La maison du bonheur

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Message  Hio-Tin-Vho le Ven 23 Nov - 11:41

sandy a écrit:
Hio-Tin-Vho a écrit:Demain promis mon ange je vous envoie une suite. De plus cela me permettra d'en écrire une autre.

Merci pour les coms les filles et vous verrez qu'avec Martin vous irez de surprises en surprises.

Yes !!! Mais en bien j'espère pascontent pascontent

Heu ?? Pas vraiment. Je vous en laisse seules juges.

Jeudi 20 Juin, New-York, Federal Plaza, Service des personnes disparues

Il renifla. Il ne cessait de bouger sur sa chaise comme si elle était couverte d'épingles. Il était plus stressé. Regardant dans tout les sens la salle, comme s'il allait trouvé une explication à sa présence en ce lieu rien qu'à la disposition des éléments.

Jack l'observait attentivement. Un dossier sous le bras, ses lunettes sur le nez il se demandait vraiment qui était Brian Cox. Et surtout il se demandait pourquoi dès le départ il n'avait pas enquêté un peu plus en profondeur à son sujet. Pourtant à chaque fois ils le faisaient, c'était comme une règle non écrite chez eux. Dans une enquête le premier suspect c'est le mari. Les proches sont souvent les responsables. Mais cette fois il avait manqué le coche, il n'avait pas fait le nécessaire. Oui mais après tout comment aurait-ils sût ? Comment auraient-ils pu avoir les informations sur ce point précis sans poursuivre leur enquête sur la « Maison du Bonheur » ou ce que l'on appellait comme tel ? Une chose était sûre il leur avait caché quelque chose. Il leurs avait menti.

Viviane vint à ses côtés. Sans même lui dire quoi que ce soit d'autre Jack débuta par une réflexion perfide.

- « Et c'est ça que tu appelles aller en douceur et avec des gants ?
- Pardon ? »

Il se tourna vers elle. Elle le regardait fixement, se demandant bien ce qu'il allait pouvoir dire.

- « Je t'ai demandé de prendre certaines précautions au sujet de Philippe Carver. Résultat tu reviens en trombe après avoir fouillé sa maison et lui avoir clairement signifié que l'on était ses ennemis.
- Attends tu va pas m'apprendre mon métier non ? Et puis je te rappelles que l'on avait un mandat. Je n'ai fait que l'appliquer.
- Viviane je peux comprendre que tu sois en colère contre lui. L'équipe et plus spécialement Martin est dans une position délicate à présent. Mais ce qui était un encore un phénomène local va vite devenir l'évènement de l'année. Crois moi que cet avocat ne va pas tarder à crier à l'opression policière et à la censure. Je vois d'ici la tête ahurie de Van Doren qui devra s'excusée publiquement.
- Ça lui fera les pieds.
- Certainement. Mais... nous sommes en terrain miné Viviane. Si nous faisons un pas de travers la situation sera explosive. Je crois que le mieux serait que... tu lui présente tes excuses.
- Pardon ?
- Je sais je serais à ta place cela me dégouterait tout aussi. Mais s'il n'est pas déjà en train de pleurnicher en haut lieu le mieux est que tu ailles le voir et que tu lui expliques que tu as été débordée par tes émotions.
- Mais bien sûr ! Ce type débarque trois ans après la disparition de sa femme et balance au grand jour que l'endroit où un de nos agents enquête est une secte et moi je devrais aller m'excuser ?
- Je sais c'est difficile. Mais c'est pour l'intégrité de l'enquête. Et puis il n'est pas seul à s'être réveillé au dernier moment. »

Jack désigna alors d'un signe de tête Brian Cox derrière la vitre. Il sentit alors que Viviane avait compris le sens de sa réaction. Il ne lui en voulait pas à elle. Mais cela ne servait à rien de rajouter de lui sur le feu. Il valait mieux au maximum calmer le jeu, quitte à faire amende honorable pour rien et s'abaisser à subir des récriminations injustifiées. Lui aussi cette facon de faire le dégoûtait mais ils étaient bien obligé de subir. Ils étiaent effectivement dans un espace restreint et chercher à l'agrandir ferait qu'ils perdrait tout possibilité.

- « Bon très bien j'irais m'excuser si tu insistes. Mais ça ne veut pas dire que je sois d'accord avec sa façon de faire.
- Je l'avais compris. Et si tu veut savoir le fond de ma pensée on est deux sur ce point. »

Quand il lui dit cela Viviane se décrispa d'un coup. Il la soutenait et il était d'accord avec elle. Ils étaient véritablement une équipe.

- « Bon allez on va s'occuper de ce tordu ? »

Jack rangea ses lunettes dans la poche avant de sa veste et pris son dossier à la main. Il ouvrit à Viviane et la laissa entrer en premier. Immédiatement Brian Cox regarda dans leur direction. Il était pareil à lui même tout aussi perdu et apeuré. Jack se demandait si ce n'était pas les mêmes vêtements qu'il portait la dernière fois qu'il l'avait vu. Sans un mot ils s'assirent en face lui et se mirent à attendre qu'il commence à parler. Les mains croisées au-dessus de son dossier Jack le fixait. Viviane elle avait sa main gauche contre sa joue et ses jambes croisées. Si ça n'avait pas été le mari de leur disparue un observateur attentif aurait presque crût qu'ils allaient le dévorer.

- « Agent Malone si vous vouliez me voir il suffisait de venir chez moi. »

Il avait ouvert le bal ils pouvaient répliquer. Lui avait fait montre du voix mal assurée, ils devaient de répliquer avec vigueur.

- « On ne voulait pas vous voir on vous a convoquer.
- Ah bon ? Mais pourquoi ?
- Si vous commenciez par nous dire comme ce fait-il que vous ayez rendu visite à votre femme il y a un peu plus de deux ans alors que celle-ci était officiellement déclarée disparue.
- Euh je ne comprends pas ce que vous voulez dire... Je ne vois pas vraiment.
- Vous ne comprenez pas ? Vous ne comprenez pas que la dernière fois que vous avez vu votre femme ce n'était pas il y a trois ans ? Ça non plus vous ne le comprenez pas ?
- Non je vous assure. »

Jack ne le laissa pas finir. Et frappa un grand coup de poing sur la table. Cela fit sursauter Brian Cox. Il était encore plus paniqué. D'autant que Jack l'engueulait véritablement.

- « Vous vous foutez de ma gueule ? Vous vous êtes rendu en Virginie il y a deux ans ! Vous êtes allez à Roanoke voir votre femme dans une institution qui se fait appeler la Maison du Bonheur ! Ne me mentez plus ! »

Alors que comme un enfant il l'avait vu comme le père qui lui tend la main dans les moments de détresse c'était à présent le regard celui pris en faute qui allait se faire engueuler qu'il avait. Il était acculé.

- « Je... Je...
- Je quoi ? Commencez par je vous ait menti ça sera déjà bien !
- Je suis désolé. Je voulais pas cela. Je... je me suis bien rendu sur place.
- Ah enfin ! Vous n'auriez pas pu nous le dire plutôt ? Cela aurait simplifier bien des choses.
- Mais j'avais peur. Lorsque j'ai retrouver sa trace à partir des cours de Yoga et du site internet de cette Maison du Bonheur je me suis dit que vous ne bougeriez que si vous aviez des éléments tangibles. Depuis le début vous m'avies fait sentir qu'elle était partie de son propre gré. Moi que voulais vous j'y croyais. Alors je me suis rendu sur place, je voulais vérifier. Et puis finalement j'ai voulu la forcer à partir.
- Et pourquoi ne pas nous l'avoir dit dès le départ demanda Viviane ?
- J'ai crût que si je vous avais dit que je l'avais retrouver vous penseriez qu'elle n'était plus disparues et que donc cette enquête pouvait être définitivement abandonnée. Je ne voulais pas la perdre moi. Je vous assure. Et puis qu'est-ce que cela change. Là-bas ils me m'ont pas appris grand chose. Juste que je ne faisais plus parti de sa vie. »
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Message  Hio-Tin-Vho le Ven 23 Nov - 11:41

L'hiver était tombé sur la Virginie. Dans cette région en cette saison les neiges et le froid n'étaient pas rares. Brian Cox avait pris le bus depuis la ville jusque là. Mais l'arrêt n'était pas à proximité et il avait du marché longtemps avant d'atteindre l'entrée de la propriété. Il arriva devant. Il hésita plusieurs secondes. Qu'allait-il pouvoir dire, qu'allait-il pouvoir faire. Il ignorait tout d'elle à présent. Elle avait disparu en coup de vent, n'était plus jamais. Elle l'avait peut-être complètement oublié ? Non ce n'était pas possible. On ne supprime pas tant d'années ensemble d'un seul coup de baguette magique. Malgré leurs difficultés, malgré les galères ils avaient été heureux. Lui avait été toujours là pour elle. Mais elle quand il avait eu besoin était partie. Sa muse, sa chérie, son espoir. Évanouie dans le néant. Et là derrière cette porte elle se trouvait sûrement. Pourtant il hésitait. Il se demandait si vraiment il devait entrer. Il refusait d'affronter l'obstacle.

Et puis il se dit qu'il n'était pas là que pour lui. Il était venu aussi pour ses amis, ses proches, son père surtout. Il lui devait la vérité. Il devait avancer, affronter la réalité et la revoir même une dernière fois. Il devait essayer de comprendre, rien que comprendre.

Une cloche servait de sonnette sur le côté. Alors il attrappa la cordellette et tira dessus. Dans le froid et la neige, son bonnet enfoncé sur son crâne il grelottait en attendant. Quand enfin on vint lui ouvrir, la personne en face de lui ne portait qu'une chemise, un pantalon en toile et un simple gilet pour lutter contre le froid.

C'était un homme le teint bronzé qui commençait légèrement à pâlir, la peau parcheminée et constellée de tâches de rousseur. Il était de taille moyenne, chataîn clair et avec les cheveux coupés courts. Dès qu'il aperçut l'étranger il eut le regard froid et la mine sombre. Visiblement ceux de l'extérieur n'était guère les bienvenus.

- « Oui c'est pourquoi ?
- Je viens voir ma femme.
- Pardon ?
- Je m'appelles Brian Cox, ma femme Miranda est ici.
- C'est possible mais vous n'avez pas le droit d'entrer.
- Comment cela ? Je vous parles de venir voir ma femme, que je n'ai pas vu depuis un an et vous me refusez d'entrer ?
- Nous sommes dans une propriété privée, nous avons le droit de vous en refuser l'accès.
- C'est ce que l'on va voir. »

Le portail était entrouvert. Brian Cox força le passage et entra. L'homme essaya de l'empêcher mais malgré sa petite taille Brian était plus fort et surtout plus déterminé. Il n'allait pas rester à la porte. Il devait savoir si elle était là.

- « Monsieur veuillez sortir s'il vous plaît.
- Je veux simplement voir ma femme.
- Monsieur je vous demandes de sortir ou sinon j'appelles la police.
- Et bien appeles la ta police garde chiourme. Elle sera heureuse de savoir ce que tu fais ici. J'en suis certain.
- Nous ne faisons rien de mal.
- Alors tu permets que je vois ma femme ? »

Son entrée en force avait dû alerter la maisonnée car déjà plusieurs personnes sortaient sur le perron. Un homme à la barbichette que Brian pouvait distinguer c'était mis en avant. À ses côtés un autre homme d'origine antillaise et un femme. Brian ignorait tout de ces gens, tout ce qu'il savait c'est qu'il devait la voir elle. Quand il arriva à leur hauteur, traînant toujours le gardien, il s'arrêta trente secondes.

- « Que se passe-t-il Charon ?
- Ce monsieur veut voir sa femme.
- Et ce monsieur est ?
- Cox. Brian Cox. Ma femme Miranda est ici.
- Je lui ai dit pourtant que ce n'était pas possible ainsi.
- Et pourquoi donc ? Ce n'est pas une prison ici. Vous auriez peut-être pu prévenir avant de venir. Nous vous aurions accueilli d'une meilleure façon. Venez nous allons vous y conduire. »

Brian aperçut le petit signe qu'il fit à l'antillais qui partit tout de suite en avant. Il n'y prêta pas attention car enfin il trouvait ici une oreille attentive.

- « Je suis désolé de ce traitement monsieur Cox mais nous sommes ici une communauté unie et il faut bien le reconnaître les étrangers sont un peu regarder de haut. C'est comme dans tout les mouvements. Dans un parti politique, une association, un syndicat, on croît en ce que l'on fait et on ne veut pas que quelqu'un nuise à cela.
- Je ne suis pas là pour vous nuire simplement pour voir ma femme.
- Je l'avais compris. »

Ils étaient rentrés à l'intérieur. Le seul détail qui choqua Brian fut la même tenue légère alors qu'ils étaient en plein hiver. Même pour les quelques enfants. D'autant qu'il ne faisait pas beaucoup plus chaud à l'intérieur. Il recrachait toujours de la buée et il n'avait pas retiré son bonnet, toujours autant frigorifié. Ils lui firent, un escalier puis deux. Quand enfin ils arrivèrent ce fut pour passer une porte au bout d'un couloir. Elle était ouverte en grand. Les rideaux avaient été tirés plus loin mais une sale odeur de renfermé continuait à flotter dans l'espace. On lui conduisit devant une cellule. Elle était minuscule. Ils tirèrent simplement le rideau et le laissèrent entrer seul.

À l'intérieur il vit une femme à la fenêtre, sa femme. Même de dos, même après tout ce temps. Elle était toujours aussi belle. Et quand elle se retourna ce fut magique, l'espace d'un instant il oublia tout ses soucis, tout ses problèmes et ne pensa plus qu'à elle, elle était redevenu le soleil de sa vie. Mais la fleur se fâna bien vite. Elle avait un teint jaune et fatigué que Brian mit immédiatement sur le compte de ce lieu, de ses gens. Et puis surtout la première phrase qu'elle lui dit lui brisa le coeur.

- « Brian ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Comment ça qu'est-ce que je fait là ? Je suis venu te voir pardi.
- Tu n'aurais pas dû.
- Pardon.
- J'ai des obligations désormais et rien ne doit entraver ma quête, surtout pas le passé.
- Alors je fais partie de ton passé ? Tu m'a déjà oublier ?
- Non bien sûr mais je me dois à mon avenir. J'ai dû faire des choix.
- Je comprends rien à ce que tu dis. C'est pas ma Miranda ça. Ma Miranda est impulsive, est rigolote, agréable, joyeuse. Elle est mon soleil. Que t'ai-t-til arrivé ? Qu'est-ce qu'il t'on fait ?
- Ne parles pas d'eaux ainsi. Ils m'ont apporté la lumière, ils m'ont guidé vers notre mère nourricière.
- Notre mère nourricière ? C'est quoi ces conneries. Bon allez on va arrêter tout ça tu prends tes affaires on va rentrer. Tu va voir la maison est comme dans le temps. On reverra ton père. Tu verras ce sera bien.
- Ma vie c'est ici que je veux la vivre.
- Non ta vie elle est avec moi, avec ta famille. Tu ne peux pas, tu ne dois pas nous avoir rayer de la carte.
- Je vis une vie bien plus passionnante que tes merdiques livres ou peintures ne nous auront jamais offert.
- Tu appelles cela une vie ? Enfermée dans un cagibi minuscule à moins dix degré par des illuminés ? »

À ce moment là l'homme à la barbichette revint et il était visiblement beaucoup disposé à être sympathique. Il avait dû tout écouter car il ne fit que quelques pas pour les rejoindre.

- « Bon monsieur Cox on va arrêter là. Vous voyez bien que votre femme souhaite rester ici.
- Toi le gourou lâche moi ! C'est pas toi qui décide c'est entre ma femme et moi ! Si je veux qu'elle s'en aille elle s'en ira !
- Tu ne comprends donc jamais rien ? Tu n'a pas reçu ma lettre ?
- Qu'elle lettre ?
- Celle ou j'explique mon choix et mon avenir à présent.
- Oui avec moi.
- Non mon avenir il est ici, que cela te plaîse ou non.
- Vous avez compris je crois monsieur Cox dit l'homme à la barbichette en lui attrappant le bras ?
- Lâches moi toi réagit immédiatement Brian en bougeant son bras. Je t'ai dis de te barrer. Miranda tu ne peux pas me faire ça ?
- Te faire quoi ? Tu ramènes toujours tout à toi. Mais cela n'a rien à voir avec toi. J'ai décidé de faire ma vie un point c'est tout.
- Mais je fais partie de ta vie.
- Tu faisais. »

Brian sous le choc ne réagissa pas tout de suite. L'homme à la barbichette essaya à nouveau de lui attrapper le bras mais il retira celui-ci et lui dit.

- « C'est bon je vais y aller. Mais laissez moi au moins embrasser ma femme une dernière fois.
- Il ne vaudrait mieux pas répondit sèchement Miranda. »

Elle se retourna et se remit à regarder par la fenêtre comme s'il y avait plus personne dans la chambre. Brian commença à alors à sortir de la pièce. Et c'est là qu'avant de s'en aller il aperçut un tout petit objet. Posé sur le rebord du lit, un médaillon. Le médaillon que lui avait offert sa mère à sa communion. Un médaillon chargé de symboles et de pensée envers sa mère disparue. Si lui avait disparu de son horizon, elle ne s'évanouirait jamais. Alors il s'en alla malgré tout, refusant de croiser le regard de quiconque dans ce lieu qui devenait pour lui l'horreur absolu. Seul il marcha dans l'allée. Il ne se retourna pas une seule fois et il ferma derrière lui le portail tout de suite. Mais dès qu'il fut dehors. Il s'effondra en larmes. Il n'avait pas que perdu sa femme, il avait aussi perdu sa vie. Mais le plus triste dans cela c'était qu'elle, elle s'était perdue.

- « Vous comprenez pourquoi je ne vous ai rien dit ? Si je vous avais dit où elle était vous auriez certainement cessé les recherches. Et puis vous l'avez trouver alors qu'est-ce que ça change ?
- Ça change beaucoup de choses. Cela nous aurait fait gagner du temps.
- Du temps... J'ai attendu trois ans, alors quelques jours de plus ou de moins.
- Sauf que pour votre femme c'est beaucoup.
- Comment cela ? »

Il n'avait pas l'air de comprendre, il ne devait même pas être au courant. Jack devait donc lui annoncer lui même.

- « Elle a un cancer, du sein.
- Comme sa mère ?
- Oui. Vous l'ignoriez ?
- Bien sûr que je l'ignorais. Sans ça je l'aurais forcer à pratiquer des soins. Je l'aurais traîner de force à l'extérieur. Je... Je ne sais même plus ce que j'aurais fait.
- Et cette lettre demanda Viviane ?
- Quelle lettre ? À cette lettre d'explication. Je ne l'ai jamais reçue. Elle a dû se perdre à la poste. Mon Dieu qu'ai je fait.
- C'est bien ce que l'on se demande. »

Et Viviane et Jack sortirent de la salle d'interrogatoire. Dès qu'elle eut fermé la porte Viviane dit alors à Jack.

- « Et ça c'était prendre des gants peut-être ?
- Oui je sais je me suis un peu énervé.
- Un peu ? Tu es modeste. S'il avait continuer à mentir tu lui aurais foutu ton poing sur la gueule.
- Non ce n'est qu'un pauvre type complètement perdu. Pas un mauvais bougre. Et toi tu n'avais pas des excuses à aller présenter ?
- Ah ça ?
- Oui ça.
- Bon d'accord j'y vais. Mais c'est bien pour l'équipe.
- Merci Viviane.
- De rien c'est pas la fin du monde non plus.
- Non je ne te remerciais pas que pour les excuses. C'était plus un merci général.
- Fais gaffes Jack tu va finir pas devenir sentimental.
- Ça c'est pas demain la veille. »

Tandis qu'elle s'en allait il regarda une dernière fois Brian Cox. Il renifla une nouvelle fois et bougea encore sur sa chaise. Mais cette fois-ci le plus terrible fut son regard. Vide et sans aucun espoir. On aurait dit qu'on lui avait ôté sa vie.
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Message  sandy le Ven 23 Nov - 14:49

ohhhhhhh trop bien bravobom bravobom bravobom
ils sont dingo dans cette maison hein hein et mon Martin comment va t'il avec sa copine rolles rolles
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Message  nathaloche le Ven 23 Nov - 16:30

tu comptes te mettes toute les pro-Marty sur le dos ou quoi Il y a un proverbe qui dit : "c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins" et toc !!

même pas peur ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr
et je reste sur mon opinion en plus !!! ptdr ptdr ptdr ptdr

cher hio je te met un com après dèq eu j'ai fini de m'occuper des loupiots !!! Mr. Green Mr. Green
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Message  Théana le Ven 23 Nov - 21:35

ça y est j'ai rattrapé mon retard et c'est toujours aussi top Very Happy

même si je reviens Nat sur un point précis ptdr ben oui me rappelle encore de la scène du lit qui m'a laissé de marbre alors que Danny embrassant la brune sous couvertude, c'était vachement sensuel

mais bon
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Message  clara le Sam 24 Nov - 16:42

Roooo, cette suite est vraiment flippante pale pale pale pale pale

Je crois que c'est pour ça que j'aime beaucoup Mr.Red

Ils sont vraiment dingues dans cette maison, la torture c'est interdit non? Mr. Green

Le pauvre Martin...enfin...je rejoins aussi Théana et Nathaloche....ben oui quoi quand on est Taylorienne, c'est pour la vie ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr ptdr

Encore,ecnore,encore lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol!
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Message  Hio-Tin-Vho le Sam 24 Nov - 16:44

Je pense que vous allez peu à peu changer d'avis sur Martin.

J'ai loin d'en avoir fini avec lui.

Mais promis la prochaine fois je vous envoie une suite Taylorienne. Pour votre plaisir et aussi pour mon histoire.

Je suis par contre pas sûr que vous soyez tout à fait d'accord avec ce que je vais lui faire. Ne vous inquiétez rien de bien méchant et il s'en sortira très bien.
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Message  sandy le Sam 24 Nov - 22:44

Je pense que vous allez peu à peu changer d'avis sur Martin.

J'ai loin d'en avoir fini avec lui

Mais cela ne va pas affraid affraid affraid affraid je ne veux pas qu'on n'y touche à mon martin Sad Sad
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 26 Nov - 11:24

Bon voilà les filles du Danny pour vous faire plaisir. Et pour faire encore plus plaisir à nataloche du Danny et du Viking.

L'histoire en elle même n'avance pas trop mais un peu de bonus ne fait pas de mal.

Voici la suite.


Vendredi 21 Juin, Roanoke

Pour une fois il avait choisi de sortir. Il en avait marre de rester enfermer dans la chambre. Il avait l'impression que ces quatre murs étaient des cercueils. L'univers tout entier reposait sur ce monde clos et sans saveurs. Peu à peu il sombrait dans une désagréable sensation faite de peur et d'angoisse, et cela la peur et l'angoisse il connaissait trop bien. Il se sentait emmuré vivant.

Faire quelques pas dehors. Se balader sur la passerelle, aller faire les courses, boire un café tôt le matin en train de regarder le soleil se lever ne lui suffisait plus. C'était étrange. Comme si l'incongruité du moment signifiait qu'il fallait comprendre autrement, voir les choses autrement. Car lui Danny l'urbain, le gars de la ville c'était mis à aimé les grands espaces, les vertes prairies et le chant des oiseaux. Évidemment il n'allait pas jusqu'à vénérer l'odeur désagréable du purin et la tête de con des gens du coin. Mais ce mélange entre ville de province et campagne printanière lui plaisait grandement. Sauf qu'un détail aurait dû lui sauter aux yeux. Ce qu'il aimait c'était la campagne des bobos. Avec le câble et la barbecue dans le jardin, la télé écran géant et un terrain assez grand pour le chien et les gosses. C'était la belle campagne accueillante de l'été et du printemps celle qui évidemment ne pouvait être que belle puisque partout ailleurs il faisait beau. Celle des vacances agréables et des sourires chanteurs.

Mais quand viendrait l'hiver que ferait-il ? Il se caillerait les miches à moins cinq l'hiver parce que le chauffage n'avait pas été installé à temps. Il ne pourrait plus quitter sa bicoque au milieu de nulle part parce qu'un tempête de neige traversait son jardin emportant tout, le barbecue, les gosses et le chien, tout ce qu'il aurait oublié de rentrer. Il se retrouverait à jouer aux cartes avec lui même, une réussite minable à 18H00 du soir car le groupe électrogène venait de le lâcher après le câble électrique et le téléphone. Il rêverait vraiment de revenir chez lui son chez lui : New-York. Où l'on peut sortir rapidement, aller sur le trottoir d'en face au cinéma, manger dans un restaurant chauffé des spécialités de tout les coins du monde, danser jusqu'au bout de la nuit avec une donzelle en string et débardeur moulant qui ne faisait plus découvrir mais seulement dé car le couvrir était depuis longtemps abandonné. Son New-York.

Oui mais voilà là Danny croyait connaître le pire, alors il se contentait d'un peu mieux. L'air frais et agréable de la Virginie au Printemps. Viking qui lui aussi en avait marre d'être avec les deux autres 24h/24 l'avait laissé partir. Évidemment il n'était guère dupe de la fausse bonne excuse qu'il lui avait sorti.

- « J'aimerais surveiller les alentours de la maison. Avec les excités que l'on a dehors on ne sait jamais. »

Il n'avait pas tout à fait tort, mais comment ne pas voir derrière cette remarque l'idée sous-jacente de Danny ? Pitié laissez moi sortir, ne serait-ce qu'une heure ou je vous bute tout les deux dans d'atroces souffrances et je prends le prochain vol pour Sunset Beach ?

Avec Viking ils se supportaient plus qu'ils ne s'appréciaient. Visiblement lui était plus occupé à gérer le froid qu'il avait avec Sam et puis Danny n'avait pas tant que cela à se plaindre de lui. Pas une remarque déplacé n'avait-il fait par la suite. Il n'avait pas une seule fois mis en doute ses qualités d'agent. Ils l'avait laissé plus d'une fois seul, à écouter Martin dormir, ou travailler dans les champs sans l'ombre d'un doute. Non Danny en était sûr ce qui dérangeait Viking ce n'était pas l'agent mais l'homme. Il avait tout de suite jeté ses instruments de psychologue de prisunic sur son esprit et avait imaginer que derrière le gars jovial et déconneur se cachait un anxieux, un tourmenté qui échappait aux questions par des vannes ou des bons mots. Pour se faire cette idée il avait certainement consulté son dossier et en trente secondes montre en main avait tissé son profil. Lui était fragile et donc à protéger. Oui mais lui Danny ne l'entendait pas de cette oreille. Il allait lui prouver à Hulk qu'il en avait plus dans le caleçon que trois remarques et deux annotations dans un dossier pouvait bien montrer. À ce moment là il se demanda si ce chiffre ne devait pas être multiplié par dix ?

Danny quand à lui était un rancunier. Mais plutôt avec les gens qui ont fait du mal à ses amis, à sa famille. Mais véritablement, pour blesser, pour agresser. Il était certain que monsieur deux mètres ne pensait pas à mal. Son objectif était tout autre. Alors il avait laissé coulé. De toute manière il aurait l'occasion de le remettre à sa place à un autre moment.

D'autant que déjà il s'amusait de la relation amour/haine qu'il entretenait à présent avec Samantha. Danny n'était pas dupe. Il avait bien vu les regards qu'ils s'étaient lancer dès le départ. Peut-être que la jeune femme trouvait le côté réconfortant et protecteur de Jack, encore plus accentué chez ce gros bonhomme. Ça il l'ignorait et ce n'était pas vraiment ses oignons. Et puis il avait eu ce soir où il avaient été dans le camion. Dieu seul et Martin aussi savait ce qui s'était vraiment passé. Dans son esprit retors Danny avait monté plein de combinaisons mais dont aucune ne tenait vraiment la route. Car Martin ce faux frère avait refusé de répondre. Évidemment il n'avait pas toutes les clés mais un bon agent se doit d'obtenir le maximum de renseignements avant de forger ces hypothèses.

Il se doutait que parler de cela était encore difficile pour Martin. Danny supposait que leur relation en tout cas dans les faits étaient clairement terminée. Mais dans les esprits rien n'était moins sûr. Il comprenait cela mais cela l'ennuyait vraiment, pour ne pas dire plus qu'il ne cracha pas le morceau.

Et puis d'un coup les petits regards en coin et les amabilités étaient devenus des baffes dans la gueule entre Sam et Vichentsky. Le changement s'était opéré juste avant qu'ils ne montent dans l'avion. Vichentsky avait parlé à Danny d'un quiproquo mais visiblement il n'avait pas pu l'éclaircir avec il perdurait. C'était plus grave qu'entre lui et Vichentsky. Eux ne faisaient plus que se parler pour travailler. Mais depuis quelques jours, sans doute le fait d'être dans le rythme du travail les choses s'étaient détendues. Le gros nuage noir s'était éclairci et on espérait des jours meilleurs.

Alors il était là, allongé dans l'herbe. Cela faisait un moment qu'il ne portait plus de costume. Sa barbe avait grandement poussée et son odeur était en parfaite adéquation avec les sous-bois. Le travail avait bouffé leur hygiène. Ils ne dormaient plus vraiment, se lavaient très peu et ne s'étaient pas rasés depuis quasiment le début. Seule Sam conservait un semblant de soin personnel. Les deux garçons ne ressemblaient en rien à des agents du FBI. Plus à des Ours des bois. Papa Ours et fiston Ours. Et puis tout de même salir son Armani à cause de la mousse et de la terre glaise c'était pas vraiment une bonne idée. Un vieux jean et un sweat avec un col en V suffisait amplement à faire l'affaire.

Les jumelles sur le nez il observait tranquillement. Depuis ce matin très tôt il était venu avec un vélo. Installé ainsi aussi longtemps, il s'était fait un petit abris avec branchages, fougères et pierres comme on lui avait appris à Quantico. Il était dans un trou. Là la terre de la colline ne descendait plus. Et il pouvait grignoté en paix ses bateaux et mouiller ses lèvres seulement quand il avait soif avec l'eau qu'il avait pris. Tenir le plus longtemps sans aller uriner c'était ça le secret d'une bonne planque. Il avait ainsi commencé à 6 heures. Il était à présent neuf heures et il faut dire qu'il n'avait pas vu grand chose. Il avait aperçut Martin qui riait, discutait, on aurait dit qu'il vivait là depuis un moment. De jolies demoiselles. Il comprenait d'ailleurs que sa Calliope lui fasse de l'effet. C'était en effet un joli brin de fille et avec un sacré arrière-train.

Il était donc là à observer pour en vérité seulement faire autre chose que attendre comme ils le faisaient depuis un moment. Quand soudain il aperçut autre chose. Ce n'était pas dans la propriété. Le long de la route quelqu'un marchait. Ce qui était étonnant car malgré les badauds qui venaient personne ne venait dans ce coin isolé à pied. Tous passaient en voiture, à vélo ou même en tracteur mais jamais à pied. Il posa ses jumelles sur la silhouette et remarqua que c'était celle d'un homme. Elle était encore loin de la demeure mais elle ne tarderait pas à l'atteindre. Et puis il zooma. Car fort heureusement c'était des jumelles de compétition qu'ils avaient là. Et là immédiatement il le reconnût. C'était le fameux Timothy, l'adversaire politique du maire, le partisan de l'action violente contre ces terroristes de la pensée.

- « Mais qu'est-ce qu'il fout là ce con ! »

Viking avait fait plusieurs fois le point avec lui au téléphone et un autre coup de fil ne le dérangerait pas une seconde. Il appuya sur la touche bis et attendit qu'il réponde.

- « Oui ?
- Si vous voulez pas qu'il y ait du grabuge rapidement il vaudrait mieux que vous rappliquiez.
- Comment ça ?
- Timothy le partisan de la violence lors de la réunion se rapproche de la Maison du Bonheur s'il ne cherche pas à entrer je me me fais moine.
- J'arrive tout de suite.
- Je vais essayer de le retenir en vous attendant. »

Il laissa ses jumelles hors de prix dans son trou et en sortit immédiatement. Il cavala le long de la colline pour rejoindre l'indésirable. Plusieurs fois il manqua de se casser la figure car la terre était sèche et donc il glissait sur la poussière. Puis enfin il arriva en bas, sur la route. Timothy était encore à quelques dizaines mètres en amont de la Maison du Bonheur. Il parût immédiatement surpris de cette arrivée surprise du grand Danny Taylor surtout dans cette tenue. Mais ce dernier lui n'avait pas oublié le nécessaire. Soit sa carte et son arme. Il se dirigea donc l'assurance avec lui vers l'homme. Il fallait qu'il lui parle fortement pour s'imposer mais pas trop pour ne pas alerter les habitants. Heureusement dans sa surprise le fameux Timothy s'était arrêté. Arrivé à sa hauteur il lui dit tout de suite.

- « FBI. Vos papiers !
- C'est nouveau ça le FBI qui cherche à nous contrôler. C'est quoi ce délire ?
- Donnez moi vos papiers.
- Les voilà mes papiers. »

Il lui tendit sa carte d'identité et son permis de conduire. La seule chose qui intéressa l'agent fut son nom. Il se voyait mal l'appeler Timothy ou monsieur tout le long.

- « Venez par là monsieur Brown on va discuter.
- Et je peux savoir pourquoi vous m'arrêtez ?
- Venez par là je vous dis. »

Quand enfin il revint un peu sur ses pas. Danny se mit devant lui. Entre la Maison du Bonheur et lui pour être précis et lui rendit son permis de conduite. Il garda toujours sa carte d'identité. Cela lui permettait de s'assurer qu'il ne parte pas tout de suite.

- « Je peut savoir ce que vous faites ici ?
- Ah d'accord ! On a plus le droit de marcher sur cette route sans être importuné maintenant ? Je comprends mieux Kentucky à présent. En gros vous êtes tous de leur côté c'est ça ? »

Il désigna alors la propriété derrière ses hautes haies.

- « On est d'aucun côté monsieur on fait respecter la loi. Je vous ait demander ce que vous faisiez ici et vous n'avez pas répondu à ma question.
- Et bien je marchais c'est interdit ?
- Vous marchiez ?
- Ben oui et alors.
- Ne me prenez pas pour un jambon non plus. Vous marchiez justement sur la route en contrebas de l'endroit que vous détestez le plus dans cette ville ? Vous trouvez pas qu'il y a de meilleures promenades ?
- J'ai le droit de marcher où je veut tout de même !
- Mais bien sûr. Mais n'allez pas me dire qu'en étant là c'était simplement pour marcher. Si vous me disiez la vérité maintenant.
- Qu'elle vérité ?
- Bon dites moi tout maintenant monsieur Brown ou sinon je vais pas rester patient très longtemps. Vous souhaitiez rentrer à l'intérieur c'est ça ?
- Et pourquoi faire ? J'ai pas envie de faire partie de ces tarés.
- Non mais y foutre le bordel ou y foutre le feu par exemple ça c'est plus dans vos cordes.
- Vous m'accusez de l'incendie de mercredi soir c'est ça ?
- Et comment vous êtes au courant ?
- L'information à fait tout le tour du comté banane !
- Restez poli ou sinon ça va mal se terminer.
- Bon écoutez ! Vous allez pas m'emmerder cent sept ans. Alors vous me rendez ma carte d'identité maintenant Ok !
- Pas avant que vous m'ayez dit pourquoi vous étiez là ?
- Bon Ok je voulais voir un peu ce qui se tramait derrière ces murs tu es content.
- Vous êtes content.
- Je te parles comme je veux. Et puis d'abord qu'est-ce qui me prouve que tu es un agent du FBI toi ? Tu as plus l'allure d'un clodo avec tes vêtements sales et ta dégaine de pouilleux. »

Effectivement sa barbe ainsi que son pantalon sale ne faisait pas bon genre. Danny aurait du mal à faire admettre son statut. Alors il employa la manière forte. Peut-être pas la bonne mais il n'avait plus que cela.

- « Ça peut-être dit-il en désignant son arme à la ceinture.
- C'est ça joue les bad boy amigo mais tu ne m'empêcheras pas de passer.
- Bon on va régler ça carte sur table. »

Il posa alors sa main sur la poitrine de Brown. Il imposait sa maîtrise de la situation et en même temps il le poussait peu à peu. C'est là qu'il entendit et vit arriver la voiture de Viking. Elle roulait le plus doucement possible pour ne pas alerter les membres de la secte.

- « Vous êtes sur une enquête fédérale Monsieur Brown alors si vous ne repartez pas immédiatement je vais devoir vous refouler à coup de coup de pied dans le train et je peux vous dire que cela ne me gênera pas.
- Alors c'était donc vrai ce que disait Goodman vous faites bien une enquête ?
- C'était donc vrai.
- Mais j'en ai rien à foutre de votre enquête moi. Je vais leur expliquer que ce n'es pas chez eux ici et les faire repartir d'où ils sont venus avec les méthodes bien de chez nous !
- J'ai été clair pourtant. Un seul pas de travers et vous passez six mois à Guantanamo enchaîné et en combinaison orange pour vous montrer réellement ce que c'est des terroristes. »

Danny avait un regard noir et ne quittait pas des yeux son interlocuteur.

- « Vous ne le feriez pas. Vous n'avez pas le droit.
- Je serais vous je l'écouterais il en serait capable. »
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Message  Hio-Tin-Vho le Lun 26 Nov - 11:24

Timothy Brown se retourna alors. Viking s'était garé derrière lui. Il s'était appuyé contre la porte conducteur et écoutait l'échange entre les deux hommes. Brown quand à lui avait vraiment flanché. La masse qu'était Vichentsky et la détermination de Danny avait eu raison de lui en tout cas sur le moment.

- « Bon très bien je m'en vais. Mais je peut vous assurer que je reviendrais et surement pas seul.
- On verra. On verra. »

Le candidat malheureux à la municipale repartit donc en sens inverse. Lorsqu'il passa devant Viking et chercha à le regarder droit dans les yeux. Mais même si ce dernier n'avait pas l'art et la manière de l'agent Taylor il lui fit rapidement détourner son regard. Alors qu'il arrivait à la hauteur du coffre de la voiture il entendit.

- « Brown. »

Il se retourna à nouveau se demandant ce que ce petit con voulait encore.

- « Vous avez oublier ceci. »

Il lui jeta alors sa carte d'identité qui miraculeusement arriva dans ses mains alors que Danny avait tout fait pour qu'elle dans le fossé et qu'elle soit trempée par l'eau qui y stagnait encore. Monsieur Brown râla une dernière fois et commença à remonter la route. Danny lui vint à la hauteur de Viking.

- « Vous auriez pu m'aider tout de même ?
- Vous rigolez je ne voulais pas interrompre cet échange de haute volée et puis je ne voulais pas non plus déranger le maître en pleine action.
- Vous serez gentil ne pas utiliser les seuls bonnes répliques que vous avez contre moi.
- D'accordo.
- Et puis je crois qu'il serait temps que l'on se rase et que l'on se lave. L'autre gusse m'a pris pour un clodo.
- Oui chef.
- Arrêtez je vous dis.
- Allez grimpez je suis pas sûr que les voisins soient heureux de nous entendre. »

Danny monta dans la voiture. Le plus doucement du monde Viking recula sur une bonne centaine de mètres. Lorsqu'il fut suffisamment loin à son goût il fit demi-tour et repartit dans le bon sens. C'est là qu'il dit alors à Danny.

- « Vous n'aviez pas des jumelles vous ?
- Qui ça moi ? Non vous devez faire erreur. »


Ce que Danny et Viking ne virent pas ce fut le chemin que parcourut Timothy Brown par la suite. Il rentra bien comme on lui avait demandé. Mais par un petit chemin que seuls les gens du coin connaissaient. Alors il s'était déjà évanoui dans la nature lorsque leur voiture passa sur la route. Son objectif était le même qu'eux : Lindenwood. Il ruminait déjà de la réaction de ces deux types qui ressemblaient plus à des voyous qu'à des agents du FBI. Mais il faut dire que Timothy Brown ne faisait plus confiance aux autorités fédérales pour régler les problèmes locaux. Elles étaient à son goût trop corrompus ou trop stupides pour venir aider les petites gens comme eux. Il ne voyait en elles que mensonge et trahison. Ce sentiment était d'autant plus renforcé par ce qu'il interprétait comme un soutien actuel à cette maison de fou qui maltraitait leurs enfants.

Plus il avançait sur ce chemin de terre plus il ruminait un sentiment haineux envers ces gens. Il ne connaissait d'eux, rien d'autre que ce qu'il avait lu rapidement dans le journal. Il n'avait discuter aucune des personnes qui vivaient là, et il n'aurait voulu pour rien au monde le faire. Car quel aurait été l'intérêt ? Qu'ils véhiculent leur idéologie de la mort, qu'ils essayent de le convertir à leur messe satanique. Non Timothy savait qu'il fallait combattre le feu par le feu. À la vieille méthode. Son père avant lui l'avait fait, il se devait d'être digne.

Lindenwood était droit devant lui. Il pouvait déjà voir son château d'eau caractéristique. En France ces appareils là était en béton armé, beaucoup plus imposant. Aux États-Unis très souvent ils étaient utilisés par le chemin de fer. Il en fallait régulièrement le long de la voie, alors on les faisait une bois ou au mieux en fer forgé. Celui-ci était désormais une citerne en plastique qui avait remplacé l'antique système en bois. On l'avait juste décoré comme dans le temps pour créer l'illusion. De toute manière il était vide et depuis longtemps les habitants avaient l'eau courante.

Timothy lui ne s'en préoccupait guère, ce qui l'intéressait se trouvait en face de lui sur le débouché du chemin. Alors il ne vit pas sur les hauteurs, devant le motel la voiture des agents garée, tout comme eux ne le virent pas.

Il entra immédiatement dans le poste du Shériff et après avoir saluer d'un geste de la main engagea la conversation.

- « Salut Bob.
- Timothy ? Quel bon vent t'amène ?
- Je passais dans le coin et je me demandais, ta patronne elle est là aujourd'hui ?
- Tu as du bol avec les fêlés d'à côté elle n'arrête pas.
- Ne m'en parles je suis passer à côté c'est une calamité ces gens là.
- À qui le dit tu. En tout cas depuis quelque jour elle ne quitte plus le poste. Elle est dans son bureau.
- Je peux la voir ?
- Bien sûr. Tu veux que je t'y conduise où c'est bon ?
- Je crois que je trouverais mon chemin, c'est pas bien grand ici. »

Timothy passa le portillon à l'entrée et longea le couloir avant d'arriver devant le bureau du Shériff. Celui-ci entrouvert retentissait des touches appuyés par des doigts délicats sur un clavier d'ordinateur. Avant d'entrer l'homme frappa quelques coups sur la porte.

- « Oui ? »

Il poussa la porte et vit assises derrière son bureau le Shériff Folton en train de travailler. Des lunettes sur le nez elle semblait très concentrée. Elle releva la tête en reconnaissant Timothy Brown.

- « Je peux entrer Casey ?
- Timothy ? Que viens tu faire dans le coin ?
- Si je te disais que je passais pas hasard tu ne me croirais pas alors je suis venu te voir. Je peux demanda-t-il en désignant une chaise ?
- Vas-y. »

Il s'assit et Casey Folton déchaussa ses lunettes.

- « De quoi veux-tu que l'on parle.
- Le sujet du moment, un sujet qui nous préoccupe tout les deux.
- Je vois ce que tu veux dire. Écoutes Timothy si tu cherches à exploiter cette situation à des fins électorales ne compte pas sur moi.
- Je ne te parle pas d'élections là. Je te parles de responsabilités. Les gens qui dirigent cette ville, et si ça avait été moi c'était pareil, se doivent de prendre leurs responsabilités.
- C'est-à-dire ?
- C'est-à-dire réagir face à la menace. Mais merde ces gens ne respectent ni notre démocratie, ni nos idées, ni notre façon de vivre. Ils vivent là en autarcie, sans consommer aucun de nos produits, en élevant des enfants qui sont peut-être même pas les leurs et on devrait les financer avec nos impôts ?
- Sans doute.
- Casey lors de la réunion tu semblait d'accord avec moi sur le fait d'agir non ?
- Sur le fait d'agir oui. Mais comment ?
- Que leur reproches-tu ?
- J'ai eu des cas de malnutritions qui sont arriver à l'hôpital et je n'ai pas pu enquêter la-dessus, ils vivent couper du monde, élèvent des enfants dans des conditions que je n'ose pas imaginer. Tu sais que cette bâtisse avant n'avait pas le chauffage ? Et que selon les informations que j'ai recueilli ils ne l'ont toujours pas installé ?
- La voilà la vérité. Et ne compte pas sur Kentucky et le Maire pour faire quoi que ce soit c'est moi qui te le dit.
- Oui Jeff est même venu personnellement pour me retirer l'affaire de l'incendie de Mercredi. Il m'a court-circuité. Résultat ça a été enterré vite fait bien fait.
- Je penses qu'il est de notre devoir de citoyen de pallier à cette carence.
- D'autant que le FBI parle de plusieurs disparitions inexpliquées à leur sujet.
- Le FBI parlons-en ! Tu sais ce qui viennent de me faire ? Ils viennent de m'empêcher d'y aller. Si c'est pas leur assurer une certaine tranquillité ça.
- Oui mais tu sais on est là pour assurer l'ordre Public pas pour mettre le désordre.
- Qui te parles de désordre ? Nous ce que l'on veut c'est faire entendre la voix du peuple, montrer que la ville, le comté est solidaire, que ces gens là ne sont pas de notre monde.
- Et tu proposes quoi dans ce cas ?
- Rassembler le maximum de monde qui soit d'accord sur cette idée déjà. Unis nous serons plus fort et si l'autorité publique n'agit pas pour qu'il s'en aille y remédier.
- J'en sais trop rien.
- Casey c'est pas de candidat à la municipale à Shériff que je te parle là. C'est de père à mère d'adolescent. Imagine que nos mômes soient engraînés dans un tel groupement. Imagines ce que l'on pourra ensuite ? Rien il sera trop tard. Car au bout du compte ce ne sera plus nos enfants. Ce seront de vrais robots. Il nous faut agir. »
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Message  sandy le Lun 26 Nov - 15:14

bravobom bravobom Merci pour cette suite !!! Il se laisse aller le petit Danny !!!!!!! Et qu'est ce qu'il trame ce politicien à la manque scratch scratch scratch
A quand une petit suite sur mon marty grosyeux grosyeux grosyeux
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Message  nathaloche le Mar 27 Nov - 13:24

rooo mais quelle longue suite avec mon danny ::: Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green moi je le trouve trop sex dans ce passage un brin e laissez aller mais bon !!!

et oui dégage sale mec !!!

en fait je me demande si ce c..va pas les foutre encore plus dans la m...avec leur planque et l'infiltration de dan !!

bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom respect respect respect respect respect oh moi je kiffe quand tu me fais des passages de ce genre avec mon dan en plus !!! tout y est pour me rendre heureuse bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 27 Nov - 13:43

nathaloche a écrit:rooo mais quelle longue suite avec mon danny ::: Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green moi je le trouve trop sex dans ce passage un brin e laissez aller mais bon !!!

et oui dégage sale mec !!!

en fait je me demande si ce c..va pas les foutre encore plus dans la m...avec leur planque et l'infiltration de dan !!

bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom respect respect respect respect respect oh moi je kiffe quand tu me fais des passages de ce genre avec mon dan en plus !!! tout y est pour me rendre heureuse bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom

Tu sais que tu as de la chance toi ?

En effet en envoyant ce message tu viens d'activer ma fonction suite. Et oui c'est bien ça non ?

Donc je charges le fichier de ma fanfic et j'envoie une suite.
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 27 Nov - 13:47

Voici la suite donc. Pas de Dan ni de Martin cette fois-ci mais un découverte de notre disparue et quelques éclaircissements des des passages inexpliqués.

Au passage je vous dévoile aussi un peu de la vie à la Maison du Bonheur.

Date et Heure inconnue, Roanoke, La maison du Bonheur

On dit que l'on peut évaluer une civilisation à la façon dont elle élève les enfants. C'est en effet par l'éducation qu'elle peut transmettre ses valeurs, ses règles, ses fondements et ainsi se pérenniser. L'éducation à un rôle clé dans le monde. Les sociétés totalitaires choisissent très souvent de s'attaquer à elle dès les début de leur création. Le régime hitlérien à dès le départ créé les jeunesses hitlériennes. À quoi bon convaincre ou forcer de nouveaux serviteurs quand il en naîtra d'autres totalement prêt dès le départ à donner tout pour vous, parfois leur vie.

Et puis il ne faut pas se leurrer. Nous sommes ce que l'on veut bien nous donner. Notre vie, notre façon de pensée, nos envies, beaucoup de choses proviennent de ce que l'on a appris. De l'école, de nos parents mais aussi de nos pairs, c'est cela la socialisation. L'intérêt de chaque civilisation est donc de nous former au moins au départ sur le même moule. Les différences, l'individualisation des gens provient de ce que l'on en fait, de comment l'on agit. Alors pour avoir des enfants et plus tard des adultes les plus distincts des autres il faut leur offrir l'éventail le plus large de possibilités.

Oui mais parfois certains n'ont pas le choix. Tandis que d'autres continuent à se comporter comme des enfants bien au delà de leur éducation certains ne connaissent guère l'enfance. Les aléas de la vie, la misère, la drogue vient frapper plus tôt à leur porte et vient voler leur enfance. Personne ne rattrapa ce temps perdu. Ni les années, ni la volonté ne pourra rétablir un état de fait. Les choses sont désormais ainsi. On tente juste si on le peut d'en gommer les conséquences, de corriger le tir.


La Mae savait elle aussi que l'éducation était essentielle. On ne peut constamment couper les branches mortes d'une forêt comme on taillerait un unique bonsaï. Il faut parfois se mettre à cultiver des graines et agir et espérer pour qu'elles poussent droit.

Loin des caricatures que les médias faisaient, les enfants étaient rares dans ces groupes. Des gens jeunes, souvent célibataires, peu socialisés, avec une vie de famille quasi inexistante voilà ce qu'étaient et ce que sont les adeptes. Mais parfois il y avait des enfants qui les rejoignaient et pour ne pas entraver le travail de leurs parents mais aussi pour favoriser son travail à elle, la Mae avait décidé de s'en occuper personnellement.

Sur la centaine d'individus qui peuplaient la Maison du Bonheur seulement une petite dizaine d'enfants les avaient rejoints. Jeunes voir très jeunes. Il ne voyaient guère leur parents qu'ils réclamaient très souvent, au départ du moins.


Très souvent on les réunissaient dans la grande salle. Un professeur, souvent une femme, même toujours, très gentille les faisaient entrer. On leur racontait des histoires. Des contes, des fables. Pas le petit poucet ou les fables de la Fontaine, non. La plupart était écrite de la main même de la Mae. Et tandis que l'on apprenait aux parents à se séparer de leurs enfants, on apprenait aux enfants d'en faire de même.

- « Même un chien peut faire des enfants. Ce n'est pas un exploit de pondre une portée. Ne croyez donc pas que vous êtes indispensable à vos enfants. On contraire. En venant ici vous avez compris que votre passé, votre famille n'était que des boulets pour votre élévation vers la mère nourricière. Aujourd'hui il est temps pour vous de comprendre qu'il en ait de même pour vos enfants. D'ailleurs il ne faut pas dire mes enfants. Dites leur simplement, allez vous-en. Tout ce ce que vous voulez faire faites le, mais je ne veux plus rien avoir à faire avec vous. »

À chaque fois qu'un père ou une mère souhaitait voir ses enfants on le culpabilisait. On lui reprochait d'ainsi chercher à entraver l'élévation de sa propre progéniture. Si certains insistaient en disant qu'il est du rôle d'une mère de protéger ses petits comme le faisait la Mae pour eux, elle pour Galinéa ou quiconque parmi le premier cercle renchérissait.

- « Que croyez qu'il se passe ? Vous êtes tous les enfants de la Mae. Vous êtes tous dans une phase difficile. Vous avez quitter votre vie d'avant et vous ignorez encore beaucoup de choses de votre avenir. C'est pour cela que la Mae est à vos côtés, elle sait que vous êtes incapable de vous protégez vous même. Alors vous croyez être plus à même de le faire pour quelqu'un d'autre ? Ce que vous êtes incapable de faire pour vous même vous pourriez le faire, pour eux ? Ces êtres fragiles sans défense ? Vous ne croyez pas que vous serez un danger de plus pour eux ? Croire le contraire serait vous accorder trop d'importance. Et vous savez ce que nous pensons de ceux qui se croient investis d'une mission ? Il ne sont que fausses lumières sur le bon et vrai chemin. Laissez vous faire, car la Mae elle sait, car elle a atteint le bout du chemin. »

Incapables d'élever leurs enfants les parents les voyaient grandir de loin. Ils passaient parfois dans le jardin. Alors que eux travaillaient aux champs, on emmenait les gosses voir les bovins, on leur expliquait comment poussait les plantes. Toutes les activités autres que les contes ou les chants tournaient autour de l'ouvrage, du travail. Sur ce plan là il n'y avait aucun distinction entre garçons et filles. Ceux qui le souhaitaient pouvait tout aussi bien s'occuper de bricolage comme de la cuisine. Mais ils est vrai que les petites filles étaient plus attirées par faire des gâteaux et les garçons par réparer une barrière cassée. Même si parfois les groupes se mélangeaient.

Alors quand ils étaient à proximité de leurs parents ces derniers se forçaient à ne pas quitter le sol des yeux. De peur que voir leurs enfants ravivent en eux le sentiment douloureux de la paternité ou de la maternité. Avoir enfanter devenait une souffrance pour eux. À l'extérieur c'était une joie, mais une joie aveugle, sans conscience que l'on détruisait la vie de ce petit être ainsi.

Si les écrits de la Mae ou de ceux qui avaient écrits sous son nom ne suffisaient plus on comblait les trous manquants par des lectures de la bible ou d'autres livres saints. Ici on ne croyait guère à la Trinité et ces autres fariboles. Mais les Muses, chargés de l'éducation des enfants à tour de rôle y puisait de nombreuses allégories, de nombreuses métaphores pour y expliquer le sens de la vie qu'elles souhaitaient donner. Ainsi Clio raconta t'elle une histoire aux enfants une fois.

- « Savez-vous ce que fait une poule quand un danger menace ses petits poussins ? Elle les blottit contre ses ailes pour les protéger ! Et bien, la Bible nous dit que la Mère nourricière fait la même chose avec Ses enfants. « Elle te couvrira de Ses plumes, et sous ses ailes tu trouveras refuge. Tu n'auras pas peur de la terreur de la nuit ni de la destruction qui frappe en plein jour. Car l'essentiel est ton refuge et ta forteresse. »

Bien sûr elle avait aussi réécrit le passage et réinterpréter le tout à sa manière mais l'intérêt était ailleurs.


Les Muses étaient au nombre de neuf. Ainsi la Mae évitait de lasser les enfants et leur donnait l'impression de vivre dans une véritable école, comme les autres enfants, même si pour la plupart il ne connaissait rien de cela ou ils l'avait oublié. Les petits visualisaient l'extérieur comme deux choses diamétralement opposés. D'un côté il y avait le mal, le malin, les enfers. C'était le chaos, la destruction du monde s'ils quittaient le cocon protecteur de la secte. On ne cessait de leur rabâcher qu'ici ils étaient en paix mais que dehors, chaque jour pouvait les cueillir le danger. Et de l'autre côté le goût de l'interdit, la soif de l'inconnu les attiraient autant qu'elle leur faisait peur. Ils croyaient que des trésors innombrables peuplaient ces terres lointaines. Qu'il fallait aller loin, voyager longtemps mais qu'au bout ils seraient couvert de cadeaux, et surtout de jouets, beaucoup de jouets. Car on leur refusait ces jouets.

Les jouets c'est le plaisir solitaire, la découverture sans aucun contrôle. Par le jouet on peut imaginer ce que l'on veut, on peut créer tout un univers. Les enfants ont une imagination débordante et la simple fixation sur un objet en bois ou en plastique suffit à provoquer leur créativité, à les rendre heureux une seconde. Car ainsi ils voyagent dans un monde merveilleux, ils visitent des contrés lointaines sans quitter l'endroit où ils sont, juste par la pensée.

Mais la Mae savait cela et refusait ne pouvoir disposer à loisir de ses chères têtes blondes, sa future élite de son beau mouvement. Elle interdit donc rapidement les jouets, comme elle fit par la suite pour tel type de musique, ou tel type de lecture. Les enfants étaient à la fois une cause de joie pour elle mais aussi d'inquiétude, d'angoisse. Elle avait peur qu'il ne soit pas aussi parfait qu'elle l'imaginerait. Car très rapidement les enfants rusèrent. Utilisant des épingles à linge pour fabriquer des avions, des bouchons de bouteille pour des bonshommes ou des bateaux, des morceaux de bois ou des cailloux pour des épées ou des revolvers. Filles et garçons confondues cherchaient tout les moyens pour fabriquer des jouets. Sans le savoir ils redécouvraient ainsi les joies des enfants peu riches d'autrefois et malheureusement encore d'aujourd'hui. Oui mais eux n'avaient pas neuf personnes avec toujours les yeux sur ce qu'ils faisaient, ou plutôt sur ce qu'ils ne devaient pas faire.

Dès qu'un enfant jouait il était puni. Mais parfois certains insistaient et la Mae avait pris les devants.

- «  Ce sont les forts qui doivent conduire, et, si les faibles ne suivent pas, il ne saurait y avoir de la place pour eux. Dans la nature elle-même, les faibles disparaissent. La non-existence des faibles est une loi de la nature. Alors il faut que les enfants soient éduquer de manière être forts, se montrer faible à leur égard c'est les handicaper pour la vie, les empêcher de survivre. »

C'est ainsi qu'elle expliqua une fois à une éducatrice, une des neufs muses qui s'en occupait et qui n'arrivait plus à calmer un enfant comme il fallait se comporter. Elle lui enseigna ainsi comment frapper ces enfants. Devant le regard horrifié mais contemplatif de la demoiselle elle décrivit totalement le processus.

- «  Il faut prendre une ceinture suffisamment fine, frapper avec la boucle du ceinturon »

Elle expliquait de quelle façon éviter sur soi le retour de la ceinture. Si l'enfant criait, il fallait frapper encore plus fort jusqu'à ce qu'ils se taisent. Certains purent même apercevoir des enfants martyrisés comme il est difficilement imaginable, et ne pas proférer un cri.


Calliope savait tout cela. Car elle était une de ces neufs muses. Elle était là, elle pratiquait l'éducation de ce enfants, elle les frappa parfois. Au début elle était hésitante, elle s'en voulait. Et puis cela devint un automatisme car si cela était naturel. D'autant que les enfants eux-mêmes, à chaque fois qu'ils étaient pris en faute se préparaient à subir ces supplices. Un d'entre eux alla même en parler à Galinéa. Il lui expliqua que malgré la bêtise qu'il avait fait on ne l'avait pas puni.

Monde incroyable ou l'on peut voir un enfant de six ans réclamer des coups pour simplement avoir osé jouer. Un observateur extérieur aurait crié à la folie et cette fois-ci il n'aurait pas eu tort.

Un jour alors qu'elle lisait un conte aux enfants elle entendit grand bruit dans les couloirs. On criait et on vociférait. Elle demanda aux enfants de rester là et se dirigea vers la porte. Bien évidemment les petits alertées eux aussi la suivirent. Elle tourna la tête à gauche mais elle ne vit rien, elle la tourna ensuite à droite et vit une scène incroyable. Jason accompagné d'un autre homme tentait de faire sortir Annie de la maison. Ils l'entrainaient de force vers l'extérieur.

Les enfants tout comme Calliope ne comprenaient pas grand chose à cette histoire. L'afro américaine était venu chez eux il y a plus d'un mois et elle s'était montrée très gentille, très curieuse aussi, trop curieuse peut-être. Calliope essaya d'interpeler Jason lorsqu'il à proximité de leur salle.

- « Jason que se passe-t-il ?
- Calliope ? Rentrez à l'intérieur de la salle ! Nous nous occupons de cela.
- Mais explique moi. »

Un instant il lâcha la jeune femme qui ne voulait vraiment pas avancer et poussa Calliope dans la salle. Puis elle ferma la porte sur elle. Calliope était sous le choc. Comment avait-il pu faire cela et surtout que voulait-il bien caché. Après quelques secondes elle rouvrit timidement la porte et regarda de nouveau dans le couloir. Les deux hommes et la femme disparurent au bout. Ils étaient partis. Elle ne savait que faire. C'est là qu'elle vit un petit papier sur le sol. Elle jeta un nouveau coup d'oeil pour s'assurer que personne ne le regardait et attrappa le papier.

- « Madame ?
- Rentrez à l'intérieur les enfants. »

Tandis que les enfants rentraient, elle resta quelques secondes et aperçut un numéro de téléphone et un nom : Brian.


Cet incident aurait pu rester sans importance et il le resta durant un an. Durant toute cette année Calliope oublia ce numéro et commença même à oublier cet événement. Bien sûr comme tout le monde elle fut surpris de la chute de Jason et la poursuite de l'ascension de Galinéa. Mais que pouvait-ils contre le bon vouloir de la Mae ? Seule elle connaissait la vérité.

Et puis un beau jour. Alors qu'ils avaient été envoyé tout deux à la maison de New-York et qu'ils s'occupaient du petit potager dans l'entrée un souvenir ressurgit à sa mémoire, celui d'Annie. Elle l'aimait bien elle. Alors gentille et naïve elle demanda juste ce qu'elle devenait si elle était partie. Car en rigolant elle précisa pour elle est elle portée disparue. Et là Jason s'approcha d'elle, il avait le regard le plus froid du monde. On aurait dit qu'il aurait pu la tuer.

- « Ne parles plus jamais d'elle est-ce compris ?
- Oui mais c'était simplement une question.
- Alors ne pose plus de question de ce type. Tout ce que tu as besoin de savoir c'est qu'elle n'est pas portée disparues point final. Elle ne sera plus une gêne pour notre communauté »

Elle ne posa en effet plus de questions et tandis que Jason reprenait son ouvrage elle ne fit de même. Mais malgré son petit air enfantin et sa gentillesse, Calliope n'était pas une sote. Elle savait comprendre certains mots, certaines facons de le dire. Et ce que Jason venait de dire signifait beaucoup pour elle. Beaucoup trop.

Elle aimait cette communauté, c'était sa famille. Sa véritable famille. Mais elle ne pouvait imaginer que cette famille ait pu faire du mal à quelqu'un, même pour se protéger. Ils étaient des pacifistes, c'était en tout cas ce qu'elle avait crût comprendre dans les écrit de la Mae.

Elle ne pouvait garder cette information pour elle. Alors le soir quand elle rentra dans sa cellulle, elle pria fort pour que Gaïa l'aide à trouver le chemin, qu'elle lui envoie un signe. C'est à ce moment là, coincidence ou véritable signe qu'elle trouva un mot. Un mot qui avait plus d'un an. Il avait glissé par terre sous son lit et là sur un coup de vent il avait réapparu. Elle l'attrappa et reconnut tout, elle se souvint de tout. Et puis si gagna voulait elle se devait de le faire.
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 27 Nov - 13:47

Alors dès qu'elle le put, elle en profita. Elle demanda à faire partie de l'équipe qui allait distribuer des tracts en ville et commença sa tâche. Puis soudain elle prétexta une envie d'aller aux toilettes. Personne ne s'y opposa et elle s'éclipsa.

Dans un recoin à l'abri de la vue de ses camarades, la cabines téléphoniques étaient à proximité des toilettes. Par chance Calliope avait gardé quelques pièces. Elle les inséra et commença à composer le numéro. Elle entendit plusieurs sonneries et puis on décrocha. C'était bien une voix d'homme. Après avoir longtemps hésité au bout du fil, elle ne lui dit que quelques mots.

- « Votre femme. Elle n’a pas disparu. On l’a assassinée. »

De peur qu'on ne la trouve en train de faire cela elle raccrocha immédiatement et s'en alla. Elle ne sût jamais pourquoi elle l'avait fait mais elle se devait de le faire. Elle le pensait au fond d'elle. Elle était stressé par le fait d'avoir eu une telle action et en même temps elle se sentait mieux.


Sauf que les choses ne sont jamais telles que l'on croit et il ne faut jamais se fier aux apparences. Si Calliope avait été au premier étage au moment où Annette Carver allait être attrappé elle l'aurait sût. Elle aurait sût que cette maudite porte l'obnibulait, que forcément quelque chose était caché derrière, qu'elle se devait d'y aller, elle aurait sût que comme Martin bien des années plus tard elle fouilla les jarres à droite, à gauche mais ne trouva rien et que comme lui finalement elle attrappa la clé dans le réservoir d'eau de la plante.

Tout comme lui elle entra dans le lieu réservé aux moins et moniales et commença à regarder partout. Elle aurait sût aussi que la seule personne qui était à ce moment là encore lucide et capable de lui parler s'appelait Miranda Cox.

- « Que faites vous là ? Vous n'avez pas le droit d'être là ! Allez vous-en !
- Madame ? Ils vous enferment ici ?
- Qu'allez vous chercher et puis d'abord qui êtes vous ?
- Je m'appeles Annette je suis journaliste. Je fais une enquête.
- Une journaliste vous êtes une envoyée du démon.
- Non attendez je veux juste vous parler. Que vous me disiez comment vous vivez c'est tout.
- Moi je ne veux pas vous parler.
- Vous ne l'avez pas enlevé ?
- Pardon ?
- Votre alliance. Vous la portée encore. C'est que l'homme avec lequel vous vous êtes mariée doit encore compté pour vous.
- Je... je ne comprends pas ce que vous voulez.
- Cet homme il est ici, il vit ici ?
- Non. Il est en dehors.
- Mais dehors c'est l'enfer alors pourquoi conserver cette alliance ?
- Parce que... parce qu'il a été tout pour moi et à une époque et que ici je peut vivre ma vie comme je l'entends, seule mais je peut la vivre. Je... je ne vois même pas pourquoi je vous dit cela.
- Peut-être parce que vous avez envie de parler tout simplement. Écoutez cela ne permettra pas de faire avancer beaucoup mon enquête mais bon. Je peut peut-être l'appeler.
- Qui donc ?
- Votre mari. Si vous êtes là depuis longtemps il doit être inquiet.
- Oui il est très anxieux. Mademoiselle.
- Madame.
- Et bien madame si vous êtes une journaliste par pitié allez vous en. Vous courrez un très grand danger en restant ici. Vous ne savez pas ce que vous risquez.
- D'accord mais donnnez moi juste ce numéro.
- Très bien. »

Annette avait un crayon, Miranda un bout de papier. Rapidement elle nota le numéro qu'elle lui donna.

- « Par pitié maintenant allez vous-en.
- Très bien. Je vous promets de l'appeler. »

Soudain quelqu'un était au bout du couloir. Un homme grand à la barbichette. Il la regardait fixement. Miranda eut juste le temps de refermer son rideau et de se cacher et Annette de glisser le papier dans sa poche que déjà il arrivait vers elle. Aider d'un autre homme venu en renfort il la força à sortir. Mais au passage elle laissa tomber un papier, un papier que Miranda lui avait écrit et que Calliope récupéra, un papier où il y avait le numéro de Brian Cox.
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Message  sandy le Mar 27 Nov - 19:22

bravobom bravobom bravobom pour cette suite !!!! Mais moi je n'aime vraiment pas cette maison !! Shit Shit Shit Shit
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Message  milaya le Mar 27 Nov - 19:56

Ouf ça y est j'ai rattrappé mon retard !
Bon alors : la torture et le meurtre de la journaliste affraid affraid affraid , les conditions de vie dans cette maison affraid affraid affraid , la Mae rgrrr rgrrr rgrrr et Martin en bête de sexe .... ptdr ptdr ( ben oui désolée mais j'arrive pas du tout à l'imaginer !!! Mr.Red )

Bref c'est toujours du grand art et très bien écrit , j'ai hâte de savoir comment tout ça va finir What the fuck ?!?
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 28 Nov - 15:18

milaya a écrit:Ouf ça y est j'ai rattrappé mon retard !
Bon alors : la torture et le meurtre de la journaliste affraid affraid affraid , les conditions de vie dans cette maison affraid affraid affraid , la Mae rgrrr rgrrr rgrrr et Martin en bête de sexe .... ptdr ptdr ( ben oui désolée mais j'arrive pas du tout à l'imaginer !!! Mr.Red )

Bref c'est toujours du grand art et très bien écrit , j'ai hâte de savoir comment tout ça va finir What the fuck ?!?

Mal tu crois ? Bon je charges le fichier et je vous envoies la suite.

Ce sera du Martin ben oui désolé. Et un soupçon de Danny tout de même.
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 28 Nov - 16:24

Bon voici cette suite.

Faites gaffe j'ai décidé de passer à la vitesse supérieure.

Alors tout bon vous contentez mesdames.

Du Martin pour celles qui aiment, du Viking pour mes quelques fans, du Sam pour le soupçon de féminité et un brin de Danny pour relever le tout.

Je reprends aussi mon petit concept initial. Je vous conseille de cliquer sur le lien qui va apparaître à un moment donné dans le passage. La musique que vous entendrez vous fera plus encore entrer dans l'ambiance. Privilégié donc un poste avec de la musique.

Par contre les choses risquent fortement de se corser. Mais chut je n'en dis pas plus.

Voilà donc la suite.


Vendredi 21 Juin Roanoke, La maison du Bonheur et en dehors

Il était comme à la maison. À force de côtoyer les mêmes personnes, matin, midi et soir, de manger à avec eux, de dormir presque avec eux il se sentait un peu chez lui. Tout cela était totalement paradoxal. Il savait pourtant que ce n'était pas sa place et il profitait des rares moments de libre pour avancer dans son enquête. Et pourtant comment ne pas se détendre, ne pas sympathiser. Car il n'avait pas trouvé les fous dangereux qu'il croyait au départ. Non c'était des gens simples et sympathiques, agréables et joviales, des gens normaux en somme.

Avec Calliope sa relation ressemblait à un flirt platonique. Ils se frôlait par moment, s'effleurait, mais tout cela restait très prude. En effet il n'était pas rare que dans les couloirs on surveille l'un des deux ou qu'ils soient avec du monde. Pourtant il sentait que la jeune femme désirait plus, bien plus, mais que pouvait-il lui apporter. Il n'était pas la machine sexuelle qu'était Danny Taylor. Lui il lui fallait, plus de tendresse, plus de calme et de tranquillité. Alors quand en face une femme comme elle chaude comme la braise arrivait il était un peu perdu. Martin se satisfaisait donc ce cet état de fait et des empêchements que la vie en communauté lui procurait.

La seule chose qui le peinait fût le jeûne. Et pourtant il le supporta bien plus facilement qu'il le crût. Évidemment le premier jour fut très douloureux. Il essaya même de se réfugier en cuisine pour voler un peu de nourriture. Mais il n'y parvint pas. La nuit de jeudi à vendredi aussi fut abominable. Il se retourna plusieurs fois dans son lit en entendant son ventre crier famine. Et puis le lendemain cela se calma. Il semblait apaisé.

En fait il sentait surtout que son corps s'était mis en veille. Plus lent, plus calme, on aurait dit que parce qu'il manquait de carburant il fonctionnait en mode veille. Limitant ses réponses par oui et non, lunaire il trouva un certain équilibre. Il se contentait donc ces verres d'eau sucré. Les enfants et les gens malades eux mangeaient, mais en cachette pour ne pas faire envie aux autres. De toute manière ces deux catégories étaient souvent dissimulées aux yeux des autres. Les enfants vivaient auprès des éducatrices. Tandis que les malades ne devaient pas quitter leurs cellules de peur de transmettre leur maladie par des énergies négatives. Et puis ils n'étaient pas une bonne image pour les autres, ils se devaient tous d'être fort, de ne pas montrer le moindre signe de faiblesse. On cachait sa maladie comme une honte, une faute de sa part.

Vers 16 heures Martin fut demander auprès de la Mae. Entouré de quelques adeptes il y eut un oh de joie et d'étonnement. Pour eux cette rencontre était le signe d'un profond respect et d'une marque de reconnaissance. La Mae voyait en lui quelqu'un d'important, quelqu'un de grand, il n'y avait aucun doute. Martin lui s'inquiétait de cette demande de rencontre mais en même temps était heureux de pouvoir discuter avec elle, de pouvoir la questionner, et puis il dût bien le reconnaître, son égo, sa fierté fût rehaussé par cette marque de distinction.

Ce fut Galinéa elle même, la première fille qui le conduisit vers la Mae. Elle l'amena vers son bureau tout en haut. D'après ce que lui avait décrit Jack il était sur le même modèle que celui du Queens, dans une sorte de clocher ou plutôt de campanile, le plus haut possible. Il semblait même avoir été construit après la maison, volontairement pour cette fonction.

Après que Galinéa se fut assurer qu'il puisse entrer, Martin ouvrit la porte et entra. Et stupeur elle n'était pas derrière son bureau mais devant, assise au sol sur un tapis en paille de riz. Elle s'était mise en position du lotus comme lors des séances de yoga.

- « Prends place Benjamin. »

Surpris Martin hésita quelques secondes. Puis bien obligé de céder s'asseya en face d'elle dans la même position. Elle ne le quittait pas des yeux, comme si elle cherchait à y lire au fond, ses pensées, ses envies, ses impressions. Martin eut la sensation qu'elle sondait son esprit.

- « Comment vas-tu Benjamin ? »

Elle posa sa question anodine comme si elle se trouvait sur le trottoir en train de croise un vieil ami. Pourtant cette rencontre n'avait rien d'anodine. Tout avait été calculé, prévu et puis Martin savait que cela avait quelque chose d'exceptionnel.

- « Bien répondit-il lapidairement.
- Tu te sens bien ici ?
- Oui plutôt.
- J'en suis heureuse. J'aime quand mes visiteurs se sentent heureux. Le rôle d'une bonne maîtresse de maison quand elle a des invités et de s'assurer que les gens se sentent comme chez eux. C'est ton cas ?
- Oui plutôt.
- Aurais-tu envie de rester ? »

Peu à peu elle l'avait conduit à cette question qui ne pouvait amener qu'une seule réponse oui. Répondre non signifiait se démasquer, hésiter aurait été suspect. Martin tenta de biaiser un peu.

- « Je ne sais pas trop si c'est possible.
- Bien sûr que c'est possible. Il ne tient qu'à toi de le vouloir. »

Il se sentait acculé, oppressé et pourtant il était physiquement détendu, bien.

- « Que dois-je faire pour cela ?
- Le vouloir tout d'abord et puis... t'engager vers une voie qui sera la tienne. Une nouvelle voie dans ta vie.
- Et ma vie d'avant ?
- Elle en sera chamboulée. Tu découvrira des tas d'autres choses, tu connaîtra tes tas de possibilités, tu apprendra de nouvelles connaissances, tu vivra de nouvelles expériences. Mais comment peut-on ne pas le vouloir ? Tu es venu pour cela non Benjamin ? Pour apporter un nouveau sens à ta vie.
- Oui bien sûr mais je sais pas trop si.
- Tu as peur c'est ça. Ton choix ou plutôt ton absence de choix semble guider par la peur. Il faut surmonter cette peur et l'affronter Benjamin.
- Mais mes amis, ma vie de famille, d'avant.
- Et bien quoi ?
- Je risques de les perdre.
- Bien sûr que non. Il ne s'en iront que s'ils ne comprennent ton choix, que s'il luttent contre. Notre Mère nourricière est notre mère à tous. Elle est ta Mère, elle est la mienne, elle est celle de tes amis, de ta famille. Elle saura accepter d'autres enfants.
- Je ne sais pas.
- Écoutes Benjamin. Nous sommes désormais entrer dans des âges tourmentés. Nous sommes au bord du chaos. L'édifice est solide et l'énergie qui est réuni ici nous protégera mais croît que dehors ce qui nous en veulent t'accueilleront les bras ouverts ?
- Non.
- Alors tu l'a ta réponse. Nous sommes les seuls qui peuvent de protéger, t'offrir notre protection, nous sommes une famille pour toi.
- J'ai passé un agréable moment ici, j'ai rencontré des tas de gens, qui m'ont ouvert leur porte autant que leur coeur, j'ai vécu des tas de moments aussi les beaux les uns que les autres.
- Mais ?
- Mais je ne sais si je serais capable de passer cette épreuve.
- Seul ton coeur pourra te le dire. Écoutes retire toi dans ton logement, je te laisse toute l'après-midi de libre pour y réfléchir. Fait le vide dans ta tête, à l'aide du Yoga, visualise ce que veux réellement et tu trouveras. Car au fond de toi tu as déjà fait ton choix mais il te manque simplement la petite force de franchir le cap. »

Après l'avoir saluée Martin se retira. Il était troublé par cette femme qui était si proche de lui, physiquement et moralement. Elle le touchait presque, sans pour autant poser la main sur lui. Elle sentait bon la vanille. Elle était belle, belle et agréable. Elle ne jugeait pas, au contraire elle l'encourageait. Et pourtant il ne voulait pas le faire, ou en tout cas pas encore. Il était troublé et inquiet sur ce qui pouvait lui arriver.


Dehors on était guère mieux. La rencontre avec Timothy avec ravivé la certitude et la croyance des agents que le pire était à venir. Ils étaient tout les trois sur les dents. Même si Danny eut comme premier réflexe en revenant de filer sous la douche, il ne pensait qu'a ça, qu'à ce type qui serait déterminé à contre ce lieu, qu'à faire tout pour qu'ils partent. Timothy Brown était devenu leur premier ennemi.

Viking lui avait choisi de ne pas se raser entièrement. Il tailla seulement le tout en un bouc un peu plus propre. Il sortit de la chambre beaucoup plus net. Danny écoutait toujours Martin, comme à son habitude. Dehors devant la porte Sam soufflait un peu. Elle buvait tranquillement un verre de jus de fruit. Elle n'avait pas l'air mais elle aussi était épuisée par tout cela. Elle ne dormait pas beaucoup, elle paniquait à l'idée que Martin bascule du mauvais côté et voilà qu'à présent un fou furieux voulait le déloger à coup d'armes à feux ou d'explosif, ou que sais-je encore. Quand Vichentsky sortit elle s'était tournée vers lui.

- «  C'est bon je suis présentable je peux vous inviter à dîner ? »

Pour la première fois depuis un moment elle lui sourit, un sourire timide mais un sourire quand même.

- « Ah j'ai réussi à vous faire sourire. C'est bon au moins vous me faites plus la gueule. Je m'en contenterais pour ce soir. »

Elle se remit à rêvasser, le regard perdu, dans le vide. Alexandre se contenta de laisser le silence s'installer, parfois il valait mieux ne pas parler et écouter le silence. Il pouvait lire sur son visage l'inquiétude et le questionnement. Il tenta modestement de la rassurer.

- « Vous êtes inquiète ?
- Un peu.
- Oui on le serait à moins. »

Il avait essayé depuis qu'ils étaient arrivées, d'être le plus agréable et courtois à son égard. Poli, souriant, il n'avait fait aucune montre d'indélicatesse. Le parfait gentleman. Il espérait à présent, ce soir peut-être dissipé le malaise entre eux.

- « Martin est quelqu'un de très fort. Du peu que je l'ai connu et de ce que j'en sais il saura quoi faire.
- Oui sûrement. Mais vous même vous dites que le danger le guette à chaque instant à l'intérieur.
- Il ne faut pas se le cacher mais nous sommes aussi là pour ça. Nous sommes un peu ses anges gardiens. »

Il souria à nouveau, d'un sourire plus franc et plus agréable. Un mèche de ses cheveux tomba dans le vide. Elle ne prit même pas la peine de la remettre en place. Comme s'il avait les doigts délicats d'un pianiste alors qu'il pouvait casser une main avec Viking l'attrapa et la reposa derrière son oreille. Il l'admirait, elle était belle comme le jour.

Depuis le début il était tombé en admiration devant elle. Elle semblait être tout lui en femme. Délicate, sensible mais aussi forte et déterminée. On savait à l'avance en la voyant qu'elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds. Il ne fallait pas se fier à son corps menu et ses cheveux d'or. Sa vie sûrement difficile avait dû forger ce fort caractère et encore plus que sa beauté c'est ce qui plaisait à Alexandre.

Quand il remit sa mèche elle ne lui fit aucune remarque. Elle se contenta d'un merci, et lui rajouta de rien. Quelque mots tout au plus. Mais Viking savait qu'il devait enfin crever l'abcès en entre eux.

- « C'est étonnant.
- Quoi donc demanda-t-elle ?
- Samedi soir dernier je n'aurais jamais crût que vous accepteriez de me reparler. Je pensais être le diable incarné.
- N'allez pas jusque là.
- Oui mais avouez que l'on était pas tellement en bon terme.
- Oui ce n'est pas faux.
- Et je peut savoir pourquoi ? »

D'un coup elle se tût à nouveau. Elle se renferma dans ses pensées. Mais même s'il paraissait maladroit au départ Viking se devait d'insister. Il posa sa main sur celle de Sam qui était sur la rambarde, l'attrapa et lui dit.

- « Bon dites moi j'ai été vraiment grossier avec vous ?
- Ce n'est pas ça.
- D'accord. En tout cas maintenant vous allez me le dire. Je préfères ne jamais vous revoir et que les choses soient claires entre nous. Je n'ai pas envie que vous soyez malheureuse à cause de moi. Vous avez déjà assez de tourments comme cela.
- C'est que...
- Sam dites le moi je vous en prie. Je ne peut pas ne pas savoir.
- Oh et puis tant pis. Samedi lorsque je suis venu vous chercher je vous ait vu avec...
- Ah d'accord je comprends mieux.
- Je sais je suis bête. On ne s'était rien promis et on était rien l'un pour l'autre. Mais avouez que cela fait un choc de comprendre que l'homme vers lequel vous ressentez quelque chose est...
- Homosexuel ?
- Oui vous n'allez pas non plus me sortir les banalités comme quoi c'était juste un ami et que ce n'était pas ce que croyais. Sinon vous ne valez pas mieux que les autres.
- Ça non dit-il en riant. Je ne vous dirais pas ça. Ce que vous avez vu Sam n'était pas le fruit de votre imagination. Mais seulement il manque quelques explications à vos déductions.
- Et bien alors éclairez ma lanterne.
- Xavier puisqu'il s'agissait de lui était bien mon petit ami. Et samedi dernier je venais de rompre avec lui. Ce baiser c'était un baiser d'adieu.
- Ah je vois.... En tout cas on peut dire que je n'ai pas de chance. Tout les hommes qui me plaisent sont soit mariés soit homo.
- Sauf moi.
- Pardon ?
- Je ne suis pas homo, ou pas seulement. Je suis un peu une classe à part. Un spécimen rare. C'est aussi pour cela que ma famille à préféré mon frère. Sam je ne suis pas homosexuel, je suis comment dire bisexuel. Je suis aussi bien attiré par les hommes que par les femmes.
- Ah bon ?
- Oui. Je comprends votre étonnement.
- Alors vous et moi ?
- Qui sait ?
- Eux excusez moi les tourtereaux je ne voudrais pas gâcher ce moment de pur bonheur mais. »

http://www.radioblogclub.fr/open/137494/dents_de_la_mer/Musique%20de%20film%20-%20Les%20dents%20de%20la%20mer%20%281%29

Danny s'était levé et était venu à la porte. Sam et Viking virent tout de suite à son regard que quelque chose clochait que cela n'allait pas. Ils entrèrent immédiatement à sa suite.

- « Que ce passe-t-il ?
- Euh comment dire les chose simplement. Je n'ai plus de réception à partir du micro de Martin.
- C'est peut-être un problème de pile ou de fréquence réessayez ?
- C'est-à-dire que je l'ai fait.
- Et ?
- Toujours rien.
- Insistez cela va bien venir.
- Oui mais je dois vous avouer quelque chose.
- Quoi donc demanda Sam de plus en plus inquiète ?
- Hier j'ai eu le même problème été c'était Martin qui avait coupé son micro.
- Comment ça ?
- Bon ben voilà il a déconné il s'est un peu entiché de Calliope la fille qui l'accompagne.
- Entiché jusqu'à quel point demanda Sam ?
- Jusqu'au flirt c'est grave ?
- Plutôt oui mais en quoi cela à voir avec ce soir.
- C'est que cela fait plus d'une heure que je ne reçois rien et que je cherches à capter.
- Vous n'auriez pas pu nous le dire plus tôt commença à s'énerver Viking ?
- Holà doucement rester calme !
- Comment voulez vous que je reste calme ? Cela veut peut-être dire que cela fait une heure que votre collègue est découvert ! »
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Message  sandy le Mer 28 Nov - 21:33

surprised2 surprised2 surprised2 mon marty ne va pas tomber dans le côté obscure de la force Shit Shit Et l'autre, là ... je suis bi donc pas de pb !!! tongue tongue J'y crois pas à cela !!!!! SAm/ marty oui 2love2 2love2 2love2 Sam/ viking nonnnnnnnnnn pascontent pascontent
Une suiteeeeeeeeeeeeeeeee viteeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!
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Message  nathaloche le Jeu 29 Nov - 15:58

ah cette suite était génial mais martin va falloir réagir rapidos couscous mon petit, tu files un mauvais coton !!!


.
Il n'était pas la machine sexuelle qu'était Danny Taylor. Lui il lui fallait, plus de tendresse, plus de calme et de tranquillité. Alors quand en face une femme comme elle chaude comme la braise arrivait il était un peu perdu. Martin se satisfaisait donc ce cet état de fait et des empêchements que la vie en communauté lui procurait.
bravobom bravobom bravobom très beau passage sur la personnalité de marty !!!

Évidemment le premier jour fut très douloureux. Il essaya même de se réfugier en cuisine pour voler un peu de nourriture. Mais il n'y parvint pas
. ptdr ptdr ptdr ça m'a fait rire je sais Arrow

Les enfants et les gens malades eux mangeaient, mais en cachette pour ne pas faire envie aux autres. De toute manière ces deux catégories étaient souvent dissimulées aux yeux des autres. Les enfants vivaient auprès des éducatrices. Tandis que les malades ne devaient pas quitter leurs cellules de peur de transmettre leur maladie par des énergies négatives. Et puis ils n'étaient pas une bonne image pour les autres, ils se devaient tous d'être fort, de ne pas montrer le moindre signe de faiblesse. On cachait sa maladie comme une honte, une faute de sa part.
respect respect respect fort ce passage


et la mae tu la fait superbement bien parlé, elle me fout la trouille celle là !!

et sam viking !!! allez mais il va l'écraser le jour où !!!!
- Xavier puisqu'il s'agissait de lui était bien mon petit ami. Et samedi dernier je venais de rompre avec lui. Ce baiser c'était un baiser d'adieu.
GARE TES FESSES DANNY oh la vache quand il va savoir il voudra olus jamais coucher avec viking !!!enfin dans la même chambre ptdr ptdr ptdr ptdr

- Comment voulez vous que je reste calme ? Cela veut peut-être dire que cela fait une heure que votre collègue est découvert ! »
affraid affraid affraid affraid wahou j'ai adoré cette suite et fra,nchement j'espère que ta fic va durer suer longtemps car je me delecte !!! mais viking bi alors ça j'adore !!! allez il va bien draguer un peu mon danny !!!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green oh j'avais raison d'aimé viking maintenant je l'aime encore plus, moi j'aime bien les ambivalences sexuelles dans les perso ...


Dernière édition par le Jeu 29 Nov - 18:44, édité 1 fois
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Message  sandy le Jeu 29 Nov - 17:06

Il n'était pas la machine sexuelle qu'était Danny Taylor. Lui il lui fallait, plus de tendresse, plus de calme et de tranquillité. Alors quand en face une femme comme elle chaude comme la braise arrivait il était un peu perdu. Martin se satisfaisait donc ce cet état de fait et des empêchements que la vie en communauté lui procurait. très beau passage sur la personnalité de marty !!!

Ouais ... il est vrai que plus je lis vos fics sur Danny plus son tempéramment de feu mais fais rendre toute chose Embarassed Mr.Red Mr.Red Mr.Red Martin quant à lui et un peu plus calme .... mais bon j'aime bien comme même 2love2 2love2 Laissez lui le temps de trouver la nana idéale et vous verrez !! rolles rolles
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Message  Hio-Tin-Vho le Ven 30 Nov - 12:12

sandy a écrit:surprised2 surprised2 surprised2 mon marty ne va pas tomber dans le côté obscure de la force Shit Shit Et l'autre, là ... je suis bi donc pas de pb !!! tongue tongue J'y crois pas à cela !!!!! SAm/ marty oui 2love2 2love2 2love2 Sam/ viking nonnnnnnnnnn pascontent pascontent
Une suiteeeeeeeeeeeeeeeee viteeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!

Toi tu es une chippeuse Sam / Martin ou je m'y connais pas !
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Message  Hio-Tin-Vho le Ven 30 Nov - 12:13

Nataloche ton message de réponse m'a fait hurler de rire. J'avais pas imaginé Danny dragué par Viking mais si vraiment tu as envie ? Non je plaisante c'est pas pour l'instant le chemin que je prends. Bon allez je charge la suite et je vous l'envoie.

Par contre ma clara elle est passée où ?
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Message  Hio-Tin-Vho le Ven 30 Nov - 12:18

Vendredi 21 Juin, Médical City Cabinet du Docteur Melfi

Il ne disait rien. Depuis qu'il était entré dans le cabinet Jack Malone n'avait pas dit un mot. À force c'était devenu une habitude chez lui alors au départ le docteur Melfi ne dit rien. Mais comme à chaque fois un moment de silence en entrainait un autre et ainsi de suite. C'était comme si il ne pouvait rien dire. Peu à peu le silence devenait difficile à rompre. Elle savait que le silence disait beaucoup mais tout de même à un moment donné ou à un autre il devrait parlé. Elle s'essaya alors aux banalités.

- « Il commence à faire plutôt chaud n'est-ce pas ? »

Il leva timidement la tête. Cet homme plutôt bourru, plutôt imposant n'en menait rarement large lorsqu'il entrait dans son bureau. On aurait dit un gamin qui détestait aller chez le dentiste et qui au final en faisait une phobie. Pas une fois il se montré détendu sûr de lui. C'était comme il reconnaissait ses faiblesses.

Mais sa phrase ne fit pas mouche et il sombra à nouveau dans le silence.

À chaque nouvelle consultation le docteur Melfi prenait une feuille vierge sur son calepin. Elle ignorait comment travaillait précisément ses confrères mais elle avait décidé une chose. Si je prends un calepin c'est pas pour faire joli. J'y notre forcément quelque chose. Sinon elle n'aurait rien pris et se serait contenté d'enregistrer la séance. Elle avait entendu parler d'une telle méthode à l'une des rares conférences ou elle s'était rendue à Atlantic City. Après tout pourquoi pas.

Mais cette fois-ci puisque le patient se murait dans un silence inextricable elle n'avait encore rien écrit. Elle se dit qu'après tout elle n'avait plus trop le choix, autant inventer de nouvelles méthodes. Elle commença à griffonner un petit quelque chose sur son calepin. Tout juste Jack la regardait faire d'un oeil distrait. Puis elle retourna son bloc et lui présenta ce qu'il y avait d'écrit.

La maison du bonheur - Page 11 Calepinlf9

Cette fois-ci il réagit enfin. Toute la tension accumulé le conduisit à pouffer de rire.

- « Enfin j'ai crût devoir parler toute seule de la pluie et du beau temps.
- Vous êtes une entêté vous !
- Et vous pas ? Malone si vous êtes venu me voir c'est pour faire une thérapie par pour mon doux minois. Alors on peut parler maintenant ?
- Si vous voulez.
- Vous avez fait de nouveaux cauchemars ?
- Non fort heureusement. Mais vu ce qui s'est passé je ne vois plus cela comme un signe. Je me demandes d'ailleurs s'il y aura des signes un jour.
- Des signes de quoi ?
- Que je vais mieux.
- Jack. Tout les troubles que l'on subit proviennent d'un problème plus profond, de fêlures, de failles que nous avons en nous. Si nous sommes fort nous arrivons à les surpasser, à les sublimer à en faire quelque chose de positif. Et puis parfois il arrive que ces failles on passe seulement outre et qu'on les laisse de côté.
- Ça veut dire quoi ça doc ?
- Simplement que je ne crois pas que tout ce que vous avez vécu provienne de votre accident récent. Il n'a été qu'un révélateur, que l'élément qui a déclenché tout cela. Cet événement traumatisant à raviver des sensations désagréables à votre mémoire.
- C'est vous le doc, doc.
- Jack la dernière fois que nous avons discuter ensemble nous avons parler d'un sentiment d'abandon. L'impression que tout le monde vous quittait.
- C'est possible.
- Parlez moi en un peu plus.
- Je ne sais pas que voulez vous savoir.
- Comment cela ?
- Vous voulez que je vous parle de quelque chose de précis ?
- Non simplement laissez vous aller. Dites moi ce que vous avez sur le coeur.
- Vous êtes psy ou assistante sociale ?
- Jack !
- Bon d'accord. Mais donnez moi un peu des pistes. J'ai pas vraiment l'habitude de parler de moi.
- C'est pourtant ce que l'on fait depuis plus d'une semaine.
- C'est possible.
- Pour éviter de répondre vous n'avez que ce mot à la bouche ?
- C'est possible.
- Bon très bien je vais devoir vous y conduire puisque vous ne voulez pas y aller vous même. Quand est-ce la dernière fois ou vous avez eu ce sentiment ? Ce sentiment d'abandon ? »

Elle eut l'impression qu'en même temps qu'il cherchait dans sa mémoire il cherchait en elle pour savoir ou elle voulait en venait. Elle se devait de ne pas montrer son ressenti, son impression. Il pouvait faire un transfert sur elle mais cela devait rester dans le cadre médical. Lui montrait qu'elle le jugeait qu'elle cherchait à le cataloguer, à le caractériser et les choses auraient été catastrophiques.

- « Ça doit remonter à loin car aussi longtemps que je me souvienne je n'en ai pas souvenir.
- Loin comment ?
- Je sais pas. Quand j'étais jeune.
- Dans l'enfance, l'adolescence ? »

Elle avait dût être trop insistante car déjà elle sentait l'agent du FBI se brusquer et se renfermer d'un coup. Il n'avait pas totalement compris où elle voulait en venir mais le ton que prenait cette conversation ne lui plaisait guère. S'il cherchait à comprendre elle le perdrait et dans ce cas elle n'aurait plus qu'une unique solution. Jouer carte sur table au risque de toute perdre, au risque de tout gagner aussi.

- « Où voulez vous en venir là ?
- Rien simplement vous me dites que ce genre de souvenir remontes à loin alors je demandes si c'était dans votre enfance par exemple.
- Je dis cela seulement parce que j'en ai aucune idée, j'en sais rien moi. C'est vous qui insistez sur mon enfance depuis un bout de temps. Vous voulez quelque chose alors dites le moi que l'on en finisse. »

Comme au poker elle était découverte. La seule et unique solution était un dernier coup de bluff avant le tapis.

- « Parlez moi de votre mère.
- Ça y est on y vient. Je me demandais quand cela allait arriver dans la conversation dit-il en attrapant sa veste. Mais qu'est-ce que vous avez vous les psy à a chaque fois parler de leur mère à vos patients ?
- C'est parce qu'elle a été fondatrice dans notre vie, elle nous a éduqué, elle nous a élevé, elle a été la première à nous côtoyé. Elle est déterminante dans la vie d'un homme ou d'une femme.
- Oui et bien je ne vois pas pourquoi vous parler de la mienne. Vous croyez vraiment que cela va soigner mes putains de cauchemars ? Vous valez pas mieux que la Mae et ses théories débiles de Mère nourricière. »

Il s'était levé et se dirigeait vers la porte. S'il s'en allait maintenant en colère s'était foutu à tout jamais. Il fallait qu'elle reprenne la main et vite si elle voulait au moins caresser l'espoir qu'un jour il revienne.

- « Jack voir sa mère se suicider devant ses yeux est un quelque chose de traumatisant pour un enfant. Vous ne pouvez pas nier que cela à forger votre vie. Le refuser se serait vous voiler la face ! »

Il s'arrêta. Il ne la regardait pas. Il avait à nouveau ce regard perdu au niveau du sol. On aurait dit qu'il cherchait des réponses dans le parquet. Comme si les rainures du bois pouvaient expliquer son mal-être actuel. Le docteur Melfi renchérit.

- « Dites moi juste ce que vous avez ressenti à ce moment là ! Quel a été votre sentiment ? Comment vous êtes senti ? Si je me montres trop agressive dis-te le moi tout de suite. Mais vous en allez n'y changera rien. Et puis rien que le fait que vous m'écoutiez en ce moment fait penser que je ne dois pas être loin de la vérité. »

Jack se tourna brusquement vers elle. Il avait l'air furieux mais en en même elle eut l'impression que ses yeux brillaient.

- « Vous voulez que je vous dise quoi ? Que quand ma mère à enfin réussi à mettre fin à ses jours je me suis senti libéré ? Que enfin je n'aurais plus à la surveiller, à l'empêcher de recommencer. Que je ne jouerais plus le rôle du parent et elle de l'enfant. Que enfin j'aurais la paix ? C'est ça que vous voulez vous entendre dire. Non bien sûr ce n'est pas vrai. Au moment ou l'ont m'a annoncé qu'elle était bien morte, je n'ai eu aucune réaction, pas un mot, pas un son n'est sorti de ma bouche. Je ne pouvais plus bouger, plus parler. Je l'avais vu mourir et pourtant il a fallu que ce médecin me le dise pour que je le comprenne réellement. Et puis ensuite je fus seul, dans ma chambre. Et là j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, comme j'ai jamais pleuré avant. Je n'ai pas pu m'arrêter. Je n'en pouvais plus. Et savez vous ce que mon père m'a dit après m'avoir entendu et avoir ouvert brusquement la porte de ma chambre ? Il m'a dit pleure du pissera moins ! Voilà ce qu'il m'a dit alors que ma mère venait tout juste de mourir. Alors oui quand ma mère est morte j'ai ressenti un sentiment d'abandon, l'impression que tout s'évadait sous mes pieds. Mais ce ne fut pas le fait de ma mère, ce fut celui de mon père qui même ce jour là n'a pas sur m'écouter. »

Il mit alors sa veste sur ses épaules et attrapa la poignée de la porte. Le docteur Melfi put juste lui lancer.

- « Quand vous reverrais-je agent Malone ?
- Jamais je le crains. Je n'ai plus le temps pour ses bêtises. »

Il s'en alla alors. Il était un peu avant quatorze heures. Les gens regagnaient leur travail les enfants quittaient la cantine et le bus s'arrêtait un peu plus bas. New-York était joyeuse. Il faisait beau, les cerisiers étaient en fleurs et les vacances s'annonçaient palpitantes.
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