donc totalement réécrit un passage dont je suis à présent beaucoup plus fier. Voici donc la suite.


Jeudi 20 Juin, La maison du Bonheur, Roanoke

Des tagliattelles à la carbonara, sans crème fraîche mais avec beaucoup de parmesan un soupçon d'oignon voici ce à quoi à il rêvait alors qu'il arpentait les couloirs de cette soit-disante Maison du Bonheur. Lui souffrait plus le martyr en ce moment même. Avez vous déjà essayer de faire fonctionner un moteur sans y avoir mis du carburant ? Et bien mettez vous à la place de ce moteur et vous ressentirez un peu la sensation de Martin ce jeudi là.

Pour communier dans la difficulté comme elle l'avait dit elle même la Mae avait décrété une période de deux jours de jeûne. Sans manger et avec seulement de l'eau sucrée et de la méditation continuelle s'était comme cela qu'elle espérait qu'ils allaient tenir. Martin lui se disait plutôt qu'elle testait et usait leurs défenses. Après les idées et le moral elle s'attaquait désormais au physique.

Il fallait aussi avouer que désormais la propriété avait des allures de Fort Alamo. Citée assiégée qui se battait malgré tout. Des badauds de tout le comté venait fureter dans le coin. Dans notre société individualiste, ou chacun vivait chez soi sans guère parler aux autres on adorait pour autant connaître la vie des autres. Le voyeurisme était une institution; Résultat il y avait toujours au moins une commère dans un immeuble et les show de télé réalité faisaient recette. Et quand en plus ce que l'on voyait sentait le souffre les gens jubilaient. Ainsi, des grands, des gros, des vieux, des noirs, des blonds, des ruraux et des urbains passaient en voiture ou à pied. Ce n'était que hier que le journal était paru et la nuit dernière que le feu s'était déclaré mais déjà la nouvelle avait circulé comme une fusée.

Le chef de la Police était venu en personne constaté les dégâts. Mais il avait trouvé porte close. Les membres s'était bien gardés de parler des cocktails molotov et surtout ils avaient refuser de porter plainte. Jeff Kentucky en homme raisonnable et raisonné avait accueilli ce choix avec tout les honneurs. Si les fous dingues cherchaient à calmer la situation grand bien leurs fassent. Ils n'avaient plus qu'à gérer les excités d'un bord. Oui mais à l'intérieur quand il s'en alla on s'empressa de faire remarquer que les autorités étaient pressés d'étouffer l'affaire. Alors forcément elles étaient de leur côté et donc contre eux. Cela renforçait ainsi l'idée que l'on ne pouvait leur faire confiance.

À coté des badauds une autre catégorie de personne vint à la Maison du Bonheur. Beaucoup plus spéciale celle-là. Alors que la campagne autour de Roanoke était rassemblée autour de la détestation de ses terroristes de l'esprit. La ville était mue par un autre murmure. Plus ouverte sur le monde, plus cosmopolite aussi, elle avait été en contact avec ces gens là. C'était là-bas qu'ils vendaient leurs quelques produits en surplus et achetaient ce qu'ils ne pouvaient produire. C'était aussi là-bas qu'au tout début les membres faisaient du prosélytisme. Et à la ville ils durent bien reconnaître qu'ils se montraient toujours agréables, souriant très souriant. Certains furent même intéresser par ce qu'ils disaient. Bien évidemment les écrits de mademoiselle Carver en avaient refroidis les ardeurs de plus d'un. Mais chez les jeunes surtout c'était tout le contraire. La soif de l'interdit, la sensation de braver le danger mais aussi l'idéal. Depuis la chute de la politique, du syndicalisme et de la religion les gens n'ont plus un idéal en quoi croire. Umberto Eco disait : « Depuis que les hommes ne croient plus en Dieu ils sont prêts à croire en tout. » Certains voulaient donc croire en un idéal.

Alors certes toute la jeunesse de Roanoke n'alla pas immédiatement se réfugier dans les jupes exquises de la Mae Divina. Mais ses pensées et ses livres se vendaient sur Internet. Les commandes affluèrent en une journée et les consultations aussi. La modernité avait aussi ses avantages.

En vérité seuls deux personnes firent leur entrée dans la propriété le lendemain même. Ils payèrent tout de suite leur dû et on les accueilli à bras ouverts. Même si évidemment un vent de suspicion fondit sur les nouveaux venus. Car en plus ce n'était pas des personnes ordinaires.

Le premier un mystique, fou de Dieu avait au cours d'une illumination décidé de prêcher durant des années le retour aux valeurs morales, la fin des perversions, le chant des sirènes des mécréants. Ainsi brûlerait aux enfers selon lui les femmes insoumises, les politiciens corrompus et pervers, les sodomites incestueux, les homosexuels dans son langage, les capitalistes véreux, et toute une catégorie de personne se résumant peu ou prou à tout ceux qui ne croyaient pas au Seigneur Jésus Christ. Ainsi étaient compris sans réelles distinctions juifs, musulmans, noirs, métèques,... Dans sa schizophrénie délirante il se prenait aussi pour la réincarnation d'Abraham revenu sur terre pour pousser à nouveau les hommes à croire en un seul Dieu, le sien, de gré ou de force. Face à l'énergumène beaucoup grincèrent des dents. Mais il apportait de l'argent dont ils avaient bien besoin et ses bras. Car il avait une qualité il ne renâclait pas à la tâche.
Sa femme tout aussi mystique et possédé était beaucoup plus calme et réservée. Entièrement soumise à son mari, elle ne cessait de prier du soir au matin, implorant même le pardon du Seigneur pour sa propre naissance. Priant pour qu'elle n'est plus ceci ou cela. Elle priait intérieurement, elle priait tout haut, elle priait sans arrêt. Au premier repas elle cassa une carafe et alors que tout le monde l'excusa et lui dit que ce n'était rien, elle se jeta au sol pour que la punition divine soit la plus grande possible.

Il n'y avait pas d'autre mots pour les décrire que habités, ils étaient habités. Mais pour sentir le poids du nombre à leur côté ils eurent vite faire de remplacer le Seigneur par la Mère Nourricière que ventait la Mae. Martin avait eu peur d'eux au premier regard. Ils étaient totalement instables et incontrôlables.

Lui de son côté profitait du petit moment de liberté pour travailler et agir. Cela ne durerait pas éternellement. Alors que les enfants faisaient la sieste et que les chevaliers méditaient pour mieux apprendre à contrôler leur énergie et ainsi pouvoir tenir plus longtemps sans manger lui cherchait à savoir ce qui se cachait finalement derrière cette porte. Et tandis qu'il rêvait a cet instant de Choux de Bruxelles et de Brocolis, ce qui ne lui était jamais arrivé de sa vie il chercha à pousser la porte. Il avait en effet prétexté un petit rhume de fin de printemps pour rester au lit. Personne ne s'y était opposé d'autant que jusqu'ici il n'avait pas ménagé sa peine, travaillant dur aux champs. Évidemment le fait qu'il y ait toujours quelqu'un sur son dos avait beaucoup joué mais cela il se gardait bien de le leur dire. La porte résista, il s'en doutait avant même de le faire. Mais la vie lui avait appris que parfois le plus facile c'est le plus sûr. Il regarda tout autour pour voir s'il trouvait une clé. Mais au premier coup d'oeil il ne remarqua rien. Et c'est là qu'il se demanda. Il put apercevoir par le petit carreau vitré que les couloirs étaient sombres et que surtout personne ne pouvait sortir par l'intérieur. Les moines étaient enfermés dans cet espace contre leur gré. Mais depuis combien de temps ?

De chaque côté il y avait deux jarres en terre cuite, sans doute faites sur place. Il souleva l'une d'elle et lorsqu'il ne trouva rien, fouilla à l'intérieur. Tout aussi vide. Il fit de même avec l'autre jarre mais dût se rendre à l'évidence il n'y avait rien à l'intérieur. Et c'est là qu'il eut une idée. Un peu plus loin dans le couloir une plante était dans un grand bac à fleur. Il s'en approcha pour voir de quoi il en revenait et s'aperçut que le bac était équipé d'une réserve d'eau. Il en souleva le capuchon et y glissa son doigt. Seuls deux doigts fins pouvaient passer. Mais par chance il sentit une légère résistance avant de toucher le fond. Il pris alors une petite barre métallique qu'il avait toujours sur lui et l'utilisa pour attraper ce qu'il y avait à l'intérieur. Quelle ne fut pas sa joie en apercevant une splendide clé.

La seule chose qu'il ne pouvait s'autoriser était de sauter la serrure. Immédiatement ce geste aurait compromis sa couverture. Il inséra sur le champ la clé et elle déverrouilla assez facilement la serrure. Derrière lui il referma la porte le plus doucement possible.

Il était entré.

C'était un long couloir froid et assombri où ne filtrait qu'une faible lumière et où cela sentait fortement le renfermé mariné aux senteurs d'encens continuellement brûler. En plus des maux de ventre, Martin avait désormais un mal de tête à subir cette odeur désagréable. Mais il avança quand même. Il devait en savoir plus. Le couloir ressemblait fortement à l'autre couloir. Des cellules alignés face à face, des rideaux pour simples portes et l'impression d'être au pensionnat.

En même temps qu'il subissait la sensation désagréable d'un lieu oppressant Martin ressentait une autre sensation. Une sensation qu'il n'avait jamais véritablement senti. L'impression de pénétrer un lieu saint, un lieu interdit ou seule une élite à accès. Une fois il avait eut quelques bribes de cette sensation. Il visitait un ancien monastère avec son école. Et bien il fut l'un des seuls à ressentir la ferveur qui avait perdurer à travers les siècles. Il avait du mal à comprendre comment des gens qui n'avaient aucune preuve concrète de ce en quoi ils croyaient pouvaient pendant des siècles se réunirent et communier dans la même croyance. Il touchait à présent du bout des doigts la raison. Peut importe la croyance pour que l'on croit. Comment pouvait-on accepter le monde tel qu'il est sans imaginer que nous étions seuls ? Comment supporter notre misérable condition sans concevoir qu'au-dessus vivait un être, quelque chose, une simple pensée peut-être ? L'être humain est si faux, si cruel, si retors, cela il avait pu le constater au cours de sa vie. Son métier d'agent du FBI lui avait forcé à subir de cruelles désillusions et de sacrés chocs. Alors pourquoi ne pas imaginer, de pas avoir l'espoir que quelque part quelqu'un veillait sur nous. Un peu comme quand on est enfant et que nos parents viendront malgré tout en plein milieu de la nuit voir pourquoi on crie ou pourquoi on pleure et qu'ils nous rassurent. Martin lui très souvent c'était la gouvernante qui s'occupait de cela et malgré son coeur en or ce n'était si sa mère, ni son père. En cela il ressemblait à Danny. Deux vies deux destins, deux façons de vivre et le même résultat, un cruel manque affectif. Comme quoi cela ne change pas grand chose l'histoire de la cuillère en or dans la bouche.

Il continua à marcher dans le couloir. Beaucoup de cellules étaient vides, et il n'y avait aucun nom pour lui ou pourrait bien être Miranda Cox. Il souleva un ou deux rideaux et vit une personne endormit et une cellule toute aussi endormie. On aurait dit que les gens ici étaient plongés dans un profonde léthargie comme en hibernation. Et c'est là qu'il aperçut une grande porte, une véritable porte, par comme toute ces rideaux. Il avait pris le coup et se tourna instinctivement vers le réservoir à eau de la plante verte à côté. Une nouvelle fois il sentit une résistance et une nouvelle fois il trouva une clé. Il ouvrit alors la porte mais il n'eut le temps d'apercevoir à l'intérieur qu'une grande salle dans l'obscurité car déjà il entendait une voix, une voix qui ne lui étaient pas inconnues. Calliope montait les escaliers et le cherchait.
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 21 Nov - 12:23

- « Benjamin. Benjamin. »

Elle serait très vite en haut et pour lui il serait trop tard. Rapidement il ferma la porte, jeta la clé dans le réservoir à eau et courut vers la première porte. Il aurait pu réveiller les moins mais il espérait qu'ils soient tous dans une sorte de comas et qu'ils ne réagiraient même pas. Effectivement il eut raison car personne n'avait réagit alors qu'il atteignait la deuxième porte. Mais il était déjà trop tard. Calliope n'avait plus que quelques marches à grimper. Heureusement elle regardait dans une autre direction. Il passa la porte, la referma le plus rapidement mais le plus discrètement du monde aussi et jeta sur le champ la clé dans l'un des deux jarres. Il serait encore temps de fermer plus tard.

En effet était dans l'angle et c'est là que Calliope pointait son regard. Elle ne le vit donc pas arriver. Martin vint immédiatement vers elle.

- « Salut !
- Ah tu es là dit-elle en tournant sa tête dans sa direction.
- Où voulais tu que je sois ? Je suis monté pour me reposer.
- Oui mais tu n'étais pas dans ta chambre.
- Cette fois-ci c'est toi qui m'espionne.
- Tu m'en veux ?
- Euh pas vraiment. »

A cette remarque Martin fut troublé. En effet elle l'accompagna d'un petit regard en coin. Un peu plus et il la prenait pour une version féminine de Danny. Mais en pire car elle savait que de toute manière elle aurait le dessus sur lui.

- « En fait j'étais parti faire un tour, pour me détendre. J'étouffais un peu entre quatre murs. Je suis plutôt du genre grand air, nature, espace.
- Mais tu travailles dans un bureau ?
- On fait pas toujours ce que l'on veut dans la vie.
- Oui tu as raison. »

A cette dernière phrase elle s'approcha de lui, son regard se fit plus insistant. Elle n'était pas simplement venue pour voir comment elle allait. Martin sentait que le sketch de hier soir allait recommencer. Alors instinctivement il sentait la pile du micro qu'il avait dans le dos et d'un petite poussée du doigt le désactiva. Il savait que ce n'était guère prudent. Mais il ne voyait aucun risque immédiat et surtout il ne voulait pas être pris en faute et encore moins par Sam par exemple.

- « Tu m'a manqué mon sucre d'orge.
- Toi aussi.
- En plus tu aurais pu venir me voir plus tôt.
- Pourquoi donc ?
- Car j'ai quelque chose pour toi.
- Dis moi ?
- Oh mais tu es pressé ? Désolé mais moi j'ai décidé que je ne donnerais pas mes petits secrets aussi facilement.
- Ah bon ?
- Oui. Je crois que l'on a commencé quelque chose hier soir ? Et si on le finissait. »

Elle s'était approché de l'oreille de Martin pour dire cela. Il avait crût que c'était pour se faire plus discrète mais ainsi elle montait aussi son excitation en lui sussurant à l'oreille.

- « Pourtant tu disais que d'après la Mae s'était de l'énergie gaspillée.
- Je te précisais aussi que moi je m'en fichais. Alors ? »

Martin hésita. Ce n'était pas professionnel d'agir ainsi. Mais parfois pour obtenir des informations il fallait savoir mouiller sa chemise.

- « D'accord mais à trois conditions.
- Oh j'adore quand tu te fais dirigiste. Dit tes conditions mon sucre d'orge.
- Un tu me le dis maintenant ce secret.
- Si ensuite on s'amuse sans problème.
- Deux cela se passe dans ta chambre. Je ne veux pas que quelqu'un puisse nous surprendre.
- Oh tu va visiter mon petit intérieur ! »

Elle ne jouait pas la garce elle l'était vraiment, tigresse docile des gestes et paroles de Martin. Il se demandait même s'il n'avait pas un certain contrôle sur elle, si en ce moment même il ne profitait pas de sa faiblesse. Mais le regard de braise qu'elle lui offrit coupa court à ses remords.

- « Et trois cette fois-ci c'est moi qui m'occupe de toi.
- Oh encore mieux.
- Alors qu'à tu à me dire ?
- Je dis oui.
- Pour le secret ?
- Oh pardon. Voilà. Ton amie. Je ne l'ai pas trouvée.
- Ah bon ?
- Non elle doit être devenue une moniale. Ils vivent reclus dans ce étage au fond. Personne ne peut y accéder et ils ne sortent, enfin ils ne sortaient que la nuit pour prier tout autour de la propriété.
- Je vois pas en quoi cela m'avance.
- Précoce. Je n'ai pas fini. J'ai aussi découvert que Hermès notre intendant tenait des registres. Des registres sur lesquels sont consignés les visites que peuvent recevoir certains membres.
- Et comment on peut les voir ces registres ?
- Avec la clé du bureau d'Hermès. Vient là chercher.

A ce moment là elle sortir une clé de sa poche et la posa sur sa langue. Elle tira sa langue et attendit Martin. Quand ce dernière tendit la main dans cette direction elle recula et articula un peu difficilement un « Non, non, non, pas avec les doigts. » Martin dût se résigner. Il savait ce qu'il avait à faire désormais. Il embrassa fougueusement Calliope. Et il attrapa comme il put la clé avec les dents et la langue. Elle était à présent gluante et pleine de salive. Leurs salives. Calliope elle ne s'en inquiéta pas le moindre du monde. Au contraire elle était très heureuse.

- « Et il est où ce bureau ?
- Viens suis moi. »

Elle attrapa sa main et ils descendirent l'escalier. Ils passèrent ensuite en-dessous et longèrent un couloir pour enfin arriver à un bureau dont la porte vitré avait été opalisée. La clé encore gluante à la main Martin ouvrit sur le champ la porte. Ils entrèrent dans le bureau et refermèrent derrière eux.

- « Ils sont où les registres ?
- Ben j'en sais rien moi. Sûrement un grand truc parce qu'il y a du monde qui est passé depuis que nous sommes ici. »

Finalement Martin les trouva rapidement. Une chance Hermès était un minutieux et dans un sommaire des noms propres il avait mis chaque référence. Miranda avait eut très peu de visites, même qu'une seule. Il y a plus d'un an. Il ouvrit donc le registre correspondant et se rendit à la bonne page.

Le soir un homme était venu. Un homme dont le nom ne lui était pas étranger.

- « Brian Cox ?
- Tu connais ?
- Oui c'est son mari.
- Chic alors si elle est mariée, tu es tout à moi. »

Calliope se jeta au coup de Martin. Se dernier chercha à rester professionnel jusqu'au bout.

- « Écoutes aide-moi à ranger il faut que l'on remonte au plus vite.
- Oh mais oui tu as raison on avait quelque chose de prévu.
- Oui voilà c'est ça. »

Ils rangèrent assez vite les registres et sortirent du bureau. Martin rendit la clé à Calliope et lui dit.

- « Je veux pas savoir comment tu l'a eu, tout ce que je veux c'est que tu l'a remettes en place. »

Tout simplement elle le poussa un peu et ouvrit le réservoir à eau de la plante verte derrière eux, dans laquelle elle glissa la clé.

- « C'est là qu'il les cachent. Tu pensais quoi ?
- Rien du tout. Sauf que tu avais pu la voler.
- Bon allez oublions et allons nous amuser. »

Elle le traîna à nouveau et ils remontèrent vers l'étage supérieur. Sauf que cette fois-ci ils se dirigèrent vers la cellule de Calliope. Là elle se jeta sur le lit. Martin devait trouver un échappatoire où il allait sombrer. Et c'est là qu'il aperçut la pelote de laine que Calliope gardait pour faire du tricot. C'était redevenu à la mode il fut un temps. Il fallait qu'il improvise.

- « Tu veut être ma chose c'est ça ?
- Oh que oui ?
- Alors que dis-tu de cela ? »

Il attrapa la pelote, dérouler un bout et le lui présenta. Elle comprit instinctivement ce qu'il voulait dire et se laissa faire. Il attacha ses poignets et les chevilles mais les liens n'étaient guère serrer. Elle aurait pût se le faire toute seule comme aussi bien se détacher aussi.

- « Maintenant ma chose je t'ordonne quelque chose.
- Oui mon maître. »

Visiblement elle prenait son rôle très au sérieux.

- « Tu dois apprendre la patience. Ton maître va revenir et tu devras l'attendre.
- Bien mon maître. »

Martin se dirigea vers la sortie mais Calliope lui dit alors avant qu'il ne sorte.

- « Mais tu reviens après ?
- Oui, oui ne t'inquiètes pas. »

Elle reposa sa tête sur le traversin et attendit. Lui se dirigea immédiatement vers la porte qui conduisait au domaine des moines. Il bascula la jarre en vida la clé. Mais après voir mis la clé dans la serrure il eut une petite hésitation. Il allait les enfermer à nouveau. C'était lui le maître des clés et de leur destin. Il se dit qu'il ne devait pas le faire. Mais son enquête l'y obligeait. Alors il redonna les deux tous de clés qu'il y avait et remit la clé dans le réservoir à eau. Puis il rentra à nouveau dans sa chambre. Là il brancha à nouveau la pile de son micro et ce fut pour entendre hurler.

- < « Martin est-ce que tu m'entends c'est Danny ! >
- Oui Danny je t'entends.
- < Putain merde qu'est-ce qui c'est passé ? J'hurlais depuis un bon quart dans ce putain de micro. >
- Il a dû manquer de batterie.
- < Ouais c'est ça fous-toi de ma gueule. Écoutes j'en ais rien à foutre que tu t'amuses avec ta pouffe. Je te l'ai dit c'est pas mon problème. Mais ne me refais jamais un coup comme ça. J'étais super inquiet. J'ai crût qu'il était arrivé quelque chose. >
- Relax Danny il m'es rien arrivé.
- < Oui ben tu prends de drôles d'initiatives depuis que tu es entré. Tu as de la chance que Viking et Sam soient aux courses car je suis sûr qu'ils auraient décider de te retirer après un truc pareil. >
- Bon d'accord j'ai merdé tu es content ?
- < Il y avait intérêt à ce que tu le reconnaisses. Bon j'espère qu'il y avait un intérêt quelconque à ce silence radio. >
- Oh que oui. J'ai découvert dans les registres des visites que Brian Cox, le mari de Miranda s'est rendu ici. Il savait depuis le début ou était sa femme Danny.
- < Merde le tordu du bulbe là ? >
- Lui même.
- < On en apprend de bonnes chaque jour. Très bien je vais informer les autres et Jack. Je suis sûr que ce dernier va se faire un plaisir de le convoquer. >
- Très bien.
- < Une dernière chose Martin promets moi de toujours faire attention que l'on t'entende quoi qu'il arrive. >
- D'accord promis.
- < J'en ai rien à foutre de tes histoires salaces avec ta cochonne de française mais je ne me le pardonnerais pas si je perdais le contact avec toi. Et puis Jack ne me le pardonnerais pas non plus et ça ça fait plus mal. >
- Je t'ai promis.
- < Bon ok fin de la transmission. > »

Ils coupèrent en effet. Martin le sourire aux lèvres à cause des inquiétudes de son ami sorti de sa chambre. Et c'est là qu'il entendit une voix qu'il reconnut. Charon. Charon était monté. Il se colla contre le mur et écouta ce qu'il racontait. Et c'est là qu'il compris. Il parlait à Calliope, la même Calliope qu'il venait d'attacher sur son lit. La pauvre.

-« Je peux savoir ce que tu fais attachée sur ton propre lit ?
- Heu, je teste, une nouvelle forme de recherche du divin.
- C'est-à-dire ?
- C'est l'autre fou de Dieu qui vient d'arriver. Il m'a parlé de la voie de la souffrance. Tu t'infliges certaines douleurs pour mieux communier avec Dieu.
- Oui sauf que nous nous sommes adeptes du travail pas de la douleur physique inutile. Allez retire moi cela. Nous t'attendons pour la séance de Yoga. Et ton ami, là Benjamin, ton élève il nous rejoint ?
- Il est souffrant.
- Et il ne va pas encore mieux pour un séance de Yoga ?
- Non pas encore. »

Ils continuaient à discuter en descendant les escaliers. Martin s'était caché dans un coin contre le mur. Seule Calliope le vit. Elle était derrière Charon et alors elle haussa les épaules au moment où il la regarda. Puis immédiatement après elle refit son regard de braise qui le mettait dans tout ses émois. Il allait de surprises en surprises en ce lieu.
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Message  sandy le Mer 21 Nov - 15:09

Hio-Tin-Vho a écrit:
Ai-je dis ça ? Oh et puis peut-être maintenant que tu donnes l'idée... Twisted Evil

surprised2 surprised2 pascontent pascontent Pas touche à marty non mais


Hio-Tin-Vho a écrit:

Calliope se jeta au coup de Martin. Se dernier chercha à rester professionnel jusqu'au bout.
- « Écoutes aide-moi à ranger il faut que l'on remonte au plus vite.
- Oh mais oui tu as raison on avait quelque chose de prévu.
- Oui voilà c'est ça. »

Vu la réponse de Martin, on dirait qu'il l'a prend pour une cruche .... pourtant il avait apprécier la nuit d'avant non ?? Mr. Green ptdr ptdr
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Message  Hio-Tin-Vho le Jeu 22 Nov - 17:55

sandy a écrit:
Hio-Tin-Vho a écrit:

Calliope se jeta au coup de Martin. Se dernier chercha à rester professionnel jusqu'au bout.
- « Écoutes aide-moi à ranger il faut que l'on remonte au plus vite.
- Oh mais oui tu as raison on avait quelque chose de prévu.
- Oui voilà c'est ça. »

Vu la réponse de Martin, on dirait qu'il l'a prend pour une cruche .... pourtant il avait apprécier la nuit d'avant non ?? Mr. Green ptdr ptdr

Ah c'est les hommes me direz vous. Content quand vous êtes là mais ils oublient aussi vite qu'ils l'ont appris votre nom et votre existence...


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Message  nathaloche le Jeu 22 Nov - 18:25

oh je viens de tout rattra^per

alors respect respect respect le passage où la pauvre Madame carter se fait torturer pauvre femme, t'es un vrai sadik toi !!! rgrrr rgrrr rgrrr ptdr ptdr ptdr

et cette suite !!!

trop cool maintenant j'attends la suite avec impatience ...
tu fais fort là...
(même si j'avoue ne pas reussir à voir Martin en bête de sexe !!!) ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr je peux pas déformation taylorienne ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr

merci hio en tous les cas pour ces suites si prenantes
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Message  clara le Jeu 22 Nov - 19:09

CA Y EST

J'ai ratrappé mon retard encore une fois mon trésor Laughing Laughing Laughing Laughing et j'adore toujours autant respect respect respect respect respect respect respect

Cette femme fait froid dans le dos...wouha, question torture dis moi...tu t'y connais drolement Mr.Red

Nathaloche dit:
(même si j'avoue ne pas reussir à voir Martin en bête de sexe !!!)

+1 c'est vrai que c'est...disons...pas mon type non plus Laughing Laughing Laughing ...trop jeune pour moi ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr

Bref revennons à nos moutons angepb ....Cette fic est trés prenante et tu nous mènes toujours en bateau avec autant de talent....alors ne fais pas le grève de fic ste plait....

ENCORE Mr.Red
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Message  Hio-Tin-Vho le Jeu 22 Nov - 19:25

Demain promis mon ange je vous envoie une suite. De plus cela me permettra d'en écrire une autre.

Merci pour les coms les filles et vous verrez qu'avec Martin vous irez de surprises en surprises.
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Message  sandy le Jeu 22 Nov - 19:49

Hio-Tin-Vho a écrit: Ah c'est les hommes me direz vous. Content quand vous êtes là mais ils oublient aussi vite qu'ils l'ont appris votre nom et votre existence...
Mr. Green

tout à fait d'accord ptdr ptdr ptdr
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Message  sandy le Jeu 22 Nov - 19:51

nathaloche a écrit:
(même si j'avoue ne pas reussir à voir Martin en bête de sexe !!!) ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr je peux pas déformation taylorienne ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr


tu comptes te mettes toute les pro-Marty sur le dos ou quoi rgrrr rgrrr rgrrr Il y a un proverbe qui dit : "c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins" et toc !! Razz ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr
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Message  sandy le Jeu 22 Nov - 19:52

Hio-Tin-Vho a écrit:Demain promis mon ange je vous envoie une suite. De plus cela me permettra d'en écrire une autre.

Merci pour les coms les filles et vous verrez qu'avec Martin vous irez de surprises en surprises.

Yes !!! Mais en bien j'espère pascontent pascontent
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Message  Hio-Tin-Vho le Ven 23 Nov - 11:41

sandy a écrit:
Hio-Tin-Vho a écrit:Demain promis mon ange je vous envoie une suite. De plus cela me permettra d'en écrire une autre.

Merci pour les coms les filles et vous verrez qu'avec Martin vous irez de surprises en surprises.

Yes !!! Mais en bien j'espère pascontent pascontent

Heu ?? Pas vraiment. Je vous en laisse seules juges.

Jeudi 20 Juin, New-York, Federal Plaza, Service des personnes disparues

Il renifla. Il ne cessait de bouger sur sa chaise comme si elle était couverte d'épingles. Il était plus stressé. Regardant dans tout les sens la salle, comme s'il allait trouvé une explication à sa présence en ce lieu rien qu'à la disposition des éléments.

Jack l'observait attentivement. Un dossier sous le bras, ses lunettes sur le nez il se demandait vraiment qui était Brian Cox. Et surtout il se demandait pourquoi dès le départ il n'avait pas enquêté un peu plus en profondeur à son sujet. Pourtant à chaque fois ils le faisaient, c'était comme une règle non écrite chez eux. Dans une enquête le premier suspect c'est le mari. Les proches sont souvent les responsables. Mais cette fois il avait manqué le coche, il n'avait pas fait le nécessaire. Oui mais après tout comment aurait-ils sût ? Comment auraient-ils pu avoir les informations sur ce point précis sans poursuivre leur enquête sur la « Maison du Bonheur » ou ce que l'on appellait comme tel ? Une chose était sûre il leur avait caché quelque chose. Il leurs avait menti.

Viviane vint à ses côtés. Sans même lui dire quoi que ce soit d'autre Jack débuta par une réflexion perfide.

- « Et c'est ça que tu appelles aller en douceur et avec des gants ?
- Pardon ? »

Il se tourna vers elle. Elle le regardait fixement, se demandant bien ce qu'il allait pouvoir dire.

- « Je t'ai demandé de prendre certaines précautions au sujet de Philippe Carver. Résultat tu reviens en trombe après avoir fouillé sa maison et lui avoir clairement signifié que l'on était ses ennemis.
- Attends tu va pas m'apprendre mon métier non ? Et puis je te rappelles que l'on avait un mandat. Je n'ai fait que l'appliquer.
- Viviane je peux comprendre que tu sois en colère contre lui. L'équipe et plus spécialement Martin est dans une position délicate à présent. Mais ce qui était un encore un phénomène local va vite devenir l'évènement de l'année. Crois moi que cet avocat ne va pas tarder à crier à l'opression policière et à la censure. Je vois d'ici la tête ahurie de Van Doren qui devra s'excusée publiquement.
- Ça lui fera les pieds.
- Certainement. Mais... nous sommes en terrain miné Viviane. Si nous faisons un pas de travers la situation sera explosive. Je crois que le mieux serait que... tu lui présente tes excuses.
- Pardon ?
- Je sais je serais à ta place cela me dégouterait tout aussi. Mais s'il n'est pas déjà en train de pleurnicher en haut lieu le mieux est que tu ailles le voir et que tu lui expliques que tu as été débordée par tes émotions.
- Mais bien sûr ! Ce type débarque trois ans après la disparition de sa femme et balance au grand jour que l'endroit où un de nos agents enquête est une secte et moi je devrais aller m'excuser ?
- Je sais c'est difficile. Mais c'est pour l'intégrité de l'enquête. Et puis il n'est pas seul à s'être réveillé au dernier moment. »

Jack désigna alors d'un signe de tête Brian Cox derrière la vitre. Il sentit alors que Viviane avait compris le sens de sa réaction. Il ne lui en voulait pas à elle. Mais cela ne servait à rien de rajouter de lui sur le feu. Il valait mieux au maximum calmer le jeu, quitte à faire amende honorable pour rien et s'abaisser à subir des récriminations injustifiées. Lui aussi cette facon de faire le dégoûtait mais ils étaient bien obligé de subir. Ils étiaent effectivement dans un espace restreint et chercher à l'agrandir ferait qu'ils perdrait tout possibilité.

- « Bon très bien j'irais m'excuser si tu insistes. Mais ça ne veut pas dire que je sois d'accord avec sa façon de faire.
- Je l'avais compris. Et si tu veut savoir le fond de ma pensée on est deux sur ce point. »

Quand il lui dit cela Viviane se décrispa d'un coup. Il la soutenait et il était d'accord avec elle. Ils étaient véritablement une équipe.

- « Bon allez on va s'occuper de ce tordu ? »

Jack rangea ses lunettes dans la poche avant de sa veste et pris son dossier à la main. Il ouvrit à Viviane et la laissa entrer en premier. Immédiatement Brian Cox regarda dans leur direction. Il était pareil à lui même tout aussi perdu et apeuré. Jack se demandait si ce n'était pas les mêmes vêtements qu'il portait la dernière fois qu'il l'avait vu. Sans un mot ils s'assirent en face lui et se mirent à attendre qu'il commence à parler. Les mains croisées au-dessus de son dossier Jack le fixait. Viviane elle avait sa main gauche contre sa joue et ses jambes croisées. Si ça n'avait pas été le mari de leur disparue un observateur attentif aurait presque crût qu'ils allaient le dévorer.

- « Agent Malone si vous vouliez me voir il suffisait de venir chez moi. »

Il avait ouvert le bal ils pouvaient répliquer. Lui avait fait montre du voix mal assurée, ils devaient de répliquer avec vigueur.

- « On ne voulait pas vous voir on vous a convoquer.
- Ah bon ? Mais pourquoi ?
- Si vous commenciez par nous dire comme ce fait-il que vous ayez rendu visite à votre femme il y a un peu plus de deux ans alors que celle-ci était officiellement déclarée disparue.
- Euh je ne comprends pas ce que vous voulez dire... Je ne vois pas vraiment.
- Vous ne comprenez pas ? Vous ne comprenez pas que la dernière fois que vous avez vu votre femme ce n'était pas il y a trois ans ? Ça non plus vous ne le comprenez pas ?
- Non je vous assure. »

Jack ne le laissa pas finir. Et frappa un grand coup de poing sur la table. Cela fit sursauter Brian Cox. Il était encore plus paniqué. D'autant que Jack l'engueulait véritablement.

- « Vous vous foutez de ma gueule ? Vous vous êtes rendu en Virginie il y a deux ans ! Vous êtes allez à Roanoke voir votre femme dans une institution qui se fait appeler la Maison du Bonheur ! Ne me mentez plus ! »

Alors que comme un enfant il l'avait vu comme le père qui lui tend la main dans les moments de détresse c'était à présent le regard celui pris en faute qui allait se faire engueuler qu'il avait. Il était acculé.

- « Je... Je...
- Je quoi ? Commencez par je vous ait menti ça sera déjà bien !
- Je suis désolé. Je voulais pas cela. Je... je me suis bien rendu sur place.
- Ah enfin ! Vous n'auriez pas pu nous le dire plutôt ? Cela aurait simplifier bien des choses.
- Mais j'avais peur. Lorsque j'ai retrouver sa trace à partir des cours de Yoga et du site internet de cette Maison du Bonheur je me suis dit que vous ne bougeriez que si vous aviez des éléments tangibles. Depuis le début vous m'avies fait sentir qu'elle était partie de son propre gré. Moi que voulais vous j'y croyais. Alors je me suis rendu sur place, je voulais vérifier. Et puis finalement j'ai voulu la forcer à partir.
- Et pourquoi ne pas nous l'avoir dit dès le départ demanda Viviane ?
- J'ai crût que si je vous avais dit que je l'avais retrouver vous penseriez qu'elle n'était plus disparues et que donc cette enquête pouvait être définitivement abandonnée. Je ne voulais pas la perdre moi. Je vous assure. Et puis qu'est-ce que cela change. Là-bas ils me m'ont pas appris grand chose. Juste que je ne faisais plus parti de sa vie. »
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Message  Hio-Tin-Vho le Ven 23 Nov - 11:41

L'hiver était tombé sur la Virginie. Dans cette région en cette saison les neiges et le froid n'étaient pas rares. Brian Cox avait pris le bus depuis la ville jusque là. Mais l'arrêt n'était pas à proximité et il avait du marché longtemps avant d'atteindre l'entrée de la propriété. Il arriva devant. Il hésita plusieurs secondes. Qu'allait-il pouvoir dire, qu'allait-il pouvoir faire. Il ignorait tout d'elle à présent. Elle avait disparu en coup de vent, n'était plus jamais. Elle l'avait peut-être complètement oublié ? Non ce n'était pas possible. On ne supprime pas tant d'années ensemble d'un seul coup de baguette magique. Malgré leurs difficultés, malgré les galères ils avaient été heureux. Lui avait été toujours là pour elle. Mais elle quand il avait eu besoin était partie. Sa muse, sa chérie, son espoir. Évanouie dans le néant. Et là derrière cette porte elle se trouvait sûrement. Pourtant il hésitait. Il se demandait si vraiment il devait entrer. Il refusait d'affronter l'obstacle.

Et puis il se dit qu'il n'était pas là que pour lui. Il était venu aussi pour ses amis, ses proches, son père surtout. Il lui devait la vérité. Il devait avancer, affronter la réalité et la revoir même une dernière fois. Il devait essayer de comprendre, rien que comprendre.

Une cloche servait de sonnette sur le côté. Alors il attrappa la cordellette et tira dessus. Dans le froid et la neige, son bonnet enfoncé sur son crâne il grelottait en attendant. Quand enfin on vint lui ouvrir, la personne en face de lui ne portait qu'une chemise, un pantalon en toile et un simple gilet pour lutter contre le froid.

C'était un homme le teint bronzé qui commençait légèrement à pâlir, la peau parcheminée et constellée de tâches de rousseur. Il était de taille moyenne, chataîn clair et avec les cheveux coupés courts. Dès qu'il aperçut l'étranger il eut le regard froid et la mine sombre. Visiblement ceux de l'extérieur n'était guère les bienvenus.

- « Oui c'est pourquoi ?
- Je viens voir ma femme.
- Pardon ?
- Je m'appelles Brian Cox, ma femme Miranda est ici.
- C'est possible mais vous n'avez pas le droit d'entrer.
- Comment cela ? Je vous parles de venir voir ma femme, que je n'ai pas vu depuis un an et vous me refusez d'entrer ?
- Nous sommes dans une propriété privée, nous avons le droit de vous en refuser l'accès.
- C'est ce que l'on va voir. »

Le portail était entrouvert. Brian Cox força le passage et entra. L'homme essaya de l'empêcher mais malgré sa petite taille Brian était plus fort et surtout plus déterminé. Il n'allait pas rester à la porte. Il devait savoir si elle était là.

- « Monsieur veuillez sortir s'il vous plaît.
- Je veux simplement voir ma femme.
- Monsieur je vous demandes de sortir ou sinon j'appelles la police.
- Et bien appeles la ta police garde chiourme. Elle sera heureuse de savoir ce que tu fais ici. J'en suis certain.
- Nous ne faisons rien de mal.
- Alors tu permets que je vois ma femme ? »

Son entrée en force avait dû alerter la maisonnée car déjà plusieurs personnes sortaient sur le perron. Un homme à la barbichette que Brian pouvait distinguer c'était mis en avant. À ses côtés un autre homme d'origine antillaise et un femme. Brian ignorait tout de ces gens, tout ce qu'il savait c'est qu'il devait la voir elle. Quand il arriva à leur hauteur, traînant toujours le gardien, il s'arrêta trente secondes.

- « Que se passe-t-il Charon ?
- Ce monsieur veut voir sa femme.
- Et ce monsieur est ?
- Cox. Brian Cox. Ma femme Miranda est ici.
- Je lui ai dit pourtant que ce n'était pas possible ainsi.
- Et pourquoi donc ? Ce n'est pas une prison ici. Vous auriez peut-être pu prévenir avant de venir. Nous vous aurions accueilli d'une meilleure façon. Venez nous allons vous y conduire. »

Brian aperçut le petit signe qu'il fit à l'antillais qui partit tout de suite en avant. Il n'y prêta pas attention car enfin il trouvait ici une oreille attentive.

- « Je suis désolé de ce traitement monsieur Cox mais nous sommes ici une communauté unie et il faut bien le reconnaître les étrangers sont un peu regarder de haut. C'est comme dans tout les mouvements. Dans un parti politique, une association, un syndicat, on croît en ce que l'on fait et on ne veut pas que quelqu'un nuise à cela.
- Je ne suis pas là pour vous nuire simplement pour voir ma femme.
- Je l'avais compris. »

Ils étaient rentrés à l'intérieur. Le seul détail qui choqua Brian fut la même tenue légère alors qu'ils étaient en plein hiver. Même pour les quelques enfants. D'autant qu'il ne faisait pas beaucoup plus chaud à l'intérieur. Il recrachait toujours de la buée et il n'avait pas retiré son bonnet, toujours autant frigorifié. Ils lui firent, un escalier puis deux. Quand enfin ils arrivèrent ce fut pour passer une porte au bout d'un couloir. Elle était ouverte en grand. Les rideaux avaient été tirés plus loin mais une sale odeur de renfermé continuait à flotter dans l'espace. On lui conduisit devant une cellule. Elle était minuscule. Ils tirèrent simplement le rideau et le laissèrent entrer seul.

À l'intérieur il vit une femme à la fenêtre, sa femme. Même de dos, même après tout ce temps. Elle était toujours aussi belle. Et quand elle se retourna ce fut magique, l'espace d'un instant il oublia tout ses soucis, tout ses problèmes et ne pensa plus qu'à elle, elle était redevenu le soleil de sa vie. Mais la fleur se fâna bien vite. Elle avait un teint jaune et fatigué que Brian mit immédiatement sur le compte de ce lieu, de ses gens. Et puis surtout la première phrase qu'elle lui dit lui brisa le coeur.

- « Brian ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Comment ça qu'est-ce que je fait là ? Je suis venu te voir pardi.
- Tu n'aurais pas dû.
- Pardon.
- J'ai des obligations désormais et rien ne doit entraver ma quête, surtout pas le passé.
- Alors je fais partie de ton passé ? Tu m'a déjà oublier ?
- Non bien sûr mais je me dois à mon avenir. J'ai dû faire des choix.
- Je comprends rien à ce que tu dis. C'est pas ma Miranda ça. Ma Miranda est impulsive, est rigolote, agréable, joyeuse. Elle est mon soleil. Que t'ai-t-til arrivé ? Qu'est-ce qu'il t'on fait ?
- Ne parles pas d'eaux ainsi. Ils m'ont apporté la lumière, ils m'ont guidé vers notre mère nourricière.
- Notre mère nourricière ? C'est quoi ces conneries. Bon allez on va arrêter tout ça tu prends tes affaires on va rentrer. Tu va voir la maison est comme dans le temps. On reverra ton père. Tu verras ce sera bien.
- Ma vie c'est ici que je veux la vivre.
- Non ta vie elle est avec moi, avec ta famille. Tu ne peux pas, tu ne dois pas nous avoir rayer de la carte.
- Je vis une vie bien plus passionnante que tes merdiques livres ou peintures ne nous auront jamais offert.
- Tu appelles cela une vie ? Enfermée dans un cagibi minuscule à moins dix degré par des illuminés ? »

À ce moment là l'homme à la barbichette revint et il était visiblement beaucoup disposé à être sympathique. Il avait dû tout écouter car il ne fit que quelques pas pour les rejoindre.

- « Bon monsieur Cox on va arrêter là. Vous voyez bien que votre femme souhaite rester ici.
- Toi le gourou lâche moi ! C'est pas toi qui décide c'est entre ma femme et moi ! Si je veux qu'elle s'en aille elle s'en ira !
- Tu ne comprends donc jamais rien ? Tu n'a pas reçu ma lettre ?
- Qu'elle lettre ?
- Celle ou j'explique mon choix et mon avenir à présent.
- Oui avec moi.
- Non mon avenir il est ici, que cela te plaîse ou non.
- Vous avez compris je crois monsieur Cox dit l'homme à la barbichette en lui attrappant le bras ?
- Lâches moi toi réagit immédiatement Brian en bougeant son bras. Je t'ai dis de te barrer. Miranda tu ne peux pas me faire ça ?
- Te faire quoi ? Tu ramènes toujours tout à toi. Mais cela n'a rien à voir avec toi. J'ai décidé de faire ma vie un point c'est tout.
- Mais je fais partie de ta vie.
- Tu faisais. »

Brian sous le choc ne réagissa pas tout de suite. L'homme à la barbichette essaya à nouveau de lui attrapper le bras mais il retira celui-ci et lui dit.

- « C'est bon je vais y aller. Mais laissez moi au moins embrasser ma femme une dernière fois.
- Il ne vaudrait mieux pas répondit sèchement Miranda. »

Elle se retourna et se remit à regarder par la fenêtre comme s'il y avait plus personne dans la chambre. Brian commença à alors à sortir de la pièce. Et c'est là qu'avant de s'en aller il aperçut un tout petit objet. Posé sur le rebord du lit, un médaillon. Le médaillon que lui avait offert sa mère à sa communion. Un médaillon chargé de symboles et de pensée envers sa mère disparue. Si lui avait disparu de son horizon, elle ne s'évanouirait jamais. Alors il s'en alla malgré tout, refusant de croiser le regard de quiconque dans ce lieu qui devenait pour lui l'horreur absolu. Seul il marcha dans l'allée. Il ne se retourna pas une seule fois et il ferma derrière lui le portail tout de suite. Mais dès qu'il fut dehors. Il s'effondra en larmes. Il n'avait pas que perdu sa femme, il avait aussi perdu sa vie. Mais le plus triste dans cela c'était qu'elle, elle s'était perdue.

- « Vous comprenez pourquoi je ne vous ai rien dit ? Si je vous avais dit où elle était vous auriez certainement cessé les recherches. Et puis vous l'avez trouver alors qu'est-ce que ça change ?
- Ça change beaucoup de choses. Cela nous aurait fait gagner du temps.
- Du temps... J'ai attendu trois ans, alors quelques jours de plus ou de moins.
- Sauf que pour votre femme c'est beaucoup.
- Comment cela ? »

Il n'avait pas l'air de comprendre, il ne devait même pas être au courant. Jack devait donc lui annoncer lui même.

- « Elle a un cancer, du sein.
- Comme sa mère ?
- Oui. Vous l'ignoriez ?
- Bien sûr que je l'ignorais. Sans ça je l'aurais forcer à pratiquer des soins. Je l'aurais traîner de force à l'extérieur. Je... Je ne sais même plus ce que j'aurais fait.
- Et cette lettre demanda Viviane ?
- Quelle lettre ? À cette lettre d'explication. Je ne l'ai jamais reçue. Elle a dû se perdre à la poste. Mon Dieu qu'ai je fait.
- C'est bien ce que l'on se demande. »

Et Viviane et Jack sortirent de la salle d'interrogatoire. Dès qu'elle eut fermé la porte Viviane dit alors à Jack.

- « Et ça c'était prendre des gants peut-être ?
- Oui je sais je me suis un peu énervé.
- Un peu ? Tu es modeste. S'il avait continuer à mentir tu lui aurais foutu ton poing sur la gueule.
- Non ce n'est qu'un pauvre type complètement perdu. Pas un mauvais bougre. Et toi tu n'avais pas des excuses à aller présenter ?
- Ah ça ?
- Oui ça.
- Bon d'accord j'y vais. Mais c'est bien pour l'équipe.
- Merci Viviane.
- De rien c'est pas la fin du monde non plus.
- Non je ne te remerciais pas que pour les excuses. C'était plus un merci général.
- Fais gaffes Jack tu va finir pas devenir sentimental.
- Ça c'est pas demain la veille. »

Tandis qu'elle s'en allait il regarda une dernière fois Brian Cox. Il renifla une nouvelle fois et bougea encore sur sa chaise. Mais cette fois-ci le plus terrible fut son regard. Vide et sans aucun espoir. On aurait dit qu'on lui avait ôté sa vie.
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Message  sandy le Ven 23 Nov - 14:49

ohhhhhhh trop bien bravobom bravobom bravobom
ils sont dingo dans cette maison hein hein et mon Martin comment va t'il avec sa copine rolles rolles
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Message  nathaloche le Ven 23 Nov - 16:30

tu comptes te mettes toute les pro-Marty sur le dos ou quoi Il y a un proverbe qui dit : "c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins" et toc !!

même pas peur ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr
et je reste sur mon opinion en plus !!! ptdr ptdr ptdr ptdr

cher hio je te met un com après dèq eu j'ai fini de m'occuper des loupiots !!! Mr. Green Mr. Green
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Message  Théana le Ven 23 Nov - 21:35

ça y est j'ai rattrapé mon retard et c'est toujours aussi top Very Happy

même si je reviens Nat sur un point précis ptdr ben oui me rappelle encore de la scène du lit qui m'a laissé de marbre alors que Danny embrassant la brune sous couvertude, c'était vachement sensuel

mais bon
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Message  clara le Sam 24 Nov - 16:42

Roooo, cette suite est vraiment flippante pale pale pale pale pale

Je crois que c'est pour ça que j'aime beaucoup Mr.Red

Ils sont vraiment dingues dans cette maison, la torture c'est interdit non? Mr. Green

Le pauvre Martin...enfin...je rejoins aussi Théana et Nathaloche....ben oui quoi quand on est Taylorienne, c'est pour la vie ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr

Encore,ecnore,encore lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol!
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Message  Hio-Tin-Vho le Sam 24 Nov - 16:44

Je pense que vous allez peu à peu changer d'avis sur Martin.

J'ai loin d'en avoir fini avec lui.

Mais promis la prochaine fois je vous envoie une suite Taylorienne. Pour votre plaisir et aussi pour mon histoire.

Je suis par contre pas sûr que vous soyez tout à fait d'accord avec ce que je vais lui faire. Ne vous inquiétez rien de bien méchant et il s'en sortira très bien.
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Message  sandy le Sam 24 Nov - 22:44

Je pense que vous allez peu à peu changer d'avis sur Martin.

J'ai loin d'en avoir fini avec lui

Mais cela ne va pas affraid affraid affraid affraid je ne veux pas qu'on n'y touche à mon martin Sad Sad
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 26 Nov - 11:24

Bon voilà les filles du Danny pour vous faire plaisir. Et pour faire encore plus plaisir à nataloche du Danny et du Viking.

L'histoire en elle même n'avance pas trop mais un peu de bonus ne fait pas de mal.

Voici la suite.


Vendredi 21 Juin, Roanoke

Pour une fois il avait choisi de sortir. Il en avait marre de rester enfermer dans la chambre. Il avait l'impression que ces quatre murs étaient des cercueils. L'univers tout entier reposait sur ce monde clos et sans saveurs. Peu à peu il sombrait dans une désagréable sensation faite de peur et d'angoisse, et cela la peur et l'angoisse il connaissait trop bien. Il se sentait emmuré vivant.

Faire quelques pas dehors. Se balader sur la passerelle, aller faire les courses, boire un café tôt le matin en train de regarder le soleil se lever ne lui suffisait plus. C'était étrange. Comme si l'incongruité du moment signifiait qu'il fallait comprendre autrement, voir les choses autrement. Car lui Danny l'urbain, le gars de la ville c'était mis à aimé les grands espaces, les vertes prairies et le chant des oiseaux. Évidemment il n'allait pas jusqu'à vénérer l'odeur désagréable du purin et la tête de con des gens du coin. Mais ce mélange entre ville de province et campagne printanière lui plaisait grandement. Sauf qu'un détail aurait dû lui sauter aux yeux. Ce qu'il aimait c'était la campagne des bobos. Avec le câble et la barbecue dans le jardin, la télé écran géant et un terrain assez grand pour le chien et les gosses. C'était la belle campagne accueillante de l'été et du printemps celle qui évidemment ne pouvait être que belle puisque partout ailleurs il faisait beau. Celle des vacances agréables et des sourires chanteurs.

Mais quand viendrait l'hiver que ferait-il ? Il se caillerait les miches à moins cinq l'hiver parce que le chauffage n'avait pas été installé à temps. Il ne pourrait plus quitter sa bicoque au milieu de nulle part parce qu'un tempête de neige traversait son jardin emportant tout, le barbecue, les gosses et le chien, tout ce qu'il aurait oublié de rentrer. Il se retrouverait à jouer aux cartes avec lui même, une réussite minable à 18H00 du soir car le groupe électrogène venait de le lâcher après le câble électrique et le téléphone. Il rêverait vraiment de revenir chez lui son chez lui : New-York. Où l'on peut sortir rapidement, aller sur le trottoir d'en face au cinéma, manger dans un restaurant chauffé des spécialités de tout les coins du monde, danser jusqu'au bout de la nuit avec une donzelle en string et débardeur moulant qui ne faisait plus découvrir mais seulement dé car le couvrir était depuis longtemps abandonné. Son New-York.

Oui mais voilà là Danny croyait connaître le pire, alors il se contentait d'un peu mieux. L'air frais et agréable de la Virginie au Printemps. Viking qui lui aussi en avait marre d'être avec les deux autres 24h/24 l'avait laissé partir. Évidemment il n'était guère dupe de la fausse bonne excuse qu'il lui avait sorti.

- « J'aimerais surveiller les alentours de la maison. Avec les excités que l'on a dehors on ne sait jamais. »

Il n'avait pas tout à fait tort, mais comment ne pas voir derrière cette remarque l'idée sous-jacente de Danny ? Pitié laissez moi sortir, ne serait-ce qu'une heure ou je vous bute tout les deux dans d'atroces souffrances et je prends le prochain vol pour Sunset Beach ?

Avec Viking ils se supportaient plus qu'ils ne s'appréciaient. Visiblement lui était plus occupé à gérer le froid qu'il avait avec Sam et puis Danny n'avait pas tant que cela à se plaindre de lui. Pas une remarque déplacé n'avait-il fait par la suite. Il n'avait pas une seule fois mis en doute ses qualités d'agent. Ils l'avait laissé plus d'une fois seul, à écouter Martin dormir, ou travailler dans les champs sans l'ombre d'un doute. Non Danny en était sûr ce qui dérangeait Viking ce n'était pas l'agent mais l'homme. Il avait tout de suite jeté ses instruments de psychologue de prisunic sur son esprit et avait imaginer que derrière le gars jovial et déconneur se cachait un anxieux, un tourmenté qui échappait aux questions par des vannes ou des bons mots. Pour se faire cette idée il avait certainement consulté son dossier et en trente secondes montre en main avait tissé son profil. Lui était fragile et donc à protéger. Oui mais lui Danny ne l'entendait pas de cette oreille. Il allait lui prouver à Hulk qu'il en avait plus dans le caleçon que trois remarques et deux annotations dans un dossier pouvait bien montrer. À ce moment là il se demanda si ce chiffre ne devait pas être multiplié par dix ?

Danny quand à lui était un rancunier. Mais plutôt avec les gens qui ont fait du mal à ses amis, à sa famille. Mais véritablement, pour blesser, pour agresser. Il était certain que monsieur deux mètres ne pensait pas à mal. Son objectif était tout autre. Alors il avait laissé coulé. De toute manière il aurait l'occasion de le remettre à sa place à un autre moment.

D'autant que déjà il s'amusait de la relation amour/haine qu'il entretenait à présent avec Samantha. Danny n'était pas dupe. Il avait bien vu les regards qu'ils s'étaient lancer dès le départ. Peut-être que la jeune femme trouvait le côté réconfortant et protecteur de Jack, encore plus accentué chez ce gros bonhomme. Ça il l'ignorait et ce n'était pas vraiment ses oignons. Et puis il avait eu ce soir où il avaient été dans le camion. Dieu seul et Martin aussi savait ce qui s'était vraiment passé. Dans son esprit retors Danny avait monté plein de combinaisons mais dont aucune ne tenait vraiment la route. Car Martin ce faux frère avait refusé de répondre. Évidemment il n'avait pas toutes les clés mais un bon agent se doit d'obtenir le maximum de renseignements avant de forger ces hypothèses.

Il se doutait que parler de cela était encore difficile pour Martin. Danny supposait que leur relation en tout cas dans les faits étaient clairement terminée. Mais dans les esprits rien n'était moins sûr. Il comprenait cela mais cela l'ennuyait vraiment, pour ne pas dire plus qu'il ne cracha pas le morceau.

Et puis d'un coup les petits regards en coin et les amabilités étaient devenus des baffes dans la gueule entre Sam et Vichentsky. Le changement s'était opéré juste avant qu'ils ne montent dans l'avion. Vichentsky avait parlé à Danny d'un quiproquo mais visiblement il n'avait pas pu l'éclaircir avec il perdurait. C'était plus grave qu'entre lui et Vichentsky. Eux ne faisaient plus que se parler pour travailler. Mais depuis quelques jours, sans doute le fait d'être dans le rythme du travail les choses s'étaient détendues. Le gros nuage noir s'était éclairci et on espérait des jours meilleurs.

Alors il était là, allongé dans l'herbe. Cela faisait un moment qu'il ne portait plus de costume. Sa barbe avait grandement poussée et son odeur était en parfaite adéquation avec les sous-bois. Le travail avait bouffé leur hygiène. Ils ne dormaient plus vraiment, se lavaient très peu et ne s'étaient pas rasés depuis quasiment le début. Seule Sam conservait un semblant de soin personnel. Les deux garçons ne ressemblaient en rien à des agents du FBI. Plus à des Ours des bois. Papa Ours et fiston Ours. Et puis tout de même salir son Armani à cause de la mousse et de la terre glaise c'était pas vraiment une bonne idée. Un vieux jean et un sweat avec un col en V suffisait amplement à faire l'affaire.

Les jumelles sur le nez il observait tranquillement. Depuis ce matin très tôt il était venu avec un vélo. Installé ainsi aussi longtemps, il s'était fait un petit abris avec branchages, fougères et pierres comme on lui avait appris à Quantico. Il était dans un trou. Là la terre de la colline ne descendait plus. Et il pouvait grignoté en paix ses bateaux et mouiller ses lèvres seulement quand il avait soif avec l'eau qu'il avait pris. Tenir le plus longtemps sans aller uriner c'était ça le secret d'une bonne planque. Il avait ainsi commencé à 6 heures. Il était à présent neuf heures et il faut dire qu'il n'avait pas vu grand chose. Il avait aperçut Martin qui riait, discutait, on aurait dit qu'il vivait là depuis un moment. De jolies demoiselles. Il comprenait d'ailleurs que sa Calliope lui fasse de l'effet. C'était en effet un joli brin de fille et avec un sacré arrière-train.

Il était donc là à observer pour en vérité seulement faire autre chose que attendre comme ils le faisaient depuis un moment. Quand soudain il aperçut autre chose. Ce n'était pas dans la propriété. Le long de la route quelqu'un marchait. Ce qui était étonnant car malgré les badauds qui venaient personne ne venait dans ce coin isolé à pied. Tous passaient en voiture, à vélo ou même en tracteur mais jamais à pied. Il posa ses jumelles sur la silhouette et remarqua que c'était celle d'un homme. Elle était encore loin de la demeure mais elle ne tarderait pas à l'atteindre. Et puis il zooma. Car fort heureusement c'était des jumelles de compétition qu'ils avaient là. Et là immédiatement il le reconnût. C'était le fameux Timothy, l'adversaire politique du maire, le partisan de l'action violente contre ces terroristes de la pensée.

- « Mais qu'est-ce qu'il fout là ce con ! »

Viking avait fait plusieurs fois le point avec lui au téléphone et un autre coup de fil ne le dérangerait pas une seconde. Il appuya sur la touche bis et attendit qu'il réponde.

- « Oui ?
- Si vous voulez pas qu'il y ait du grabuge rapidement il vaudrait mieux que vous rappliquiez.
- Comment ça ?
- Timothy le partisan de la violence lors de la réunion se rapproche de la Maison du Bonheur s'il ne cherche pas à entrer je me me fais moine.
- J'arrive tout de suite.
- Je vais essayer de le retenir en vous attendant. »

Il laissa ses jumelles hors de prix dans son trou et en sortit immédiatement. Il cavala le long de la colline pour rejoindre l'indésirable. Plusieurs fois il manqua de se casser la figure car la terre était sèche et donc il glissait sur la poussière. Puis enfin il arriva en bas, sur la route. Timothy était encore à quelques dizaines mètres en amont de la Maison du Bonheur. Il parût immédiatement surpris de cette arrivée surprise du grand Danny Taylor surtout dans cette tenue. Mais ce dernier lui n'avait pas oublié le nécessaire. Soit sa carte et son arme. Il se dirigea donc l'assurance avec lui vers l'homme. Il fallait qu'il lui parle fortement pour s'imposer mais pas trop pour ne pas alerter les habitants. Heureusement dans sa surprise le fameux Timothy s'était arrêté. Arrivé à sa hauteur il lui dit tout de suite.

- « FBI. Vos papiers !
- C'est nouveau ça le FBI qui cherche à nous contrôler. C'est quoi ce délire ?
- Donnez moi vos papiers.
- Les voilà mes papiers. »

Il lui tendit sa carte d'identité et son permis de conduire. La seule chose qui intéressa l'agent fut son nom. Il se voyait mal l'appeler Timothy ou monsieur tout le long.

- « Venez par là monsieur Brown on va discuter.
- Et je peux savoir pourquoi vous m'arrêtez ?
- Venez par là je vous dis. »

Quand enfin il revint un peu sur ses pas. Danny se mit devant lui. Entre la Maison du Bonheur et lui pour être précis et lui rendit son permis de conduite. Il garda toujours sa carte d'identité. Cela lui permettait de s'assurer qu'il ne parte pas tout de suite.

- « Je peut savoir ce que vous faites ici ?
- Ah d'accord ! On a plus le droit de marcher sur cette route sans être importuné maintenant ? Je comprends mieux Kentucky à présent. En gros vous êtes tous de leur côté c'est ça ? »

Il désigna alors la propriété derrière ses hautes haies.

- « On est d'aucun côté monsieur on fait respecter la loi. Je vous ait demander ce que vous faisiez ici et vous n'avez pas répondu à ma question.
- Et bien je marchais c'est interdit ?
- Vous marchiez ?
- Ben oui et alors.
- Ne me prenez pas pour un jambon non plus. Vous marchiez justement sur la route en contrebas de l'endroit que vous détestez le plus dans cette ville ? Vous trouvez pas qu'il y a de meilleures promenades ?
- J'ai le droit de marcher où je veut tout de même !
- Mais bien sûr. Mais n'allez pas me dire qu'en étant là c'était simplement pour marcher. Si vous me disiez la vérité maintenant.
- Qu'elle vérité ?
- Bon dites moi tout maintenant monsieur Brown ou sinon je vais pas rester patient très longtemps. Vous souhaitiez rentrer à l'intérieur c'est ça ?
- Et pourquoi faire ? J'ai pas envie de faire partie de ces tarés.
- Non mais y foutre le bordel ou y foutre le feu par exemple ça c'est plus dans vos cordes.
- Vous m'accusez de l'incendie de mercredi soir c'est ça ?
- Et comment vous êtes au courant ?
- L'information à fait tout le tour du comté banane !
- Restez poli ou sinon ça va mal se terminer.
- Bon écoutez ! Vous allez pas m'emmerder cent sept ans. Alors vous me rendez ma carte d'identité maintenant Ok !
- Pas avant que vous m'ayez dit pourquoi vous étiez là ?
- Bon Ok je voulais voir un peu ce qui se tramait derrière ces murs tu es content.
- Vous êtes content.
- Je te parles comme je veux. Et puis d'abord qu'est-ce qui me prouve que tu es un agent du FBI toi ? Tu as plus l'allure d'un clodo avec tes vêtements sales et ta dégaine de pouilleux. »

Effectivement sa barbe ainsi que son pantalon sale ne faisait pas bon genre. Danny aurait du mal à faire admettre son statut. Alors il employa la manière forte. Peut-être pas la bonne mais il n'avait plus que cela.

- « Ça peut-être dit-il en désignant son arme à la ceinture.
- C'est ça joue les bad boy amigo mais tu ne m'empêcheras pas de passer.
- Bon on va régler ça carte sur table. »

Il posa alors sa main sur la poitrine de Brown. Il imposait sa maîtrise de la situation et en même temps il le poussait peu à peu. C'est là qu'il entendit et vit arriver la voiture de Viking. Elle roulait le plus doucement possible pour ne pas alerter les membres de la secte.

- « Vous êtes sur une enquête fédérale Monsieur Brown alors si vous ne repartez pas immédiatement je vais devoir vous refouler à coup de coup de pied dans le train et je peux vous dire que cela ne me gênera pas.
- Alors c'était donc vrai ce que disait Goodman vous faites bien une enquête ?
- C'était donc vrai.
- Mais j'en ai rien à foutre de votre enquête moi. Je vais leur expliquer que ce n'es pas chez eux ici et les faire repartir d'où ils sont venus avec les méthodes bien de chez nous !
- J'ai été clair pourtant. Un seul pas de travers et vous passez six mois à Guantanamo enchaîné et en combinaison orange pour vous montrer réellement ce que c'est des terroristes. »

Danny avait un regard noir et ne quittait pas des yeux son interlocuteur.

- « Vous ne le feriez pas. Vous n'avez pas le droit.
- Je serais vous je l'écouterais il en serait capable. »
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 26 Nov - 11:24

Timothy Brown se retourna alors. Viking s'était garé derrière lui. Il s'était appuyé contre la porte conducteur et écoutait l'échange entre les deux hommes. Brown quand à lui avait vraiment flanché. La masse qu'était Vichentsky et la détermination de Danny avait eu raison de lui en tout cas sur le moment.

- « Bon très bien je m'en vais. Mais je peut vous assurer que je reviendrais et surement pas seul.
- On verra. On verra. »

Le candidat malheureux à la municipale repartit donc en sens inverse. Lorsqu'il passa devant Viking et chercha à le regarder droit dans les yeux. Mais même si ce dernier n'avait pas l'art et la manière de l'agent Taylor il lui fit rapidement détourner son regard. Alors qu'il arrivait à la hauteur du coffre de la voiture il entendit.

- « Brown. »

Il se retourna à nouveau se demandant ce que ce petit con voulait encore.

- « Vous avez oublier ceci. »

Il lui jeta alors sa carte d'identité qui miraculeusement arriva dans ses mains alors que Danny avait tout fait pour qu'elle dans le fossé et qu'elle soit trempée par l'eau qui y stagnait encore. Monsieur Brown râla une dernière fois et commença à remonter la route. Danny lui vint à la hauteur de Viking.

- « Vous auriez pu m'aider tout de même ?
- Vous rigolez je ne voulais pas interrompre cet échange de haute volée et puis je ne voulais pas non plus déranger le maître en pleine action.
- Vous serez gentil ne pas utiliser les seuls bonnes répliques que vous avez contre moi.
- D'accordo.
- Et puis je crois qu'il serait temps que l'on se rase et que l'on se lave. L'autre gusse m'a pris pour un clodo.
- Oui chef.
- Arrêtez je vous dis.
- Allez grimpez je suis pas sûr que les voisins soient heureux de nous entendre. »

Danny monta dans la voiture. Le plus doucement du monde Viking recula sur une bonne centaine de mètres. Lorsqu'il fut suffisamment loin à son goût il fit demi-tour et repartit dans le bon sens. C'est là qu'il dit alors à Danny.

- « Vous n'aviez pas des jumelles vous ?
- Qui ça moi ? Non vous devez faire erreur. »


Ce que Danny et Viking ne virent pas ce fut le chemin que parcourut Timothy Brown par la suite. Il rentra bien comme on lui avait demandé. Mais par un petit chemin que seuls les gens du coin connaissaient. Alors il s'était déjà évanoui dans la nature lorsque leur voiture passa sur la route. Son objectif était le même qu'eux : Lindenwood. Il ruminait déjà de la réaction de ces deux types qui ressemblaient plus à des voyous qu'à des agents du FBI. Mais il faut dire que Timothy Brown ne faisait plus confiance aux autorités fédérales pour régler les problèmes locaux. Elles étaient à son goût trop corrompus ou trop stupides pour venir aider les petites gens comme eux. Il ne voyait en elles que mensonge et trahison. Ce sentiment était d'autant plus renforcé par ce qu'il interprétait comme un soutien actuel à cette maison de fou qui maltraitait leurs enfants.

Plus il avançait sur ce chemin de terre plus il ruminait un sentiment haineux envers ces gens. Il ne connaissait d'eux, rien d'autre que ce qu'il avait lu rapidement dans le journal. Il n'avait discuter aucune des personnes qui vivaient là, et il n'aurait voulu pour rien au monde le faire. Car quel aurait été l'intérêt ? Qu'ils véhiculent leur idéologie de la mort, qu'ils essayent de le convertir à leur messe satanique. Non Timothy savait qu'il fallait combattre le feu par le feu. À la vieille méthode. Son père avant lui l'avait fait, il se devait d'être digne.

Lindenwood était droit devant lui. Il pouvait déjà voir son château d'eau caractéristique. En France ces appareils là était en béton armé, beaucoup plus imposant. Aux États-Unis très souvent ils étaient utilisés par le chemin de fer. Il en fallait régulièrement le long de la voie, alors on les faisait une bois ou au mieux en fer forgé. Celui-ci était désormais une citerne en plastique qui avait remplacé l'antique système en bois. On l'avait juste décoré comme dans le temps pour créer l'illusion. De toute manière il était vide et depuis longtemps les habitants avaient l'eau courante.

Timothy lui ne s'en préoccupait guère, ce qui l'intéressait se trouvait en face de lui sur le débouché du chemin. Alors il ne vit pas sur les hauteurs, devant le motel la voiture des agents garée, tout comme eux ne le virent pas.

Il entra immédiatement dans le poste du Shériff et après avoir saluer d'un geste de la main engagea la conversation.

- « Salut Bob.
- Timothy ? Quel bon vent t'amène ?
- Je passais dans le coin et je me demandais, ta patronne elle est là aujourd'hui ?
- Tu as du bol avec les fêlés d'à côté elle n'arrête pas.
- Ne m'en parles je suis passer à côté c'est une calamité ces gens là.
- À qui le dit tu. En tout cas depuis quelque jour elle ne quitte plus le poste. Elle est dans son bureau.
- Je peux la voir ?
- Bien sûr. Tu veux que je t'y conduise où c'est bon ?
- Je crois que je trouverais mon chemin, c'est pas bien grand ici. »

Timothy passa le portillon à l'entrée et longea le couloir avant d'arriver devant le bureau du Shériff. Celui-ci entrouvert retentissait des touches appuyés par des doigts délicats sur un clavier d'ordinateur. Avant d'entrer l'homme frappa quelques coups sur la porte.

- « Oui ? »

Il poussa la porte et vit assises derrière son bureau le Shériff Folton en train de travailler. Des lunettes sur le nez elle semblait très concentrée. Elle releva la tête en reconnaissant Timothy Brown.

- « Je peux entrer Casey ?
- Timothy ? Que viens tu faire dans le coin ?
- Si je te disais que je passais pas hasard tu ne me croirais pas alors je suis venu te voir. Je peux demanda-t-il en désignant une chaise ?
- Vas-y. »

Il s'assit et Casey Folton déchaussa ses lunettes.

- « De quoi veux-tu que l'on parle.
- Le sujet du moment, un sujet qui nous préoccupe tout les deux.
- Je vois ce que tu veux dire. Écoutes Timothy si tu cherches à exploiter cette situation à des fins électorales ne compte pas sur moi.
- Je ne te parle pas d'élections là. Je te parles de responsabilités. Les gens qui dirigent cette ville, et si ça avait été moi c'était pareil, se doivent de prendre leurs responsabilités.
- C'est-à-dire ?
- C'est-à-dire réagir face à la menace. Mais merde ces gens ne respectent ni notre démocratie, ni nos idées, ni notre façon de vivre. Ils vivent là en autarcie, sans consommer aucun de nos produits, en élevant des enfants qui sont peut-être même pas les leurs et on devrait les financer avec nos impôts ?
- Sans doute.
- Casey lors de la réunion tu semblait d'accord avec moi sur le fait d'agir non ?
- Sur le fait d'agir oui. Mais comment ?
- Que leur reproches-tu ?
- J'ai eu des cas de malnutritions qui sont arriver à l'hôpital et je n'ai pas pu enquêter la-dessus, ils vivent couper du monde, élèvent des enfants dans des conditions que je n'ose pas imaginer. Tu sais que cette bâtisse avant n'avait pas le chauffage ? Et que selon les informations que j'ai recueilli ils ne l'ont toujours pas installé ?
- La voilà la vérité. Et ne compte pas sur Kentucky et le Maire pour faire quoi que ce soit c'est moi qui te le dit.
- Oui Jeff est même venu personnellement pour me retirer l'affaire de l'incendie de Mercredi. Il m'a court-circuité. Résultat ça a été enterré vite fait bien fait.
- Je penses qu'il est de notre devoir de citoyen de pallier à cette carence.
- D'autant que le FBI parle de plusieurs disparitions inexpliquées à leur sujet.
- Le FBI parlons-en ! Tu sais ce qui viennent de me faire ? Ils viennent de m'empêcher d'y aller. Si c'est pas leur assurer une certaine tranquillité ça.
- Oui mais tu sais on est là pour assurer l'ordre Public pas pour mettre le désordre.
- Qui te parles de désordre ? Nous ce que l'on veut c'est faire entendre la voix du peuple, montrer que la ville, le comté est solidaire, que ces gens là ne sont pas de notre monde.
- Et tu proposes quoi dans ce cas ?
- Rassembler le maximum de monde qui soit d'accord sur cette idée déjà. Unis nous serons plus fort et si l'autorité publique n'agit pas pour qu'il s'en aille y remédier.
- J'en sais trop rien.
- Casey c'est pas de candidat à la municipale à Shériff que je te parle là. C'est de père à mère d'adolescent. Imagine que nos mômes soient engraînés dans un tel groupement. Imagines ce que l'on pourra ensuite ? Rien il sera trop tard. Car au bout du compte ce ne sera plus nos enfants. Ce seront de vrais robots. Il nous faut agir. »
Hio-Tin-Vho
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