La maison du bonheur

Page 11 sur 15 Précédent  1 ... 7 ... 10, 11, 12, 13, 14, 15  Suivant

Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  sandy le Lun 26 Nov - 15:14

bravobom bravobom Merci pour cette suite !!! Il se laisse aller le petit Danny !!!!!!! Et qu'est ce qu'il trame ce politicien à la manque scratch scratch scratch
A quand une petit suite sur mon marty grosyeux grosyeux grosyeux
sandy
sandy
Elève à Quantico

Nombre de messages : 255
Age : 45
Date d'inscription : 09/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Mar 27 Nov - 13:24

rooo mais quelle longue suite avec mon danny ::: Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green moi je le trouve trop sex dans ce passage un brin e laissez aller mais bon !!!

et oui dégage sale mec !!!

en fait je me demande si ce c..va pas les foutre encore plus dans la m...avec leur planque et l'infiltration de dan !!

bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom respect respect respect respect respect oh moi je kiffe quand tu me fais des passages de ce genre avec mon dan en plus !!! tout y est pour me rendre heureuse bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom
nathaloche
nathaloche
Directeur Adjoint

Féminin Nombre de messages : 3996
Age : 45
Localisation : dans les bras d'enrique
Date d'inscription : 15/03/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://enriquemurcianoandnath.com/cariboost1/index.html

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 27 Nov - 13:43

nathaloche a écrit:rooo mais quelle longue suite avec mon danny ::: Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green moi je le trouve trop sex dans ce passage un brin e laissez aller mais bon !!!

et oui dégage sale mec !!!

en fait je me demande si ce c..va pas les foutre encore plus dans la m...avec leur planque et l'infiltration de dan !!

bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom respect respect respect respect respect oh moi je kiffe quand tu me fais des passages de ce genre avec mon dan en plus !!! tout y est pour me rendre heureuse bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom

Tu sais que tu as de la chance toi ?

En effet en envoyant ce message tu viens d'activer ma fonction suite. Et oui c'est bien ça non ?

Donc je charges le fichier de ma fanfic et j'envoie une suite.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 27 Nov - 13:47

Voici la suite donc. Pas de Dan ni de Martin cette fois-ci mais un découverte de notre disparue et quelques éclaircissements des des passages inexpliqués.

Au passage je vous dévoile aussi un peu de la vie à la Maison du Bonheur.

Date et Heure inconnue, Roanoke, La maison du Bonheur

On dit que l'on peut évaluer une civilisation à la façon dont elle élève les enfants. C'est en effet par l'éducation qu'elle peut transmettre ses valeurs, ses règles, ses fondements et ainsi se pérenniser. L'éducation à un rôle clé dans le monde. Les sociétés totalitaires choisissent très souvent de s'attaquer à elle dès les début de leur création. Le régime hitlérien à dès le départ créé les jeunesses hitlériennes. À quoi bon convaincre ou forcer de nouveaux serviteurs quand il en naîtra d'autres totalement prêt dès le départ à donner tout pour vous, parfois leur vie.

Et puis il ne faut pas se leurrer. Nous sommes ce que l'on veut bien nous donner. Notre vie, notre façon de pensée, nos envies, beaucoup de choses proviennent de ce que l'on a appris. De l'école, de nos parents mais aussi de nos pairs, c'est cela la socialisation. L'intérêt de chaque civilisation est donc de nous former au moins au départ sur le même moule. Les différences, l'individualisation des gens provient de ce que l'on en fait, de comment l'on agit. Alors pour avoir des enfants et plus tard des adultes les plus distincts des autres il faut leur offrir l'éventail le plus large de possibilités.

Oui mais parfois certains n'ont pas le choix. Tandis que d'autres continuent à se comporter comme des enfants bien au delà de leur éducation certains ne connaissent guère l'enfance. Les aléas de la vie, la misère, la drogue vient frapper plus tôt à leur porte et vient voler leur enfance. Personne ne rattrapa ce temps perdu. Ni les années, ni la volonté ne pourra rétablir un état de fait. Les choses sont désormais ainsi. On tente juste si on le peut d'en gommer les conséquences, de corriger le tir.


La Mae savait elle aussi que l'éducation était essentielle. On ne peut constamment couper les branches mortes d'une forêt comme on taillerait un unique bonsaï. Il faut parfois se mettre à cultiver des graines et agir et espérer pour qu'elles poussent droit.

Loin des caricatures que les médias faisaient, les enfants étaient rares dans ces groupes. Des gens jeunes, souvent célibataires, peu socialisés, avec une vie de famille quasi inexistante voilà ce qu'étaient et ce que sont les adeptes. Mais parfois il y avait des enfants qui les rejoignaient et pour ne pas entraver le travail de leurs parents mais aussi pour favoriser son travail à elle, la Mae avait décidé de s'en occuper personnellement.

Sur la centaine d'individus qui peuplaient la Maison du Bonheur seulement une petite dizaine d'enfants les avaient rejoints. Jeunes voir très jeunes. Il ne voyaient guère leur parents qu'ils réclamaient très souvent, au départ du moins.


Très souvent on les réunissaient dans la grande salle. Un professeur, souvent une femme, même toujours, très gentille les faisaient entrer. On leur racontait des histoires. Des contes, des fables. Pas le petit poucet ou les fables de la Fontaine, non. La plupart était écrite de la main même de la Mae. Et tandis que l'on apprenait aux parents à se séparer de leurs enfants, on apprenait aux enfants d'en faire de même.

- « Même un chien peut faire des enfants. Ce n'est pas un exploit de pondre une portée. Ne croyez donc pas que vous êtes indispensable à vos enfants. On contraire. En venant ici vous avez compris que votre passé, votre famille n'était que des boulets pour votre élévation vers la mère nourricière. Aujourd'hui il est temps pour vous de comprendre qu'il en ait de même pour vos enfants. D'ailleurs il ne faut pas dire mes enfants. Dites leur simplement, allez vous-en. Tout ce ce que vous voulez faire faites le, mais je ne veux plus rien avoir à faire avec vous. »

À chaque fois qu'un père ou une mère souhaitait voir ses enfants on le culpabilisait. On lui reprochait d'ainsi chercher à entraver l'élévation de sa propre progéniture. Si certains insistaient en disant qu'il est du rôle d'une mère de protéger ses petits comme le faisait la Mae pour eux, elle pour Galinéa ou quiconque parmi le premier cercle renchérissait.

- « Que croyez qu'il se passe ? Vous êtes tous les enfants de la Mae. Vous êtes tous dans une phase difficile. Vous avez quitter votre vie d'avant et vous ignorez encore beaucoup de choses de votre avenir. C'est pour cela que la Mae est à vos côtés, elle sait que vous êtes incapable de vous protégez vous même. Alors vous croyez être plus à même de le faire pour quelqu'un d'autre ? Ce que vous êtes incapable de faire pour vous même vous pourriez le faire, pour eux ? Ces êtres fragiles sans défense ? Vous ne croyez pas que vous serez un danger de plus pour eux ? Croire le contraire serait vous accorder trop d'importance. Et vous savez ce que nous pensons de ceux qui se croient investis d'une mission ? Il ne sont que fausses lumières sur le bon et vrai chemin. Laissez vous faire, car la Mae elle sait, car elle a atteint le bout du chemin. »

Incapables d'élever leurs enfants les parents les voyaient grandir de loin. Ils passaient parfois dans le jardin. Alors que eux travaillaient aux champs, on emmenait les gosses voir les bovins, on leur expliquait comment poussait les plantes. Toutes les activités autres que les contes ou les chants tournaient autour de l'ouvrage, du travail. Sur ce plan là il n'y avait aucun distinction entre garçons et filles. Ceux qui le souhaitaient pouvait tout aussi bien s'occuper de bricolage comme de la cuisine. Mais ils est vrai que les petites filles étaient plus attirées par faire des gâteaux et les garçons par réparer une barrière cassée. Même si parfois les groupes se mélangeaient.

Alors quand ils étaient à proximité de leurs parents ces derniers se forçaient à ne pas quitter le sol des yeux. De peur que voir leurs enfants ravivent en eux le sentiment douloureux de la paternité ou de la maternité. Avoir enfanter devenait une souffrance pour eux. À l'extérieur c'était une joie, mais une joie aveugle, sans conscience que l'on détruisait la vie de ce petit être ainsi.

Si les écrits de la Mae ou de ceux qui avaient écrits sous son nom ne suffisaient plus on comblait les trous manquants par des lectures de la bible ou d'autres livres saints. Ici on ne croyait guère à la Trinité et ces autres fariboles. Mais les Muses, chargés de l'éducation des enfants à tour de rôle y puisait de nombreuses allégories, de nombreuses métaphores pour y expliquer le sens de la vie qu'elles souhaitaient donner. Ainsi Clio raconta t'elle une histoire aux enfants une fois.

- « Savez-vous ce que fait une poule quand un danger menace ses petits poussins ? Elle les blottit contre ses ailes pour les protéger ! Et bien, la Bible nous dit que la Mère nourricière fait la même chose avec Ses enfants. « Elle te couvrira de Ses plumes, et sous ses ailes tu trouveras refuge. Tu n'auras pas peur de la terreur de la nuit ni de la destruction qui frappe en plein jour. Car l'essentiel est ton refuge et ta forteresse. »

Bien sûr elle avait aussi réécrit le passage et réinterpréter le tout à sa manière mais l'intérêt était ailleurs.


Les Muses étaient au nombre de neuf. Ainsi la Mae évitait de lasser les enfants et leur donnait l'impression de vivre dans une véritable école, comme les autres enfants, même si pour la plupart il ne connaissait rien de cela ou ils l'avait oublié. Les petits visualisaient l'extérieur comme deux choses diamétralement opposés. D'un côté il y avait le mal, le malin, les enfers. C'était le chaos, la destruction du monde s'ils quittaient le cocon protecteur de la secte. On ne cessait de leur rabâcher qu'ici ils étaient en paix mais que dehors, chaque jour pouvait les cueillir le danger. Et de l'autre côté le goût de l'interdit, la soif de l'inconnu les attiraient autant qu'elle leur faisait peur. Ils croyaient que des trésors innombrables peuplaient ces terres lointaines. Qu'il fallait aller loin, voyager longtemps mais qu'au bout ils seraient couvert de cadeaux, et surtout de jouets, beaucoup de jouets. Car on leur refusait ces jouets.

Les jouets c'est le plaisir solitaire, la découverture sans aucun contrôle. Par le jouet on peut imaginer ce que l'on veut, on peut créer tout un univers. Les enfants ont une imagination débordante et la simple fixation sur un objet en bois ou en plastique suffit à provoquer leur créativité, à les rendre heureux une seconde. Car ainsi ils voyagent dans un monde merveilleux, ils visitent des contrés lointaines sans quitter l'endroit où ils sont, juste par la pensée.

Mais la Mae savait cela et refusait ne pouvoir disposer à loisir de ses chères têtes blondes, sa future élite de son beau mouvement. Elle interdit donc rapidement les jouets, comme elle fit par la suite pour tel type de musique, ou tel type de lecture. Les enfants étaient à la fois une cause de joie pour elle mais aussi d'inquiétude, d'angoisse. Elle avait peur qu'il ne soit pas aussi parfait qu'elle l'imaginerait. Car très rapidement les enfants rusèrent. Utilisant des épingles à linge pour fabriquer des avions, des bouchons de bouteille pour des bonshommes ou des bateaux, des morceaux de bois ou des cailloux pour des épées ou des revolvers. Filles et garçons confondues cherchaient tout les moyens pour fabriquer des jouets. Sans le savoir ils redécouvraient ainsi les joies des enfants peu riches d'autrefois et malheureusement encore d'aujourd'hui. Oui mais eux n'avaient pas neuf personnes avec toujours les yeux sur ce qu'ils faisaient, ou plutôt sur ce qu'ils ne devaient pas faire.

Dès qu'un enfant jouait il était puni. Mais parfois certains insistaient et la Mae avait pris les devants.

- «  Ce sont les forts qui doivent conduire, et, si les faibles ne suivent pas, il ne saurait y avoir de la place pour eux. Dans la nature elle-même, les faibles disparaissent. La non-existence des faibles est une loi de la nature. Alors il faut que les enfants soient éduquer de manière être forts, se montrer faible à leur égard c'est les handicaper pour la vie, les empêcher de survivre. »

C'est ainsi qu'elle expliqua une fois à une éducatrice, une des neufs muses qui s'en occupait et qui n'arrivait plus à calmer un enfant comme il fallait se comporter. Elle lui enseigna ainsi comment frapper ces enfants. Devant le regard horrifié mais contemplatif de la demoiselle elle décrivit totalement le processus.

- «  Il faut prendre une ceinture suffisamment fine, frapper avec la boucle du ceinturon »

Elle expliquait de quelle façon éviter sur soi le retour de la ceinture. Si l'enfant criait, il fallait frapper encore plus fort jusqu'à ce qu'ils se taisent. Certains purent même apercevoir des enfants martyrisés comme il est difficilement imaginable, et ne pas proférer un cri.


Calliope savait tout cela. Car elle était une de ces neufs muses. Elle était là, elle pratiquait l'éducation de ce enfants, elle les frappa parfois. Au début elle était hésitante, elle s'en voulait. Et puis cela devint un automatisme car si cela était naturel. D'autant que les enfants eux-mêmes, à chaque fois qu'ils étaient pris en faute se préparaient à subir ces supplices. Un d'entre eux alla même en parler à Galinéa. Il lui expliqua que malgré la bêtise qu'il avait fait on ne l'avait pas puni.

Monde incroyable ou l'on peut voir un enfant de six ans réclamer des coups pour simplement avoir osé jouer. Un observateur extérieur aurait crié à la folie et cette fois-ci il n'aurait pas eu tort.

Un jour alors qu'elle lisait un conte aux enfants elle entendit grand bruit dans les couloirs. On criait et on vociférait. Elle demanda aux enfants de rester là et se dirigea vers la porte. Bien évidemment les petits alertées eux aussi la suivirent. Elle tourna la tête à gauche mais elle ne vit rien, elle la tourna ensuite à droite et vit une scène incroyable. Jason accompagné d'un autre homme tentait de faire sortir Annie de la maison. Ils l'entrainaient de force vers l'extérieur.

Les enfants tout comme Calliope ne comprenaient pas grand chose à cette histoire. L'afro américaine était venu chez eux il y a plus d'un mois et elle s'était montrée très gentille, très curieuse aussi, trop curieuse peut-être. Calliope essaya d'interpeler Jason lorsqu'il à proximité de leur salle.

- « Jason que se passe-t-il ?
- Calliope ? Rentrez à l'intérieur de la salle ! Nous nous occupons de cela.
- Mais explique moi. »

Un instant il lâcha la jeune femme qui ne voulait vraiment pas avancer et poussa Calliope dans la salle. Puis elle ferma la porte sur elle. Calliope était sous le choc. Comment avait-il pu faire cela et surtout que voulait-il bien caché. Après quelques secondes elle rouvrit timidement la porte et regarda de nouveau dans le couloir. Les deux hommes et la femme disparurent au bout. Ils étaient partis. Elle ne savait que faire. C'est là qu'elle vit un petit papier sur le sol. Elle jeta un nouveau coup d'oeil pour s'assurer que personne ne le regardait et attrappa le papier.

- « Madame ?
- Rentrez à l'intérieur les enfants. »

Tandis que les enfants rentraient, elle resta quelques secondes et aperçut un numéro de téléphone et un nom : Brian.


Cet incident aurait pu rester sans importance et il le resta durant un an. Durant toute cette année Calliope oublia ce numéro et commença même à oublier cet événement. Bien sûr comme tout le monde elle fut surpris de la chute de Jason et la poursuite de l'ascension de Galinéa. Mais que pouvait-ils contre le bon vouloir de la Mae ? Seule elle connaissait la vérité.

Et puis un beau jour. Alors qu'ils avaient été envoyé tout deux à la maison de New-York et qu'ils s'occupaient du petit potager dans l'entrée un souvenir ressurgit à sa mémoire, celui d'Annie. Elle l'aimait bien elle. Alors gentille et naïve elle demanda juste ce qu'elle devenait si elle était partie. Car en rigolant elle précisa pour elle est elle portée disparue. Et là Jason s'approcha d'elle, il avait le regard le plus froid du monde. On aurait dit qu'il aurait pu la tuer.

- « Ne parles plus jamais d'elle est-ce compris ?
- Oui mais c'était simplement une question.
- Alors ne pose plus de question de ce type. Tout ce que tu as besoin de savoir c'est qu'elle n'est pas portée disparues point final. Elle ne sera plus une gêne pour notre communauté »

Elle ne posa en effet plus de questions et tandis que Jason reprenait son ouvrage elle ne fit de même. Mais malgré son petit air enfantin et sa gentillesse, Calliope n'était pas une sote. Elle savait comprendre certains mots, certaines facons de le dire. Et ce que Jason venait de dire signifait beaucoup pour elle. Beaucoup trop.

Elle aimait cette communauté, c'était sa famille. Sa véritable famille. Mais elle ne pouvait imaginer que cette famille ait pu faire du mal à quelqu'un, même pour se protéger. Ils étaient des pacifistes, c'était en tout cas ce qu'elle avait crût comprendre dans les écrit de la Mae.

Elle ne pouvait garder cette information pour elle. Alors le soir quand elle rentra dans sa cellulle, elle pria fort pour que Gaïa l'aide à trouver le chemin, qu'elle lui envoie un signe. C'est à ce moment là, coincidence ou véritable signe qu'elle trouva un mot. Un mot qui avait plus d'un an. Il avait glissé par terre sous son lit et là sur un coup de vent il avait réapparu. Elle l'attrappa et reconnut tout, elle se souvint de tout. Et puis si gagna voulait elle se devait de le faire.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 27 Nov - 13:47

Alors dès qu'elle le put, elle en profita. Elle demanda à faire partie de l'équipe qui allait distribuer des tracts en ville et commença sa tâche. Puis soudain elle prétexta une envie d'aller aux toilettes. Personne ne s'y opposa et elle s'éclipsa.

Dans un recoin à l'abri de la vue de ses camarades, la cabines téléphoniques étaient à proximité des toilettes. Par chance Calliope avait gardé quelques pièces. Elle les inséra et commença à composer le numéro. Elle entendit plusieurs sonneries et puis on décrocha. C'était bien une voix d'homme. Après avoir longtemps hésité au bout du fil, elle ne lui dit que quelques mots.

- « Votre femme. Elle n’a pas disparu. On l’a assassinée. »

De peur qu'on ne la trouve en train de faire cela elle raccrocha immédiatement et s'en alla. Elle ne sût jamais pourquoi elle l'avait fait mais elle se devait de le faire. Elle le pensait au fond d'elle. Elle était stressé par le fait d'avoir eu une telle action et en même temps elle se sentait mieux.


Sauf que les choses ne sont jamais telles que l'on croit et il ne faut jamais se fier aux apparences. Si Calliope avait été au premier étage au moment où Annette Carver allait être attrappé elle l'aurait sût. Elle aurait sût que cette maudite porte l'obnibulait, que forcément quelque chose était caché derrière, qu'elle se devait d'y aller, elle aurait sût que comme Martin bien des années plus tard elle fouilla les jarres à droite, à gauche mais ne trouva rien et que comme lui finalement elle attrappa la clé dans le réservoir d'eau de la plante.

Tout comme lui elle entra dans le lieu réservé aux moins et moniales et commença à regarder partout. Elle aurait sût aussi que la seule personne qui était à ce moment là encore lucide et capable de lui parler s'appelait Miranda Cox.

- « Que faites vous là ? Vous n'avez pas le droit d'être là ! Allez vous-en !
- Madame ? Ils vous enferment ici ?
- Qu'allez vous chercher et puis d'abord qui êtes vous ?
- Je m'appeles Annette je suis journaliste. Je fais une enquête.
- Une journaliste vous êtes une envoyée du démon.
- Non attendez je veux juste vous parler. Que vous me disiez comment vous vivez c'est tout.
- Moi je ne veux pas vous parler.
- Vous ne l'avez pas enlevé ?
- Pardon ?
- Votre alliance. Vous la portée encore. C'est que l'homme avec lequel vous vous êtes mariée doit encore compté pour vous.
- Je... je ne comprends pas ce que vous voulez.
- Cet homme il est ici, il vit ici ?
- Non. Il est en dehors.
- Mais dehors c'est l'enfer alors pourquoi conserver cette alliance ?
- Parce que... parce qu'il a été tout pour moi et à une époque et que ici je peut vivre ma vie comme je l'entends, seule mais je peut la vivre. Je... je ne vois même pas pourquoi je vous dit cela.
- Peut-être parce que vous avez envie de parler tout simplement. Écoutez cela ne permettra pas de faire avancer beaucoup mon enquête mais bon. Je peut peut-être l'appeler.
- Qui donc ?
- Votre mari. Si vous êtes là depuis longtemps il doit être inquiet.
- Oui il est très anxieux. Mademoiselle.
- Madame.
- Et bien madame si vous êtes une journaliste par pitié allez vous en. Vous courrez un très grand danger en restant ici. Vous ne savez pas ce que vous risquez.
- D'accord mais donnnez moi juste ce numéro.
- Très bien. »

Annette avait un crayon, Miranda un bout de papier. Rapidement elle nota le numéro qu'elle lui donna.

- « Par pitié maintenant allez vous-en.
- Très bien. Je vous promets de l'appeler. »

Soudain quelqu'un était au bout du couloir. Un homme grand à la barbichette. Il la regardait fixement. Miranda eut juste le temps de refermer son rideau et de se cacher et Annette de glisser le papier dans sa poche que déjà il arrivait vers elle. Aider d'un autre homme venu en renfort il la força à sortir. Mais au passage elle laissa tomber un papier, un papier que Miranda lui avait écrit et que Calliope récupéra, un papier où il y avait le numéro de Brian Cox.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  sandy le Mar 27 Nov - 19:22

bravobom bravobom bravobom pour cette suite !!!! Mais moi je n'aime vraiment pas cette maison !! Shit Shit Shit Shit
sandy
sandy
Elève à Quantico

Nombre de messages : 255
Age : 45
Date d'inscription : 09/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  milaya le Mar 27 Nov - 19:56

Ouf ça y est j'ai rattrappé mon retard !
Bon alors : la torture et le meurtre de la journaliste affraid affraid affraid , les conditions de vie dans cette maison affraid affraid affraid , la Mae rgrrr rgrrr rgrrr et Martin en bête de sexe .... ptdr ptdr ( ben oui désolée mais j'arrive pas du tout à l'imaginer !!! Mr.Red )

Bref c'est toujours du grand art et très bien écrit , j'ai hâte de savoir comment tout ça va finir What the fuck ?!?
milaya
milaya
Enquêtes internes

Féminin Nombre de messages : 2111
Age : 43
Localisation : le mans
Date d'inscription : 21/01/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mer 28 Nov - 15:18

milaya a écrit:Ouf ça y est j'ai rattrappé mon retard !
Bon alors : la torture et le meurtre de la journaliste affraid affraid affraid , les conditions de vie dans cette maison affraid affraid affraid , la Mae rgrrr rgrrr rgrrr et Martin en bête de sexe .... ptdr ptdr ( ben oui désolée mais j'arrive pas du tout à l'imaginer !!! Mr.Red )

Bref c'est toujours du grand art et très bien écrit , j'ai hâte de savoir comment tout ça va finir What the fuck ?!?

Mal tu crois ? Bon je charges le fichier et je vous envoies la suite.

Ce sera du Martin ben oui désolé. Et un soupçon de Danny tout de même.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Mer 28 Nov - 16:24

Bon voici cette suite.

Faites gaffe j'ai décidé de passer à la vitesse supérieure.

Alors tout bon vous contentez mesdames.

Du Martin pour celles qui aiment, du Viking pour mes quelques fans, du Sam pour le soupçon de féminité et un brin de Danny pour relever le tout.

Je reprends aussi mon petit concept initial. Je vous conseille de cliquer sur le lien qui va apparaître à un moment donné dans le passage. La musique que vous entendrez vous fera plus encore entrer dans l'ambiance. Privilégié donc un poste avec de la musique.

Par contre les choses risquent fortement de se corser. Mais chut je n'en dis pas plus.

Voilà donc la suite.


Vendredi 21 Juin Roanoke, La maison du Bonheur et en dehors

Il était comme à la maison. À force de côtoyer les mêmes personnes, matin, midi et soir, de manger à avec eux, de dormir presque avec eux il se sentait un peu chez lui. Tout cela était totalement paradoxal. Il savait pourtant que ce n'était pas sa place et il profitait des rares moments de libre pour avancer dans son enquête. Et pourtant comment ne pas se détendre, ne pas sympathiser. Car il n'avait pas trouvé les fous dangereux qu'il croyait au départ. Non c'était des gens simples et sympathiques, agréables et joviales, des gens normaux en somme.

Avec Calliope sa relation ressemblait à un flirt platonique. Ils se frôlait par moment, s'effleurait, mais tout cela restait très prude. En effet il n'était pas rare que dans les couloirs on surveille l'un des deux ou qu'ils soient avec du monde. Pourtant il sentait que la jeune femme désirait plus, bien plus, mais que pouvait-il lui apporter. Il n'était pas la machine sexuelle qu'était Danny Taylor. Lui il lui fallait, plus de tendresse, plus de calme et de tranquillité. Alors quand en face une femme comme elle chaude comme la braise arrivait il était un peu perdu. Martin se satisfaisait donc ce cet état de fait et des empêchements que la vie en communauté lui procurait.

La seule chose qui le peinait fût le jeûne. Et pourtant il le supporta bien plus facilement qu'il le crût. Évidemment le premier jour fut très douloureux. Il essaya même de se réfugier en cuisine pour voler un peu de nourriture. Mais il n'y parvint pas. La nuit de jeudi à vendredi aussi fut abominable. Il se retourna plusieurs fois dans son lit en entendant son ventre crier famine. Et puis le lendemain cela se calma. Il semblait apaisé.

En fait il sentait surtout que son corps s'était mis en veille. Plus lent, plus calme, on aurait dit que parce qu'il manquait de carburant il fonctionnait en mode veille. Limitant ses réponses par oui et non, lunaire il trouva un certain équilibre. Il se contentait donc ces verres d'eau sucré. Les enfants et les gens malades eux mangeaient, mais en cachette pour ne pas faire envie aux autres. De toute manière ces deux catégories étaient souvent dissimulées aux yeux des autres. Les enfants vivaient auprès des éducatrices. Tandis que les malades ne devaient pas quitter leurs cellules de peur de transmettre leur maladie par des énergies négatives. Et puis ils n'étaient pas une bonne image pour les autres, ils se devaient tous d'être fort, de ne pas montrer le moindre signe de faiblesse. On cachait sa maladie comme une honte, une faute de sa part.

Vers 16 heures Martin fut demander auprès de la Mae. Entouré de quelques adeptes il y eut un oh de joie et d'étonnement. Pour eux cette rencontre était le signe d'un profond respect et d'une marque de reconnaissance. La Mae voyait en lui quelqu'un d'important, quelqu'un de grand, il n'y avait aucun doute. Martin lui s'inquiétait de cette demande de rencontre mais en même temps était heureux de pouvoir discuter avec elle, de pouvoir la questionner, et puis il dût bien le reconnaître, son égo, sa fierté fût rehaussé par cette marque de distinction.

Ce fut Galinéa elle même, la première fille qui le conduisit vers la Mae. Elle l'amena vers son bureau tout en haut. D'après ce que lui avait décrit Jack il était sur le même modèle que celui du Queens, dans une sorte de clocher ou plutôt de campanile, le plus haut possible. Il semblait même avoir été construit après la maison, volontairement pour cette fonction.

Après que Galinéa se fut assurer qu'il puisse entrer, Martin ouvrit la porte et entra. Et stupeur elle n'était pas derrière son bureau mais devant, assise au sol sur un tapis en paille de riz. Elle s'était mise en position du lotus comme lors des séances de yoga.

- « Prends place Benjamin. »

Surpris Martin hésita quelques secondes. Puis bien obligé de céder s'asseya en face d'elle dans la même position. Elle ne le quittait pas des yeux, comme si elle cherchait à y lire au fond, ses pensées, ses envies, ses impressions. Martin eut la sensation qu'elle sondait son esprit.

- « Comment vas-tu Benjamin ? »

Elle posa sa question anodine comme si elle se trouvait sur le trottoir en train de croise un vieil ami. Pourtant cette rencontre n'avait rien d'anodine. Tout avait été calculé, prévu et puis Martin savait que cela avait quelque chose d'exceptionnel.

- « Bien répondit-il lapidairement.
- Tu te sens bien ici ?
- Oui plutôt.
- J'en suis heureuse. J'aime quand mes visiteurs se sentent heureux. Le rôle d'une bonne maîtresse de maison quand elle a des invités et de s'assurer que les gens se sentent comme chez eux. C'est ton cas ?
- Oui plutôt.
- Aurais-tu envie de rester ? »

Peu à peu elle l'avait conduit à cette question qui ne pouvait amener qu'une seule réponse oui. Répondre non signifiait se démasquer, hésiter aurait été suspect. Martin tenta de biaiser un peu.

- « Je ne sais pas trop si c'est possible.
- Bien sûr que c'est possible. Il ne tient qu'à toi de le vouloir. »

Il se sentait acculé, oppressé et pourtant il était physiquement détendu, bien.

- « Que dois-je faire pour cela ?
- Le vouloir tout d'abord et puis... t'engager vers une voie qui sera la tienne. Une nouvelle voie dans ta vie.
- Et ma vie d'avant ?
- Elle en sera chamboulée. Tu découvrira des tas d'autres choses, tu connaîtra tes tas de possibilités, tu apprendra de nouvelles connaissances, tu vivra de nouvelles expériences. Mais comment peut-on ne pas le vouloir ? Tu es venu pour cela non Benjamin ? Pour apporter un nouveau sens à ta vie.
- Oui bien sûr mais je sais pas trop si.
- Tu as peur c'est ça. Ton choix ou plutôt ton absence de choix semble guider par la peur. Il faut surmonter cette peur et l'affronter Benjamin.
- Mais mes amis, ma vie de famille, d'avant.
- Et bien quoi ?
- Je risques de les perdre.
- Bien sûr que non. Il ne s'en iront que s'ils ne comprennent ton choix, que s'il luttent contre. Notre Mère nourricière est notre mère à tous. Elle est ta Mère, elle est la mienne, elle est celle de tes amis, de ta famille. Elle saura accepter d'autres enfants.
- Je ne sais pas.
- Écoutes Benjamin. Nous sommes désormais entrer dans des âges tourmentés. Nous sommes au bord du chaos. L'édifice est solide et l'énergie qui est réuni ici nous protégera mais croît que dehors ce qui nous en veulent t'accueilleront les bras ouverts ?
- Non.
- Alors tu l'a ta réponse. Nous sommes les seuls qui peuvent de protéger, t'offrir notre protection, nous sommes une famille pour toi.
- J'ai passé un agréable moment ici, j'ai rencontré des tas de gens, qui m'ont ouvert leur porte autant que leur coeur, j'ai vécu des tas de moments aussi les beaux les uns que les autres.
- Mais ?
- Mais je ne sais si je serais capable de passer cette épreuve.
- Seul ton coeur pourra te le dire. Écoutes retire toi dans ton logement, je te laisse toute l'après-midi de libre pour y réfléchir. Fait le vide dans ta tête, à l'aide du Yoga, visualise ce que veux réellement et tu trouveras. Car au fond de toi tu as déjà fait ton choix mais il te manque simplement la petite force de franchir le cap. »

Après l'avoir saluée Martin se retira. Il était troublé par cette femme qui était si proche de lui, physiquement et moralement. Elle le touchait presque, sans pour autant poser la main sur lui. Elle sentait bon la vanille. Elle était belle, belle et agréable. Elle ne jugeait pas, au contraire elle l'encourageait. Et pourtant il ne voulait pas le faire, ou en tout cas pas encore. Il était troublé et inquiet sur ce qui pouvait lui arriver.


Dehors on était guère mieux. La rencontre avec Timothy avec ravivé la certitude et la croyance des agents que le pire était à venir. Ils étaient tout les trois sur les dents. Même si Danny eut comme premier réflexe en revenant de filer sous la douche, il ne pensait qu'a ça, qu'à ce type qui serait déterminé à contre ce lieu, qu'à faire tout pour qu'ils partent. Timothy Brown était devenu leur premier ennemi.

Viking lui avait choisi de ne pas se raser entièrement. Il tailla seulement le tout en un bouc un peu plus propre. Il sortit de la chambre beaucoup plus net. Danny écoutait toujours Martin, comme à son habitude. Dehors devant la porte Sam soufflait un peu. Elle buvait tranquillement un verre de jus de fruit. Elle n'avait pas l'air mais elle aussi était épuisée par tout cela. Elle ne dormait pas beaucoup, elle paniquait à l'idée que Martin bascule du mauvais côté et voilà qu'à présent un fou furieux voulait le déloger à coup d'armes à feux ou d'explosif, ou que sais-je encore. Quand Vichentsky sortit elle s'était tournée vers lui.

- «  C'est bon je suis présentable je peux vous inviter à dîner ? »

Pour la première fois depuis un moment elle lui sourit, un sourire timide mais un sourire quand même.

- « Ah j'ai réussi à vous faire sourire. C'est bon au moins vous me faites plus la gueule. Je m'en contenterais pour ce soir. »

Elle se remit à rêvasser, le regard perdu, dans le vide. Alexandre se contenta de laisser le silence s'installer, parfois il valait mieux ne pas parler et écouter le silence. Il pouvait lire sur son visage l'inquiétude et le questionnement. Il tenta modestement de la rassurer.

- « Vous êtes inquiète ?
- Un peu.
- Oui on le serait à moins. »

Il avait essayé depuis qu'ils étaient arrivées, d'être le plus agréable et courtois à son égard. Poli, souriant, il n'avait fait aucune montre d'indélicatesse. Le parfait gentleman. Il espérait à présent, ce soir peut-être dissipé le malaise entre eux.

- « Martin est quelqu'un de très fort. Du peu que je l'ai connu et de ce que j'en sais il saura quoi faire.
- Oui sûrement. Mais vous même vous dites que le danger le guette à chaque instant à l'intérieur.
- Il ne faut pas se le cacher mais nous sommes aussi là pour ça. Nous sommes un peu ses anges gardiens. »

Il souria à nouveau, d'un sourire plus franc et plus agréable. Un mèche de ses cheveux tomba dans le vide. Elle ne prit même pas la peine de la remettre en place. Comme s'il avait les doigts délicats d'un pianiste alors qu'il pouvait casser une main avec Viking l'attrapa et la reposa derrière son oreille. Il l'admirait, elle était belle comme le jour.

Depuis le début il était tombé en admiration devant elle. Elle semblait être tout lui en femme. Délicate, sensible mais aussi forte et déterminée. On savait à l'avance en la voyant qu'elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds. Il ne fallait pas se fier à son corps menu et ses cheveux d'or. Sa vie sûrement difficile avait dû forger ce fort caractère et encore plus que sa beauté c'est ce qui plaisait à Alexandre.

Quand il remit sa mèche elle ne lui fit aucune remarque. Elle se contenta d'un merci, et lui rajouta de rien. Quelque mots tout au plus. Mais Viking savait qu'il devait enfin crever l'abcès en entre eux.

- « C'est étonnant.
- Quoi donc demanda-t-elle ?
- Samedi soir dernier je n'aurais jamais crût que vous accepteriez de me reparler. Je pensais être le diable incarné.
- N'allez pas jusque là.
- Oui mais avouez que l'on était pas tellement en bon terme.
- Oui ce n'est pas faux.
- Et je peut savoir pourquoi ? »

D'un coup elle se tût à nouveau. Elle se renferma dans ses pensées. Mais même s'il paraissait maladroit au départ Viking se devait d'insister. Il posa sa main sur celle de Sam qui était sur la rambarde, l'attrapa et lui dit.

- « Bon dites moi j'ai été vraiment grossier avec vous ?
- Ce n'est pas ça.
- D'accord. En tout cas maintenant vous allez me le dire. Je préfères ne jamais vous revoir et que les choses soient claires entre nous. Je n'ai pas envie que vous soyez malheureuse à cause de moi. Vous avez déjà assez de tourments comme cela.
- C'est que...
- Sam dites le moi je vous en prie. Je ne peut pas ne pas savoir.
- Oh et puis tant pis. Samedi lorsque je suis venu vous chercher je vous ait vu avec...
- Ah d'accord je comprends mieux.
- Je sais je suis bête. On ne s'était rien promis et on était rien l'un pour l'autre. Mais avouez que cela fait un choc de comprendre que l'homme vers lequel vous ressentez quelque chose est...
- Homosexuel ?
- Oui vous n'allez pas non plus me sortir les banalités comme quoi c'était juste un ami et que ce n'était pas ce que croyais. Sinon vous ne valez pas mieux que les autres.
- Ça non dit-il en riant. Je ne vous dirais pas ça. Ce que vous avez vu Sam n'était pas le fruit de votre imagination. Mais seulement il manque quelques explications à vos déductions.
- Et bien alors éclairez ma lanterne.
- Xavier puisqu'il s'agissait de lui était bien mon petit ami. Et samedi dernier je venais de rompre avec lui. Ce baiser c'était un baiser d'adieu.
- Ah je vois.... En tout cas on peut dire que je n'ai pas de chance. Tout les hommes qui me plaisent sont soit mariés soit homo.
- Sauf moi.
- Pardon ?
- Je ne suis pas homo, ou pas seulement. Je suis un peu une classe à part. Un spécimen rare. C'est aussi pour cela que ma famille à préféré mon frère. Sam je ne suis pas homosexuel, je suis comment dire bisexuel. Je suis aussi bien attiré par les hommes que par les femmes.
- Ah bon ?
- Oui. Je comprends votre étonnement.
- Alors vous et moi ?
- Qui sait ?
- Eux excusez moi les tourtereaux je ne voudrais pas gâcher ce moment de pur bonheur mais. »

http://www.radioblogclub.fr/open/137494/dents_de_la_mer/Musique%20de%20film%20-%20Les%20dents%20de%20la%20mer%20%281%29

Danny s'était levé et était venu à la porte. Sam et Viking virent tout de suite à son regard que quelque chose clochait que cela n'allait pas. Ils entrèrent immédiatement à sa suite.

- « Que ce passe-t-il ?
- Euh comment dire les chose simplement. Je n'ai plus de réception à partir du micro de Martin.
- C'est peut-être un problème de pile ou de fréquence réessayez ?
- C'est-à-dire que je l'ai fait.
- Et ?
- Toujours rien.
- Insistez cela va bien venir.
- Oui mais je dois vous avouer quelque chose.
- Quoi donc demanda Sam de plus en plus inquiète ?
- Hier j'ai eu le même problème été c'était Martin qui avait coupé son micro.
- Comment ça ?
- Bon ben voilà il a déconné il s'est un peu entiché de Calliope la fille qui l'accompagne.
- Entiché jusqu'à quel point demanda Sam ?
- Jusqu'au flirt c'est grave ?
- Plutôt oui mais en quoi cela à voir avec ce soir.
- C'est que cela fait plus d'une heure que je ne reçois rien et que je cherches à capter.
- Vous n'auriez pas pu nous le dire plus tôt commença à s'énerver Viking ?
- Holà doucement rester calme !
- Comment voulez vous que je reste calme ? Cela veut peut-être dire que cela fait une heure que votre collègue est découvert ! »
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  sandy le Mer 28 Nov - 21:33

surprised2 surprised2 surprised2 mon marty ne va pas tomber dans le côté obscure de la force Shit Shit Et l'autre, là ... je suis bi donc pas de pb !!! tongue tongue J'y crois pas à cela !!!!! SAm/ marty oui 2love2 2love2 2love2 Sam/ viking nonnnnnnnnnn pascontent pascontent
Une suiteeeeeeeeeeeeeeeee viteeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!
sandy
sandy
Elève à Quantico

Nombre de messages : 255
Age : 45
Date d'inscription : 09/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Jeu 29 Nov - 15:58

ah cette suite était génial mais martin va falloir réagir rapidos couscous mon petit, tu files un mauvais coton !!!


.
Il n'était pas la machine sexuelle qu'était Danny Taylor. Lui il lui fallait, plus de tendresse, plus de calme et de tranquillité. Alors quand en face une femme comme elle chaude comme la braise arrivait il était un peu perdu. Martin se satisfaisait donc ce cet état de fait et des empêchements que la vie en communauté lui procurait.
bravobom bravobom bravobom très beau passage sur la personnalité de marty !!!

Évidemment le premier jour fut très douloureux. Il essaya même de se réfugier en cuisine pour voler un peu de nourriture. Mais il n'y parvint pas
. ptdr ptdr ptdr ça m'a fait rire je sais Arrow

Les enfants et les gens malades eux mangeaient, mais en cachette pour ne pas faire envie aux autres. De toute manière ces deux catégories étaient souvent dissimulées aux yeux des autres. Les enfants vivaient auprès des éducatrices. Tandis que les malades ne devaient pas quitter leurs cellules de peur de transmettre leur maladie par des énergies négatives. Et puis ils n'étaient pas une bonne image pour les autres, ils se devaient tous d'être fort, de ne pas montrer le moindre signe de faiblesse. On cachait sa maladie comme une honte, une faute de sa part.
respect respect respect fort ce passage


et la mae tu la fait superbement bien parlé, elle me fout la trouille celle là !!

et sam viking !!! allez mais il va l'écraser le jour où !!!!
- Xavier puisqu'il s'agissait de lui était bien mon petit ami. Et samedi dernier je venais de rompre avec lui. Ce baiser c'était un baiser d'adieu.
GARE TES FESSES DANNY oh la vache quand il va savoir il voudra olus jamais coucher avec viking !!!enfin dans la même chambre ptdr ptdr ptdr ptdr

- Comment voulez vous que je reste calme ? Cela veut peut-être dire que cela fait une heure que votre collègue est découvert ! »
affraid affraid affraid affraid wahou j'ai adoré cette suite et fra,nchement j'espère que ta fic va durer suer longtemps car je me delecte !!! mais viking bi alors ça j'adore !!! allez il va bien draguer un peu mon danny !!!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green oh j'avais raison d'aimé viking maintenant je l'aime encore plus, moi j'aime bien les ambivalences sexuelles dans les perso ...


Dernière édition par le Jeu 29 Nov - 18:44, édité 1 fois
nathaloche
nathaloche
Directeur Adjoint

Féminin Nombre de messages : 3996
Age : 45
Localisation : dans les bras d'enrique
Date d'inscription : 15/03/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://enriquemurcianoandnath.com/cariboost1/index.html

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  sandy le Jeu 29 Nov - 17:06

Il n'était pas la machine sexuelle qu'était Danny Taylor. Lui il lui fallait, plus de tendresse, plus de calme et de tranquillité. Alors quand en face une femme comme elle chaude comme la braise arrivait il était un peu perdu. Martin se satisfaisait donc ce cet état de fait et des empêchements que la vie en communauté lui procurait. très beau passage sur la personnalité de marty !!!

Ouais ... il est vrai que plus je lis vos fics sur Danny plus son tempéramment de feu mais fais rendre toute chose Embarassed Mr.Red Mr.Red Mr.Red Martin quant à lui et un peu plus calme .... mais bon j'aime bien comme même 2love2 2love2 Laissez lui le temps de trouver la nana idéale et vous verrez !! rolles rolles
sandy
sandy
Elève à Quantico

Nombre de messages : 255
Age : 45
Date d'inscription : 09/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Ven 30 Nov - 12:12

sandy a écrit:surprised2 surprised2 surprised2 mon marty ne va pas tomber dans le côté obscure de la force Shit Shit Et l'autre, là ... je suis bi donc pas de pb !!! tongue tongue J'y crois pas à cela !!!!! SAm/ marty oui 2love2 2love2 2love2 Sam/ viking nonnnnnnnnnn pascontent pascontent
Une suiteeeeeeeeeeeeeeeee viteeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!

Toi tu es une chippeuse Sam / Martin ou je m'y connais pas !
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Ven 30 Nov - 12:13

Nataloche ton message de réponse m'a fait hurler de rire. J'avais pas imaginé Danny dragué par Viking mais si vraiment tu as envie ? Non je plaisante c'est pas pour l'instant le chemin que je prends. Bon allez je charge la suite et je vous l'envoie.

Par contre ma clara elle est passée où ?
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Ven 30 Nov - 12:18

Vendredi 21 Juin, Médical City Cabinet du Docteur Melfi

Il ne disait rien. Depuis qu'il était entré dans le cabinet Jack Malone n'avait pas dit un mot. À force c'était devenu une habitude chez lui alors au départ le docteur Melfi ne dit rien. Mais comme à chaque fois un moment de silence en entrainait un autre et ainsi de suite. C'était comme si il ne pouvait rien dire. Peu à peu le silence devenait difficile à rompre. Elle savait que le silence disait beaucoup mais tout de même à un moment donné ou à un autre il devrait parlé. Elle s'essaya alors aux banalités.

- « Il commence à faire plutôt chaud n'est-ce pas ? »

Il leva timidement la tête. Cet homme plutôt bourru, plutôt imposant n'en menait rarement large lorsqu'il entrait dans son bureau. On aurait dit un gamin qui détestait aller chez le dentiste et qui au final en faisait une phobie. Pas une fois il se montré détendu sûr de lui. C'était comme il reconnaissait ses faiblesses.

Mais sa phrase ne fit pas mouche et il sombra à nouveau dans le silence.

À chaque nouvelle consultation le docteur Melfi prenait une feuille vierge sur son calepin. Elle ignorait comment travaillait précisément ses confrères mais elle avait décidé une chose. Si je prends un calepin c'est pas pour faire joli. J'y notre forcément quelque chose. Sinon elle n'aurait rien pris et se serait contenté d'enregistrer la séance. Elle avait entendu parler d'une telle méthode à l'une des rares conférences ou elle s'était rendue à Atlantic City. Après tout pourquoi pas.

Mais cette fois-ci puisque le patient se murait dans un silence inextricable elle n'avait encore rien écrit. Elle se dit qu'après tout elle n'avait plus trop le choix, autant inventer de nouvelles méthodes. Elle commença à griffonner un petit quelque chose sur son calepin. Tout juste Jack la regardait faire d'un oeil distrait. Puis elle retourna son bloc et lui présenta ce qu'il y avait d'écrit.

La maison du bonheur - Page 11 Calepinlf9

Cette fois-ci il réagit enfin. Toute la tension accumulé le conduisit à pouffer de rire.

- « Enfin j'ai crût devoir parler toute seule de la pluie et du beau temps.
- Vous êtes une entêté vous !
- Et vous pas ? Malone si vous êtes venu me voir c'est pour faire une thérapie par pour mon doux minois. Alors on peut parler maintenant ?
- Si vous voulez.
- Vous avez fait de nouveaux cauchemars ?
- Non fort heureusement. Mais vu ce qui s'est passé je ne vois plus cela comme un signe. Je me demandes d'ailleurs s'il y aura des signes un jour.
- Des signes de quoi ?
- Que je vais mieux.
- Jack. Tout les troubles que l'on subit proviennent d'un problème plus profond, de fêlures, de failles que nous avons en nous. Si nous sommes fort nous arrivons à les surpasser, à les sublimer à en faire quelque chose de positif. Et puis parfois il arrive que ces failles on passe seulement outre et qu'on les laisse de côté.
- Ça veut dire quoi ça doc ?
- Simplement que je ne crois pas que tout ce que vous avez vécu provienne de votre accident récent. Il n'a été qu'un révélateur, que l'élément qui a déclenché tout cela. Cet événement traumatisant à raviver des sensations désagréables à votre mémoire.
- C'est vous le doc, doc.
- Jack la dernière fois que nous avons discuter ensemble nous avons parler d'un sentiment d'abandon. L'impression que tout le monde vous quittait.
- C'est possible.
- Parlez moi en un peu plus.
- Je ne sais pas que voulez vous savoir.
- Comment cela ?
- Vous voulez que je vous parle de quelque chose de précis ?
- Non simplement laissez vous aller. Dites moi ce que vous avez sur le coeur.
- Vous êtes psy ou assistante sociale ?
- Jack !
- Bon d'accord. Mais donnez moi un peu des pistes. J'ai pas vraiment l'habitude de parler de moi.
- C'est pourtant ce que l'on fait depuis plus d'une semaine.
- C'est possible.
- Pour éviter de répondre vous n'avez que ce mot à la bouche ?
- C'est possible.
- Bon très bien je vais devoir vous y conduire puisque vous ne voulez pas y aller vous même. Quand est-ce la dernière fois ou vous avez eu ce sentiment ? Ce sentiment d'abandon ? »

Elle eut l'impression qu'en même temps qu'il cherchait dans sa mémoire il cherchait en elle pour savoir ou elle voulait en venait. Elle se devait de ne pas montrer son ressenti, son impression. Il pouvait faire un transfert sur elle mais cela devait rester dans le cadre médical. Lui montrait qu'elle le jugeait qu'elle cherchait à le cataloguer, à le caractériser et les choses auraient été catastrophiques.

- « Ça doit remonter à loin car aussi longtemps que je me souvienne je n'en ai pas souvenir.
- Loin comment ?
- Je sais pas. Quand j'étais jeune.
- Dans l'enfance, l'adolescence ? »

Elle avait dût être trop insistante car déjà elle sentait l'agent du FBI se brusquer et se renfermer d'un coup. Il n'avait pas totalement compris où elle voulait en venir mais le ton que prenait cette conversation ne lui plaisait guère. S'il cherchait à comprendre elle le perdrait et dans ce cas elle n'aurait plus qu'une unique solution. Jouer carte sur table au risque de toute perdre, au risque de tout gagner aussi.

- « Où voulez vous en venir là ?
- Rien simplement vous me dites que ce genre de souvenir remontes à loin alors je demandes si c'était dans votre enfance par exemple.
- Je dis cela seulement parce que j'en ai aucune idée, j'en sais rien moi. C'est vous qui insistez sur mon enfance depuis un bout de temps. Vous voulez quelque chose alors dites le moi que l'on en finisse. »

Comme au poker elle était découverte. La seule et unique solution était un dernier coup de bluff avant le tapis.

- « Parlez moi de votre mère.
- Ça y est on y vient. Je me demandais quand cela allait arriver dans la conversation dit-il en attrapant sa veste. Mais qu'est-ce que vous avez vous les psy à a chaque fois parler de leur mère à vos patients ?
- C'est parce qu'elle a été fondatrice dans notre vie, elle nous a éduqué, elle nous a élevé, elle a été la première à nous côtoyé. Elle est déterminante dans la vie d'un homme ou d'une femme.
- Oui et bien je ne vois pas pourquoi vous parler de la mienne. Vous croyez vraiment que cela va soigner mes putains de cauchemars ? Vous valez pas mieux que la Mae et ses théories débiles de Mère nourricière. »

Il s'était levé et se dirigeait vers la porte. S'il s'en allait maintenant en colère s'était foutu à tout jamais. Il fallait qu'elle reprenne la main et vite si elle voulait au moins caresser l'espoir qu'un jour il revienne.

- « Jack voir sa mère se suicider devant ses yeux est un quelque chose de traumatisant pour un enfant. Vous ne pouvez pas nier que cela à forger votre vie. Le refuser se serait vous voiler la face ! »

Il s'arrêta. Il ne la regardait pas. Il avait à nouveau ce regard perdu au niveau du sol. On aurait dit qu'il cherchait des réponses dans le parquet. Comme si les rainures du bois pouvaient expliquer son mal-être actuel. Le docteur Melfi renchérit.

- « Dites moi juste ce que vous avez ressenti à ce moment là ! Quel a été votre sentiment ? Comment vous êtes senti ? Si je me montres trop agressive dis-te le moi tout de suite. Mais vous en allez n'y changera rien. Et puis rien que le fait que vous m'écoutiez en ce moment fait penser que je ne dois pas être loin de la vérité. »

Jack se tourna brusquement vers elle. Il avait l'air furieux mais en en même elle eut l'impression que ses yeux brillaient.

- « Vous voulez que je vous dise quoi ? Que quand ma mère à enfin réussi à mettre fin à ses jours je me suis senti libéré ? Que enfin je n'aurais plus à la surveiller, à l'empêcher de recommencer. Que je ne jouerais plus le rôle du parent et elle de l'enfant. Que enfin j'aurais la paix ? C'est ça que vous voulez vous entendre dire. Non bien sûr ce n'est pas vrai. Au moment ou l'ont m'a annoncé qu'elle était bien morte, je n'ai eu aucune réaction, pas un mot, pas un son n'est sorti de ma bouche. Je ne pouvais plus bouger, plus parler. Je l'avais vu mourir et pourtant il a fallu que ce médecin me le dise pour que je le comprenne réellement. Et puis ensuite je fus seul, dans ma chambre. Et là j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, comme j'ai jamais pleuré avant. Je n'ai pas pu m'arrêter. Je n'en pouvais plus. Et savez vous ce que mon père m'a dit après m'avoir entendu et avoir ouvert brusquement la porte de ma chambre ? Il m'a dit pleure du pissera moins ! Voilà ce qu'il m'a dit alors que ma mère venait tout juste de mourir. Alors oui quand ma mère est morte j'ai ressenti un sentiment d'abandon, l'impression que tout s'évadait sous mes pieds. Mais ce ne fut pas le fait de ma mère, ce fut celui de mon père qui même ce jour là n'a pas sur m'écouter. »

Il mit alors sa veste sur ses épaules et attrapa la poignée de la porte. Le docteur Melfi put juste lui lancer.

- « Quand vous reverrais-je agent Malone ?
- Jamais je le crains. Je n'ai plus le temps pour ses bêtises. »

Il s'en alla alors. Il était un peu avant quatorze heures. Les gens regagnaient leur travail les enfants quittaient la cantine et le bus s'arrêtait un peu plus bas. New-York était joyeuse. Il faisait beau, les cerisiers étaient en fleurs et les vacances s'annonçaient palpitantes.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Ven 30 Nov - 23:00

alors là je dis respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect

« Vous voulez que je vous dise quoi ? Que quand ma mère à enfin réussi à mettre fin à ses jours je me suis senti libéré ? Que enfin je n'aurais plus à la surveiller, à l'empêcher de recommencer. Que je ne jouerais plus le rôle du parent et elle de l'enfant. Que enfin j'aurais la paix ? C'est ça que vous voulez vous entendre dire. Non bien sûr ce n'est pas vrai. Au moment ou l'ont m'a annoncé qu'elle était bien morte, je n'ai eu aucune réaction, pas un mot, pas un son n'est sorti de ma bouche. Je ne pouvais plus bouger, plus parler. Je l'avais vu mourir et pourtant il a fallu que ce médecin me le dise pour que je le comprenne réellement. Et puis ensuite je fus seul, dans ma chambre. Et là j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, comme j'ai jamais pleuré avant. Je n'ai pas pu m'arrêter. Je n'en pouvais plus. Et savez vous ce que mon père m'a dit après m'avoir entendu et avoir ouvert brusquement la porte de ma chambre ? Il m'a dit pleure du pissera moins ! Voilà ce qu'il m'a dit alors que ma mère venait tout juste de mourir. Alors oui quand ma mère est morte j'ai ressenti un sentiment d'abandon, l'impression que tout s'évadait sous mes pieds. Mais ce ne fut pas le fait de ma mère, ce fut celui de mon père qui même ce jour là n'a pas sur m'écouter. »
magnifique d'émotion !!! bravo bravo j'ai adoré ce passage et jack mis à nu c'est tout simplement grandiose !!! respect respect respect respect respect
nathaloche
nathaloche
Directeur Adjoint

Féminin Nombre de messages : 3996
Age : 45
Localisation : dans les bras d'enrique
Date d'inscription : 15/03/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://enriquemurcianoandnath.com/cariboost1/index.html

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  sandy le Sam 1 Déc - 23:41

Hio-Tin-Vho a écrit:
sandy a écrit:surprised2 surprised2 surprised2 mon marty ne va pas tomber dans le côté obscure de la force Shit Shit Et l'autre, là ... je suis bi donc pas de pb !!! tongue tongue J'y crois pas à cela !!!!! SAm/ marty oui 2love2 2love2 2love2 Sam/ viking nonnnnnnnnnn pascontent pascontent
Une suiteeeeeeeeeeeeeeeee viteeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!

Toi tu es une chippeuse Sam / Martin ou je m'y connais pas !

je crois aussi ptdr ptdr ptdr
sandy
sandy
Elève à Quantico

Nombre de messages : 255
Age : 45
Date d'inscription : 09/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  clara le Dim 2 Déc - 17:10

Wouha en effet comme le dis Nathaloche, un Jack mis à nu...géniale, les entiments et les émotions étaient superbement bien écrits respect respect respect respect respect respect

J'en avais les larmes aux yeux moi là grosyeux grosyeux grosyeux grosyeux grosyeux grosyeux grosyeux grosyeux grosyeux grosyeux

Maius, comme je suis en retard dans les com', je voudrais dire que cette maison de dingues, me fait de plus en plus flipper pale pale pale pale pale pale

Il en faut encore,encore etencore dans ce cas non?

bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom
clara
clara
Président des USA

Féminin Nombre de messages : 8775
Age : 38
Localisation : sous la douche!
Date d'inscription : 21/08/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 3 Déc - 12:57

Ah ! Enfin ! J'attendais ton commentaire mon ange ! Je me suis dit elle m'a oublié et patati, et patata.

Mais non finalement alros ça va.

Pour en revenir au passage je trouvais que l'histoire dramatique de Jack et sa mère n'avait pas été assez exploitée dans la série et surtout sur ce point là. Je voulais savoir ce qu'il ressentait lui.

Alors quand j'ai commencé à tisser les passages avec les cauchemars je me suis dit qu'il fallait que je parle de cela d'une manière ou d'autre. Et bien voilà.

Une suite ça vous dit ?

Je charge tout cela et j'envoies. Faites gaffe cela devient tendu.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 3 Déc - 13:15

Bon voici la suite. je vais utiliser le même modèle que les fois précédentes. Je vous propose une musique pour accompagner le passage. Et je vous conseille vivement de l'écouter en cliquant dessus au moment opportun.

Pour cela je vous donne le lien tout de suite. Vous le téléchargez comme la dernière fois et vous n'avez plus qu'à le lancer au moment où je vous signalerait. Simple non ?

Voici le fichier.

http://www.megaupload.com/fr/?d=0R5XTGQP

Entrez le code, patientez 44 secondes, puis sur free dowload, le tour est joué il n'y a plus qu'à enregistrer et à écouter.

Et donc voici la suite.


Vendredi 21 Juin, Roanoke, La Maison du Bonheur

Il était tard. Presque minuit. On lui avait laissé tout son temps pour réfléchir, pour peser le pour et le contre. Mais que pouvait-il bien dire, que pouvait-il bien faire ? Il aurait pu tout simplement demander à sortir, abandonner. Mais c'était reconnaître l'échec de sa mission, avouer le fait qu'il n'avait rien trouvé, qu'il n'avait pu ne serait-ce qu'apercevoir leur disparue. Il ne pouvait tolérer cet échec, il se le devait.

En cela il ressemblait à Danny. Ils étaient un peu les deux faces d'une même pièce, le pile et la face. Lui aussi ne lâchait jamais le morceau, il ne pouvait abdiquer en plein milieu du chemin. La seule différence était qu'il était moins impulsif, il avait plus la résolution froide et implacable. Danny lui était de la race des fougueux. Il pouvait d'un coup parti dans un élan, dans une quête éfrénée et puis quand il était arrivé au bout de venir tout calme, presque impassible.

Non il ne pouvait pas arrêter. Il ne l'aurait fait pour rien au monde. Même s'il ignorait tout de cette initiation il devait rester quoi qu'il en coûte. Un instant, un éclair Danny qui écouta sa conversation le lui proposa mais il opposa une telle fin de non recevoir qu'il n'insista pas. D'autant que Martin le sentait, que lui aussi irait jusqu'au bout, qu'il le soutiendrait. Sauf qu'il était bien gentil Danny mais son soutien n'y changerait rien, ce n'était plus cela qu'il avait besoin désormais. C'était lui qui était sur le terrain, seul et malgré toutes les précautions prises par Jack personne ne pourrait venir l'aider.

Jack. À lui aussi il devait de réussir. Il avait une responsabilité, un objectif à tenir. Et pourtant il sentait qu'au fond de lui personne et sûrement pas Jack ne lui en voudrait d'avoir plié bagages et d'avoir lâché cette enquête. Ils seraient tous avec lui dans ce cas.

Même Viking et surtout lui qui dès le départ lui avait dit qu'il pouvait faire marche arrière. Il était agréable ce type. Il s'était montré calme, détaché, tolérant. Bien sûr comme tout le monde il avait ses défauts mais il avait senti comme tout le monde sa volonté de rester un conseiller, une aide. Évidemment comme tout les membres de l'équipe il avait surpris pas sa réaction face à Danny lors de la désignation de celui qui allait infiltrer. Mais il devait reconnaître que Danny était un écorché vif, un sanguin à qui la vie n'avait pas fait de cadeau. Et puis on l'avait désigné lui et pour rien au monde il aurait cédé sa place à Danny. Par orgueil mais aussi par ce qu'il ne voulait pas qu'à cause de lui il entre ici.

Alors ce fut lui. Ce fut lui qui se trouva dans cette situation délicate. Il gambergeait sans cesse pesant le pour et le contre. Et puis à la fin revenait sans cesse la même idée. Il n'y pouvait rien. Il n'avait pas le choix, il devait le faire. S'il voulait poursuivre cette enquête il devait accepter cette initiation quoi qu'il lui coûte, car de toute manière refuser signifiait aussi abandonner.

Il avait pris cette résolution lorsqu'il entendit quelqu'un soulevé le rideau de l'entrée. Il regardait alors les maigres étoiles. La nuit s'était couchée tard. Le solstice avait dû passer. Bientôt l'été arriverait et les jours commenceraient à raccourcir. Il tourna lentement la tête en direction de l'entrée. Calliope se tenait là. Elle portait dans ses bras une tenue blanche. Elle était encore plus belle que d'habitude. Cela n'avait rien à voir avec les deux jeunes femmes qu'il avait venu auparavant. La timide des débuts et la coquine par la suite. Non elle semblait joué un rôle. Sûre d'elle volontaire. Ses tâches de rousseur semblaient signifier cette fois-ci sa force de caractère, comme si les particularités physiques changeaient au gré de l'humeur de celui ou celle qui les a.

Elle posa en douceur la tenue qu'elle portait. Il s'approcha d'elle. Elle sentait toujours aussi bon. Si les évènements avaient été totalement différents il serait certainement tombé fou amoureux d'elle. Mais comment ne pouvait-il ne pas la voir comme une de ces adeptes.

-  « La Mae m'a dit d'apporter cela pour toi. »

Il regarda alors la tenue. C'était un pantalon et ce qui ressemblait à une vareuse en coton fin. De blanc immaculé et taillée amplement elle lui irait certainement.

- « Tu dois la porter pour la cérémonie.
- Comment sait-elle que je vais accepter ?
- Elle le sait c'est tout. »

Il avait l'impression qu'on lui forçait la main, que les choses ne venaient pas de lui. Mais que pouvait-il faire d'autre.

- « La cérémonie va bientôt commencer et tu as fais ton choix. Il faut donc que tu te changes.
- Très bien alors sort que j'enfile cela.
- Cela c'est une tenue cérémoniale. Je vais t'aider à la mettre.
- Non je t'assure ça ira.
- Mais je te dis que si. »

Elle avait commencé à déboutonné sa chemise et s'apprêtait à l'ouvrir entièrement. Il cherchait à tout prix à l'en empêcher quand elle aperçut pendouillant maladroitement son micro. Le scotch des débuts c'était peu à peu délité. Et même s'il avait tout fait pour le bricoler rien n'y fait, il ne tenait guère.

Elle aurait dût être surprise, hurler. Il était un traître un scélérat. Mais elle n'en fit rien. Elle continua à retirer sa chemise.

- « Tu ne dis rien ?
- Pourquoi je dirais quelque chose ,
- Pour ce que tu vois ?
- Nous avons tous eu une vie. Nous avons choisi de la laisser en dehors d'ici. Tu as fait le choix d'accepter l'initiation dans ton coeur alors tu sera l'un des nôtres.
- Mais Calliope...
- Chut. Cesses de parler et écoutes ton coeur. Je m'en fiches que tu fasses une enquête sur nous. C'est toi qui comptes pour moi. Et puis si je dois t'avouer un secret je le soupçonnais depuis un moment. J'avais senti, quelque chose, un je ne sais quoi lorsque nous étions tout deux dans ce champ. J'ai préféré ignorer cela et maintenant j'en fais de même. J'ignore ce qui t'a poussé à venir ici et peut m'importe, ce qui compte c'est pourquoi tu y restes et qui tu est. »

Elle arracha alors le scotch du micro et retira la pile derrière. C'est à ce moment là que Martin constata que cette dernière était à plat sans doute depuis plusieurs heures, depuis qu'il avait vérifié qu'il fonctionnait encore. Elle venait de lui enlever son dernier contact avec l'extérieur et pourtant il ne s'y opposa pas. Il la laissa faire.

Calliope continua alors de le déshabiller. Elle lui retira entièrement ses vêtements, les maigres bijoux qu'il avait, il était totalement nu devant elle et cela ne la gêna pas une seconde. Cela avait l'air naturelle pour elle. Alors qu'il s'attendait à quelque chose elle n'eut qu'un bref regard sur son corps, expression de son attirance. Et puis elle lui demanda d'enfiler l'habit qu'elle avait apporté. Martin ne se fit pas prier.

Quand il eut fini elle reposa ses effets sur son lit et le conduisit vers l'extérieur. Dans le couloir il aperçut alors que la porte qui donnait sur le lieu de vie des moines était grande ouverte. Tout le long tout les cinq mètres on avait installé des bougies. Les petites flammes brillaient d'une intense façon. Rien d'autre n'éclairait le lieu et ils avançèrent en silence. Alors quand Martin entra il sentit encore plus fort encore la charge spirituelle du lieu. Il aimait cela. Le recueillement le silence lui faisait du bien.

Puis ils arrivèrent devant la porte où il avait failli entrer la dernière fois. Là Calliope d'une main experte attrapa les deux poignées et ouvrit. Ils entrèrent alors dans un univers d'énergie et de force.

C'était une grande salle de plus de vingt mètres sur quinzes. Au centre s'était installée la Mae. En position du lotus, elle attendait. Les mains jointes comme dans les prières bouddhistes elle ne regarda pas Martin à son entrée. Sur la gauche les même bougie avait été installée à même le sol derrière des moines installés eux aussi en position du lotus. Le sol était parsemé de tapis en paille de riz. Les grandes fenêtres de la salle offraient le spectacle d'un ciel noir et émaillé d'étoiles. Lorsqu'il avait ouvert la dernière fois les volets devaient être fermés. Martin avança timidement, il ne quittait pas des yeux les moines, espérant apercevoir Miranda.

C'est alors qu'il la reconnut. Aimaigrie, fatigué, le visage cireux. Elle ne quittait plus sa prière. Au début il n'avait même pas penser à elle tellement elle avait changé. On aurait dit un zombie et en même temps elle dégageait une telle chaleur, une telle force. Il se tourna alors vers la Mae qui à ce moment là leva la tête. Elle le regarda droit dans les yeux, fixement.

Sur la droite les mêmes bougies vacillaient au gré des courants d'air. Une petite musique douce faite de flûte de pan et de bruits de la mer semblait venir de nulle part. À l'invitation de la Mae, Martin s'asseya. Il pris la même position du lotus qu'elle et elle se remit à prier. Il se força alors à en faire de même. De longues secondes passèrent où Martin put apercevoir Calliope derrière lui à droite, qui s'était installé parmi un groupe d'adeptes admis à assister à la cérémonie. Il y avait là Dyonis, Charon et Jason. Mais il se tenait dans le dernier rang. Plus en avant, Galinéa et la jeune femme qui avait travaillé avec Martin semblait avoir plus d'importance.

Et là la Mae rompit le silence.

- « Mes enfants. Nous sommes réunis ici pour célébrer l'entrée dans l'union avec notre mère nourricière de votre frère Benjamin. Benjamin sait que le chemin sera difficile mais il a accepté dans son coeur le mesage de Gaïa, il a compris que le véritable chemin est celui qui l'unira à elle. Il a compris bien des choses. Car cette union, c'est comme mettre la lumière dans une pièce qui est sombre. Une fois que tu es en communication avec la Mère nourricière, il t'es facile de voir ce qui ne va pas en toi et d'y remédier sans te culpabiliser, car tu ne t'identifies plus à tes faiblesses et aux accidents de parcours. »

Un nouveau silence s'installa puis la Mae repris.

- « Avant de débuter je dois entendre de ta bouche Benjamin ton acceptation. Acceptes-tu de subir cette initiation et de recevoir ainsi le fruit de son monde, d'accéder à un niveau de conscience supérieur ? »

Il faillit hésiter. Il l'avait vu. Il savait où elle était. Il lui suffisait de partir et de s'en aller, de tout quitter. Rien n'y personne ne pourrait l'en empêcher. À l'heure actuelle des tas d'agents se préparaient sans doute à encercler les lieux. Il sortirait indemne. Alors pourquoi donc dans sa bouche il entendit ces mots qui n'avaient aucun sens. Il s'entendit dire sans le vouloir vraiment.

- « Oui je l'acceptes. »

Peut-être voulait-il se tester lui même prouver que tout cela n'était qu'une mascarade. Que lui déjourait la supercherie, prouverait qu'on ne peut pas avoir tout le monde. Il se croyait plus fort que les autres.

- « Avant de débuter. Voici pour toi Benjamin la Clavipeps Purpera. La boisson sacrée qui te protégera dans ce long voyage. »

Tout cela n'avait aucun sens. Elle lui tendait un bol en terre cuite remplit d'une substance inconnue. La couleur jaune ne le rassurait pas pour autant. Il l'attrappa tout de même des deux mains. Puis peu à peu il tendit vers lui ce bol. Il ne savait pas du tout ce qu'elle contenait. Cela sentait bon le jus de fruit mais cela pouvait être tout aussi bien autre chose. Mais il commença tout de même à boire. Cela avait vraiment le goût de jus de fruit. Du jus d'orange, de fruit de la passion et d'ananas mélangé. Il ne sentit aucun arrière goût et apprécia simplement de boire une boisson déshaltérante. Il reposa le bol après avoir tout bu.

La Mae continuait à le regarder. Elle semblait fière de lui et cela lui réchauffa le coeur. Il aimait cela, malgré tout, malgré tout ce qu'il savait d'elle. Il voulait qu'elle l'aime. Elle poursuivit alors.

- « Bien. Nous allons donc commencer. Tu va voir c'est très simple. Il faut que tu te détendes le plus possible et que tu concentres ton esprit. Je suis la messagère de la Mère nourricière, c'est à travers moi que tu pourras lire. Visualises un point au centre de mon front. Fixes ta pensée sur ce point et laisse toi aller. »

Il commença à le faire. Il voulait juste essayer pour voir ce que cela faisait. Il ne pensait qu'à ce point, qu'à le garder bien au centre. Il avait d'un coup tout oublié. Pourquoi il était là, ce qu'il faisait, même par moment qui il était. Ce point était sa seule pensée à l'heure actuelle. Il entendit tout juste le mantra que commencèrent à réciter tout les moines et tout les adeptes. Ensemble comme dans un chant qui se répétait à l'infini ils répêtaient les mêmes paroles.

- « Notre voix est celle du Gorin. La voix de l'unique avec la Mère nourricière Gaïa, source de tout et de toutes choses. Elle est le centre de la vie, l'énergie cosmique et la créatrice du monde et des êtres. C'est à travers elle et par elle que vivent, les arbres, les fleurs, les animaux et au-dessus de cette échelle les hommes. Elle être notre mère à tous. L'humain a reçu d'elle la conscience. En cela il se doit de protéger les êtres inférieurs. Il est quand il a atteind le Gorin, la lumière de Gaïa. Il éclaire le chemin que suivent les autres espèces. Lorsque l'humain communique avec la mère nourricière il n'y a plus de cris, plus de souffrances et tout l'univers est respecté. La paix intérieure vient par le Gorin. »

Ils scandaient ces paroles et cela devint entêtant pour Martin. Tout cela ressemblait trop au Yoga qu'il avait été forcé de pratiquer pendant tout ce temps, sans résultat. Il craignait donc que cela ne mène à rien. Que ce soit à nouveau un échec, qu'il n'y arrive pas. Car cette fois il voulait y parvenir. Voir cette fameuse lumière blanche dont-ils parlaient tous.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 3 Déc - 13:15

Musique

Il commença à se décourager au bout de vingt minutes quand il commença à sentir un goût métallique dans sa bouche, un goût qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Puis à peu il sentit ses muscles se tendrent, devenir plus durs, plus sensibles. Des fourmillements dans les pieds ainsi que dans les mains commencèrent à se faire sentir. Son coeur s'accélérait, il faisait de plus en plus chaud dans la pièce. Près de quarante degrés sûrement. Et ces gens qui ne cessaient de répéter ce mantra et ce mot de Gorin qui revenait sans cesse. Il était gêné, perturbé, il voulait que tout s'arrête, et pourtant il ne quittait pas la Mae des yeux. Ses yeux. Il n'avait jamais fait attention mais ils étaient magnifiques, d'un bleu intense comme un lapis-lazuli, brillants à la simple présence des bougies. Il se perdait dans ces yeux.

Puis il commença à voir enfin cette lumière. Comme un troisième oeil elle apparut au centre de son front. Elle croissait peu à peu, devenait de plus en plus intense. Brillante de mille feux. Elle englobait de plus en plus son corps, jusqu'à ce qu'il ne voit plus du tout la Mae, perdue dans cette lumière. Et puis tout à coup elle l'aspira. Il n'y avait plus rien autour de lui que cette lumière. Qui englobait tout. Il entendait encore ce mantra et ce mot de Gorin qui se répétait et se répétait encore, mais cela ne le gênait plus. Il était bien. Il devait être au paradis. Il eut l'impression de rester ainsi des heures et puis tout à coup, une bruit se fit entendre, comme un moteur qui roulait sur l'asphalte. Il aperçut au loin un point noir qui ne cessait de se rapprocher. Il grossissait à vue d'oeil, tellement qu'il put le distinguer à présent. C'était une voiture qui roulait très vite mais lorsqu'elle arriva à sa hauteur elle s'arrêta en un instant et le silence revint.

La porte s'ouvra soudain et deux hommes en descendit. Habillés de noir, costumes, chaussures et cravates, ils portaient des lunettes de soleil. Martin reconnut alors Danny et Jack. Il ne les avait jamais vu aussi beaux. Presque il aurait pu tomber amoureux d'eux, si l'amour avait un sens pour lui à présent. Danny s'approcha de lui et s'accroupit. Il se pencha pour lui parler.

- « On a une disparue Martin. Il faut la retrouver...
- Qui est-ce ?
- Sam a disparue Martin. Tu dois la retrouver rajouta Jack. »

Et il se mit à courir. Il cherchait Sam. Il partait dans tout les sens. Des triangles de tout les couleurs venaient sur lui. Des myriades de couleurs l'agressaient. Sur les triangles un visage unique, celui de Sam. Elle ne le quittait pas mais il n'arrivait pas à la trouver. Et toujours ce mot Gorin qui résonnait en lui. Il avait l'impression de se comprendre mieux, de sentir mieux son corps. Il se sentait voler lorsqu'il marchait. Il avait l'impression de voir d'autres choses, d'autres mondes. Un instant il sentit une douleur. Il avait l'impression qu'on le forcait à s'asseoir. C'est alors que le visage de la Mae apparu dans ses songes. Elle était là devant lui, tel un ange tombé sur le ciel.

Il se sentait en total fusion avec elle. Comme s'il pouvait totalement la comprendre, comme si elle et lui était fait du même métal, de la même flamme. Jasmin. Cela sentait le jasmin. Il retrouva alors la pièce d'où il était parti mais que que pour un très court instant. Car déjà un ogre venait l'enlever. Un ogre qui avait le visage de son père.

- « Martin. Tu dois être digne des Fitzgerald.
- Non hurla-t-il !!!!! »

Il avait l'impression de quitter son corps de ne plus rien sentir ou de tout sentir il ne savait plus trop. C'était comme si chacun de ses organes vivaient sa propre vie. Il suivait le mouvement de son coeur, il entendait son intestin fonctionner, ses poumons se gonflaient et se dégonflaient au rythme qu'il voulait. Il était le maître du jeu.

Cela dura des heures ou il eut de nombreuses hallucinations, des formes psychédéliques venaient à lui faisaient de lui sa chose. Il avait perdu toute notion du temps et de l'espace. Il sentait qu'il n'avait pas quitté cette pièce et pourtant il se sentait ailleurs. Maintes et maintes fois il vit des formes, des gens, qu'il avait croisé, qu'il avait côtoyé mais ce n'était que des flash. Tout cela était nouveau pour lui et en cela angoissant et en même il aimait cela. Il s'imaginait que personne ne pouvait ressentir la même chose que lui.

Peu à peu l'effet se dissipa. Il revit les choses plus stables, il sentit les formes se renforcer. Son corps devenait plus apréhendable. Alors il constata que le soleil venait tout juste de se lever. Et pourtant il avait crût rester ainsi des journées entières à vivre tout cela.

Quand il revint pleinement sur terre toutes les hallucinations avaient disparues mais il lui restait encore une étrange sensation, celle de légèreté et de renouveau. Il avait l'impression que le corps qu'il occupait désormais n'était plus le sien ou alors une version amélioré. Autour de lui tout le monde souriait ils avaient heureux et ils lui communiquèrent ce contentement. Lui aussi se sentait bien. Il avait vécu une expérience étonnante qu'il aurait du mal à expliquer à ceux qui ne l'aurait pas vécu. Ce serait inimaginable pour eux. Lui ne pensait qu'à une chose recommencer, et recommencer encore.

Mais la Mae ne l'entendait pas de cette oreille. Elle était seulement satisfaite ce qui lui était arrivé.

- « Dis moi Benjamin si la lumière blanche est venu à toi ?
- Oui Mae elle est même entrée en moi. »

La foule autour eut alors un oh d'étonnement.

- « Alors la Mère nourricière t'a choisi, tu ne fais plus qu'un avec elle désormais. Tu es des nôtres. Tu seras à présent Minos. Que tu sois appeler ainsi partout ou tu ira. Gloire à notre frère Minos.
Gloire à Minos se mit à scander les moines et les adeptes. »

Martin n'était pas encore totalement remis de tout cela que déjà Calliope se leva en espérant serrer dans ses bras son nouveau frère. Mais avant qu'elle n'est pût l'atteindre la Mae l'interrompit.

- « Non tu ne dois pas le toucher. Personne ne doit le toucher. Il est encore fragile. Il est sûr le chemin de l'Union avec Gaïa. Toute énergie qui irait contre cela le déstabiliserait à jamais. »

On attrappa alors Calliope qui ne comprenait pas ce qui se passait. Quand son initiation avait eu lieu elle n'avait pas eu droit à ce traitement. La Mae avait changé les règles.

- « Désormais mon fils tu ne quitteras plus le quartier des moines. Là tu y dormiras, tu y mangeras. Tes seules distractions seront la lecture seront nos livres sacrés qui te guideront vers ta destinée et la possibilité de suivres les groupes de marches qui serpentent autour de la propriété à partir du solstice.
- Mais Mae... tenta d'intervenir Calliope.
- Suffit plus un mot. Que l'on prépare Minos pour ce grand chemin. »

L'homme qui avait remplacé le type à la barbichette arriva avec une tondeuse électrique à la main. Il la démarra aussitôt et sans même demander l'avis de Martin commença à le tondre.

- « Hestia ? »

Ce fut alors Miranda Cox qui leva la tête. C'était donc désormais ainsi qu'on l'appelait comme tout le monde en ce lieu elle avait reçut un nom initiatique. Comme tout le monde dont Martin. Lui était Minos.

- « Oui mère ? »

Elle avait une petite voix presque inaudible.

- « Tu conduiras Minos à ses nouveaux appartements. C'est bien clair. Tu ne lui parles pas et tu ne le touches pas ?
- Oui mère. »

Et pendant ce temps l'autre continuait avec sa tondeuse. Un à un des touffes de cheveux tombaient sur le sol. On lui coupait ses cheveux et pourtant il ne disait rien. Lui était bien. Il savait tout le mal que la Mae faisait, il savait qu'il était en train de faire une enquête, il savait que ses amis veillaient sur lui, tout cela il savait. Et pourtant il ne disait rien car enfin il avait trouvé une Maison. La Maison du Bonheur.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Lun 3 Déc - 14:03

ROOO QUELLE SUITE !!! époustouflant et martin mnos qui tombe du côté obscur j'aibien l'impression !!! affraid affraid affraid affraid affraid bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom

par contre en fait je suis contente que danny ne soit pas dans cette maison, ben vi quoi moi je veux pas qu'il se fasse tondre comme martin !!! ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr

rooo superbe suite et ces hallunications !!!! What the fuck ?!? What the fuck ?!? What the fuck ?!? par contre j'espère qu(il ne s'est pas mis à découvert pendant qu'il ha lluciniait

bon allez la suite !!! et viiiitttteeee ...bon un peu de danny peut être Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Mr.Red Mr.Red Mr.Red ptdr ptdr ptdr ben vi quoi martin c'est juste l'entrée quoi ...mais le dessert !!!!rrrrrr !!!c'est mon dan !!! ptdr ptdr ptdr
nathaloche
nathaloche
Directeur Adjoint

Féminin Nombre de messages : 3996
Age : 45
Localisation : dans les bras d'enrique
Date d'inscription : 15/03/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://enriquemurcianoandnath.com/cariboost1/index.html

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 3 Déc - 14:11

nathaloche a écrit:ROOO QUELLE SUITE !!! époustouflant et martin mnos qui tombe du côté obscur j'aibien l'impression !!! affraid affraid affraid affraid affraid bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom

On verra bien.

nathaloche a écrit:par contre en fait je suis contente que danny ne soit pas dans cette maison, ben vi quoi moi je veux pas qu'il se fasse tondre comme martin !!! ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr

Je savais que cela retiendrait votre attention. J'en étais sûr rien qu'en l'écrivant.


nathaloche a écrit:bon allez la suite !!! et viiiitttteeee ...bon un peu de danny peut être Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Mr.Red Mr.Red Mr.Red ptdr ptdr ptdr ben vi quoi martin c'est juste l'entrée quoi ...mais le dessert !!!!rrrrrr !!!c'est mon dan !!! ptdr ptdr ptdr

Tu l'aime ton Danny hein ? Je vais vous en mettre promis. Mais si mes souvenirs sont bon de mon synopsis, pas tout de suite.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  nathaloche le Lun 3 Déc - 14:28

ben vi que je l'aime mon danny !!! ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr 2love2 2love2
nathaloche
nathaloche
Directeur Adjoint

Féminin Nombre de messages : 3996
Age : 45
Localisation : dans les bras d'enrique
Date d'inscription : 15/03/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://enriquemurcianoandnath.com/cariboost1/index.html

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 3 Déc - 16:35

nathaloche a écrit:ben vi que je l'aime mon danny !!! ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr 2love2 2love2

Je vois ça.

Vous êtes toutes les mêmes. Tu voudras un peu de Danny à la rescousse alors ?

J'aurais peut-être ça en magasin.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 33
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

La maison du bonheur - Page 11 Empty Re: La maison du bonheur

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 11 sur 15 Précédent  1 ... 7 ... 10, 11, 12, 13, 14, 15  Suivant

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum