Picture Imperfect ( Photo imparfaite ) Traduction, en cours

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Re: Picture Imperfect ( Photo imparfaite ) Traduction, en cours

Message  mimi le Dim 2 Jan - 15:13

Chapitre 12

L'amour de la nourriture


Maybe I am a crowded mind
I watch your eyes glaze over
Stared down at the floor
You were amazing to me
I was amazing to you
But here we go again

~ Love and Memories by O.A.R.


- …alors elle commence à défaire son costume mouillé et lui dit :”Depuis combien de temps ne vous êtes-vous pas réellement amusé ?” dit Phil de sa voix forte.

Il avait des cheveux blonds fins, un visage coloré et quand il souriait, tout son visage semblait grandir. Tandis que la blague se terminait, sa voix monta d’un octave avec chaque mot.

- Et l’homme répondit : “Wow ! Ne me dites pas que vous avez des clubs de golf là-dedans !'” Ha !

Le groupe éclata de rire et Martin rigola avec eux. Avec un sourire sur le visage, il prit une gorgée de son club soda et regarda les autres hommes autour de lui. A côté de Phil, il y avait aussi Jerry, un orthodontiste du coin avec des lunettes et des cheveux bruns légèrement bouclés. Et Mitch, qui était chauve avec une moustache feuillue, ces deux traits physiques indiquant que c’était comme si ses cheveux avaient décidé de migrer au sud. Ils ressemblaient à toute personne qu’on trouverait dans n’importe quelle banlieue. Des physiques moyens, des boulots moyens et qui aimaient raconter des blagues sur le sport. Bien qu’il déteste le reconnaître, il avait du bon temps.

- Ca n’a pas de prix, répondit Curtis plié en deux et son visage rouge à force de rire.

Prenant une autre gorgée, Martin étudia les décorations de noël des Crawford tandis que la musique de Bing Crosby « Dreaming about a white Christmas » jouait dans le fond. S’il pensait que l’extérieur était surchargé, ça n'était rien en comparaison de l’intérieur. Chaque coin et fente de la maison était recouvert de décorations de canes de sucre, de guirlandes, de rennes en or, de rubans rouges, de pommes de pin, des chemins de table avec des images de bonhommes de neige et d'anges, des cartes de Noël, des guirlandes et toute autre décoration de Noël sur laquelle Daphné Crawford avait pu mettre la main. Même la maison sentait comme Noël : la cannelle, le sapin et le sucre.

Après avoir pris une gorgée de son lait poule au rhum, Curtis fit un geste vers Martin avec son verre et dit :

- Ok, maintenant arrêtez-moi si vous avez entendu celle-là : Fred rentre à la maison après son golf du dimanche matin plus tard que d’habitude et très fatigué. Sa femme demande : "Mauvaise journée sur le parcours ?" Il acquiesce tristement et répond :"Tout se passait bien sauf quand Harry a fait un arrêt cardiaque et est mort sur le 10ème trou." La femme semble choquée et hoquète : "Oh, c'est terrible!". Fred acquiesce et dit : "Tu peux le dire. Pendant tout le reste du parcours ça a été taper dans la balle, tirer Harry, taper la balle, tirer Harry..."

Le groupe d’hommes laissa échapper un nouveau round de rire.

- Et bien, je suis heureuse de voir que mon mari ne vous fait pas revenir sur votre décision d’emménager ici, annonça Daphné en rejoignant le groupe en portant un plateau chargé de petits fours qui semblaient délicieux.

- Pas encore, plaisanta Martin en jetant un bref coup d’œil vers Curtis. Mais je réserve mon jugement jusqu’à ce qu’il commence les blagues sur le foot et la religion.

Curtis attrapa quelques champignons farcis du plateau et dit :

- Hey, avez-vous déjà entendu celle sur le quarter back et le pape ?

Secouant la tête, Martin tendit la main vers un champignon quand Daphné retira le plateau.

- Pas pour vous, dit-elle en s’excusant et en secouant la tête.

Tous les hommes lui lancèrent un regard confus quand elle expliqua rapidement :

- Il y a des câpres et votre femme m’a prévenu que vous étiez allergique.

- Oh, merci, répondit Martin en retirant sa main, touché que Kim se rappelle de ce petit détail sur lui.

La vérité était qu’il n’était pas allergique mais qu’il les détestait de tout son cœur et les évitait autant que possible. Il trouvait que c’était plus facile de dire qu’il était allergique que de dire aux gens qu’il ne les aimait simplement pas. Neuf fois sur dix, les gens essayaient de vous convaincre de faire une nouvelle tentative et le fait de juste dire qu’il était allergique lui épargnait l’embêtement.

- Plus pour moi alors, déclara Mitch avec gaité, saisissant quelques gourmandises avec Jerry et Phil.

- Ne vous inquiétez pas, c’est le seul amuse-gueule dont vous devez vous inquiéter, le reste de la nourriture est sans câpres, partagea Daphné avec un sourire lumineux avant de se diriger vers un autre groupe d’invités.

- Je vais te dire, Curtis, toi et Daph vous nous gâtez toujours, dit Jerry en jetant un champignon dans sa bouche.

Marquant une pause entre deux masticages, il sourit à Martin et dit :

- Vous êtes un homme chanceux d’avoir cette jolie petite femme qui veille sur vous.

Les autres hommes murmurèrent leurs accord et Martin ne pu s’empêcher de relever que tous leurs yeux étaient allés se poser sur Kim. Elle discutait avec une femme qui semblait avoir apprécié les petits-fours des Crawford depuis de nombreuses années. Le renne sur son pull de Noël semblait avoir été aplati et étalé par un rouleau compresseur. Les longs cheveux bruns de Kim étaient lâchés autour de son visage et elle portrait une robe en soie violet foncé qui moulait ses formes magnifiquement. Cela lui avait prit toute sa volonté de ne pas la dévisager bêtement alors ce n’était pas surprenant qu’elle ai capté l’attention de quelques autres maris. Elle était une femme attirante mais il savait aussi qu’elle était intelligente, drôle et chaleureuse. En la regardant, il savait que pour quiconque d’autre elle pouvait paraitre vraiment intéressée par ce que l’autre femme disait mais elle s’ennuyait en fait plus que de raison.

Comme si elle sentait son regard sur elle, Kim regarda vers eux et tous les hommes reportèrent rapidement leur attention sur leurs petits fours. Souriant, elle fit un petit signe de la main à Martin. Instinctivement, sa propre main lui fit un signe en réponse et très vite, leurs yeux se fixèrent, envoyant une décharge d’énergie directement au creux du ventre de Martin.

Soudain, il sentit une tape dans son dos, le sortant de cet échange.

- Ok, et celle-là ? demanda Jerry.

Martin reporta son attention sur l’homme à côté de lui à temps pour voir que Jerry avait une feuille de persil coincé entre ses dents.

- Un pasteur, un docteur et un ingénieur attendaient un matin après un groupe de golfeurs particulièrement lents…

Subitement, le téléphone de Martin sonna.

- Désolé, s’excusa-t-il envers Jerry en fouillant dans sa poche.

Il jeta un coup d’œil à l’écran et vit le nom de Jack apparaître. Il leva les yeux vers les hommes et dit :

- Excusez-moi, je dois répondre.

S’éloignant du groupe, il alla vers le couloir où cela semblait plus calme et répondit.

- Salut, qu’est-ce qui se passe ?

- Comment est la fête ?

La voix de Jack était comme du thé sans sucre.

Vérifiant que personne ne soit trop près et puisse entendre, il répondit :

- C’est comme toutes les fêtes de Noël de voisinage en Amérique : beaucoup de nourriture, des blagues légères et des plaintes au sujet des corvées de ménage.

Il regarda par-dessus son épaule pour voir Kim qui l’observait curieusement. Il détourna rapidement ses yeux, n’aimant pas que ses grands yeux bruns aient encore la capacité de faire flageoler ses genoux.

- Mais je suis sur que tu n’as pas appelé que pour demander la recette du lait poule spécial des Crawford.

- On a fait quelques recherches de plus sur les précédents braquages et on apprit que les deux derniers directeurs avaient organisé ou participé à une fête juste avant les braquages, répondit Jack sa voix râpeuse semblant fatiguée.

Scrutant la fête des yeux et le téléphone toujours pressé contre son oreille, Martin demanda :

- Alors tu penses que Jimmy vient aux fêtes pour essayer de s'y mêler, peut-être avoir quelques informations sur la banque ou son fonctionnement ou quelque chose comme ça ?

- Peut-être pas Jimmy mais quelqu’un de son équipe, répondit Jack. Quoiqu’il en soit, ça vaut le coup d’y jeter un œil. Alors je veux que toi et Kim discutiez avec les voisins et voyez si rien n’en ressort.

Il regarda vers Kim qui discutait maintenant avec la même femme, Daphné et un homme grand aux cheveux poivre et sel. Elle opinait de la tête en prenant une profonde respiration et en passant une mèche de cheveu rebelle derrière l’oreille tandis que Daphné parlait. A ce moment, Kim regarda dans sa direction, ses yeux envoyant une prière silencieuse de venir la secourir de cette conversation qu’elle était obligée d’endurer.

Offrant un pal sourire, il dit à Jack :

- On fera de notre mieux.

Après avoir échangé leurs adieux, Martin raccrocha, rangea son téléphone dans sa poche et alla vers l’endroit où se tenait Kim avec le couple qu’il n’avait pas encore rencontré et Curtis et Daphné.

- …je dois garder mes meilleurs clients heureux, disait le grand homme aux cheveux grisonnants, gloussant en prenant une gorgée de vin.

Kim opina lentement et, quand elle aperçu Martin, un petit sourire de soulagement apparu sur son visage.

- Salut, chéri, le salua-t-elle tandis qu’il approchait. Je me demandais où tu étais passé.

Martin s’approcha et enroula nonchalamment son bras autour d’elle, rationalisant en se disant que c’était ce que faisait les couples mariés. Il sentit Kim se raidir quand le contact se fit mais rapidement se relaxer, se laissant aller dans son étreinte.

- Désolé, c’était mon oncle Jack. Il m’a donné une autre liste de choses à faire avant noël.

Il sourit aux autres et développa :

- Jack est toujours très spécifique à propos de comment les choses doivent être gérées pendant les fêtes.

- Oh, ok, répondit Kim en opinant de la tête en signe d’assentiment. Est- ce qu’il m’a aussi réservé quelque chose à faire ?

Il secoua la tête.

- Non, il s’agit ce soir de faire seulement la connaissance de nos voisins.

Kim sourit, ses yeux bruns signalant qu’elle avait compris le sous-entendu. Faisant un geste vers l’homme de grande taille, elle présenta :

- Voici Christopher et Lorraine Bowen. Ils vivent dans la maison directement en face de nous.

Secouant la main, elle continua :

- Voici mon mari, Martin.

Martin tendit la main qui n’était pas enroulée autour de Kim et salua :

- Ravi de vous rencontrer, Chris.

Lui serrant la main, il corrigea :

- En fait, mon prénom c’est Christopher.

- Désolé, Christopher, Martin corrigea en lâchant sa main pour prendre celle de Lorraine.

Il lança un sourire tendu et se retourna vers Kim.

- Alors, qu’est-ce que j’ai manqué ?

- En fait, Kim était sur le point de nous raconter comment vous deux les tourtereaux vous étiez rencontrés, se lança Daphné en semblant aussi excitée qu’un chiot avec un nouveau jouet à mâcher.

- C’est vrai, dit Kim en glissant son bras autour de la taille de Martin.

Elle leva les yeux vers lui et sourit.

- A moins que tu veuilles le raconter, bien sûr.

Il baissa les yeux vers elle et réalisa que dans toute sa préparation pour partir sous couverture, lui et Kim n’avaient jamais discuté au sujet de leur passé. Il avait été si concentré à traverser le présent et leur propre passé qu’il n’avait jamais pensé comment Martin et Kim Granger s’étaient rencontrés. Alors il pencha la tête et répondit :

- Non, tu peux le faire. Tu le raconte tellement mieux que moi.

- Oh, il est timide.

Kim rigola et se tourna vers Daphné.

- J’ai rencontré Martin le jour où il m’a sauvé.

Elle fit courir sa main le long de son dos de bas en haut en continuant :

- J’étais en train de me promener dans les bois près du chalet de mon oncle et je me suis perdue.

Il faisait de son mieux pour écouter quand sa main fit une pression dans son dos et que sa voix baissa d’une octave.

- Je suis devenue totalement déboussolée et j’ai perdu mon chemin. Je ne savais pas où j’étais, où j’allais, ou bien comment j’étais arrivée jusque là. Je n’ai jamais eu aussi peur ou bien me suis sentie aussi seule.

- Ca semble absolument terrifiant, s'écria Daphné en regardant Kim avec les yeux écarquillés.

- Ca l’était, répondit Kim avant de s’humecter les lèvres tandis qu’un sourire nostalgique passa sur son visage.

Prenant une profonde inspiration, elle pencha la tête vers Martin et poursuivit :

- Et puis, cet homme beau et élégant est apparu de nulle part. Je ne crois pas avoir jamais été plus heureuse de voir quelqu’un dans ma vie.

En souriant toujours, elle regarda à nouveau vers Daphné et termina :

- Il m’a porté secours, m’a conduite en sécurité et le reste, comme on dit, c’est de l’histoire.

- Et bien, c’est simplement la chose la plus romantique que je n’ai jamais entendu, s’exclama Lorraine le soufflé court. Vous êtes un vrai chevalier en armure flamboyante !

- C’est mon Martin, acquiesça Kim en se serrant contre lui plus étroitement.

Il ne pu s’empêcher de penser que de se glisser dans le rôle du mari était très facile pour lui ce soir. Il sentait que ça signifiait quelque chose mais il le rejeta l'idée, incapable de s'étendre trop là-dessus pour l'instant.

- Et bien, c’est plus que ce que je peux en dire sur celui-ci, dit Daphnée en tapant gentiment Curtis sur l’épaule. La batterie de ma voiture est morte un jour et il m’a envoyé un camion de dépannage au lieu de venir m’aider lui-même.

- Pour être honnête, j'étais au milieu de mes meilleurs moments de foot, contrecarra calmement Curtis en regardant vers Martin pour un peu de soutien. Très franchement, elle a eu de la chance que je réponde au téléphone.

Daphnée lança à son mari un regard cinglant et il répondit immédiatement en baissant la tête, embarrassé, avant d’aller vers sa femme et de l’attirer dans une énorme étreinte en plantant un baiser affectueux sur sa tempe. Daphnée secoua la tête et sourit, signalant que tout était pardonné.

Tandis que les autres couples commençaient à partager les histories de leurs rencontres, Martin se pencha et murmura à Kim :

- Je dois te parler en privé.

Elle lui lança un regard inquiet et interrogateur mais opina de la tête et répondit doucement :

- Ok.

Redressant ses épaules, elle regarda les autres couples et dit :

- Excusez-nous, on va juste chercher quelque chose à boire.

Tandis que les autres acquiesçaient et continuaient leur conversation, Martin et Kim progressèrent lentement à travers la foule de fêtards vers la cuisine. Poussant la porte, Martin entra le premier et Kim referma la porte derrière elle avec précaution.

La cuisine était le miroir de la leur plus bas dans la rue mais avait l’aspect usé d’une vie en famille. Le réfrigérateur était couvert de peintures aux doigts, de contrôles de vocabulaires avec des « A » et de diverses photos de famille de jeunes garçons faisant du sport ou du vélo. Les comptoirs étaient complètement recouverts de plateaux de nourriture (champignons farcis, pâtisseries, cookies, crudités, et autres amuse-bouche semblant délicieux.)

Martin tendit rapidement la main et attrapa quatre boulettes de viande d’un plateau. En tenant trois avec les cure-dents, il plaça l’autre sur sa langue en laissant dépasser le cure-dents. Il se retourna pour voir Kim qui le dévisageait, perplexe.

- Elles sont bonnes, n’est-ce pas ? demanda-t-elle en passant à côté de lui pour en prendre une.

Mâchouillant, Martin acquiesça et la regarda avaler délicatement une boulette.

- Alors, que se passe-t-il ?

Kim jeta une boulette dans sa bouche.

Marquant une pause dans son festin, il dit :

- Jack pense qu’il y a une chance que la fête soit reliée aux vols.

Il poursuivit pour partager ce que Jack lui avait dit et termina :

- Tu n’as vu personne se démarquer à tes yeux pour l’instant ?

Il mangea rapidement les trois autres boulettes à la suite tandis que Kim secoua la tête et tendit la main pour attraper un cookie en forme de canne à sucre. Le mordant, elle dit entre deux bouchées :

- Je ne suis pas exactement entrainée pour relever ce genre de truc comme toi mais ce sont les gens les plus normaux que je n’ai jamais rencontré dans ma vie. Je viens juste d’avoir une conversation d’une demi-heure avec une femme sur sa passion des Tupperware.

Elle fit un geste vers un plateau recouvert de pâtisseries et dit :

- Tu dois essayer celles-ci au fait, elles sont fantastiques.

- Et bien, qu’ils aient l’air normal ou pas, garde tes yeux et tes oreilles ouverts pour quiconque pose trop de questions insistantes sur nous ou mon boulot, dit Martin en attrapant deux pâtisseries.

Il en mit une dans sa bouche et elle fondit pratiquement en un délicieux brouillard de beurre sur sa langue.

- Oh Mon Dieu.

- N’est-ce pas ? dit Kim en lui souriant et en prenant une pâtisserie elle-même. Je veux presque prendre ce plateau et m’enfermer toute seule dans une pièce avec.

Il rigola doucement, savourant le gout qui persistait sur sa langue avant d’avaler l’autre. Elle rigola de la même façon et il trouva ses yeux la regardant, cette scène semblant trop familière. L’une des choses qu’il avait le plus aimé chez Kim était le fait qu’elle partageait son amour pour toute sorte de nourriture. Elle n’était pas une de ces femmes qui flippait sur tout ce qu’elle mangeait, se plaignant comment la nourriture finissait sur ses hanches. Elle appréciait la nourriture autant que lui, quelque chose qui la rendait encore plus attirante pour lui.

Etalé à plat ventre, son visage enfoncé dans l’oreiller, Martin tendit la main vers l’autre côté du lit pour le trouver vide. Il tata autour avec sa main seulement pour entrer en contact avec des draps froids. Il entrouvrit un œil, se souleva sur ses coudes et scanna la chambre de Kim pour voir qu’il était seul. Il roula sur le dos et essuya le sommeil de ses yeux, jetant un regard vers la salle de bains pour voir qu’elle était aussi vide et sombre.

Il bailla et s’assit, curieux de savoir où Kim pouvait bien être quand il entendit le bruit de verre qui tinte dans la cuisine. Souriant, il se débarrassa des draps et repéra son boxer sur le sol à côté de lui. Après l’avoir enfilé, il se dirigea lentement hors de la chambre vers la cuisine.

L’appartement était sombre excepté une petite lueur jaunâtre qui venait du réfrigérateur avec une silhouette très familière qui se découpait devant la porte ouverte. Elle portait son peignoir en satin et elle se grattait nonchalamment le dos de son genou gauche avec son pied nu droit tout en buvant un verre d’eau. Souriant, il se dépêcha vers elle qui lui tournait le dos en silence, sa petite silhouette se découpant dans la lumière.

- Hey, la salua-t-il, sa voix rauque de sommeil.

- Salut à toi, répondit-elle avec un petit sourire par-dessus son épaule avant de reporter son attention sur le contenu du réfrigérateur.

Venant se placer derrière elle, il posa ses mains sur ses hanches en embrassant sa nuque. Regardant par-dessus sa tête, il zyeuta les articles sur les étagères.

- Tu sais, on m’a dit que le contenu ne change pas, peu importe le temps que tu passe à regarder à l’intérieur.

Rigolant d’un rire rauque, elle se laissa aller en arrière de façon à être pressée contre son torse.

- J’essayais juste de décider ce que je pouvais préparer avec le moins d’effort possible.

Elle leva une main et caressa doucement sa joue du bout de ses doigts.

- Je ne cuisine pas vraiment. Je suis plus du genre à réchauffer et servir.

Gloussant, Martin posa doucement son menton sur son épaule.

- Et bien, tu es chanceuse parce que je suis pas mauvais en cuisine.

- Waouh, tu es de plus en plus sexy, ronronna-t-elle avant de lui donner un rapide baiser sur la joue.

Avec un sourire embarrassé sur le visage, il dit :

- Ok, voyons voir : on a des œufs, du pain, du lait…

Ses yeux descendirent vers les compartiments laitier et de légumes.

- …et du beurre.

Il se tourna pour la regarder et demanda :

- Que penserais-tu de pain perdu ?

Elle combla l'espace entre eux et l’embrassa :

- Ca semble parfait.

Tandis qu’il rassemblait les ingrédients, elle alla vers les placards et en sorti une petite poêle et un bol mélangeur. Elle les posa sur le comptoir à côté de la cuisinière avant de monter sur le comptoir opposé, ses jambes fines pendant sur le côté.

Martin cassa les œufs dans le bol, y versa un peu de lait et les battit avec un fouet. Il posa la poêle sur la cuisinière et l’alluma, les flammes prenant vie. Il ouvrit un tiroir et attrapa un couteau, découpant rapidement quelques bouts de beurre et les mettant dans la poêle qui chauffait. Il attrapa la queue de la poêle, la penchant d’un côté puis de l’autre pour que le beurre s’étale dans la poêle de façon unifiée.

- Tu as de la vanille, de la cannelle, du sirop ou du sucre en poudre ? demanda-t-il en étudiant le beurre pour s’assurer qu’il ne brule pas.

Kim lui indiqua un placard sur sa gauche où il trouva les ingrédients en question. Il posa le sirop et le sucre sur le comptoir pour plus tard et saupoudra ensuite un peu de cannelle et de vanille dans le mélange, le remuant encore.

- Alors, c’est un autre de tes talents que ta tante t’a appris ? demanda Kim en déroulant l’élastique du paquet de pain.

Elle sorti quelques tranches et les posa près du bol.

- En fait, j’ai appris celle-là de notre vieille gouvernante, Ursula, répondit-il en prenant deux tranches de pain, en les plongeant dans le mélange jusqu’à ce qu’ils soient complètement recouverts et en les posant dans la poêle, le beurre crépitant sur les bords.

- Ca a du être merveilleux de grandir avec une gouvernante, commenta Kim, une once d’envie dans la voix. Ne jamais avoir à faire la poussière ou passer l’aspirateur dans ta propre maison, quelqu’un pour te préparer les repas…

Il attrapa une spatule dans le pot avec les autres ustensiles et retourna le toast avant de se retourner pour regarder vers Kim; ses longs cheveux bruns pendant et recouvrant presque son visage.

- Ce n’est pas aussi glamour que ça en a l’air.

Il tendit la main et repoussa un peu de ses cheveux en arrière, voulant voir son visage.

- J’aurais préféré avoir ma mère un peu plus dans le coin. Peut-être que j’aurais été aussi proche d’elle que toi avec ta mère.

Elle soupira et le regarda avec des yeux doux.

- Ouais, tu as raison. Je n’échangerai ça pour rien au monde, rentrer à la maison avec elle dans la cuisine en train de préparer le diner et m’interrogeant sur ma journée. En fait, quand j’y pense, elle est probablement la raison pour laquelle j’aime autant manger.

Il se pencha et l’embrassa doucement, de façon réconfortante. Se reculant, il reporta son attention sur le toast. Il prit une assiette propre et une fourchette et posa le pain perdu sur l’assiette, glissant la fourchette sous les morceaux. Il saupoudra un peu de sucre en poudre sur les morceaux et le tendit à Kim.

Elle respire la gourmandise du petit déjeuner épicée et beurrée tandis qu’il attrapait le sirop et le tenait au-dessus de son assiette.

- Dis-moi quand, dit-il en débouchant la bouteille et en la faisant virevolter au-dessus du pain perdu.

Tandis que le sirop commençait à s'accumuler autour des bords de son pain, il plaisanta :

- Quand tu le sens.

- Maintenant, commanda-t-elle finalement en prenant la fourchette et en coupant un morceau.

Elle prit le premier bout et marmonna d'un air approbateur.

- C’est bon ?

Elle sourit.

- Tellement bon !

Coupant un autre morceau, elle le piqua avec la fourchette et le lui tendit pour qu’il goute.

- Essaye.

Il se déplaça pour se mettre entre ses jambes et accepta la bouchée offerte. Elle l’observa avec ses yeux séducteurs et attendit jusqu’à ce qu’il avale avant de se pencher et de lui donner un baiser qui avait le gout du sirop et du sucre en poudre.

Se reculant avec un sourire fier, il se retourna et trempa deux morceaux de plus pour lui-même. Les bougeant dans la poêle avec la spatule, il regarda vers Kim qui dévorait son repas.

Tenant un bout de pain perdu au bout de sa fourchette, elle sourit et dit :

- Avec autant de talent dans la cuisine et dans la chambre…tu es un bon parti.

Toujours en souriant, elle leva le pain perdu en signe de salut avant de le manger.

Il ne savait pas quoi répondre à ça mais il savait que ça remplissait sa poitrine d’une forte chaleur de l’entendre. Se secouant mentalement pour ne pas penser trop profondément à son commentaire, il retourna le pain et dit :

- Tu sais, je suis surprise que ta mère ne t’ai pas appris à cuisiner puisqu’elle faisait toujours des trucs dans la cuisine quand tu étais petite.

- Je n’ai pas dit qu’elle ne m’avait pas appris, répondit Kim sur le ton de la plaisanterie. J’ai juste dit que je n’aimais pas ça.

Il rigola.

- Petit Diable sournois.


Elle alla vers les autres plateaux, énumérant des différentes gourmandises. Quand elle en trouva une qu’elle aimait vraiment, elle se retourna vers lui et la lui tendit :

- Je n’ai aucune idée de ce que c’est mais tu dois absolument la gouter.

Il la lui prit des mains et l’étudia. Il ne pu pas non plus identifier ce que c’était par sa forme mais après en avoir prit un morceau, il savait que ça n’avait pas d’importance. C’était si délicieux que ses yeux s’en retournèrent presque dans ses orbites.

- Peut-être que tu as besoin toi aussi de ta propre chambre, plaisanta Kim en lui lançant un sourire béat.

Lui souriant en retour, Martin continua à manger sa douceur tandis qu’un autre sentiment familier apparu en lui. L’une de ses choses favorites à propos de Kim était son sourire et comment il lui faisait se sentir. Bien qu’il sache qu’elle était une belle femme, il trouvait que le plus il apprenait à la connaître, le plus il adorait son visage. Il avait passé des heures à étudier les belles marques parant ses joues, l’une de chaque coté de sa bouche. Elles étaient petites, subtiles et, pour un œil non averti, semblaient presque symétriques. Mais pour un expert qui avait mémorisé chaque partie de son corps, il savait que l’une était légèrement plus grande que l’autre. Mais quand elle souriait, c’était comme deux ponctuations parfaites qui encadraient sa douce peau mate.

Subitement, la porte de la cuisine s’ouvrit et Daphnée apparut.

- Oh, désolée, dit-elle sur un ton chantant comme si elle avait juste interrompu un moment entre deux jeunes mariés. Je suis juste venue pour remplir quelques plateaux…, dit-elle en les contournant avec un large sourire joyeux et en remplissant un nouveau plateau. Ne faites pas attention à moi.

Kim se retourna pour faire face à Daphnée.

- Vous n’interrompez rien.

Elle alla vers Daphné.

- On est juste venus ici pour dérober quelques mets de plus.

Restant près de l’autre femme, Kim demanda :

- Puis-je vous aider avec quoique ce soit ?

- Oh, je ne veux pas vous faire travailler à ma fête. Vous êtes une invitée.

Chargeant quelques pâtisseries sur un plateau, Kim dit :

- Ca ne me dérange vraiment pas. En plus, ça m’aide à connaitre tout le monde.

Elle regarda vers Martin par-dessus son épaule et lui fit un clin d’œil.

- C’est plus facile de vous présenter quand vous offrez à quelqu’un de la nourriture.

Daphnée étudia Kim, légèrement réticente avant de capituler et de lui tendre un plateau.

- Et bien, je ne vais pas refuser si vous tenez vraiment à aider.

Kim accepta le plateau et se dirigea vers la porte. Regardant vers Martin, elle sourit et dit :

- A plus tard, Chéri. Je vais faire la connaissance de nos autres voisins.

Elle ouvrit la porte de la cuisine d’un coup de fesses et dit avec amusement :

- Ne mange pas trop pendant que tu es là.

Gloussant, Martin tendit la main vers un cookie et répondit :

- J’essayerai mais je ne te fais aucune promesse.

A suivre...

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Re: Picture Imperfect ( Photo imparfaite ) Traduction, en cours

Message  Mouchette le Sam 8 Jan - 21:32

La super soirée aux super gags! Razz Quelle horreur! Razz Mais la nourriture est là pour rattraper le tout... pour le plus grand plaisir de notre Martin gourmand Razz

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