Retombées (Suite de Alone) [complète]

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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 5 Mar - 11:26

pativore a écrit:On a des suites le week end maintenant?! C'est cool ça! Donc peut être qu'on en aura une demain, non?! Mr.Red Mr.Red

Seulement ce samedi parce que j'étais là. Sinon il faut que je me grouille d'écrire car je n'ai que deux ou trois passages d'avance tout juste. En tout cas content que cela vous plaîse. Et voici un bon gros passage.

Dimanche 13 mai Appartement de Danny Taylor

La chaîne-hifi passait une vieille chanson française je hais les dimanches. Cela collait bien à l’ambiance. Danny était seul chez lui à ce moment douloureux ou le soleil n’est pas encore couché mais que la lune tardait à poindre son nez. Il détestait ce moment. D’autant qu’il était aussi dans la situation la plus désagréable qui soit. Il venait de quitter son avocat qui était passé chez lui pour préparer sa défense du lendemain et se réjouissait de n’avoir plus rien à faire. Mais c’est là que c’est horrible, rien à faire même pas la grasse matinée le matin, la télé à regarder ou lire un bon livre c’est terrible. Il s’en rendit vite compte. Dehors en prime une pluie commençait à s'abattre. En plein mois de Mai il fallait qu’une ondée passe ainsi. On entendait le bruit des gouttes qui résonnaient dans la gouttière. Et ce silence. Car mis à part la musique ou la pluie il n’y avait rien. Quelques voitures qui passent, un cri de temps en temps mais rien de plus. Tout était étrangement calme. Le disque sauta une fois et repris au début. Et la chanteuse repris «  Je hais les dimanches. » Il y a peine deux mois il aurait adoré cette ambiance à la française, entre films de Verneuil et petit paté d’un village breton sur du pain de mie. Il aurait jubilé de s’asseoir à table après avoir préparé un bon repas, un pot-au-feu ou une poule au pot. Désormais c’était comme les murs d’une splendide façade qui se lézarde plus rapidement que prévu. Mais tout de même sans que l’on s’en rendre compte. Il ne restait plus que la poussière et l’odeur désagréable de la naphtaline pour chasser les mites.

Et puis il n’était pas ménagé non plus durant les audiences. Il le voyait déjà, rien qu’au visage de Terry qui se décomposait parfois sous le coup des attaques, comme des soldats qui prend les balles mais qui fait tout pour ne pas transparaître. Cela ne se résumait pas simplement à l’affaire Matthews, toute sa carrière, ses travers était passé en revue. Sa violence parfois. Les suites de l’affaire Teno par exemple quelques heures à peine après que Martin soit touché et envoyé à l'hôpital. Tout était passé au crible afin de trouver la moindre faille. Terry et lui savait que la plupart des arguments étaient fallacieux mais ils ne pouvaient pas dire grand chose. Montrer de l’agressivité ou du reproche aurait été leur donner du crédit. Il se souvint surtout d’une journée c’était il y trois jours ou après avoir détruit tout son passé ils commencèrent enfin à parler de l’affaire n’oubliant pas pour autant quelques piques qui n’avaient rien à voir. Terry commença l’argumentaire mais fut vite interrompu.

« - Je peut paraître insistant à la commission mais je rappelle le caractère exceptionnel de la situation dans laquelle était plongé mon client. Il avait entre ses mains la vie de ses collègues et amis.
- Mais nous le savons bien et c’est ainsi que l’on juge maître Donovan, répondit Spencer Finch. C’est d’ailleurs ce que l’on reproche à votre client, d’avoir mis gravement la vie de ses amis en danger en ne prenant aucune sécurité, ni réelles dispositions.
- La situation ne le permettait pas. Si vous permettez l’analogie c’était comme un sport à haut risque un moment d’égarement et c’est la catastrophe.
- Dans les sports dangereux aussi ont prend des sécurités. Essayez de sauter sans élastique pour voir, annota Salvatore Leone.
- Et je rajoute une chose l’égarement de votre client était celui de faire confiance à sa propre personne et non d’avoir chercher à contacter les autorités, insista Spencer Finch.
- Vous disiez aussi que l’on ne transige pas avec les terroristes
- Pardon ? »

Danny ne put s’empêcher. Terry lui avait pourtant dit d’éviter le plus souvent de parler mais il bouillait depuis tout à l’heure qu’il fallait qu’il le dise.

« - Vous donnez des cours à Quantico et vous soutenez mordicus qu’il ne faut pas chercher à discuter les conditions des preneurs d’otages ou des terroristes. Il faut chercher à adapter leurs exigences à nos possibilités et non l’inverse.
- Je ne vois pas ce que cela vient faire dans le débat ? Il s’agit d’une remarque personnelle qui date du temps ou j'enseignais en effet.
- Au contraire c’est parfaitement dans le ton. Vous prenez comme argument mon propre passé laissez moi faire de même. Je ne pouvais pas discuter sur les conditions de Matthews. J’ai d’ailleurs tout fait pour obtenir bien plus qu’il m’offrait. Mais je n’avais pas de temps à perdre. Le risque était trop grand. En trois heures j’aurais fait quoi contacter le Bureau et les envoyer autour du commissariat ? Matthews était condamné je vous rappelle il aurait liquidé tout le monde.
- Nous verrons cette question plus tard agent Taylor intervint brusquement le président Davidson. Nous comprenons votre situation d’urgence et nous l’avons dit et redit nous jugerons ainsi. Ce que nous voulons savoir c’est si vous avez pris toutes les dispositions nécessaires qui étaient possibles en l’espèce ? »

Paradoxalement c’était lui le Davidson qui semblait vouloir l’aider. Alors que tout les membres de la commission sauf Miranda Kozinski qui opinait seulement du chef ou Salvatore Leone qui lançait des piques de temps en temps, l’acculait depuis plusieurs jours, Davidson avait l’air de vouloir lui offrir une porte de sortie. Autant s’y engouffrer d’autant qu’il n’avait plus que cela.

« - Oui je pense d’autant que dès que j’en ai eu l’occasion j’ai chercher de l’aide et du soutien.
- Oui et on a vu le résultat au final avec vos soutiens. »

Et vlan. Quoi de plus douloureux que lorsque l’on est poursuivi quelqu’un vous ouvre une porte en grand, vous y courez et il claque que votre tête. Davidson venait de faire cela. Il croyait s’accrocher aux branches mais quelqu’un sciait le tronc. Et toute la journée continua sur ce rythme. Lui et Terry mais surtout Terry qui ne lâchait pas un morceau alors Danny se démobilisait parfois, rendait coup pour coup. Mais à chaque c’était un éternel recommencement, avec de nouvelles critiques, un flot continu sans une seule remarque valorisante pour Danny. On aurait dit qu’ils lui en voulait personnellement. Une fois une seule ils osèrent une remarque sur son alcoolisme. Danny était d’ailleurs prêt à s’expliquer et pensait pouvoir utiliser ce thème pour se défendre en disant qu’il avait ensuite aidé des gens à s’en sortir. Mais le sujet semblait sensible parmi les membres de la commission qui très vite passèrent à autre chose. On avait beau accablé un homme il fallait pas non plus que cela fasse mauvais genre et surtout que cela retombe sur le bureau. Alors à la fin de toutes ses journées seul Terry restait en pleine forme comme si tout cela n’était qu’un banal entraînement. Danny lui se sentait chaque jour encore plus épuisé. Il se disait même que sans son avocat, s’il avait dû subir cela seul il aurait sombré depuis longtemps. D’ailleurs à ce sujet il craignait le pire.

En effet il ne s’était pas totalement remis de l’affaire Matthews. Il s’en voulait surtout pour l’état de Jack. Il se pensait responsable. Et puis ses collègues avaient beau lui rendre visite de temps en temps et son avocat l’accompagnait tout les jours il ne cessait de se sentir seul. Seul au milieu de la foule. La pire chose qui soit. Un matin alors que le ciel n’était pas encore levé il se baladait dans la rue vers cinq heures. Il ne cessait d’avoir des insomnies depuis le début des audiences il s’arrêta même devant un magasin d’alcool. Il ne pensait pas au goût que pouvait avoir les boissons il le dégoûtait même. Non il se disait juste qu’avec il se sentirait, qu’avec tout serait plus facile. Et puis très vite il se repris et continua son chemin. D’ailleurs il marchait désormais d’un pas rapide, presque en courant. Il ne vit donc pas le type qui venait en sens inverse il lui rentra dedans. C’était un homme inquiétant. Il portait un long manteau noir avec une capuche qu’il avait rabattu sur sa tête. Même il semblait avoir enfoncé son crâne au fond de cette capuche tellement on voyait peu son visage. Il avait aussi à ses pieds des bottes assez épaisses noires et avec des boucles en argent, comme les bottillons d’un autre époque. L’homme l'engueula et le traita de tout les noms. Il ne fit même pas cas et continua son chemin. Il fut un temps il aurait pu le calmer rapidement ou il aurait chercher à savoir qui il était. Désormais tout ce qui était autour lui faisait soit peur ou soit l’indifférait. Derrière le type sembla se calmer car déjà on l’entendait moins et même plus du tout. Danny considéra alors qu’il avait bien fait et marcha de plus belle.

Dans son appartement désormais bercer dans le noir il alla fermer les rideaux. Ce soir c’est pizza au micro-ondes, un mini-pizza sans saveur avec quelques miettes et jambon et un peu de fromage. Il mangerait cela devant sa télévision. Il regardait un feuilleton débile dont il ignorerait tout de l’histoire en buvant une eau qui lui semblera avec un goût encore plus bizarre que d’habitude. Tout juste pourrait-il apprécier un bon bouquin qu’il avait emprunter à la bibliothèque du coin. Un truc sur les complots derrière l’actualité, écrit apparemment par un type très bien informé. Un truc qu’il oubliera bien vite. Et sur la chaîne-hifi le CD sauta de nouveau et la chanson « Je hais les dimanches » repris une nouvelle fois. Danny lui se disait qu’il haïssait cette chanson et sa vie qui ne ressemblait plus à rien. Il regarda son verre d’eau et dans son inconscient sans même s’en rendre compte il se prit à rêver qu’il n’y avait pas de l’eau dedans mais de la vodka et l’espace d’un instant il se sentit mieux. Huit ans bientôt il n’allait pas gâcher cela pour une simple baisse de moral ?
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Message  pativore le Lun 5 Mar - 14:34

Toujours aussi bien. Vivement demain! Very Happy
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Message  clara le Lun 5 Mar - 15:02

bravobom bravobom bravobom J'adore bravobom bravobom
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 5 Mar - 18:02

Petit détail amusant pour vous chers lecteurs le passage sur les désilusions de Danny est en grande partie inspiré de ma propre situation au moment de l'écriture. Quoi de mieux que le réel pour s'inspirer. Promis demain la suite sans fautes.
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Message  emimartin le Lun 5 Mar - 19:17

super bravobom vivement demain Very Happy
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Message  nady le Lun 5 Mar - 22:27

tres beau passage!

on attends la suite avec impatience!!

bounce bounce bounce
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Message  Mouchette le Lun 5 Mar - 22:54

Très bon (et long Wink ) passage bravobom bravobom
Vivement demain!
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 6 Mar - 10:41

Content de que cela vous aient fait plaisir. Voici la suite mais attention accrochez vous car et d'un vous allez galérer à comprendre et deux il y a aussi des clés de l'histoire... Mr. Green

Vendredi 27 avril Un local abandonné sur Duane Street

L’hiver commençait tout juste à quitter la région mais les premières chaleurs aidant, le manque d’aération de la pièce et cette odeur de renfermé qui ne la quittait pas donnait rapidement des sueurs aux occupants du lieu. Il faut dire que le fait qu’ils s’amusent comme le font des grandes personnes sur un lit y jouait beaucoup. C’est dans ces moments là que l’on oublie rapidement son odeur de moisi et le ressort qui traverse un peu trop le sommier. Après les galipettes la jeune femme resta à coté de son compagnon lui caressant doucement le bras, affectueusement. Puis alors que celui-ci s’était assoupi, elle commença à se rhabiller, à remettre ses cheveux en place, puis devant une glace abîmée elle se rafraîchit rapidement et son sac à la main fila. Sur un vieux poste radio Bob Dylan chantait un truc dont le jeune ignorait totalement le nom. Lui à demi endormi s’imaginait que cela se passait dans son sommeil alors il ne réagit pas. Il resta ainsi plusieurs heures. Puis lorsque sa petite sieste devint trop longue ou plutôt le ressort définitivement insupportable il se leva, se nettoya rapidement et renfila son costume trois pièces et ses lunettes noires carrées.

C’était son jour de congé. Un jour pris contre toute attente. Pour la voir elle. Il n’avait pas trop compris pourquoi elle n’acceptait pas l'hôtel mais peut importe il faisait cela pour elle. Il but dans une gourde qu’il avait amenée et feuilleta des listing de compte qu’il avait apporté. Il ne pouvait pas s’empêcher de travailler même en congé. Il allait être bientôt midi. Il avait déjà perdu beaucoup de temps et d’argent. Il le savait et cette amourette ne changeait rien à son envie d’y revenir vite. C’était comme un boxeur qui quitte le ring, un gladiateur l’arène. On a beau se dire que c’est plus agréable que l’on prend moins de coup on y revient toujours. Cela s’apparente beaucoup à une drogue. Il était dépendant à son boulot.

Elle l’était beaucoup moins et ça il le savait. Il le connaissait bien son boulot, trop bien même. Il n’était pas resté en bonne relation avec son patron. Plutôt mal même. Mais peut importe l’amour à ses raisons que la raison ignore. Et il passa outre. Cela faisait à présent deux mois qu’ils se fréquentaient. Pour se voir plus souvent et pour ne pas alerter son patron il avait loué ce local miteux entre son travail et son logement à lui. Pour s’y rendre il prenait souvent le métro ou le bus. Sa voiture n’était plus trop en bon état et les experts ne cessaient de vouloir l’immobiliser. Et puis à quoi bon faire de si petites distances avec un véhicule aussi polluant et seul. C’était paradoxal mais il avait désormais la fibre écolo. Peut-être était-ce elle qui lui avait apporté cela.

Il ne savait même pas lui ou elle habitait. Tout juste avait-il pu comprendre que c’était bien plus loin et qu’elle ne voulait surtout pas l’y amener. Aurait-elle quelque chose à lui cacher ? Ben après tout il prenait du bon temps ensemble qu’est-ce qu’il a du mal à cela ? Il ne demandait rien de plus. Depuis longtemps il s’était crû marié à son boulot.

Plus loin dans un journal qu’il avait pris il put lire quelque chose qui le terrifia. Une goutte de sueur perla de son front. Mais cette fois-ci ce fut une sueur froide. Un de ses trucs horrible qui si cela vous arrive vous avez la désagréable sensation de recevoir des piques à glace dans tout le corps. Comme si la tueuse de Basic Instinct avait décidé de faire de vous sa nouvelle victime et commençait déjà à s'entraîner. Il n’y croyait pas. Ce n’était pas possible. Il y a deux jours il avait pris cela pour une blague désormais il voyait en face de lui un cauchemar. Il lui fallait vérifier. Car si c’était vrai il était dans une situation plus que délicate.

Alors il ne perda pas un instant. Il rangea tout ses affaires dans un sac à dos sans même se soucier de quelles façons, s’empara de la clé du lieu, nota quand même un petit mot pour sa demoiselle qui agraferait sur la porte et enfin sortit. Dehors l’air était déjà plus sain, moins renfermé. Il ralluma son portable dès qu’il eut fini de mettre le mot et de fermer la porte. Déjà vingt messages sur son répondeur alors qu’il était normalement en congé et que la matinée seulement était passée. Il ne prit même pas le temps d’y répondre ou même de les écouter et composa un numéro. Cela sonna quelques secondes puis quelqu’un décrocha. Il ne prit même pas le temps de le nommer et lui envoya.

« - J’arrive tout de suite. Je crois que l’on a fait une belle connerie. On est vraiment dans la merde. Contacte les autres pour une explication. »

Il n’eut pas le finir car au coin de la rue il vit quelqu’un qu’il connaissait alors sans même une explication pour son interlocuteur il referma son portable à clapet et s’engouffra dans un étroit passage entre deux immeubles. Il ne se sentait vraiment pas en sécurité.
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 7 Mar - 11:47

La suite même si personne ne l'a demande. Nous revenons à l'histoire principale...

Jeudi 10 mai Garage du Potomack Quartier de Tribecca

Amené une voiture à un garage n’a rien de bien étonnant. Ce qu’il y a de plus étonnant c’est lorsque cette voiture est en parfait était et surtout le garage fermé. Mais comment voulez vous donc aller inspecter des lieux sans vous rendre sur place. Car malheureusement pour elle Samantha Spade dit Sam ne fonctionnait ni avec la télépathie ni avec le don d’ubiquité. Il est vrai que l’on était nullement dans une bande dessinée de Marvel ou des épisodes des X-Men. Non eux il fut un temps on les appelait les G-Men. C’était encore l’époque d’Edgar Hoover.

L’enquête avançait plutôt bien même si le disparu demeurait toujours introuvable. Ils avaient éplucher tout ses dossiers, vu une nouvelle fois des myriades de gens qui n’était pour lui que des connaissances ou des relations, et au vu des résultats des pistes plutôt solides commençaient à se dessiner. Certes ils fonctionnaient au ralenti mais au moins ils fonctionnaient. Sam avait été chargée par Vivian de s’intéresser au garage dont il avait été la victime. C’était tout bête il y avait fait réparé sa voiture. Mais la pièce détachée s’était avérée de mauvaise qualité mais surtout volée, prise d’une autre voiture. Pas étonnant qu’il avait offert un prix très attractif. Pete Baker n’avait pas pour autant dénoncer ce margoulin. D’autres c’en était chargé avant et il lui peu téméraire avait laissé faire, se contentant de porter plainte pour espérer vainement de se faire rembourser. Ce fut d’ailleurs pour cette raison que l’affaire leur revint dans les bras. Un témoin et une victime même accessoire ça l’a fout mal. La police de Tribecca s’était dit que le FBI ferait mieux que. Ils avaient dû être déçus au poste.

Sam était venue au garage pour récupérer quelques dossiers oubliées et inspecter une nouvelle fois les lieux. Il fut un temps pas si lointain que ça elle aurait été accompagnée d’un ou deux de ses collègues mais là la défection s’étant fait dans les rangs. Martin se renseignait sur la totalité de son ordinateur, Elena pouvait tout juste conduire et ce totalement illégalement et Viviane partie dieu sait où, qu’elle due s’y aventurer seule. Après tout les scellés y étaient posés et plus personne n’y venait alors quel risque prenait elle ?

Elle enleva donc les scellés et entra dans le bâtiment. Il était depuis plus d’une semaine fermé ainsi et la poussière commençait à s’accumuler. Les voitures avaient été enlevées par la police. Et lorsqu’elle alluma le néon du plafond grésilla comme dans les vieux films d’horreur. Dans une mezzanine sur la gauche le bureau était presque vide. Seuls quelques papiers trainaient encore. Malgré tout Sam y grimpa. Tout juste prit-elle son temps et lors de la montée observa tout le garage. En fait il y avait deux espaces. Devant c’était l’endroit des petites réparations ou manipulations. Vidanges, changement de roues et autres se faisaient ici. Derrière au contraire les mécaniciens et tôlier s’en donnait à coeur joie à trifouiller dans des moteurs pour tenter de les remettre d’aplomb. Là déjà c’était autre chose, bien plus grand et plus illégal aussi. En effet dans la Cour à l’arrière où l’on ne pouvait accéder que par l’intérieur ou une porte en fer laissant passé les véhicules sur le côté, s’entassaient les arbre à canne, les pots d’échappement, turbo, alternateur. Oui mais voilà tous étaient venus de façon illégales, issus de vols ou revente en douce pour se débarasser des modèles compromettant. Une casse dont on ignorait totalement le lieu se chargeait sans doute de démonter tout cela et d’acheminer par camion le matériel nécessaire. La taille des tas de pièces étant trop grand on les avaient laissés là. D’autant qu’ils ne gênaient pas et qu’ils étaient derrière un sacré grillage, personne ne viendrait les récupérer.

Sam commença à fouiller dans la mezzanine, patiemment elle examina le tout. Tout les papiers se limitaient à des notes d’une banalité sans nom, quelques factures sans importance, un prospectus pour un fameux vendeur de tacos ou encore une carte de visite pour un avocat peu renommé, sans doute celui du garage. Elle avait l’impression de perdre son temps. D’autant que pour rien arranger cela n’avait rien à voir avec leur disparu. Ils avaient bêtement supposé que les garagistes peu scrupuleux avaient fait disparaître un témoin génant. Mais aucun autre et des plus virulents n’était à leur tour partis. Elle se résigna à faire chou blanc une nouvelle fois lorsqu’elle entendu soudain un bruit.

Cela venait de l’arrière du batiment. Une pièce qui tombait. Avec le vide tout résonna. Quelqu’un était là. Elle sortit donc son arme. Très vite elle descendit les escaliers l’arme à la main. Le vent ne rentrait pas et rien n’aurait pu rester en équilibre aussi longtemps. En bas elle s’annonça.

« - FBI, il y a quelqu’un. »

Mais seul le silence lui répondit. Un silence froid et assourdissant. Doucement elle s’avanca. La pièce était nimbée dans une légère pénombre. Dès qu’elle fut à l’intérieur sur sa gauche une silhouette sombre s’envola, il courait très vite qu’elle ne put rien faire. Il était déjà dehors. Elle tira tout de même un coup de semonces dans un tas de pneu à coté de sa cible tout en criant un « Arrêtez vous », puissant et déterminé. Mais sa cible n’écouta point et commençait déjà à grimper sur le grillage dehors. Alors elle courait à sa suite et dès que le type, car il s’agissait sûrement d’un homme, entendit ses pas il arrêta son ascension et partit vers la porte. Il avait sans doute l’espoir de sortir par là. Alors une nouvelle fois il passa devant elle. Mais elle n’eut pas le temps de tirer cette fois, tout juste de prendre des appuis car il courait vite, très vite et avait dépassé l’angle du batiment. Il était à la porte. Elle ne se laissa pas abattre et courut à son tour. Dans l’angle elle braqua son arme. La porte n’était qu’à quelques mètres mais sa cible était de nouveau dans la pénombre.

« - Maintenant vous vous arrêtez, FBI. »

A son plus grand étonnement son cambrioleur sortir à son tour un arme qu’il braqua sur elle. On aurait dit un film d’action asiatique. Ils étaient là ainsi, face à face, chacun tenant une arme dans la main. La même arme. En effet il semblait que l’individu n’était pas en possession de n’importe quel calibre, il semblait avoir dans ses mains un pistolet fédéral.

« - On ne va pas se tuer tout de suite. D’habitude c’est après avoir couché avec moi qu’elle ont envie de me tuer pas avant. »

Et là encore Sam avait une nouvelle surprise. Elle reconnu la voix. Une voix pas vraiment familière mais disons plus dans son entourage. Alors machinalement elle recula, son vis à vis avancant de son côté. Et au soleil son visage apparu. Celui souriant et mat de l’agent Gabriel Luz.

« - J’ai failli vous tuer.
- Je vois ça. Dites c’était pas la peine d’employer la manière forte pour me séduire vous le faites déjà très bien depuis longtemps.
- Fermez là qu’est-ce que vous faites ici ?
- On pourrait pas poser ses engins auparavant, j’ai une crampe qui commence et surtout peur de faire une connerie, ou plutôt que vous en fassiez une. »

Alors immédiatement ils baissèrent tout deux leur arme et les rangèrent. Sam était presque en colère, Gabriel comme à son habitude gardait un petit sourire en coin et semblait presque se moquer d’elle.

« - Ce que je fais là. Et bien je visitais. C’est interdit ?
- Vous foutez pas de moi et d’abord comment êtes vous entrez ? Les scellés étaient intactes.
- Comme je comptais sortir. En faisant de l’escalade, dit-il en désignant un tas de pièces bien plus haut que les autres. Mais dans la précipitation mon équilibre fut vite instable et j’ai dû abandonné. Bon ben c’est pas tout ça mais je vais y aller, rajouta-t-il tout en se dirigeant vers l’intérieur pour sortir par la porte d’entrée.
- Attendez j’ai droit à des explications, j’en ai pas fini avec vous. »

Alors devant la porte de la Cour Gabriel s’arrêta posa ses mains sur ses hanches, baissa la tête, soupira un grand coup et l’air déterminé se redressa et se dirigea vers Sam.

« - Oui c’est vrai vous avez raison. D’autant que ce que j’ai à dire pourrait sans doute intéressé vos collègues, dit-il en mettant ses lunettes de soleil. On y va rajouta-t-il en lui tendant le bras comme pour l’accompagner. »

Mais l’agent Spade refusa vite son bras et légèrement en colère s’approcha de la porte pour sortir du garage.
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Message  Mouchette le Mer 7 Mar - 23:18

La suite même si personne ne l'a demande.

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Message  emimartin le Jeu 8 Mar - 14:20

Moi aussi je veux bien une suite Very Happy
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Message  Hio-Tin-Vho le Jeu 8 Mar - 15:12

Ah je suis enfin rassuré il y a toujours du monde pour lire ma fic. Donc voici la suite. Je crois que vous allez enfin comprendre certaines choses que vous aviez du mal à saisir jusque là.

Le même jour quelques heures plus tard Bureau du FBI

Il a le chic pour l’emmerder celui-là. À chaque fois il se trouve sur son chemin au moment où il faut pas. Et surtout cette attitude désinvolte et sur de soi l’horripilait au plus haut point. Certes c’était sans doute un bon agent, oui il avait de quoi jouer sur son physique mais tout de même celui-ce ne donnait pas le droit de se prendre pour le centre du monde. Pour l’instant il était simplement le centre des attentions. Depuis l’affaire Monroe les autres ne l’avait qu’aperçu l’espace d’un instant lors de l’assaut de la planque de Matthews. On peut pas dire qu’ils aient fait la conversation. Ils auraient eu certes beaucoup de choses à se dire mais il y avait désormais d’autres priorités. Gabriel attendit que tout le monde s’installa autour de lui, il avait pris le temps de les saluer un par un et de leur dire un petit mot et entama son récit.

« - Je peut commencer demanda-t-il à Viviane tout d’abord. »

Celle-ci d’un hochement de tête lui répondit par l’affirmative. Alors en effet il commença.

« - Vous n’êtes pas sans ignorer que Danny est en ce moment poursuivi par les affaires internes.
- Vous n’y êtes d’ailleurs pas étranger, fit remarquer Martin.
- Je le reconnais bien volontiers et je fait tout en ce moment pour le sortir de là. Mais disons le tout de go j’ai pas vraiment les coudées franches. J’étais pas sensé être là ce jour là. Donc j’ai louvoyer et pour cela je suis passé par Davidson.
- Davidson l’agent demanda Elena ?
- Qui voulez vous que se soit d’autre belle demoiselle. Davidson est aussi entre autre le président de la commission qui juge Danny en ce moment même.
- Mais Davidson à toujours détesté Jack c’est de notoriété publique.
- Il a même tout fait pour vous faire tous sauter au moment de l’affaire Spaulding. Alors en ce moment il a choisi une cible plus facile. Disons qu’à défaut de s’en prendre au bon Dieu il s’en prend à l’un de ses saints. Donc moi de mon coté j’ai essayé de le remettre dans le droit chemin si je dois continuer dans la métaphore biblique.
- Vous vouliez le faire chanter demanda Viviane ?
- Tout de suite les grands mots. Non je lui est juste rappeller le b.a.-ba de ce métier avec certains arguments précis. Sauf que les arguments en question me sont claqués dans les doigts.
- C’est à dire ?
- Ben je savais que Davidson entretenait une liaison avec une jeune demoiselle, une ancienne star éphémère du show bizz : Julia Chanel. Elle avait commencé sa carrière dans le porno et avait eu un certain succès avec un film puis plus rien. La fille avait dans les vingt-ans. C’était pas répréhensible, sauf que...
- Sauf que quoi insista Elena ?
- Sauf qu’il avait couché avec elle du temps où il était avec sa femme et ça c’était pas bon pour monsieur Davidson. J’ai donc pris des photos de la demoiselle et je m’apprêtais à lui rendre une petite visite un truc de routine. Mais quelqu’un était passé avant moi.
- Je vois toujours pas le rapport avec notre affaire fit remarquer Viviane.
- Attendez la suite. Julia Chanel venait tout juste d’être descendu sur son tapis entre la télé et le canapé quand on a débarquer. Un joli trou de 9mm à l’avant du crâne. Comme ceux que l’on voit lors des exécutions.
- Davidson ?
- Non c’est un salaud mais pas un pourri. Il reste un agent honnête qui a du ressentiment pour Jack et est influencé par ça c’est tout. D’autant que ce jour là. Monsieur le président Davidson s’occupait de la deuxième journée d’audience de l’agent Danny Taylor.
- Mais alors qui intervint Sam ? J’ai pas failli vous tuer pour rien.
- J’y viens, j’y viens, n’allons pas trop vite. L’intéressant dans cette affaire c’est que Julia Chanel avait un boulot depuis un moment. Elle travaillait à mi-temps comme secrétaire. Comme secrétaire dans un garage. Le potomack.
- Le garage de Tribecca ?
- Et tac c’est là que mon génie créatif fait ses preuves. J’étais sûr que vous aimeriez cela. Je sais ménager mes effets non ?
- Une coïncidence rien de plus, balança Martin tout en commencant à s’en aller.
- Sauf que j’ai pas fini. Quand j’ai su pour Tribecca j’ai pris le temps de consulter les dossiers de la police et c’est que j’ai découvert que vous travailliez dessus. Vous recherchez un certain Pete Baker trader à Wall Street n’est-ce pas ?
- Oui, dit Viviane un brin surprise.
- Et bien il s’avère que depuis quelques temps Julia Chanel était abonné au Wall Street journal, qu’elle avait un nom dans son carnet d’adresses un certain Pete. J’ai vérifié le numéro qu’elle avait noté. C’est celui de votre homme.
- On a jamais trouvé aucune référence à cette Julia Chanel dans la vie de Baker.
- Si vous me croyez pas tenez. »

Et Gabriel pris de sa poche un petit carnet qu’il lança presque immédiatement dans les mains de Martin qui le rattrappa de justesse.

« - La police du Bronx me l’a confié un temps faudra me le rendre.
- La police s’interrogea Elena ?
- Et oui je suis dans la pire des situations qui existe. Officiellement je n’enquête sur aucune affaire, je suis même en ce moment en congés. Et que je saches enquêter sur un agent Fédéral qui n’a rien à se reprocher qu’une basse coucherie durant son mariage c’est pas trop dans mes attributions. J’ai voulu aider Danny et voilà que je me retrouve sur un truc de très lourd.
- Comment y va d’ailleurs, demanda Sam ?
- Je ne l’ai pas vu depuis un mois. Vous le verrez sans doute lorsque vous témoignerez devant la commission. Vous lui demanderez vous même.
Donc je suppose que vous ne pouvez pas nous aidez revint sur le sujet Viviane.
- Et non je suis sincèrement désolé. J’aurais bien voulu car férer le poisson je l’avoue me plaît bien. Mais pour l’instant je suis toujours un agent du programme de protection des témoins. Contactez moi si vous voulez de plus amples informations.
- Vous auriez pu nous prévenir plus tôt reprocha Sam ?
- Pour vous dire quoi ? Salut je veux faire chanter un agent fédéral reconnu mais sauf que sur ma route j’ai trouvé un cadavre d’un ancienne actrice porno avec un plomb dans le crâne et le nom d’un golden boy dans son carnet d’adresse. Et vous m’auriez répondu : Super on arrive tout de suite ? Vous êtes charmante Sam mais vous savez comme moi que je naviguait depuis le départ en eaux troubles. Je vais tenter de trouver d’autres moyens pour aider Danny. Tenez moi juste au courant de la suite de l’affaire.
- Promis, acquiesça Viviane.
- Si vous vous mettez en contact avec la police du Bronx ils vous enverrons toutes les pièces du dossier. Mais soyez discrets Davidson a des yeux et des oreilles partout. »

Il enfila sa veste et avec son air de Dandy habituel marcha en direction de l’ascenseur. Il faut l’avouer Sam le regarda un long moment. Il n’était cette fois là pas venu pour rien. Leur affaire prenait un nouvel essort. La dernière fois non plus il n’avait pas été inutile. Sans lui ils ne seraient peut-être plus en vie.
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Message  Hio-Tin-Vho le Ven 9 Mar - 11:49

Bon ben voici la suite avec l'histoire de Jack.

Mardi 8 Mai 2007 Clinique du Petit Lama Hylan Boulevard

Longtemps elle avait hésité. Une appréhension particulière mais toute logique, une réaction d’angoisse et de frayeur. Pourtant ils étaient au courant. Rester muet là-dessus aurait été criminel et pourtant c’était normal. Mais que voulez vous ce sont les travers humains, les ressentiments bizarres qui font qu’il on est. Et puis elle avait appellé.

Jack faisait des progrès fantastiques. Sa rééducation avait commencé il y a un peine un mois et déjà les mouvements se faisaient toujours difficilement mais au moins automatiquement. Aucun organe vital ou la moelle épinière n’avait été touché. Ce fut un petit miracle. En fait ce fut les longs séjours à l’hopital et surtout son comas même s’il n’avait duré que quelques jours qui en était responsable. Ses muscles s’étaient fatigués, un peu atrophiés. Cela arrive souvent lorsque l’on vous pose un platre longtemps ou si vous êtes en fauteuil roulant un moment. De plus son dos continuait de lui faire atrocement mal. Alors malgré les calmants et toute sa bonne volonté il avait les plus grandes diffucultés au monde à avancer dans ses marches. Mais il progressait vite. L’ensemble du personnel médical en était persuadé.

Anne était assise à la cafétéria de la clinique. Devant un steack, des oeufs et des haricots verts elle attendait leur arrivée. Elle mangea plutôt correctement. Les moments douloureux étaient passés et désormais la vie n’était fait que d’avenir. Même si elle devait les accueillir cela n’avait rien à voir avec les épreuves qu’elle avait subie. Car elle s’en souvenait désormais pendant de longues journées il avait été question que Jack ne remarche plus jamais. Elle laissa donc seulement quelques morceaux de son repas et gardea pour plus tard les biscuits et le fruit qu’elle avait pris en plus. Elle en profiterait sans doute pour offrir les biscuits à l’une d’entre elles. Ils s’étaient donnés rendez-vous à l’entrée de cette cantine, en terrain neutre. Et surtout dans un endroit que les filles ne considéreraient pas comme tout de suite comme un hôpital. Il ne fallait pas non plus les effrayer. Paradoxalement c’était dans cette situation si particulière que les deux femmes de la vie de Jack se rencontrait. On peut dire une chose la vie n’est jamais ce que l’on imagine.

Il était pas loin de 11 heures du matin lorsqu’elles arrivèrent. Maria portait un tailleur gris et une petite boutonnière rose sur la poitrine, elle tenait ses deux filles devant elles, les poussant légèrement. Anne n’était pas trop stressé par Kate qu’elle connaissait déjà, ni par Maria qu’elle savait adulte et responsable. Non celle qui lui faisait franchement peu était la grande Hannah. Et dire quelle avait beaucoup de choses en commun donc le prénom quasi semblable. Mais c’était plus à son père qu’elle semblait en vouloir. Maria s’approcha d’Anne elle ne l’avait jamais vue, mais une femme seule qui attend et qui surtout qui se lève à votre venu vous pouvez vous doutez de quelque chose. Son salut fut plutôt agréable vu les circonstances.

« - Anne ?
- Oui et vous êtes donc Maria ? Enchantée.
- Merci.
- Ce sont donc vos deux magnifiques filles. Nous on se connaît déjà, dit-elle à Kate. Bonjour Kate.
- Bonjour Anne. »

Le Anne la surpris tout de même un peu. Elle aurait pensé à autre chose. Mais qu’aurait-elle bien pu dire d’autre. Elle se tourna donc ensuite vers Hannah.

« - Et nous on aurait aimé se connaître dans d’autres circonstances. Bonjour Hannah moi c’est Anne. »

Elle lui tendit la main, une jolie main douce et fine mais la préadolescente bientôt ne répondit pas à son geste et tourna légèrement la tête. La situation n’était pas au beau fixe. Anne pour faire bonne figure ce tourna vers Maria. Qui gentiment répondit.

« - Désolé.
- Ce n’est pas grave je peux comprendre.
- Et Jack il est où ?
- Oh oui pardon venez. »

Elle prit alors son manteau. Et ouvra la marche. Elle poussa les portes battantes de la cafétéria et les retena au passage de la mère et ses filles. Puis elle repartit légèrement devant.

« - Je sais que mon appel à du vous paraître surprenant.
- Vu la soudaineté de la situation j’ai pu comprendre. J’avais crû comprendre qu’il allait mieux.
- Oui bien sûr. Il commence à bien marcher. Sa rééducation se passe bien. Il a encore une douleur dans le bas du dos mais...
- Papa a mal ?
- Un peu Kate mais ne t’inquiète on s’occupe bien de lui ici.
- C’est la meilleure clinique de soin de l’Etat de New-York ils vont nous le remettre d’aplomb ton Papa.
- Je suis désolé j’aurais voulu passer plus tôt. Mais je voulais accompagner mes filles et je n’ai pas pu me libérer.
- Non c’est pas grave je comprends. Et puis qu’auriez vous fait de plus. L’important c’est que vous soyiez là désormais.
- Oui vous avez raison. J’essayerais de faire venir les filles seules désormais. »

Le petit groupe arriva à une porte. Elle donnait sur le joli jardin attenant à la Clinique. De là tout les malades pouvaient voir la mer qui de ses flots bleus berçaient très souvent leur sommeil. Le ressac formait ainsi un ronron lancinant très agréable. Anne poussa la porte et f’y passer les filles. Kate sortit la première et commença presque à courir. Hannah hésita un temps mais très vite elle sortit pour rejoindre sa soeur mais surtout pour la retenir. Anne en profita pour prendre Maria à part quelques secondes.

« - Je crois pas trop que ce soit une bonne idée de laisser vos filles seules avec lui.
- Pourquoi qu’est-ce qu’il a il est malade ?
- Non physiquement il va très bien mais... enfin vous verrez dans quelques secondes. »

Elles marchèrent ainsi à quelques mètre l’une de l’autre. Les filles étaient à une dizaine de mètres de là. A chaque fois quelles croisaient quelqu’un, elles avaient le réflexe de la peur de la blouse blanche. Surtout Kate. Comme tout les enfants elle pouvait beaucoup aimé les personnes âgées, qu’elle salua deux ou trois lorsqu’elle en croisa, mais le corps médical l’effrayait un peu. Hannah elle se sentait franchement mal à l’aise. On lui imposait une situation qu’elle ne voulait vraiment pas et puis elle arriverait bientôt à un âge où tout ce que les parents décideraient étaient débiles ou fait pour l’emmerder.
Derrière les deux femmes échangèrent des banalités puis de fut Maria qui la première exprima quelques sentiments.

« - La situation est vraiment étrange vous ne trouvez pas.
- Comment cela ?
- Nous sommes les deux femmes qui ont partager la vie du grand Jack Malone et nous ne pouvons nous dire plus que telle fleur est jolie ou il fait beau aujourd’hui.
- On est comme votre grande fille. Mal à l’aise. On a beau être adulte on en a pas moins des réactions humaines.
- Vous avez sans doute raison. Mais dites moi je comprends pas. Pourquoi ne voulez vous pas que mes filles viennent le voir seules ?
- Voulez allez savoir on arrive. »

Et en effet dans un coin un peu plus à plus, à quelques mètres d’un saule pleureur, un déambulateur à quelques mètres, était assis un homme. Ses deux mains croisés sur la crosse il tenait ainsi une canne. Le banc était à quelques mètres d’une petit allée en gravillons fins. Mais le fait qu’elle soit retiré de la cohue centrale du jardin lui donnait un calme tout anglais. En effet le jardin était fait dans plus pure tradition des jardins à l’anglaise. D’autant que la Clinique ressemblait plus à un bâtiment de pur style fin du 19ème siècle, tout en longueur et étalé sur une grande surface, ne s’élevant que sur quelques étages. À la voix des filles qui s’approchaient il se retourna. Maria vu ce que lui avait dit Anne quelques angoisses. Mais certes Jack avait veilli d’un coup, le visage plus blanc, mes cheveux aussi et les traits plus tirés, il restait encore bien portant pour quelqu’un qui dans sa convalescence sortait du comas. Kate se jeta à son coup dès qu’elle le reconnût. Jack posa immédiatement sa canne et l’embrassa à son tour. Il lui déposa un délicat baiser affectueux dans les cheveux tandis qu’elle ne voulait pas dessérer son étreinte. Hanah resta en retrait ne savant pas quoi faire. Elle semblait vouloir dire bonjour à son père, d’autant que le fait de le voir ainsi faisait sans doute baisser sa colère mais son malaise restait évident. En s’approchant Maria remarqua encore qu’à part la canne et le déambulateur il vivait en parfaite automonie. Aucun appareil de torture n’était branché sur lui et il ne devait, sans doute, que prendre quelques médicaments, comme des antalgiques pour la douleur. Au coté de ses deux filles dont Hannah qui finalement vint l’embrasser à son tour lorsqu’il lui fit signe, il respirait encore plus la joie et le bonheur de vivre. Question moral il semblait plus en hausse qu’en baisse. De ce côté-ci pas de problèmes. Car elle devait bien le reconnaître Maria cherchai à présent tout ses moindres défauts pour voir pourquoi on lui conseillait de ne pas amener ses filles seules. À son tour elle s’approcha et dès que Kate et Hannah dessérèrent leur étreinte lui fit une bise et posa sa main sur sa joue.

« - Tu nous as fait une de ses peurs Jack. Ne refait jamais ça.
- Je veilles sur lui désormais ne vous inquiétez pas, intervint Anne qui avait entendu la remarque.
- Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt mais je voulais accompagner les filles et j’ai pas pu me libérer avant. C’est à mon tour à présent. »

Jack un sourire encore plus grand sur les lèvres eut un léger rire, un petit rire simple sans moquerie ou effet surfait, juste de quoi signaler son air détendu. Maria elle laissa de nouveau Jack à ses filles et se recula vers Anne. Tout doucement elle lui glissa à l’oreille.

« - Je comprends pas qu’est-ce que vous lui reprocher à son état il va très bien ?
- Je vous ait dit physiquement oui. Mais attendez quelques secondes cela vous sautera aux yeux. »

Kate commençait à raconter sa vie à son père. Hannah elle de son côté s’était assise sur le banc un peu à l’écart, le regard dans le vague, ne sachant quoi dire. C’est à force de l’interroger que Kate se posa des questions et Maria aussi. En effet ses réponses se limitaient à des hochements de têtes, des haussements d’épaule ou des petits rires. Maria venait de s’en rendre compte il n’avait pas articuler un mot depuis qu’elles étaient arrivées. Sa réaction devait se lire sur son visage car à son tour Anne se pencha à son oreille pour lui glisser quelque chose.

« - Vous comprenez désormais. Il ne dit plus rien depuis l’accident. Le docteur dit que c’est psychosomatique. En tout cas une chose est sûre jusqu’à présent il est muet. »

Et le mot résonna dans la tête de Maria comme quand vous avez trop bu ou qu’une migraine affreuse vous frappe. Muet. Elle reçut se mot comme un coup de massue. Muet. Jack Malone était devenu muet.
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 12 Mar - 11:15

Bon ben je continues même si tout le monde s'en fout peut importe elle me plaît moi cette fanfic.

Vendredi 11 Mai Bureau de Nathan Coen au FBI Federal Plaza, New-York

Il n’aimait pas ça. Pas rabrouer ses subalternes car cela il le savait c’est le rôle d’un chef. Il se doit de donner des félicitations quand cela va bien mais aussi des engueulades quand les choses vont mal. Il n’était ni ses potes ni leur tyran, juste un chef. Une autorité morale qui au moins devait essayer de servir de référent. Non ce qu’il détestait par dessus tout c’est qu’on lui fasse un coup pareil. Il se sentait alors trahi, floué. Les trucs tordus dans le dos cela passait mal. Surtout que c’est encore plus désagréable quand cela vient de quelqu’un en qui vous avez confiance. Mais bon il restait serein et calme malgré tout. Il n’aurait servi à rien qu’il déverse sa haine.

Quelqu’un frappa à sa porte. Derrière le carreau il se tenait l’air toujours légèrement fléchi, comme en équilibre. Nathan se contenta d’un maigre signe pour lui dire de rentrer. Gabriel lui ouvrit la porte en grand et commença tout de suite à parler.

« - Si tu voulais me voir tu pouvais venir chez moi je te rappelles que je suis en congé.
- Ferme la porte. »

Trois mots simples mais dit avec une telle fermeté qu’ils ne présageaient rien de bon. D’autant qu’il était rare que la porte du Nathan soit laissée fermée. Il avait plutôt l’habitude de la laisser ouverte, pour qu’il soit accueillant et pas rebutante. Gabriel ferma donc tout de suite la porte et attendit debout près d’elle que Nathan commence à parler ou qu’il lui demande de s’asseoir. Il se contente de l’engueuler.

« - Et tu croyais que j’allais rien voir ?
- Pardon ?
- Te fous pas de ma gueule. J’aime pas ce genre de situation et tu le sais très bien.
- Mais je t’avoue que je sais pas de quoi tu parles.
- Tu sais pas de quoi je parles ? Tu enquêtes sur un agent des affaires internes et tu sais pas de quoi je parles ? Mais bordel de Dieu c’est quoi de plan.
- Ah d’accord je comprends mieux. Attends je vais t’expliquer. »

D’un geste de la main il le fit se taire. Il l’a tendit brusquement devant lui tandis qu’il baissait légèrement la tête. C’était toujours ainsi qu’il agissait pour se faire écouter de façon certaine. Car un mot de plus suffisait pour le faire entrer dans une colère noire.

« - Si tu m’avais prévenu j’aurais peut-être compris. Que tu sentes responsable de la situation de l’agent Taylor soit, que tu penses n’avoir pas fait suffisamment pour l’aider d’accord, que tu cherches à trouver des solutions quand les affaires internes lui cherchent des noises passent encore. Mais dis moi ou avait tu la tête quand il t’a pris d’enquêter sur Davidson et dans mon dos en plus. Je viens d’avoir un joli coup de téléphone d’Adrian qui lui même en avait reçu un des directeurs. La hiérarchie a su monter dans un sens elle peut bien redescendre dans l’autre. Mais ce qu’il y a de pire, c’est quand me renseignant trentes secondes je découvre que et d’un tu n’étais pas tant que cela en congés et deux pendant cette période tu faisais des heures sup avec une brigade de flics ? Tu voulais quoi remonter les village people en passant près d’un réserve indienne et un chantier ? Et puis c’est pas tout la fille que tu devais soit disant interpellé elle est retrouvé avec une balle dans le crâne.
- Là je t’assure je n’y suis pour rien.
- Encore heureux. Davidson est un gros ponte. J’ai pas peur de lui ni de tout ces connards des affaires internes. Mais que je saches quand on a rien à se reprocher on se retrouve pas poursuivi par un agent du FBI un peu trop surexcité par la caféine et les sucettes à la menthe.
- Au citron.
- Pardon ?
- Non rien je disais que mes sucettes sont au citron. Non rien je fermes ma gueule.
- Tu prends cela à la rigolade ? D’accord tu prends cela comme une grosse comédie ?
- Non mais il n’y a rien de bien méchant. Et puis tu sais comme moi et d’un Taylor n’est pas responsable de tout ça et deux Davidson veut tout faire pour fusiller l’équipe de Malone.
- Mais tu te rends vraiment pas compte de la gravité de la situation ? Tu as merdé Gabriel, et gravement merdé. C’est bien simple tu as utilisé les moyens du FBI à des fins personnelles.
- Mais...
- Ta gueule. Maintenant je suis en train de me faire incendier de tout bord alors ta gueule. À présent c’est moi qui parles. Je ne suis pas là pour nettoyer tes conneries comme ta mère faisait avec tes couches. Je suis là pour diriger une équipe. Et j’entends bien qu’elle fonctionne correctement. Donc tu disparais de la circulation pendant un temps.
- Donc quoi je suis suspendu, en disponibilité ?
- Oh non je sais trop rien comment tu marches Luz. Dès que tu quittera ce bureau sûr d’être pénard pendant plusieurs semaines tu retomberas dans les mêmes travers. J’ai pas envie d’avoir à entendre parler de tes frasques. Nous sommes plutôt dans une situation et les autres équipes arrivent à juguler le flux. Vu la gravité de la situation Adrian a accepté de nous filer un petit coup de main pour les formalités administratives.
- C’est-à-dire ? Je comprends pas.
- Oh mais tu vas vite comprendre. Si tu les aimes tant que cela aux Personnes Disparues et bien tu va aller les rejoindre. Ils sont en sous effectifs là-bas et vont l’agent Van Doren a gracieusement accepté ma demande de stage te concernant.
- De stage ?
- Oui je sais pas ce qui lui est passé par la tête, peut-être qu’elle n’avait jamais entendu parler de toi mais en tout cas tant mieux. J’espère que occupé cela te changera les idées. Tu es désormais affecté aux personnes disparues jusqu’à nouvel ordre. Et je te préviens au moindre écart avec Davidson je contacte les Enquêtes Internes et je me ferais un plaisir de témoigner contre toi. J’accepte les francs-tireur mais pas les fous dangereux.
- Je voulais juste aider Danny Taylor.
- Oui et tu t’y est pris comme un manche. De tout façon c’est pas ton problème.
- C’est pas mon problème, c’est pas mon problème ? C’est notre problème à nous tous. Qui lui a conseillé de ne pas faire intervenir le SWAT ou le bureau qui lui a fourni les moyens de sa chute ?
- Je te rappelles qui est le patron ici alors tu me parles sur un autre ton. L’affaire est réglée désormais et c’est tout. Tu as intérêt que pour toi la situation de Danny Taylor soit du passé. Me suis bien fait comprendre ?
- Connard, dit-il en se dirigeant vers la sortie.
- Merci rajouta Nathan. »

Et juste avant qu’il claque la porte il l’appella une dernière fois : « Gabriel. » Même s’il était sortit ce dernier avait visiblement entendu car après quelques pas il s’arrêta dans le couloir. Il eut alors la même réaction que dans le garage avec Sam. Les mains sur les hanches il souffla un coup puis dès qu’il eut repris sa respiration revint en arrière et poussa la porte fortement car elle ne s’était par bien fermé sous le coup.

« - Quoi encore ?
- Ce n’était pas ta faute. Tu as fait tout ce que tu pouvais.
- Merci cela aidera franchement l’agent Danny Taylor de savoir ça. »
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Message  nady le Lun 12 Mar - 22:06

Bon ben je continues même si tout le monde s'en fout peut importe elle me plaît moi cette fanfic.

pascontent beh non, qu'est ce que tu nous racontes la, tout le monde s'enfout pas (oula c'est peut etre pas tres français mais ça doit etre comprehensible lol! ), moi j'aime beaucoup ta fic, et je ne dois pas etre la seule vu ton style d'ecriture et le suspens qu'il y a dans ta fic, moi j'ai toujours hate de te lire.
Mais peut etre que, comme on sait que tu mets une suite par jour (et jamais plus...nan nan je dis pas ça pour que t'en mette plus Mr.Red ), on "oublie" un peu de te dire ce que l'on en pense car de toute façon on sait que le lendemain on aura le droit a une suite!
je sais pas si t'as tout pigé car je n'arrive même pas a me comprendre quand je me relis Boulet, bref moi fatiguée donc moi pas m'exprimer correctement mais moi aimer fic a toi rolles


Sinon ben concernant ta fic, j'ai bien aimé l'engueulade entre Nathan et Gabriel, j'ai trouvé ça tres realiste!!

et puis je commande une suite bien sur!!!!!

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Message  Théana le Lun 12 Mar - 22:16

Bon ben je continues même si tout le monde s'en fout peut importe elle me plaît moi cette fanfic.

oh le vilain petit caliméro !!

Dans la mesure ou tu avais l'habitude de mettre des petits bouts, moi j'ai pris celle de tout lire d'un coup en imprimant car il faut que je me concentre pour ne rien rater et lire sur écran n'est pas toujuors simple avec ton style, que j'apprécie au demeurant.


Et je te signales que tu ne fais pas particulièrement de comm sur les autres fic actuellement en ligne qui pourtant sont sympa !
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 13 Mar - 10:55

Théana a écrit:
Bon ben je continues même si tout le monde s'en fout peut importe elle me plaît moi cette fanfic.

oh le vilain petit caliméro !!

Dans la mesure ou tu avais l'habitude de mettre des petits bouts, moi j'ai pris celle de tout lire d'un coup en imprimant car il faut que je me concentre pour ne rien rater et lire sur écran n'est pas toujuors simple avec ton style, que j'apprécie au demeurant.


Et je te signales que tu ne fais pas particulièrement de comm sur les autres fic actuellement en ligne qui pourtant sont sympa !

Bon j'avoue je ne lis pas trop les autres fics mais promis je le ferais très bientôt. Entre la pomme et le dessert. Sinon pour te faire plaisir je vais mettre un bien plus gros bout et aussi je ne me plaindrais plus. D'accord maman. ptdr
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 13 Mar - 10:56

Allez voici la suite.

Lundi 14 Mai, Bureau du FBI Salle d’audience

« - Nous appelons Samantha Spade agent du service des personnes disparues à la barre. »

Elle l’avait fait maintes et maintes fois. Comme tout bon agent des forces de l’ordre il n’était pas rare que l’on leur demande de venir témoigner pour telle ou telle choses. Mais là c’était différent. Un goût de moins bien, un goût de désagréable. Elle n’était pas dans un tribunal mais dans une salle d’audience et surtout ce n’était pas une affaire criminelle que l’on jugeait mais l’avenir professionnel de l’un de ses amis.

Elle s'avança donc vers le pupitre et à sa gauche elle aperçu le regard de Danny et ce fut terrible. Il avait l’air fatigué, vieilli par tout ces évènements. Il semblait même avoir les yeux vides et absents. Elle ne l’avait jamais vu comme cela. Lui si joyeux d'habitude ne réagissait même plus. Que ce soit à la douleur ou aux bonnes choses. Elle eut un haut le coeur tellement cela lui faisait mal. Elle s’assit derrière le pupitre puis le Président de la commission la fit se relever.

« - Veuillez donnez vos noms complet, âge et fonction.
- Samantha Spade, 34 ans, agent spécial au service des personnes disparues.
- Jurez vous de dire toute la vérité rien que la vérité, levez la main droite et dites je le jure.
- Je le jure.
- Très bien agent spécial Spade nous vous demandons de nous donner votre version sur l’assaut de la planque de Peter Matthews. Soyez précise, simple et tout ira bien.
- Très bien et bien je vais commencer par le commencement. Nous avions appris que le frère de Peter Matthews, Martin Matthews était incarcéré pour un crime fédéral dans une prison du New Jersey. Il avait tué un agent du FBI. Peter Matthews cherchant à tout prix à retrouver son frère on en a déduit que la situation était délicate.
- Qui vous l’a appris demanda Miranda Kozinski ?
- L’agent Gabriel Luz qui était avec nous à ce moment là. Il avait reçu un coup de téléphone d’un poste de police qui s’était renseigné à ce sujet.
- Très bien continuez.
- Nous avons donc trouver un lieu pour discuter de l’affaire et réfléchir à la décision à prendre. La situation était grave et nous étions tous conscient que le moindre faux pas était catastrophique.
- Qui ça nous s’interrogea Spencer Finch ?
- Moi, Danny Taylor, l’agent Gabriel Luz et Murray Hawks qui nous servait de contact et de chauffeur.
- Pourtant jusqu’alors vous étiez entre les mains d’agents expérimentés dans les prises d’otages, pourquoi avoir tout fait pour partir demanda l’agent Davidson ?
- Nous n’avons pas tout fait pour partir. Mais nous étions bien plus connaisseurs de l’affaire que n’importe qu’elle agent de l’anti terrorisme ou des négociateurs. D’autant que le temps jouait en notre défaveur. Peter Matthews n’avait laissé à Danny que trois heures encore. Toute discussion avec les hommes qui nous avaient récupérés n’aurait servi à rien. Avant l’arrivée des trois hommes ils n’avaient pas avancé une seconde sur l’affaire.
- D’accord qui a donc pris la décision de donner l’assaut sur les lieux, demanda Miranda Kozinski ? »

Et là un long silence s'installa. Sam d’un coup se sentit mal à l’aise. Accuser Danny aurait été monstrueux et mensonger, se dédouaner aussi. Elle se mit à regarder ses pieds quelques secondes puis souffla un grand coup, releva la tête et repris.

« - Je pense que c’était une décision collective. Nous n’avions pas trop d’autres choix. Amener le frère de Peter Matthews aurait été impossible. Et je me répètes mais cela aurait été perdre du temps que de chercher à monter toute une opération. D’autant que ce temps était capital. Il déterminait la survie de nos amis et des otages. Oui je pense que c’est une décision collective. Il est évident que nous avons réfléchi longtemps avant de se décider. Mais à situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. Je conçois qu’il paraisse à cette commission totalement fou d’organiser une telle chose mais nous avons mis en place la réponse la plus approprié que nous pensions.
- Pourtant vous n’aviez aucune autorité en la matière fit remarquer Sacha Ramsey qui pour une fois sorti de son silence.
- C’est exact mais notre chef d’équipe était détenu à ce moment là. Sans doute cela aurait été autrement si tel n’avait pas été le cas.
- Pensez vous que vos sentiments, votre affection à joué dans cette décision, questionna Miranda Kozinski ?
- Pardon je ne comprends pas votre question.
- Il y avait tout de même deux de vos anciens compagnons à l’intérieur.
- Excusez moi mais je ne vois pas ce que cela à voir avec cette affaire, cela regarde ma vie privée.
- Pardonnez ma collègue agent Spade la question n’était pas approprié signala le Président Davidson. »

D’un coup Samantha vu Terry Donovan se réveiller il avait vu les dissensions entre les membres de la commission et sentait qu’il y avait peut-être un coup à jouer.

« - Par contre je souhaiterais vous demander si de quelconque manière que ce soit vous pensez avoir été influencé dans la prise de cette décision. Il y a peu vous étiez encore otage de Peter Matthews et comme vous nous l’aviez dit c’était vos collègues et même plus vos amis qui étaient à l’intérieur, relança Davidson.
- Sans doute il y a-t-il eu une influence. Mais que puis-je vous répondre. Nous agissons tous selon qui nous sommes. Il est impossible de fonctionner comme des machines. La décision que nous avons prise nous semblait la plus approprié à ce moment et nous avons tout fait pour prendre les meilleures garanties possibles.
- Justement parlons de ces garanties, considérez vous qu’un groupe de barbouzes et de petits truands soit des garanties, reprocha Spencer Finch ?
- Si vous appelez barbouzes d’anciens agents du FBI et de la police de New-York et bien soit. Il nous fallait une équipe capable d’intervenir le plus vie possible. Nous avons choisi des personnes expérimentées et disciplinées ainsi que des gens jeunes et vigoureux car dans le feu de l’action il fallait réagir vite.
- Qu’elles étaient les ordres donnés à cette équipe hétéroclite intervint une deuxième fois Sacha Ramsey ?
- Ne tirez qu’en cas de légitime défense, privilégiez le désarmement, progressez en silence et surtout restez continuellement en contact. D’ailleurs nous avions réussi rapidement à neutraliser deux éclaireurs de Peter Matthews.
- Mais parce qu’il y a un mais, sembla toujours aussi irrité Spencer Finch.
- Mais, un des hommes de Matthews est sorti inopinément et nous avons dû le neutraliser.
- Tuer vous voulez dire, insista Finch. Qui l’a neutralisé comme vous dites ?
- Un des hommes de l’équipe, j’ignore son nom et j’avoue ne pas me souvenir qui précisément. Mais je peut vous assurer qu’il a agit en état de légitime défense. Moi et Danny étions en face de sa mitrailleuse.
- Bien sûr briser le coup d’un homme et planté un couteau dans la gorge d’un autre c’est de la légitime défense.
- Agent Finch veuillez garder vos réflexions personnelles pour vous justement. Nous sommes là pour juger des faits, pas de ce que cela signifie pour nous. »

De mieux en mieux voilà t-il pas que Davidson remettait à sa place son aîné désormais. Un peu plus et tout cela allait éclaté.

« - Bien et pour la suite des évènements nous avons votre rapport agent Spade, tenta de revenir à l’affaire Miranda Kozinski. Une dernière question pour moi. Durant l’ensemble de l’assaut est-ce que l’agent Gabriel Luz ou Monsieur Murray Hawks, je crois que c’est ça, sont intervenus ne serait-ce qu’une fois ?
- Non agent Kozinski. Murray Hawks n’était pas un agent assermenté et Gabriel Luz n’est pas intervenu de tout l’assaut.
- Du tout, insista légèrement Miranda Kozinski ?
- Non pas du tout.
- Bien pour moi ce sera tout, d’autres questions pour vous demanda la membre de la commission à ses collègues masculins ?
- Oui moi. »

C’était bizarrement Salvatore Leone qui jusqu’à là n’avait rien dit et se pris l’envie d’intervenir.

« - Considérez vous personnellement que l’agent Danny Taylor a fait les bons choix ?
- Je suppose que oui.
- Vous supposez seulement ?
- Et bien je pense qu’il a fait ce qu’il a put pour nous sortir de là dans une pareille situation.
- Très bien ce sera tout pour l’instant. Suspension de séance pour dix minutes avant la poursuite des audiences, signala le Président Davidson. »
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 13 Mar - 10:56

C’était comme faire un tour dans une machine à laver sans pouvoir toucher les bords et ne jamais s’arrêter. Un sensation que l’on pouvait ressentir quelques fois au coeur d’un toboggan immense mais en moins intense, en plus incertain. Là plusieurs fois Samantha Spade eut envie de vomir, des nausées l’étreignit. Mais elle réussit à surmonter la situation. Ce qu’elle eut du mal à surmonter c’est le regard de Danny à la suspension de séance. Il resta à l’écart avec son avocat et n’alla pas le voir. Elle se dirigea dehors. Juste derrière la porte il y avait un petit couloir plutôt étroit. Il donnait directement sur un escalier droit qui descendait à l’étage suivant. La cage de cet escalier se limitait à une rambarde en bois lambrissés faites de poteau rond. Deux hommes s’étaient appuyés sur cette rambarde. La jeune femme les reconnut tout de suite. À gauche Martin soufflait avant son audition à lui tandis qu’à droite Gabriel continuait à mastiquer ses habituelles sucettes. Bizarrement Sam choisit de s’accouder à côté de Martin. Elle semblait se douter que Martin préférerait rester seul. Gabriel n’était pas rentré dans la salle d’audience et il avait préféré ne pas de retourner quand les portes s’ouvrirent. Il avait l’air d’éviter les affaires internes comme la peste.
Ils n’échangèrent pas un mot. Gabriel continuait à jouer avec le baton de sa sucette en faisant des bruits énervants. Il ne grossissait rien c’était le bruit normal mais très vite cela énerva Sam déjà sur les nerfs. Ce fut surtout son air plutôt narquois qui l’horripila.
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 13 Mar - 10:57

« - Allez-y dites que vous avez à me dire.
- Moi ?
- Oui là avec votre air de ne pas y toucher. Je sais ce que vous pensez de moi.
- Vous devez vous tromper alors. Je ne penses rien.
- Si vous vous dites sûrement que j’ai une drôle de façon d’aider mon ami, que je devrais tout faire pour le sortir de là. Comme vous vous avez fait par exemple.
- Et regardez ou cela m’a amené. Davidson est sûrement plus énervé qu’avant et je sers de rustine pour une équipe à la dérive. Non vous avez agit comme vous considériez qu’il fallait agir. Seulement je penses que vous auriez pu faire mieux.
- Alors quoi vous pensez que je suis une lâche que j’abandonne mes amis, c’est cela ?
- J’ai jamais dit cela mais je pense que vous avez peur. Cela arrive à tout le monde d’avoir peur. Sauf qu’en ce moment certaines personnes ont besoin de vous. En ce moment,votre collègue est en train de sombrer et je crains que là où il sera il ne pourra jamais remonter. Sam vous êtes une chic fille alors rendez vous compte de la situation. C’est pas en vous dédouanant que vous arriverez à quelque chose. Moi je suis un poisson d’eau troubles j’ai l’habitude. Mais vous. Vous êtes de ces jolis poissons chirurgiens qui virevoltent dans l’aquarium d’un passionné milliardaire. Manque de pot il a aussi d’un barracuda qui vont s’étriper sur un noyé. Lui. »

Cette fois là il se retourna sans aucune hésitation pointa du doigt Danny Taylor. Sam le savait elle aussi mais il fallait sans doute que quelqu’un lui dise. Danny était au plus mal. Et sans l’aide de ses amis cela n’allait pas s’arranger.

« - Déjà ? Il faut que je vous laisse. J’emmène Elena à un local dans Tribecca pour l’enquête.
- Vous me tenez au courant ?
- Si vous me piquez mes répliques ça va pas aller entre nous. »

Et d’un coup elle sourit elle eut même ce petit rire qui vous arrive lorsque vous trouvez une phrase drôle mais que vous ne voulez pas rire aux éclats. Gabriel souria lui aussi et remit sa sucette à la bouche. Il continua sa descente dans l’escalier et s’éclipsa. Il disparut comme il était venu. Une habitude chez lui. Finalement il y avait pire que lui. Il avait vraiment l’air d’un chic type. Fort à bras, charmeur, un peu bourrin parfois mais extrèmement sympathique.

« - C’est nouveau tu l’aimes bien désormais ? »

Martin avait lancé cela comme s’il avait dit il fait beau aujourd’hui mais Sam senti aussi poindre le reproche dans sa voix.

« - En quoi cela te regarde ?
- Moi nullement. Je fais la remarque c’est tout. Juste qu’il faudrait pas qu’il soit jeté lui aussi.
- Tu est en train d’insinuer quoi là, dit-elle en s’approchant de lui ?
- J’insinue rien je constate. Ne viens pas ensuite me reprocher mes aventures personnelles. Ce serait inapproprié.
- Tu sais que je peux apprécier un homme sans coucher avec lui ? Tu le sais ça ?
- Bien sûr. Qui te parles de coucher ? J’essayais de parler moi à la base mais si tu as envie de m’agresser, vas-y fais à ta guise. Moi personnellement j’étais la pour aider Danny pour nous étriper.
- Vas-y c’est facile...
- Excuse-moi ? Mais c’est pas toi qui vient de te défiler et laisser une nouvelle fois Danny dans la merde ? Je te rappele que l’on était tous dans le même bateau ce jour là et qu’il est important que l’on se relève tous ensemble pour s’en sortir.
- C’est un comble c’est toi qui m’agresse et ensuite tu viens faire la fine bouche ?
- N’inverse pas les rôles Sam. Ou sinon cela pourrait très mal se terminer. »

Elle ne put rien répondre car déjà le président Davidson rappelait tout le monde pour la reprise des séances. Lorsque l’ensemble de la commission et de l’auditoire furent assis il appela le nouveau témoin à la barre.

« - Nous appelons à présent Martin Fitzgerald agent du service des personnes disparues à la barre. »

Martin se leva prestement et vint à son tour s’asseoir dans le siège. Puis le cérémonial continua.

« - Veuillez donnez vos noms complet, âge et fonction.
- Martin Fitzgerald, 32 ans, agent spécial au service des personnes disparues.
- Jurez vous de dire toute la vérité rien que la vérité, levez la main droite et dites je le jure.
- Je le jure.
- Très bien comme votre collègue agent Fitzgerald donnez nous clairement et précisément votre version de l’affaire Matthews signala l’agent Davidson
- D’accord. J’étais avec les otages. Nous avions été installé dans un local. Il semblait qu’il s’agissait d’un local de travail, des métiers à tisser pourrissaient dans un coin et il y avait un local pour les contremaîtres. On était gardés par plusieurs hommes. Entre les parents et le gamin que l’on avait retrouvé, les restes de l’équipe, le docteur Darryl et quelques policiers on devait être une vingtaine tout au plus. Peut-être même une quinzaine. On avait été envoyé là dans deux camionettes. Ils nous avaient installés à l’arrière. Au moins sept par camionnettes. On ignorait tout de notre destination jusque là.
- D’après vous pourquoi vous ont-ils transférer demanda Davidson ?
- Je suis sûr qu’il voyait que cela sentait mauvais pour eux dans le commissariat. On était en pleine ville, le corps sans vie d’un jeune policier gisait sur la rue et les bruits avaient sûrement alertés les voisins. Matthews voulait prendre le large et nous servions de garantie. Je crois même que c’était prévu dans son plan de départ mais qu’il attendait le moment opportun pour le faire.
- Très bien continuez. »

Davidson était désormais le seul à mener les interrogatoires. Apparemment cela avait l’air de plaire à Terry Donovan l’avocat de Danny qui sautillait sur son siège de voir la prise de contrôle total du Président pour calmer ses troupes.

« - Un peu après dix-sept heures Matthews a surgit dans la pièce. Il semblait perclu de douleur. Il passa sans même nous regarder et alla dans le local des contremaîtres pour s’emparer d’un boîte gélules. C’est à ce moment là que l’on a sut pour sa maladie.
- Donc vous ignorer qu’il était condamné auparavant intervint brusquement Finch ? »

Et là Donovan jubila. Tout comme Sam il avait lu dans le regard de Davidson que celui-ci n’appréciait pas du tout l’intervention de son aîné. Il y avait dû avoir ue remise au point dans la salle de la commission durant la suspension de séance. Il aurait temps aimé être une petite souris pour connaître les secrets d’alcoves.

« - Cela nous empêchait pas de savoir que c’était un dingue. Je rappelle qu’il avait pris en otage un commissariat, tuer un policier et tout cela pour une greffe de fois prévue Dieu sait où. Tout ce qu’il nous disait au départ c’était vouloir retrouver son frère. Cela n’avait pas de sens, tout ce qu’il nous disait. Danny comme nous tous savait qu’il fallait le ménager au plus haut point. S’il avait appris que son frère était en taule pour un moment je n’ose imaginer ce qu’il aurait fait.
- Je comprends que vous défendiez votre collègue et ami agent Fitzgerald mais revenons au fait, imposa l’agent Davidson. Que s’est-il passé après que Matthews soit rentré en trombe comme vous dites ?
- Un de ses hommes à fait de même. Il est venu annoncé à Matthews que deux des leurs étaient morts. Alors ce dernier à suivi et ils sont partis. Je suppose qu’ils devaient aller constater la situation sur les lieux.
- Durant l’assaut vous n’avez senti aucun danger pour vous ou pour les autres, s’interrogea de nouveau l’agent Davidson ?
- Vous voulez certainement parler de la balle qu’à reçu l’agent Malone ?
Entre autre c’est quand même quelque chose de grave.
- En fait les effectifs des personnes qui nous gardaient ont fondus comme neige au soleil. Les uns après les autres ils sont tous partis pour aider à la défense. Donc nous avions tous décider en concert avec les agents de police que devions faire quelque chose. Les crépitement étaient extérieurs et aucun coup de feu, je dis bien aucun ne nous atteignaient jusque là. Donc nous avons tout d’abord chercher à parlementer.
- Ce qu’aurait dû faire l’agent Taylor aussi, lanca brusquement l’agent Finch qui semblait bouillir totalement.

Encore une fois Terry Donovan adorait mais Davidson détestait. L’impression d’une ambiance exécrable dans cette commission était nette. Mais il n’y en avait qu’un seul qui ne semblait pas s’en apercevoir. Danny en effet avait l’air d’un cocker. Abbatu et les oreilles tombantes. Martin lui ulcéré revint immédiatement à la charge.

« - Mais il l’a fait ! Je vous rappelle que sans lui, n’importe qui n’aurait obtenu que quelques heures. Danny au contraire avec ses maigres moyens à su faire reculer l’échéance maintes et maintes fois.
- C’est vous qui le dites insista l’agent Finch.
- Justement moi j’y étais et pas vous. Je sais de quoi je parle. Sans Danny nous serions tous mort. Vous devriez être en train de le décorer plutôt que de réfléchir à son éviction. Placez vous dans sa situation, réellement et honnêtement vous n’auriez sans doute pas obtenu une miette de ce qu’il a eu.
- Mais que vous ais-je fait ? Je vous demande de vous arrêter j’ai pas à recevoir de telles insultes. »

Finch s’énervait totalement il allait presque balancer son poing dans la gueule de Martin. Davidson intervint sur le champ pour tenter de calmer la situation. Lui l’homme prêt à abbattre l’équipe de Jack Malone était contraint de les défendre fasse aux assauts des membres de sa commissio. Il apprenait les affres de la conciliation.

« - On se calme immédiatement. Agent Finch restez dans les normes je vous prie. Quand à vous Martin Fitzgerald nous pouvons comprendre votre ressentiment mais il ne sera pas tolérer qu’une nouvelle fois vous éleviez le ton. Poursuivez votre histoire.
- D’accord accepta Martin en rongeant son frein. Parlementer n’avait servi à rien. Les hommes de Matthews était certes chamboulés par la situation mais refusait de se rendre sans condition. Nous avons donc décider d’essayer de les désarmer. Et c’est là que le destin à jouer en notre faveur. Un homme à traverser l’ancienne verrière du plafond. Il est venu s’écraser sur le sol près de nous. Il s’est avéré plus tard qu’il s’agissait d’un des gardes de Matthews qui surveillait du toit. Un des assaillants avait essayer de le désarmer mais en trébuchant il était tombé sur la verrière qui avait cédé. Donc profitant de la surprise nous avons sauté sur les derniers hommes de Matthews pour leur retirer leur armement. Tout allait bien pour nous, jusqu’à ce que Peter Matthews vienne se retrancher dans la pièce. Il n’a pas hésité une seconde et fait feu sans aucune raison sur Jack Malone. Personne n’aurait pu le prévoir. Lui même n’a pas eu le temps de se retourner. Heureusement d’ailleurs car la balle est venue se exactement entre les reins, l’estomac, la colonne vertébrale et l’intestin.
- Nous savons tout cela continuez demanda le Président.
- Donc un des notres était à terre. Et pour couronner le tout certains des policiers qui ont d’ailleurs été arrêté étaient des ripoux. La situation semble rebasculer dans l’autre sens. Lorsque apparurent au-dessus de nous certains des assaillants. Ils étaient en nombres suffisants pour calmer les ardeurs des hommes de Matthews mais pas les siennes, d’autant que Jack Malone perdait du sang. Il fallait que quelqu’un réagisse et vite. C’est pourquoi j’ai tenté de désarmer Matthews. Mais c’est lui qui a pu me maintenir au sol et me braquer son arme. Il allait me tuer avec le même pistolet qui avait abbattu mon chef d’équipe. La chance voulu que le vétérinaire qui nous accompagnait possède dans sa trousse un petit revolver. Il a donc abbattu Matthews en état de légitime défense.
- C’est exact pour l’instant l’instruction pénale qui n’est pas terminée à reconnu que le docteur Darryl avait agit en légitime défense. Ce fut à ce moment là que Danny Taylor, Samantha Spade et le reste des assaillants sont arriver ?
- C’est exact. Et tout de suite on a tout fait pour évacuer Jack. Pendant que quelques uns appréhendaient les derniers hommes de Matthews et les flics corrompus et d’autres s’occupaient du reste des otages, nous sortions avec lui sur une civière improvisée.
- Au moment de votre sortie est-ce qu’il y avait des ambulances et des véhicules de police ?
- Oui en effet je crois me souvenir que l’on entendait déjà leurs sirènes au milieu de l’assaut.
- Alors dans ce cas vos amis auraient pu attendre pour vous sauver intervint une nouvelle fois le vieux Spencer ?
- Pour faire quoi ?
- Négocier par exemple.
- On ne négocie pas avec les terroristes soupira Danny Taylor.
- Agent Taylor taisez vous, abjura Davidson. Répondez à la question agent Fitzgerald.
- Les policiers auraient annoncer à Matthews que son frère était mort et que c’était fini. Au mieux il se suicidait, au pire et c’était le plus probable il emportait tout le monde avec lui.
- Il valait mieux sacrifier quelques vies au cas où que les perdre toutes, c’est ça, s’obstina Spencer Finch.
- Il valait mieux sauver toutes les vies. Je vous rappelle qu’à part le malheureux policier tué du fait de Matthews aucun otage n’a été tué durant toute la durée de la prise d’otages.
- Si l’on veut maugréa Finch.
- Agent Fitzgerald pensez vous que Danny Taylor a bien agit et dans la même situation auriez vous pris la même décision questionna Davidson ?
- Oui pour les deux questions et sans l’ombre d’un doute.
- Vous semblez convaincu et vous ne posez aucune hésitation ?
- Pourquoi donc ?
- Très bien dernière question tout comme pour l’agent Samantha Spade. Savez vous si Murray Hawks et Gabriel Luz sont intervenus pendant l’assaut ?
- Murray Hawks je ne l’ai pas vu et je pense que non pour Gabriel Luz je n’en est pas la moindre idée. Peut-être...
- Peut-être ?
- Je ne peut pas en tout cas vous l’affirmez avec certitude.
- Très bien merci agent Fitzgerald de votre témoignage. Nous poursuiverons la séance de cette commission après un pause déjeuner d’une heure. »

Et Martin se leva de son siège. Il se dirigea vers l’allée centrale et quand Danny se leva il posa instinctivement la main sur sa joue comme pour le consoler de sa situation, l’aider avec ses maigres moyens. Puis il poursuivit son chemin. Sam se leva à son tour et l’agrippa immédiatement.

« - C’est quoi cette histoire avec Gabriel ?
- Quelle histoire ?
- Tu te souviens de rien à son sujet c’est ça ?
- Tu devrais être contente que je défende Danny plutôt.
- Là n’est pas la question. Tu sais très bien ce que risque Gabriel.
- La même chose que Danny. Ce type t’a monté à la tête ma pauvre fille. »

Et Martin s’engouffra à son tour dans l’escalier. Ils avaient marcher tout le temps de leur conversation et Martin ne pris même pas le temps d’attendre Samantha alors qu’il se rendait au même endroit quelques étages plus bas. Sam se retourna pour aller prendre l’ascenseur lorsque devant elle comme l’ombre de lui même apparu Danny. Son avocat Terry Donovan à ses côtés avait une bien plus belle figure. Sam à sa vue sursauta.

« - Excuse moi je voulais pas te faire peur. Ça va ?
- Non, non c’est pas grave oui ça va comme on veut, ou plutôt comme on peut.
- Et votre affaire j’ai appris par Martin qu’elle avancait pas très vite.
- Non en effet mais on s’en sort pas trop mal vu les circonstances.
- Je me doutes.
- Je suis désolé je dois te laisser j’ai du boulot.
- Bien sûr bon ben à la prochaine.
- C’est ça à la prochaine. »

Et déjà les portes de l’ascenseur se refermaient. Elle avait agit comme devant un pestiféré, elle s’en voulait à mort et pourtant elle n’avait pas su s’en empêcher.
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Message  Théana le Mar 13 Mar - 11:30

Sinon pour te faire plaisir je vais mettre un bien plus gros bout et aussi je ne me plaindrais plus. D'accord maman.
ptdr ptdr

c'et bien mon petit, on fera quelque chose de toi si les petits cochons (nes) ne te mangent pas ....

en tout cas j'adore toujours...
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Message  emimartin le Mar 13 Mar - 14:43

J'aime beaucoup ta fic bravobom bravobom bravobom seulement je reconnais que je ne met pas toujours de coms après chaque bout Boulet (comme pour les autres fics d'ailleurs) mais j'attends la suite avec impatience!
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Message  Kate22 le Mar 13 Mar - 20:59

Je viens de lire ta fic est je l'adore , vraiment. J'attends la suite avc impatience bravobom
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 14 Mar - 12:53

Bon me voilà rassurer alors. Allez voici la suite.

Dimanche 6 Mai Maison de Monsieur et Madame Spencer Finch Queens

Un petit pavillon pareil valait cher pour pas grand chose. Même pour le Queens les prix au mètre carré avaient explosés. New-York n’était plus l’un des grandes villes à la mode, même si les réhabilitations continues avaient permis de donner un grande valeur à certains endroits. Mais tout de même ce genre d’habitation vaudrait désormais un sacré paquet de blé. Il gara sa moto le long du trottoir de l’autre coté de la rue. Puis calmement, posément y posa son casque, enleva son blouson qu’il rangea dans son top case à l’arrière, ainsi que ses gants. Enfin il accrocha son casque à une petite accroche sur le côté qui fermait à clé. Mis à part le bleu jean il ressemblait à n’importe qui d’autres. Le pantalon étant noir il supposa que cela suffirait. Il entra dans l’allée. C’était tout aussi jolie à l’intérieur qu’à l’extérieur. Devant le garage une courte allée en gravillon blanc permettait d’y faire rentrer la voiture. Tout de suite sur sa gauche un petit parterre de rosiers était parfaitement nettoyé. Derrière ce parterre une petite pelouse taillée il y a peu accueillait un imposant saule pleureur qui étandait ces branches accueillante vers le sol. Il semblait triste et à la fois réconfortant. Sur la droite une haie d’if fraichement élagués délimaient la taille du terrain. Entre l’allée et cette haie une autre pelouse conduisait apparemment à l’arrière du terrain. De là où il était pu un peu apercevoir une serre, une jolie serre dans un très bon état semble-t-il. Il grimpa les marches en dalle de granit qui conduisait à la terrasse. La porte d’entrée était là, elle lui tendait les bras. À sa gauche une baie vitrée était en partie masquée par des jolis rideaux blancs. Le toit en ardoise avait l’air parfaitement entretenu. La maison tout ce qu’il y a de sympathique. Même mieux à la place de la sonette une cloche de navire servait à alerter les occupants du lieu de visiteurs désirés ou non. Alors il sonna. Il lui suffit de tirer quelques secondes sur la corde pour qu’il entende derrière la porte un « J’arrive » gracieux et délicat. Celui d’une femme, un peu agée mais visiblement souriante et enjouée. Très vite sans l’ombre d’une hésitation il entendit le loquet de la porte qui se déverouillait. Et puis la porte s’ouvrit. Derrière elle devait avoir un peu moins de soixante ans mais ses traits restaient peu marqués. Certes elle avait des rides comme de nombreuses femmes de son âge mais elle gardait un sourire indéfectible qui lui retendait tout les muscles du visage. Un petit bout de femme, pas plus d’une cinquantaine de kilos mais toujours en pleine forme. Instinctivement elle sourit au visiteur ignorant encore qui il était.

« - Madame Spencer Finch ? »

Elle l’avait gentillement accueilli sur la terrasse à l’arrière du pavillon. Elle servit une orangeade avec des petits gâteux. Elle était de ses vieilles dames qui avait le sens des usages. Lui c’était assis dans un transat en teck dont il avait relevé le siège et dans lequel il ne voulait pas s’allonger.Après avoir tout préparer dont avoir versé de l’orangeade dans le verre du visiteur elle entama la conversation.

« - Alors vous êtes un collègue de mon mari ?
- C’est exact madame dit-il en sirotant l’orangeade qu’il trouva délicieuse et fraîche.
- Vous semblez bien jeune pour cela.
- Alors disons que je travaille avec lui.
- Mais alors vous souhaitiez le voir ? Il ne va pas tarder vous pourrez l’attendre.
- Oh non je passais pas hasard mais c’est pas grave si je le manque. Dites c’est mignon chez vous.
- Vous trouvez ? C’est moi qui m’occupe du jardin. Spencer n’est pas plantes vertes, lui c’est plus bricolage et gros travaux comme la taille de la haie ou la tonte de la pelouse. Vous devez nous trouver vieux jeu pour un jeune homme tel que vous.
- Pas du tout j’aime bien les traditions cela vous apporte un équilibre. Et puis chacun fait selon ses capacités et ses envies. Je suppose que vous avez acheter ce pavillon il y a un petit moment.
- Oh oui à présent Spencer me l’a dit ce genre d’endroit vaut une fortune. Les pauvres gens qui cherchent une maison doivent s’arracher les cheveux.
- C’est exact j’ai failli habiter dans un quartier pas loin d’ici.
- Ah et vous avez trouver ?
- Oui mais en plus d’un gros prêt cela me coûtait pas loin de deux ans de salaire.
- Mon Dieu ! Plus rien ne vaut réellement son prix désormais.
- A qui le dites vous ! Donc vous avez de la chance d’avoir trouver ce coin de paradis. Il y a combien de temps maintenant ?
- Bientôt quinze ans. Auparavant on habitait dans le New-Jersey et encore ailleurs selon ou travaillait Spencer.
- La vie de femme d’agent fédéral. J’ai bien peur que la mienne n’accepte cela pas très longtemps.
- Vous êtes sûr ? Il faut parfois accepter des choses par amour.
- Malheureusement vous connaissez la vie des couples actuellement. La stabilité c’est pas le fort.
- Il faut parfois un peu de règles pour certaines choses.
- D’ailleurs à ce sujet ma question va sans doute paraître indiscrète mais Spencer m’a dit que vous étiez un tout petit plus âgé que lui est-ce exact ?
- Ce ne sont pas des questions que l’on pose à un dame, répondit-elle l’air faussement outré.
- Excusez moi je ne voulais pas vous déranger.
- Non ce n’est pas grave je suis loin d’être coquette sur mon âge. C’est vrai depuis notre mariage j’ai toujours eu plusieurs années de plus que lui. Et il n’a jamais pu me rattraper. »

Et ils rirent tout les deux à la plaisanterie de Madame Finch mais il sembla que l’invité faussait son amusement.

« - Et cela n’a pas posé de problème à l’époque ? Vous savez avec tout les ont-dit et tout cela.
- Si bien sûr mais je n’étais pas une grand-mère comme maintenant quand je l’ai épousé. Je devais avoir pas plus cinq ou six de plus que lui. Et puis on s’aimait tendrement cela à aidé.
- Je comprends. De nos jours il n’est pas rare de voir des trentes ans d’écart entre personnes d’un même couple. Alors votre petite différence. Personnellement je trouve que cela fait trop d’écart. Il faut trouver une harmonie dans un couple.
- Et puis vous savez les hommes qui épousent des petites jeunes c’est souvent parce que le démon de midi les travaillent.
- Mais certainement. Votre vie a dû être magnifique Madame Finch.
- Oui en effet je suis une grand-mère comblée.
- Excusez moi mais cela fait deux fois que vous me dites que vous êtes une grand-mère mais je ne connais même pas vos petits-enfants.
- Spencer ne vous en pas parlez ?
- Il est très discret à ce sujet.
- Pourtant il est un grand-père très fier de ces petits-enfants. Attendez je vais chercher l’album photo. »

Et alors que tandis qu’elle allait s’emparer de l’album photo dans une autre pièce. L’invité posa immédiatement le verre qu’il tenait à la main depuis cinq minutes et s’empara dans une poche de son jean d’un petit carnet et d’un crayon. Il nota rapidement quelques mots.

«  15 ans maison Queens.
Avant New-Jersey
Six ou sept de différences.
Petits-enfants : âge et noms ? »

Dès qu’il eut fini il rangea tout de suite son calepin et regarda sa montre pendant plusieurs secondes. Dès qu’il entendit à nouveau la voix de madame Finch il prit son verre et buva une toute petite gorgée pile au moment ou elle apparaîssait dans le salon. Elle pouvait très bien le voir par la porte-fenêtre qui donnait directement sur la terrasse.

« - Les voilà. Alors bien sûr vu notre âge ils sont tout jeunes. C’est ma fille qui les a eu. Kathyrn. Deux magnifiques jumeaux. Enfin des faux jumeaux comme on dit. Une fille et un garçon. »

Dès qu’elle s’asseya sur son transat à elle, elle lui tendit l’album photo tout en le regardant toujours. Peut-être pour lui donner des informations dès qu’il le désirerait. Les enfants étaient en effet magnifiques. Ce n’était encore que des bébés. Pas de plus de deux ans au maximum. Mais ce qui sauta surtout aux yeux du jeune homme fut le papa de ses bambins.

« - Mais excusez moi je ne savais pas le père est.. »

Et madame Finch se tourna un joli sourire toujours son visage.

« - Noir ? Oui il est d’ailleurs magnifique ma fille n’a pas choisi le plus laid. Elle a bon goût c’est normal c’est ma fille. Et puis vaux mieux ça qu’il soit homosexuel. »

Alors comme elle riait doucement il la suiva à nouveau.

« - Et il porte quel nom c’est deux magnifiques bambins ?
- Jade et Matisse. Ils ont choisis ensemble. Je trouve ça magnifique. Jade et Matisse Avery.
- C’est le nom du Papa je suppose ?
- Bien sûr ils se sont mariés il y a bientôt trois ans. Un vrai de coup de foudre leur histoire. C’est un garçon charmant. Tout comme vous. Je préfère voir ma fille avec un jeune homme noir très agréable qu’un rustre blanc. La qualité des gens ne se déterminent pas à la couleur.
- C’est aussi l’avis de votre mari ?
- Oh lui à eu du mal au début. Mais puisque ma fille était amoureuse. Et puis quand il a vu ses petits-enfants il est tombé en pamoison.
- J’imagine que ce sont de très beaux bébés. Oh excusez moi je vais devoir vous quittez.
- Vous n’attendez pas mon mari ?
- Non que voulez vous le travail m’appelle mais je repasserais promis et puis je pourrais toujours lui en parler au bureau.
- Mais attendez qui dois-je lui annoncer pour parler de votre visite.
- Dites lui tout simplement que Davidon, Aaron Davidson est passé. Madame je suis désolé de vous quittez ainsi mais le devoir m’appelle. J’ai été enchanté de faire votre connaissance.
- Moi de même. »

Et l’homme passa par le petit corridor d’herbe qui longeait la maison à droite pour quitter l’arrière du jardin. Dès que Madame Finch ne le voyait plus il se mit à trottiner. Le timing semblait parfait. Il traversa la rue. S’installa près de sa moto. Il l’avait garé parfaitement. De là il pouvait tout y voir sans être vu. Durant son petit footing il avait sorti de nouveau son calepin et assis sur son bolide il se remit à grifonner.

« Légèrement réac, normal avec l’âge. Pas raciste.
Fille Kathryn. Ignore si autres enfants.
Petits-enfants Jade et Matisse Avery > deux ans faux jumeaux.
Mariage fille avec un noir il y a trois ans.
Petite réticence au départ du père. S’y est fait à l’idée. »

Puis lorsqu’il entendit un bruit de moteur qui arrivait du coin de la rue. Il rangea son calepin et observa la scène. C’était une berline d’un modèle courant. Pas de grand luxe et d’il y a plusieurs années déjà. En très bon état tout de même. Le propriétaire devait en prendre soin. Gris métallisé. Elle ralentit près de la maison qu’il venait de quitter. Puis pris le virage plus large pour rentrer directement sans hésitation. Le conducteur devait avoir l’habitude de faire cela. Il arrêta ensuite le moteur, récupéra des objets à l’intérieur puis quand il eut fini ouvrit la porte et sorti. Il portait une légère moustache grise et avait le crâne légèrement dégarni. Il était impeccable mais ses vêtements dataient un peu. Ils n’étaient visiblement pas de la dernière mode. Le pilote de la moto le reconnu tout de suite. C’était bien Spencer Finch. Pas besoin de photo ou d’autres informations il suffisait de laisser germer la graine qu’il avait semé.

Car il imaginait déjà la scène. Spencer demanderait à sa femme comment c’était passé sa journée elle lui dirait qu’elle avait reçu la visite d’un homme charmant, délicieux. Un jeune homme par rapport à elle, un collègue à lui. Il semblait décontracté (elle n’employerait peut-être pas ce mot) mais aussi prévenant. Qu’ils avaient discutés de choses et d’autres, un peu de son travail mais surtout de leur maison, de ses enfants, de ses petits-enfants. Lui de son côté écouterait d’une oreille discrète sa femme qu’il sait malade, qui perd un peu la tête parfois. Les médecins disent que cela peut-être un début d’Alzheimer. La seule choses qui l’intéresserait ce serait qui c’était. Tout le long il se demanderait en effet son nomà ce beau jeune homme. Et puis quand elle aurait fini il lui demanderait enfin avant qu’elle n’oublie comme d’habitude. Et c’est là qu’elle lui dirait Davidson, Aaron Davidson. Lui surpris très vite deviendrait choqué et furieux. D’autant qu’elle lui préciserait qu’il s’était manqué il y a peu mais qu’il avait dû s’échapper pour une affaire. Bien sûr il saurait qu’il a menti puisqu’il n’avait plus rien d’autre à faire que les auditions de la commission. Auditions qui n’avaient pas lieu le dimanche bien sûr. Que pouvais bien faire Davidson ici, le dit Davidson qu’il n’avait pas vu de la journée d’ailleurs. Et alors quand il fut sûr de son fait le visiteur sortit ses gants et son blouson de son top case. Enfila le blouson, détacha avec sa clé son casque le posa sur ses rétros, ferma son blouson, mis le casque sur sa tête, l’attacha, puis les gants sur ses mains, serra bien toutes les accroches qu’il avait pour éviter que le vent ne s’engouffre et très vite pour éviter que le soleil de ce mois de Mai ne le fasse cuire à l’évuter grimpa sur sa moto et démarra. Il enleva la béquille, mit la première avec le pédale de gauche et accéléra. Tout de suite elle partit. Il jeta un dernier regard sur la maison et s’envola.

Terry Donovan était fier de sa petite visite.
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Message  nady le Mer 14 Mar - 22:20

beaucoup de retard a rattrapper et du coup ben beaucoup d'infos!! ça commence a se décanter et c'est toujours aussi interressant!!!

bravobom bravobom bravobom
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