Dans la peau du tueur...

Page 3 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 5 Fév - 11:34

Dès qu'on lui dit qu'ils l'avaient trouver Valotto ne perda pas un instant. Il laissa la charge un type inconnu au bataillon jusque là le soin de coordonner leur force lorsqu'ils seraient sur place. Puis il grimpa dans une berline qui démarra en trombe avec à son bord Schatz, le grand black de tout à l'heure et l'informaticien. Derrière une autre les suivaient. Il ne voulait pas qu'à nouveau il leur échappe.

- « Il y a quoi à ce niveau là ?
- Pour lui rien. Ce sont des magasins ou des immeubles mais à cette heure-ci tout est fermé.
- Pas tout. Il existe un magasin très connu à un endroit précis. Il s'agit d'un cyber café.
- L'autre idiot n'a pas dû avoir le temps de lui donner tout ce qu'il voulait. C'est sûrement là qu'il va. Foncez. »

Mais Valotto se rendit compte que derrière Schatz doutait. Il semblait avoir une drôle de sensation.

- « Qu'est-ce qui vous arrive vous ?
- Boss il ne vous ai jamais arrivé d'avoir cette sensation désagréable que quelque chose ne tournait pas rond mais que vous n'arrivez pas à savoir quoi, qu'un détail, une erreur avait dû vous échapper.
- Si mais quand cela m'arrive je bois un coup et cela passe.
- Non mais sérieusement où est l'intérêt pour Fitzgerald d'aller là-bas ? Personnellement j'aurais chercher à tout prix à quitter New-York déjà.
- Sauf que vous n'êtes pas Fitzgerald et que lui à sûrement ses raisons.
- Si vous le dites. Mais on ne m'ôtera pas de l'esprit que c'est bizarre cette histoire.
- Tant que vous me le coffrez vous pouvez avoir toutes les idées du monde en tête que ça me toucherait une sans déplacer l'autre. »

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Il entra à l'intérieur mais très peu de personnes ne réagit à l'arrivée du nouveau venu. On aurait dit que sa présence leur était indifférente. Comme s'il était transparent. Certains ne venaient là que pour s'amuser de temps en temps mais d'autres étaient véritablement ce que l'on appellait des No life. Ils passaient leur temps visser devant leur écran à regarder un autre monde défiler devant eux pendant qu'un autre, le vrai, le véritable passait sans même qu'ils s'en rendent compte. Ils avaient tous des looks différents mais toujours le même regard vide et ébahi. D'autres c'était la drogue, l'alcool ou la télévision, eux leur came c'était les jeux vidéo.

Martin vint vers le patron, un type avec un piercing au niveau du menton et des dreadlocks blondes. Il lisait un magazine de charme tout en sirotant un soda. Quand Martin vut devant le comptoir il se leva et se dirigea immédiatement vers lui.

« Que puis-je pour vous monsieur ?
Je souhaiterais utiliser un de vos ordinateurs.
Pour combien de temps ?
Une demi-heure ce sera amplement suffisant.
Très bien cela vous fera Cinq dollars.
Cinq dollars ?
Oui c'est le tarif.
Bon très bien payable tout de suite ?
Si vous voulez le code pour ouvrir l'ordinateur oui.
Ah zut j'ai oublié mon portefeuille. Je reviens je vais aller aux toilettes avant.
Faites comme vous voulez vous ne toucherez pas aux ordinateurs c'est tout.
Les toilettes ?
Par là. »

Il se dirigea vers les toilettes et regarda les gars et les quelques filles devant leur écran. Il n'avait plus aucun argent sur lui et devait donc feinter. Fort heureusement l'endroit était grand et s'il pouvait trouvé un ordinateur le patron ne le remarquerait pas.

Coup de chance quand il passa un peu plus loin prêt d'un. La gars devait être là depuis un moment un ingurgité des boissons de différentes sortes car il fut pris d'une envie très pressante. Il quitta donc son ordinateur sur de le retrouver juste après. Martin le suivit, puis dès qu'il fut dans l'une des toilettes il regarda autour de lui. Immédiatement il attrappa un balai qui était abandonné et coinca avec la porte des toilettes. Normalement il en aurait pour une bonne demi-heure. Sans aucune hésitation il revint vers l'ordinateur et quitta immédiatement le jeu qui tournait à ce moment là. Il ouvrit Internet et alla sur sa boîte mail. Le logiciel était bien là. Il le télécharga. Le temps de l'installer et de l'utiliser pour repérer l'adresse IP que Roald avait entré dans le mail il aurait vite fini.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Ils se garèrent plus loin sur la rue. Si Fitzgerald les voyait de loin il prendrait rapidement la fuite et tout était à recommencer. On lui avait signaler que Roald Hocks avait envoyé un mail. Mais que celui-ci se résumait à des chiffres que les agents ne comprenaient pas. Le technicien aurait tout trouvé tout de suite mais il n'était pas là. Il se contenta de rester dans la voiture à tenter Dieu sait quoi. Il fouillait dans les fichiers de Roald mais cela avait-il son importance ?

Après être descendus de la voiture les agents marchèrent dans la rue de la façon de la plus décontractée qu'ils puissent mais ils n'arrivaient pas à passer inaperçu. Ils n'y pouvaient rien. Même dans leur attitude, un flic restait toujours un flic. Seul Valotto semblait sortir de son trou. Personne n'aurait dit que c'était lui le chef. Mais lui c'était sur parce qu'il ne ressemblait à rien. En arrivant devant le cyber café ils avaient toujours gardé leurs armes bien au chaud sans pour autant ne s'être apprêter à la sortir au cas où.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Le téléchargement avait été rapide. L'ADSL y était pour beaucoup. Il finissait de l'installer. Martin savait que venir là était très risqué. Mais comment pouvait-il faire autrement. Il était obligé d'être là. Personne n'avait encore trouvé son prisonnier dans les toilettes et tant mieux. Il se voyait mal d'expliquer sa présence ici et puis sa tenue sur laquelle bizaremment perosnne n'avait encore tiqué. L'installation venait de se terminer et le logiciel se lança automatiquement. Et tandis que l'interface s'affichait Martin jeta un coup d'oeil dans la salle et là il le vit.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Dès qu'ils furent à l'intérieur, ils entrèrent dans un autre monde. La lumière basse donnait une ambiance de crypte. La chaleur des microprocesseurs rendait l'air moite et lourd. Mais ce qui frappa surtout fut le bruit. Continu, ford et prenant. Et pourtant bien des joueurs portaient des casques mais le son passait au travers.

- « Schatz venez avec moi nous allons voir le patron. Vous autres commencez à vérifier les identités de tout le monde. »

Pour l'instant personne n'avait repéré la cible et cela commençait à l'emmerder. Le patron lâcha son magazine de charme et pointa ses dreadlocks devant Valotto et Schatz.

- « Messieurs bonsoir que puis-je faire pour vous ?
- FBI. Avez vous vu cet homme ce soir ? »

Il regarda la photo que Valotto montrait. Visiblement on pouvait lire dans son regard que non.

- « Non désolé cela ne me dit rien.
- Imaginez le avec des cheveux plus courts et une casaque comme on en porte dans les hôpitaux.
- Ah là ça me dit peut-être quelque chose. Mais je crois qu'il est parti s'enfermer dans les toilettes. »

Valotto lâcha immédiatement le patron et se dirigea vers les toilettes. Il avait sor arme et pourtanzt personne autour de lui ne remarqua quoi que ce soit. Shatz lui eut juste le temps de remercier le patron et de faire signe aux autres agents avant de le suivre à son tour. Brusquement ils entrèrent dans les toilettes mais elles étaient vides. Valotto les balaya avec son arme et puis aperçut le balai qui coinçait une porte des toilettes. En prime quelqu'un y tambourinait. Il retira le balai et vit immédiatement sortir de là un nain punk. Le type devait faire un mêtre cinquante et portait une petit crête verte.

- « Fais chier je vais perdre ma partie. L'assaut a dû être donné. »

Déjà il allait repartir pour son écran sans même remercier les agents. Valotto le fit arrêter par le grand black et l'autre qui l'accompagnait et était dans l'autre voiture. Mais visiblement cela ne plaîsait pas au nabot qui en les poussant ne se rendit même pas compte qui ils étaient.

- « Eh le gnome lâche tes petits poings rageurs et écoute moi. On est du FBI. Alors tu va me dire où est ton ordinateur où je te plombe. »

Joignant le geste à la parole il sortit son arme à nouveau et le pointa avec. Là enfin le joueur se calmer et juste à la sortie des toilettes lui désigna son ordinateur. Fitzgerald était là.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

À l'instant même où il le reconnut Martin fit tout pour ne pas se faire voir. Il savait qu'en se fondant dans la masse plutôt qu'en se plaquant brusquement. Il ferma donc sa veste, mit sur ses oreilles le casque et se montra le plus concentré à ce qu'il faisait. L'interface était simple alors il entre l'adresse IP très rapidement. Le temps qu'il mouline Martin jeta des regards furtifs à la salle. Il vit donc toute l'histoire. De l'interrogatoire du patron jusqu'à leur traversée du cyber café sans même le voir. À ce moment là il aurait même pu s'enfuir sans problèmes. Oui mais voilà il devait savoir où trouver ce type coûte que coûte. Et pour cela il devait attendre que son logiciel trouve l'adresse. Dans quelques minutes, quelques secondes ce serait fait. Il pensait à cela lorsque Valotto et son jeune collègue sortirent des toilettes et commencèrent à s'approcher de lui.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Une fois mais pas deux. Valotto savait qu'il ne fallait lui laisser aucune issue. Schatz envoya donc les deux agents le prendre à revers. Eux devaient le cueuillir directement. Tout le monde était sur ses gardes. Ils n'avaient pas affaire à un suspect anodin mais à un agent fédéral en cavale. C'était pas du menu fretin mais du gros poisson.

Valotto était cramponné sur son arme. Ils s'étaient arrêtés à quelques mètres de lui. Mais avec la lumière basse et le bruit ils avaient du mal à le repérer. L'agent savait qu'il fallait le faire sortir du trou où il se cachait.

- « Fitzgerald sors de là et il ne te sera fait aucun mal. »

Mais on ne l'entendait même pas à quelques mêtres. C'était comme s'il pissait dans un violon. Alors il fallait employer les grands moyens. Il se recula un peu, dégagea le type sur sa chaise à côté de lui et tira avec son arme sur l'écran de l'ordinateur qui vola en éclat dans une grande explosion. Le rapport risquait d'être. Soudain la majorité des cliens s'aperçut que des grands malades étaient présents.

- « Que personne ne bouge FBI. Restez à vos places.
- Mais vous êtes dingues ! Ça vaut soixante dollars ce truc !
- Envoyez moi la facture mais en attendant débranchez tout !
- Jamais de la vie !
- Un autre écran ?
- D'accord, d'accord ! »

Le patron qui avait le compteur électrique à côté de lui obéit donc. Seuls quelques clients étaient sortis. La peur avait cloué la plupart sur leur siège. Dès que toute l'électricité fut coupée Valotto hurla bien plus clairement ses directives.

- « FBI ! Nous sommes du FBI ! Si vous restez à votre siège tout se passera bien. Bon maintenant on va pouvoir causer Fitzgerald. Calmement et sûrement tu va sortir de là les mains sur la tête. Tu es quelqu'un d'intelligent tu sais bien que désormais tu n'a aucune ici.

Mais seul le silence répondit au chasseur. On pouvait entendre les clients claquer des dents ou trembler devant cette scène iréelle. C'était comme si leurs jeux étaient sortis de leur écran.

- « Fitzgerald tu m'entends ? »

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Il avait réussi à récupérer l'adresse avant la coupure électrique c'était tout ce qui lui importait. Ce type n'avait aucune importance. L'important était sa quête. Lui n'y était qu'une entrave, un chaos sur la route.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

- « Fitzgerald si tu restes là cela ne fera qu'aggraver les choses. Toi et moi on sait que tout cela ne signifie rien, qu'au bout du compte tu n'auras pas beaucoup d'issues, pas beaucoup de choix. Tu veux pas t'enfermer dans cette logique, hein Fitzgerald. »

Mais le silence continua on aurait dit qu'il n'était plus là. Et pourtant Valotto en était persuadé il n'avait pu s'échapper. En tout cas cette scène grotesque eut le don de l'énerver. Il n'était pas là pour attendre le bon vouloir de monsieur. C'était lui qui commandait et personne d'autre. Alors comme à chaque fois il faisait preuve de violence. Il rapprocha le type sur son siège de ce qui restait de son ordinateur. Le joueur de peur s'était uriné dessus. Il empestait à cent lieu. Un détail pour Valotto. Il avait perdu son ordinateur il perdrait bien plus dans peu de temps. Car sans l'ombre d'une hésitation l'agent posa le canon de son arme sur le dessus du crâne du pauvre homme.

- « Très bien tu veux jouer Fitzgerald ? Et bien nous allons jouer toi et moi. C'est sa vie contre la tienne. Mais toi tu ne risques pas d'y passer maintenant. Tu choisis. Soit tu te livres, soit je descends ce type. Et je te préviens je peux le faire. Demande à Schatz si je n'en suis pas capable.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Il ignorait s'il en était capable mais le simple fait qu'il menace ce pauvre garçon pour lui le terrifia. Il avait entraîné dans sa galère bien plus de monde qu'il ne pouvait s'imaginer. Pourtant à la base il était seul. Mais là cela n'avait plus rien à voir avec le départ de cette histoire. Il devait partir et vite ou sinon tout cela allait dégénérer. Il aperçut un peu plus loin la sortie. Elle lui tendait les bras, comme un appel, comme si c'était sa destinée. Et pourtant sur toute la distance qui le séparait d'elle il était certain d'y passer. Des dizaines de fois on aurait pu l'abattre. Mais il n'avait plus vraiment le choix. Il glissa dans sa veste le papier avec l'adresse. Se mit en position, bondit et d'un coup courra le plus vite qu'il put, à s'en faire pêter les poumons.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Lorsqu'il le vit bondir Semon comprit que les choses avaient basculer. Il poussa à nouveau son geek et s'apprêta à courir. Seulement il était trop tard. Le copain du grand black avait armé et balança plusieurs bastos vers Martin. Les balles fusèrent. Le jeune homme les évita de justesse. Un ordinateur, un mur et une affiche du jeu Fallout prirent plusieurs projectiles. On aurait dit que l'agent du service des personnes disparues étaient un survivant ou que l'autre tirait très mal. Valotto hurla « Non ! » , mais il était trop tard. Alors que Fitzgerald s'enfuyait par la sortie le cyber café ressemblait désormais au siège de Fort Alamo.

- « Courrez lui après nom de Dieu. »

Schatz, le grand black et son collègue le sniper fou, prirent la poudre d'escampette et poursuivirent Martin. Valotto était resté dans le magasin.

- « Ça va il n'y a pas de blessés ? Tout le monde va bien ? Excusez mon ami sa femme vient de le quitter.
- Par pitié, allez vous-en. Je vous en prie barrez vous, lui hurla le patron !
- Euh oui pardon. Bonjour chez vous ! »

Les autres étaient partis depuis longtemps alors Valotto se contenta de leur courir derrière.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Mar 5 Fév - 11:34

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Devant la course venait tout juste de s'entamer. Diminué par son accident et par tout ces évènements Martin avait du mal à courir à son maximum. Mais par contre derrière il s'agissait de sportifs confirmés. Il n'aurait aucun chance sur la longueur. Très vite ils allaient le rattrapper. Il fallait qu'il trouver un échappatoire. Il obliqua à gauche et descendit la rue. Sur plusieurs centaines de mètres la rue descendait ce qui l'aida à tenir la distance.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Schatz était à la maneouvre. Certes il était beaucoup plus petit et beaucoup plus léger que les deux athlètes à côté de lui. Mais à la différence d'eux il n'avait pas une telle quantité de muscles à déplacer. Il gardait un rythme régulier et efficace. Fitzgerald se rapprochait peu à peu mais quand arriveraient-ils à l'avoir ?

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Il l'avait trouvé. Il venait de l'apercevoir au loin. Son unique chance de s'en sortir était devant lui. Comme un oasis au milieu du désert. Alors il en était ravi. Car au bout de la rue, fière et droite se tenait la station de métro de la 14ème Rue ouest. Il lui suffisait de l'atteindre. Sauf qu'il commençait à manquer de souffle et ses jambes ne suivaient plus trop.

- « Allez Fitzgerald montre que tu en as dans le ventre. »

Il accéléra un peu et se rapprocha de la station.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Il avait compris. Il avait compris son idée. Valotto avait raison il était très intelligent. Il se savait diminué par rapport à eux alors il devait se faire aider. Le métro était sa seule chance.

- « Il va prendre le métro. Accélérez il faut l'avoir avant. »

Mais derrière cela ne suivait plus trop. Les grands dadais commençait à fatiguer. Certes leur foulée restait belle et longue mais elle ne tiendrait plus la route longtemps. Alors ils ne purent rien faire et ils n'eurent que leurs yeux pour pleurer quand Fitzgerald descendit l'escalier pour s'engouffrer dans la station de métro.

- « Il n'est pas encore trop tard. On peut le rattrapper. »

Et les agents descendirent à sa suite.

-------------------------------------------------------------------------------------------------

C'était une grande station avec deux lignes. Il ne lui restait qu'un plus d'une heure pour rejoindre le Maître du jeu. Il fallait qu'il se dirige dans la bonne direction. Il n'aurait pas le temps de lire le plan alors il devrait le faire à l'instinct. L'appartement se trouvait dans Harlem, un endroit rêvé pour cacher quelque chose, les entrepreneurs démolissaient et rebatissaient sans arrêt.

Martin savait que la ligne bleue traversait Manhattan de part en part et il avait un avantage sur ses poursuivants, eux ignoraient où il voulait aller. Il sauta donc par dessus l'un des tourniquets et descendit l'escalier ensuite. Derrière il entendait les pas des agents qui n'avaient pas ralenti leur rythme. Arrivé en bas de l'escalier il dérapa et failli tomber, mais il se redressa de justesse. Il obliqua à droite et courutu de plus belle. Il pouvait entendre le bruit du métro qui entrait en gare.

Il descendit un nouvel escalier et sur les derniers marches fit un bon. Mais en s'accrochant à la barre il s'abima la mains. Cela saigna mais il pourrait y songer plus tard. Ce n'était que l'une des nombreuses de guerre. Le wagon était en gare. Comme d'habitude les usagers forçaient le passage pour entrer quitte à empêcher les autres de sortir. Les portes étaient à quelques mêtres de lui. Mais il savait que s'il grimpait sur le champ les agents pourraient entrer à leur tour. Alors il longea le wagon quand soudain les portes se refermaient.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Un groupe de touristes poussait pour entrer in extremis. Schatz ne le voyait plus il avait disparu dans la masse. Les portes commencaient à se refermer. Et là il vit qu'il avait disparu. Tout de suite il songea qu'il était entré dans ce métro.

- « Montez à bord il est dedans. »

Les agents bien disciplinés obéirent sur le champ. Tout les trois arrivèrent s'engouffrèrent à l'intérieur. Cela sentait le renfermé et la sueur. Schatz n'en pouvait plus. Il ne supportait pas l'odeur des gens, ces gens là surtout. Valotto lui acceptait tout, tout et n'importe quoi. La seule odeur que Schatz acceptait était celle de Valotto parce que l'on ne mord pas la main qui vous nourrie.

- « Police ! Contrôle d'identité. Ne bougez pas nous allons vérifier les papiers de tout le monde. »

Ils commençèrent donc à remonter le train, passant rapidement sur les jeunes, les vieux et les femmes. Ils étaient dans le dernier wagon. Au fond un jeune homme se cachait le visage derrière un bonnet bien trop grand pour lui. Schatz fit un signe aux autres agents. Ils s'approchèrent de lui la main posé sur l'arme.

- « Monsieur montrez moi votre visage. Monsieur ? Monsieur c'est un ordre montrez moi votre visage. »

Mais le jeune homme ne découvrait pas son visage. Il restait là à ne surtout pas les regarder.

Ce ne fut qu'en arrivant auprès de lui que Schatz compris. Il entendit la musique assourdissante sortir de ses oreilles. Son baladeur MP3 crachait du ACDC. Machinalement Schatz enleva le bonnet du type et vit un jeune homme qui n'avait rien à voir avec Fitzgerald.

- « Eh vous êtes dingue pourquoi vous faites ça ?
- Et merde on a été eu. Fitzgerald n'est jamais montré dans ce train. »

Alors de rage il frappa un grand coup sur une banquette avec son poing. Mais très vite il l'essuya de peur d'attrapper des germes.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Dès que le train parti et qu'il fut sûr qu'ils étaient monté dedans Martin quitta le banc et les journaux sous lesquelles il s'était réfugié. Il s'était allongé à côté de Barney. Un clochard qui dormait là si on le virait pas avant. L'image de New-York en aurait pâti.

- « Merci Barney de m'avoir aidé.
- De rien mon vieux. Quand les flics te course on est tous là pour t'aider. Il faut se soutenir entre gars de la rue.
- Comment vous avez sût que c'était des flics ?
- A leur allure. Ils ont toujours l'air d'avoir un balai caché là où tu penses. Ils sont raides comme des piquets. C'est pour ça que je t'ai appeler. Toi tu n'es pas de leur monde, tu as l'air d'en avoir bavé.
- Merci vraiment Barney, je vous revaudrais ça. Mais là je dois filer.
- Tu sauras comment me rembourser un jour mon petit gars.
- Une dernière chose le train qui amène au nord c'est bien de l'autre côté ?
- C'est bien cela.
- Je n'étais donc pas perdu. Merci encore.
- À ton service gamin. »

Il vénérait ses vieilles voies de métro où l'on pouvait traverser directement. Alors devant tout le monde et à la surprise générale il passa sur les voies et remonta de l'autre côté. Puis brusquement un autre wagon entra en gare. Celui-ci l'amenait bien à destination.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Ce ne fut que bien plus tard que les agents sortirent de la gare où Fitzgerald les avaient semé. Schatz était déjà épuisé et en colère contre lui-même et ce type mais lorsqu'il vit Valotto acollé à sa voiture les attendant ce fut le bouquet.

- « Vous ne l'avez pas attrapper c'est cela ?
- Non. Nous l'avons volotairement laissé filer c'est bien plus drôle ainsi.
- Je suis sûr que les familles des victimes apprécieront votre humour. En attendant cela ne sert à rien de courir après lui ainsi. Il est bien trop malin pour se faire prendre. J'ai donc décidé de changer radicalement de méthode.
- Et c'est quoi la nouvelle ?
- On met les gros moyens. Je veux qu'un avis de rechercher avec sa tête circule dans tout New-York, dans tout l'Etat dans le pays entier s'il le faut. Je veux que l'ensemble des forces de police des environs n'est qu'une idée en tête coincer ce type. Mettez une prime ou faite un concours je m'en fout je ne veux pas qu'il quitte leurs esprit. Je veux des hélicos, des bateaux, des patrouilles à pied ou en voiture qui quadrillent la ville à la recherche de cette enfant de salaud. Je veux tout savoir de ce type, ce qu'il mange, ou il a chier la dernière fois, avec qui il a couché et combien de fois, je veux penser comme lui, vivre comme, respirer comme lui, pire je veux être lui. Je veux avoir ses réactions avant même qu'il ne les aient. Je veux prévoir le moindre de ses comportements jusque dans les moindres détails. Et pire que tout je veux que vous organisiez la chose que je ne pensais jamais faire au monde,... une conférence de presse. Parce que je veux que ces journaleux relaient cette putain d'histoire et fasse que dans chaque citoyen de New-York il y est un flic qui sommeille et qu'il le cherche partout où il se trouve.
- Ah ? Je pensais juste que vous alliez changer de marque de café.
- Grimpez au lieu de dire des conneries. »

Schatz se dirigeait vers l'avant de la voiture côté passager mais tandis que les agents allaient monter derrière Valotto leur dit alors.

- « Non pas vous. La deuxième voiture est toujours à la même place. Courrez-y cela vous fera les pieds. »

Il laissa les agents médusés mas revint vite vers eux.

- « Au fait j'allais oublier. »

Il se dirigea immédiatement vers le second agent. Celui qui accompagnait le grand black. Il devait faire deux têtes de plus que lui mais il n'hésita pas une seconde. D'un geste brusque il lui envoya un coup de tête en plein estomac. L'homme fut coupé en deux.

- « Ce cadeau à la Zidane c'est pour vos conneries de tout à l'heure ne refaites jamais cela avec moi. Mieux ne refaites jamais cela tout court. On nous paye pour protéger les gens par pour leur tirer dessus. »
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  clairounett le Mar 5 Fév - 23:37

La référence du coup de boule... Mr. Green Mr. Green

C'était long et bien .. la suite ??? Mr. Green Mr. Green
clairounett
clairounett
Enquêtes internes

Féminin Nombre de messages : 2832
Age : 33
Localisation : dans un trou perdu....que j'adore
Date d'inscription : 28/12/2005

http://clairounett.canalblog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Théana le Dim 10 Fév - 20:12

pourquoi ça fait presque une semaine que ya pas de suite ??? What the fuck ?!? What the fuck ?!?
Théana
Théana
Président des USA

Féminin Nombre de messages : 9841
Localisation : sous la couette, de préférence ...
Date d'inscription : 08/10/2006

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  clairounett le Lun 11 Fév - 0:30

c'est vrai ça... pourquoi ????

Shocked Shocked
clairounett
clairounett
Enquêtes internes

Féminin Nombre de messages : 2832
Age : 33
Localisation : dans un trou perdu....que j'adore
Date d'inscription : 28/12/2005

http://clairounett.canalblog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 11 Fév - 12:53

Désolé j'avais d'autres obligations donc je n'ai pu finir ma suite mais la voici qui s'annonce.

Je vous l'envoie.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 11 Fév - 12:55

La nuit déposait son linceul de tendresse sur les barres d'immeubles endormies. Le chantier ressemblait à un village de géant en stase avec ses engins comme gelés sur place. Des matériaux hétéroclites jonchaient le sol. Abandonnés ça et là à la va-vite par des ouvriers trop pressés de quitter un job beaucoup trop épuisant ou déposés négligemment sur un tas ou un autre.

Une silhouette sombre traversait cet espace dégagé. Le col de sa veste remonté il cherchait qu'elle entrée était la meilleure et ou pouvait se trouver cet appartement. La nuit était chaude et l'air vif semblait sortir de la bouche métallique d'une chaudière déglinguée.

Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut cet endroit avait été rasé de fond en comble il y a deux mois tout juste. Le Maire et ses services avaient jugés que ces vieux immeubles faisaient tâche dans le beau paysage, comme un grain de beauté indélicat ou pire un bouton sur les fesses d'une jolie dame. Le nettoyage par le vide avait été la seule solution trouvée, alors même que les habitants du quartier ne pourraient jamais payer les nouveaux loyers.


- « Euh juste une question. C'est rien mais perso, qu'est-ce que j'en ai a foutre moi de la politique ? A moins que vous l'ayez oublier j'ai encore une pauvre femme à sauver alors merci d'avancer dans votre histoire. »

Étonné de se voir ainsi agresser par son personnage, le rédacteur de cette banale histoire fronça les sourcils.

- « Depuis quand les personnages parlent tout seul ?
- Depuis toujours mais tu es trop con pour entendre.
- Ça suffit je galère déjà assez, j'ai pas de lecteurs alors ne me parlez par d'éditeur.
- Fermes là et continues l'histoire.
- C'est quoi ce langage ? C'est pas Martin ça. Voilà ce que c'est Martin. »


Il était entré en passant par une porte mal fermée. Les murs étaient encore à nu et seuls pendaient des câbles électriques et quelques tuyaux de cuivre. Le paradis des voleurs de chantier en somme. Après un rapide coup d'oeil il constata que le rez-de-chaussée se résumait à un hall incomplet et archaïque. Alors rapidement il grimpa sur une échelle. Il passa rapidement les étages. Certains étaient plus finis que d'autres. Mais la plupart ressemblaient à une carcasse vide, un squelette défraîchi abandonné au soleil et bientôt rongé par les chacals. Ce chantier prenait du retard et cette ambiance singulière à la Blade Runner donnait des idées noires à Martin. Déjà peu rassuré au départ, son angoisse ne faisait que croître. Ténue au début, elle avait fait bringueballer son pauvre coeur dans une cage thoracique déjà en un sale état.

Soudain comme un mirage au milieu du désert, un miracle au royaume de Belzébuth, apparût dans un voile ténébreux une incohérence dans la matrice. Au bout de son échelle s'étendait à l'étage un travail enfin fini. Car à cet endroit précis l'étage était beaucoup plus avancé. Certes aucun meuble ni décoration n'avait encore et monté jusque là. Mais à côté du vide des étages inférieurs cet endroit ressemblait enfin à quelque chose de concret. Un exploit bien mince mais un exploit tout de même.

Alors éclairé seulement par les étoiles qui scintillaient dans le ciel il avança prudemment entre les pièces. Par réflexe il posa sa main sur le côté droit de sa ceinture cherchant en vain une arme qui n'apparaîtrait jamais. Innocemment il ramassa donc une barre de fer. Ce serait toujours mieux que rien. Tout ses sens étaient en éveil. Il chercha un maigre indice qu'il était au bon endroit mais seul le silence lui répondit. On percevait à peine les bruits la ville devenue tout à coup muette. Ses pas résonnaient sur le sol rude et froid. Il s'entendait même respirer et penser. Comme un écho infini, sa propre existence vibrait entre les murs froids de cette prison de papier. Il poussait une porte après l'autre mais ne trouve que de vagues chambres désespérément vides.

Et puis soudain ce ne fut plus que le vide qui lui répondit. Au centre de la dernière pièce, allongée sur le flanc un agent abattu gisait sur le sol. Tout à coup le silence cessa dès l'instant où Martin jeta son arme de fortune et courra vers l'ange. Elle était belle. Des cheveux d'un noir profond, des yeux de jais et une peau nacrée. Elle semblait dormir mais elle ne dormait pas. Elle ne rêvait plus depuis longtemps. Doucement presque délicatement il passa sa main dans son cou. Il sentit alors le dégoût l'envahir lorsque ses doigts touchait une légère entaille. Légère mais suffisante, précise et nette. Ses doigts collèrent alors dans le sang de cette jeune femme qui avait coulé. À ses pieds une mare s'étalait comme une maigre plaque de fioul n'ayant pas trouvé son objectif. Nous étions si peu de choses finalement.

- « Tic, tac, tic, tac. Dommage. Trop tard. »

Il n'avait pas de besoin de poser la question. Il avait reconnu la voix. Il savait qui venait d'entrer dans la pièce.

- « C'est bien triste n'est-ce pas ? Elle avait toute la vie devant elle et un agent fédéral pourtant parfaitement entraîné a été incapable de la sauver.
- Je n'ai rien à voir avec cela. Tu avais décider de la tuer de toute manière.
- Possible et pourtant tu as couru, tu as tout tenté.
- J'avais l'espoir. J'avais l'espoir de t'arrêter, enfant de salaud. »

Depuis longtemps il avait déposé la pauvre hère, un instant il la regarda et on crût voir rouler une minuscule larme sur sa joue, comme une bille de cristal. Il n'avait rien pu faire mais ne s'arrêterait pourtant pas là. Alors dès qu'il eut les mains libres il serra les poings et en prononçant ces derniers mots il s'agrippa à ce fou qui avait décidé de jouer avec lui, mais surtout de jouer avec les vies de ces pauvres femme. Il commença alors à le secouer, ses yeux lançant des éclairs. Si sa conscience ne gardait pas encore allumée la flamme timide de l'espoir il l'aurait écrasé de ses propres mains. Il aurait tordu le coup.

Dans cette nuit sombre on ne pouvait distinguer son visage. Tout juste Martin put se rendre compte qu'il était de taille moyenne. Le pire dans tout cela c'est qu'il ignorait qui il était et pourquoi il s'acharnait spécialement sur lui. Peut-être était-ce seulement pour rien ? Et tandis qu'il secouait comme un prunier le maître du jeu se mit à rire mais d'un rire terrible, cassant, angoissant, un rire de fou.

- « Soit tu es un sombre crétin ou soit tu n'es qu'un pauvre fou. Tu penses m'arrêter et me remettre à la police ?
- Exactement.
- Et que crois-tu qu'elle croira la Police en arrivant ? Que penses-tu qu'elle se dira en voyant l'homme suspecté de la mort de quatre jeunes femmes, les pieds dans le sang d'une autre, ses empreintes partout sur son corps. Tu penses que c'est ce type qui s'est enfui, qui a refusé de se laisser arrêter qu'ils vont croire ? Ou alors moi ? Pauvre passant, peut-être même voleur à la petite semaine sur le chantier qui a vu sur le fait s'accomplir ce crime horrible et qui au péril de ma vie a appelé les forces de l'ordre ? Alors que crois-tu ?
- Non ce n'est pas possible. Ils vont t'arrêter j'en suis sûr. Cela ne peut pas en être autrement. C'est inenvisageable. »

Puis en tournant la tête vers le cadavre de cette jeune femme le doute l'envahissa inexorablement.

- « Non ce n'est pas possible il ne vont pas te croire toi, j'en suis sûr... J'en suis persuadé...
- Tu veux vérifier ? Et bien je crois que ça ne va pas tarder. »

Le silence était déjà rompu depuis longtemps mais le son d'une sirène de police fut le plus terrible que Martin entendit. Ils étaient là et pour lui il serait bientôt trop tard.

- « Alors que va tu faire. Rester et peut-être affronter la chaise électrique ou fuir à nouveau. Dépêches-toi ils seront bientôt dans l'immeuble.
- Tu le savais dès le départ ? Tu avais tout prévu ? Tu ne m'a fait venir que pour ça.
- Moi ? Il faut être tordu pour faire une chose pareille et je n'aurais jamais osé. Non tu t'imagines des choses. »

Martin l'avait lâché. Cela ne servait à rien d'aller voir où ils étaient, ils commençaient sûrement à encercler les immeubles. Il regarda le maître du jeu fixement. Il avait un sourire dessiné sur les lèvres comme s'il se moquait de lui. Martin était perdu car le plus terrible était que ce type avait raison. Jamais on ne le croirait dans une telle situation. La fuite était sa seule issue. Encore et toujours. Alors il hésita une dernière fois et commença à courir tout en regardant ce type et en se promettant qu'un jour, qu'à un moment donné il le ferait enfermé. Il y arriverait.

Le maître lui n'eut qu'un dernier regard pour lui et juste avant qu'il ne disparaisse lui dit tout haut.

- « 5 à 0. Tu risques de ne pas pouvoir me rattraper. »

Les policiers et agents du FBI commençaient à grimper dans les étages. Martin descendait lui. La course reprenait. Pris au piège il était tel une souris de laboratoire que l'on cherche à attraper. Le temps était son pire ennemi. Les lumières rouges et bleues des véhicules balayaient par intervalles réguliers l'immeuble. On pouvait entrendre les policiers souffler en contrebas. Ils approchaient inexorablement. Et la sirène hurlait sans but, sans arrêt.

Martin sauta des derniers barreaux de son échelle et s'arrêta brusquement. Il se plaqua contre le mur, le souffle court, l'oeil guettant. Il pouvait voir dans l'angle les forces de l'ordre monter à son étage. Son espace se restreignait à ne vitesse folle. Papier enflammé qui ne veut pas cesser de brûler. Dès qu'ils furent arrivés au palier les policiers commencèrent à fouiller l'étage. Rapidement, négligemment, visiblement ce n'était pas leur premier. Mais quoi qu'il advienne ce lieu ressemblait de plus en plus à une prison de béton pour Martin.

Une prison qui n'avait qu'une issue, cette fameuse échelle. Et alors que la couverture lieu se délitait et qu'il restait encore caché Martin n'eut comme réaction que son instinct. Il plongea vers l'échelle et sauta dessus. Derrière il put presque sentir le souffle chaud d'un policier et l'entendre hurler comme s'il le faisait dans ses oreilles. « Alerte ! Il est là ! Il prend l'échelle ! » Mais déjà il dégringolait les barreaux laissant seul le hurleur. Un coup d'oeil vers le haut lui indiqua qu'il fallait agir. Il poussa donc le plus fort possible l'échelle qui tomba sur le sol coupant le passage à ses poursuivants. Un instant il crût apercevoir la tête de Schatz mais pas celle de Valotto

Il descendit tout aussi vite les autres étages mais dès qu'il se trouva en bas il se fit le plus discret possible. Alors qu'il approchait de la barrière d'enceinte et qu'il se croyait libéré il aperçut Valotto qui le reconnût immédiatement.

- « Il est là ! C'est lui ! Suivez-moi ! »

On aurait dit que sa traque comptait plus que sa propre personne, ques ses propres réactions. Mais il n'avait de temps à perdre alors il se mit à courir. La nuit devenait presque une allié pour lui. Il commença à se faufiler dans les ruelles perdant peu à peu ses poursuivants. Seul Valotto tenait bon. Il tourna à gauche, à droite, obliqua, monta un escalier, entra dans un immeuble. On pénétrait de plus en plus dans les derniers bas-fonds de la ville. Là où les clochards, défêquaient et mangeaient dans le même espace. Là où pour deux dolalrs tu te faisait trucider. Là où les doses de crack sont plus courantes qu'une boîte d'allumette. Et là ou enfin les prostituées sont aussi étrangères au charme faisandé de la pègre que l'endroit à une dose d'eau de javel. Les odeurs, les bruits devenaient si différents du nouvel Harlem. L'idéal des promoteurs. Valotto courait derrière un fantôme et pourtant tenait bon quand soudain il le perdu de vue. Un instant, une seconde mais c'était suffisant. Il fouilla les espaces des clochards aux alentours. Tourna et retourna les environs mais rien n'y fit il l'avait perdu. Une nouvelle fois. Et tandis que le jour allait bientôt se lever il se promettait de ne plus jamais le laisser s'échapper.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Théana le Mar 12 Fév - 21:28

cette suite avait certe une bonne longueur mais encore trop courte à mon gout, ça m'énerve de pas avoir tout d'un coup !!!

et pourquoi tu n'as pas mis de suite ?
Théana
Théana
Président des USA

Féminin Nombre de messages : 9841
Localisation : sous la couette, de préférence ...
Date d'inscription : 08/10/2006

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  nathaloche le Mar 12 Fév - 23:11

rooo la vache j'en avais à rattrapé !!! génial cette enquête et ces meurtres !! pauvre martin il est dans une m...pas possible

allez viote la suite !!
nathaloche
nathaloche
Directeur Adjoint

Féminin Nombre de messages : 3996
Age : 45
Localisation : dans les bras d'enrique
Date d'inscription : 15/03/2007

http://enriquemurcianoandnath.com/cariboost1/index.html

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  clairounett le Mar 12 Fév - 23:48

Ben Marty est dans de beaux draps....
Mais j'adore ça ... Mr. Green Mr. Green
La suite ?
clairounett
clairounett
Enquêtes internes

Féminin Nombre de messages : 2832
Age : 33
Localisation : dans un trou perdu....que j'adore
Date d'inscription : 28/12/2005

http://clairounett.canalblog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Mer 13 Fév - 15:29

Désolé pour ces suites en accordéon. C'est pas évident, évident entre les cours et les responsabilités que j'ai en ce moment. Mais cela devrait se décanter et y en avoir plus promis.

Il faut bien que je gardes mes quelques lectrices.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  clara le Mer 13 Fév - 15:37

Ralalal j'aodre!!! désolée je ne mets pas des com' à chaques fois mais ça ne m'empèche pas de lire Mr. Green

Je vais esseyer d'y remédier Mr. Green !!!

Sacré Martin, il est quand même dans une sacrée mouise pale pale pale pale pale pale pale pale

J'en veux encore,encore et encore, je veux TOUT savoir moi Mr.Red

Super continue bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom
clara
clara
Président des USA

Féminin Nombre de messages : 8775
Age : 39
Localisation : sous la douche!
Date d'inscription : 21/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Mer 13 Fév - 15:49

J'ai aussi essayer de varier en me faisant engueuler par mon personnage. J'espère que vous avez apprécier ce point-ci moi personnellement il m'a bien plût.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Jeu 14 Fév - 13:43

Bonjour à tous et à toutes.

Voilà ça y est hier soir j'ai été libre et inspiré. Donc je vous ait fait une petite suite pour le plaisir des yeux et des gens.

Bonne lecture.


Quelque part dans Manhattan au petit matin

- « Je veux un hot-dog bien cuit avec des oignons, du ketchup et de la mayonnaise. Vous me mettez avec deux frites et un coca
- Ça marche. »

A six heures du matin il y avait des fous comme cela, qui voulait manger l'immangeable. Des produits qui passaient très bien en pleine journée mais donnait envie de vomir au lever. Mais en faites de fous il s'agissait plus souvent de types qui venaient de terminer de travailler la nuit et dont ce repas serait leur dernier avant de se coucher. Des ouvriers sur un chantier, des vigiles, des patrons de sex-shop ou pire des PDG qui n'avaient pas arrêter de la nuit.

Le type qui tenait la carriole de hot-dog devait faire cela depuis un moment car il avait déjà des frites prêtes et le pain du hot-dog fourré des sauces demandées. Le client n'avait plus qu'à attendre la saucisse et les oignons. Plus loin des oiseaux qui picoraient les miettes laissées s'envolaient et se reposaient au gré des allées et venues des passants. La ville se réveillait calmement, timidement, comme la belle endormie qu'elle était. Sur certains murs laissés à l'abandon, on pouvait y découvrir des oeuvres d'art à l'encre des larmes d'artistes des quartiers méconnus ou les dégeulasseries les plus crasses faites rapidement sans aucun talent. L'inspiration ne se maîtrise pas et c'est bien dommage.

Son ventre gargouillait tellement qu'il pouvait l'entendre hurler à la mort. Il n'avait rien avalé depuis un moment et cela commençait à se faire sentir. Mais il n'avait pas l'argent pour cela. Il avait réussi à faucher quelques pièces par-ci par-là. Juste de quoi faire ce qu'il avait à faire. Même pour manger il ne pouvait pas dépenser cette menue monnaie.

L'odeur de la friteuse parvenait jusqu'à lui mais il faisait tout pour passer outre. Même la saucisse n'eut pas raison de lui. Il s'approcha donc d'une cabine, décrocha le combiné et entra quelques pièces. Il avait une chance folle elles étaient rares désormais ces machines là. Encore plus rare depuis l'avènement du portable et de la carte bleue. Ou peut-être était-ce dans l'autre sens ?

Il avait répété dans sa tête les mots qu'il devait dire et leur ordre afin de ne pas perdre de temps. Il en était sûr cela ne servirait à rien au moment voulu mais peut importe mentalement il se sentait mieux. Après avoir composé le numéro cela commença à sonner au bout du fil et après quelques temps on décrocha.

- « Taylor ?
- J'ai besoin de toi Danny. Tu sais qui je suis alors pas la peine de le dire. J'ai besoin de ton aide.
- Vous vous êtes sûrement trompé de numéro monsieur. Je n'ai pas de temps à perdre avec vous.
- Je sais qu'ils vont essayer de tracer l'appel alors je vais faire vite. Tu te souviens l'endroit où on s'était arrêté la seule fois où on avait couru ensemble dans Central Park ? Tu laisseras là-bas un renseignement m'indiquant où je pourrais trouver ce que je cherches. J'aurais besoin d'un téléphone portable, d'un moyen de transport, de l'argent, si possible une voiture et si c'est encore plus possible une arme.
- Je dois raccrocher rapidement et vous me déranger.
- D'accord. Merci. Tu sais que je n'ai pas commis ces crimes alors je t'en pries fais le. Aie confiance en moi.
- Fais attention à toi. »

Martin avait compris que Danny acquiesçait alors il raccrocha. Il ne lui obtiendrait peut-être pas tout aussi rapidement mais il fournirait certaines choses. Le temps qu'il me mette cet endroit puis qu'il le retrouve il aurait déjà récupérer le tout. Trop tard Valotto. Encore.

Un autre type commandait cette fois-ci un hamburger, simple. Il avait juste demander une salade avec mais quand le patron lui avait rit au nez il avait compris qu'il n'était pas chez Mac Do et c'était rabattu sur un verre de jus de fruit pour accompagner le tout.

Martin quitta ce lieu et se dirigea vers Central Park mais à l'instant même où il commença son chemin une voiture de police déboula dans la rue. Rapidement presque à l'instant Martin releva la capuche de son sweat.

Lors de son escapade dans les bas-fond il l'avait obtenu en échangeant avec la veste qu'il avait récupéré. Il sentait un peu l'urine et la moisissure mais il permettait de bien couvrir la tête au cas où alors Martin passa outre. La voiture n'était pas pour lui. Elle faisait seulement un tour de ronde. Machinalement il s'appuya tout de même contre le panneau de l'arrêt de bus et essaya de se couvrir le visage de la façon de la plus discrète possible. Lorsque la voiture fut assez loin il repris son chemin.

À quelques mètres de là il aperçut son visage étalé sur plusieurs arbres, comme on le faisait pour les chiens disparus ou parfois chez eux pour les jeunes enfants. Mais la mention n'avait rien à voir. On le recherchait pour de multiples meurtres et une évasion. Il froissa le papier et le jeta au sol. Il se dit que ce geste était stupide mais c'était la seule chose à laquelle il pensait. Bien vite il ne pourrait plus se cacher même avec son sweat. En plein été ce n'était guère discret et ça Valotto le savait.

Autour d'un magasin d'électroménager un attroupement c'était fait. Il s'installa donc à l'arrière du groupe et regarda ce qui les intéressait tant. Il n'entendait guère le son mais les images diffusés en vitrine lui suffisait. Sur des écrans de toutes tailles et de toutes les qualités son nom et sa description en boucle. Les médias relayaient l'information comme s'il était un terroriste. Ils semblaient tous avoir oublier qu'il fut un jour agent du FBI.

Il abandonna bien vite tout ces curieux qui n'avaient même pas remarqué que la personne dont ils étaient si attentifs à savoir qui il était, se trouvait juste derrière eux. Ils étaient trop occupés à mener leur petite vie.

Et alors qu'il allait tourner au coin de la rue, le bruit d'un rotor se fit entendre. Au travers des rares nuages il put apercevoir un hélicoptère volé au-dessus de lui. Cela faisait depuis le 11 septembre que l'on avait pas vu l'un de ses engins survoler la ville. À l'époque ils étaient des centaines à quadriller la zone. Désormais question de sécurité ils étaient persona non grata.

Une ambiance d'émeutes teintée de souffre flottait dans l'air. Les plus grands moyens étaient mis en oeuvre. Et Martin en était sûr ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il ne soit pris. Mais avant il avait quelque chose à faire, quelque chose que cette fois il ne raterait pas.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Théana le Jeu 14 Fév - 21:21

c'est clair qu'il s'est fichu dans un sacré borde le mec !!!!!! me demande ou tu nous emmenènes ?

« Je veux un hot-dog bien cuit avec des oignons, du ketchup et de la mayonnaise. Vous me mettez avec deux frites et un coca
eu même le soir ça m'écoeure rien qu'à lire alors j'imagine même pas au matin ptdr ptdr

la suite
Théana
Théana
Président des USA

Féminin Nombre de messages : 9841
Localisation : sous la couette, de préférence ...
Date d'inscription : 08/10/2006

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  clairounett le Sam 16 Fév - 1:32

La suite ??? Mr. Green Mr. Green
clairounett
clairounett
Enquêtes internes

Féminin Nombre de messages : 2832
Age : 33
Localisation : dans un trou perdu....que j'adore
Date d'inscription : 28/12/2005

http://clairounett.canalblog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  clara le Dim 17 Fév - 16:20

eu même le soir ça m'écoeure rien qu'à lire alors j'imagine même pas au matin

ha bon???? ptdr

Super suite en tout cas même si je suis ma collègue Théana en disant que je ne vois pas du tout où tu nous emmènes là ptdr

Mais c'est pas grave tu sais que je te suivrais partout de toute façonDans la peau du tueur... - Page 3 Souffle-coeur-4415

Alors: encore,encore,encore bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom
clara
clara
Président des USA

Féminin Nombre de messages : 8775
Age : 39
Localisation : sous la douche!
Date d'inscription : 21/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Dim 17 Fév - 20:07

Demain sans faute j'aurais terminé une longue suite. Ca vous ira ?
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Théana le Dim 17 Fév - 21:40

si je dis non, tu nous la met maintenant la suite ??? Mr. Green
Théana
Théana
Président des USA

Féminin Nombre de messages : 9841
Localisation : sous la couette, de préférence ...
Date d'inscription : 08/10/2006

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  clara le Dim 17 Fév - 21:41

Moi ca va être plus dure, je ne sais pas dire non rolles
clara
clara
Président des USA

Féminin Nombre de messages : 8775
Age : 39
Localisation : sous la douche!
Date d'inscription : 21/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Dim 17 Fév - 22:56

A moi en particulier ?
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Hio-Tin-Vho le Lun 18 Fév - 12:40

Une nouvelle suite pour vous mesdames et mesdemoiselles.


Aux aurores Federal Plaza, Service des personnes disparues

Seul, abandonné, dans le noir par la pénombre que créait les rares veilleuses installés dans la pièce Jack n'avait pas reçu de visites depuis une heure. Peu à peu comme un lion en cage il tournait et retournait dans cette salle d'interrogatoire.

On lui avait tout enlevé. Portable, portefeuille, mêmes les clés de chez lui. La seule chose qui pouvait l'occuper s'étalait sur la table au centre de la pièce, comme un appel du pied à son égard. Les photos que l'on avait vidé sans ménagement devant, les photos de ces pauvres femmes étalées lui criait à la figure un message qui lui faisait mal. Comme si dans un concert cacophonique de voix discordante qui résonnaient sans cesse dans sa tête on appelait à l'aide.

Peu à peu il était grisé par ces clichés et ces mots qui venaient à son oreille il perdait pied. Des jeunes femmes brunes couvraient son esprit comme on couvre un mur blanc ou pire comme on remplit un espace. Il ne pensait quasiment plus qu'à ça et il ne pouvait plus réfléchir à grand chose. Il se sentait à l'étroit, il étouffait il avait chaud et la sensation que les murs se rapprochaient sans cesse.

Et pourtant il était Jack. Jack Malone. Le grand Jack Malone, le leader, le fort, le droit. Il ne devait pas perdre. Il le devait à Danny, à Sam, à Elena, à Viviane et à Martin surtout. Mais ce type en face de lui était très fort. Il semblait tout organiser pour arriver à ses fins. Cela l'énervait mais il n'y pouvait rien. Il était bien plus qu'un agent. Il était calculateur, intelligent, déterminé, il prévoyait plusieurs coups à l'avance et rien n'était laissé au hasard. Chaque échappatoire qu'il laissait à sa proie c'était pour mieux l'enserrer plus loin. Si Martin était encore libre c'est parce qu'il lui manquait toujours un facteur dans ses calculs. Le facteur humain. Les réactions illogiques, les choses que quelqu'un de censé ne ferait jamais. Martin était intelligent et pourtant devrait être censé. Enfin cela c'est que Jack croyait de lui mais de plus il se demandait si ce qu'il croyait était encore vérifiable. Il se demandait même par moment s'il le connaissait vraiment.

La porte s'ouvrit doucement, normalement et on alluma la lumière. D'un coup Jack eut l'impression qu'on l'aveuglait. Il se sentait comme un lapin au milieu d'une route aveuglé par les phares d'une voiture.

Sans même un seul préliminaire ou préambule Valotto qui cette fois était entré seul repris la conversation comme si elle s'était achevé il y a trente secondes. Il ne fit à aucun moment mention de la poursuite de Martin qui avait eu lieu Jack en était sûr.

- « Qu'avez à me dire maintenant ? Est-ce qu'au moins vous allez arrêter cette défense aveugle de votre agent ? »

Des tâches de lumière apparaissaient devant lui et il voyait un peu trouble. Pour calmer cet effet il s'assit donc et essaya de fixer le type en face de lui. Il eut alors la sensation que son visage dansait. Puis peu à peu tout se stabilisait mais cette sensation désagréable même si elle ne correspondait à rien perdurait.

- « Je fais ce que j'ai à faire point barre.
- Je vois que discuter avec des mortes ou des mortes potentielles ne vous aura pas rendu plus intelligent et bien très bien. Englué vous encore plus. Un de vos agents est en cavale, un des types qui travaille pour vous, l'informaticien Roald risque d'être poursuivi pour complicité. Je ne parle pas de Danny Taylor qui ne sera certainement pas raté par le Procureur s'il ose bouger le petit doigt pour son ami et vous vous faites quoi ? Vous restez cloitré dans votre bien-pensant. Dites moi si vous croyez autant à l'innocence de votre collègue pourquoi ne pas lui dire de revenir et de nous expliquer sa situation ? S'il est innocent il n'a aucun risque.
- Il doit avoir ses raisons pour refuser de venir vous voir.
- Ah mais je vais vous le dire moi ses raisons. Elles s'appellent Alice Clair, Vanessa Ferland, Nicole Wing, Deborah Allister et Jane Doe.
- Jane Doe ?
- Ah mais c'est qu'il ne vous l'a pas dit ça votre si magnifique agent ? Pendant sa cavale monsieur a trouvé un occupation principale. Se réfugier dans un immeuble en construction avec une pauvre inconnue qu'il a égorgé comme les autres. La comparaison d'empreintes n'est pas encore terminée mais je parie ce que vous voulez que les seules empreintes que l'on a trouvé ce sont les siennes.
- Une autre femme ? Mon Dieu cela ne va pas s'arrêter alors ?
- Si. Si enfin il se laisse s'arrêter.
- Ne comptez pas sûr moi pour cela. »

Valotto pris une profonde inspiration et dévisagea Jack. Ses yeux lançaient des éclairs et il semblait en avoir marre du monsieur d'en face. Puis doucement, petit à petit il se calma et semblait être vraiment agréable à l'égard du chef d'équipe.

- « Vous êtes fier, vous défendez vos hommes. Soit je peut le comprendre. Mais voyez aussi la réalité d'en face. Je veux bien concevoir que Martin soit innocent. Mais alors qui ? Qui aurait-pu tuer tout ces gens et ensuite l'accuser ? Cela n'aurait aucun sens. Personne ne chercherait seulement à lui nuire en accumulant sur sa route les cadavres. Il connaissait chacune de ces femmes. Il possédait des photos d'elles, de toutes, il a pu avoir accès au dossier de certaines. Et ce même gravé sur leur tête comme un signe distinctif. M le Maudit c'est Martin le Maudit. Jack. Soyez sérieux, croyez ce que vous voulez mais rendez vous compte de l'évidence. Il n'a aucun chance et tout ce qu'il va faire c'est s'enfoncer encore. »

Puis brusquement il quitta la pièce et en sortant éteignit à nouveau. Le soleil allait bientôt éclairé la pièce, mais il se faisait encore timide. Jack savait qu'il faisait exprès pour jouer avec ses nerfs. Qu'en réalité ce n'était pas sa mentalité. Car il eut l'impression lorsqu'il lui parlait qu'il voulait vraiment résoudre cette enquête et pas simplement accuser Martin. Le doute s'était installé en lui.


Derrière la porte Valotto serra le poing. Un adversaire de taille cet agent. Il gardait une certaine prestance à tout épreuve et semblait d'un calme olympien même si on sentait qu'au moment opportun ses colères pouvaient être monumentales. Mais Jack était aujourd'hui en situation de faiblesse et surtout il ignorait quel type de méthode Semon pouvait faire preuve. Les pires qui soit. Seules comptait la fin. Machiavel était un enfant de choeur à côté de lui.

Schatz s'approcha de son patron. Ce gosse s'en foutait royalement de lui cela il ne l'ignorait pas. Il savait pertinemment que s'il obéissait ce n'était pas parce qu'il l'aimait bien. À une autre époque si son travail avait tel il aurait secondé Hitler sans aucun problème. Il n'avait aucune morale, aucun problème de conscience, tout ce qui comptait était le salaire qui tombait à la fin du mois. Pour Valotto c'était l'âme damné rêvée. Prête à tout pour réussir, arriviste et totalement immorale. Il lui aurait demandé de laver ses caleçons pour le double de son salaire il l'aurait fait sans rechigner une seconde. Pire il aurait même rajouter de l'assouplissant.

- « Boss ils sont arrivés.
- Qui ça ? »

Schatz négligemment désigna une pièce puis une autre.

- « Dans la première salle les parents de Fitzgerald et dans la seconde Samantha Spade.
- Vous vous occupez de Spade. J'ai une hantise des bonnes femmes. Elles sont totalement futiles et irresponsables.
- Combien de fois vous avez été marié déjà ?
- Trois pour quoi ? Qu'est-ce que vous en avez à foutre ?
- Non il y a un concours en ce moment entre collègues sur le nombre. Certains disaient plus.
- Dites leur que mon poing ira dans leur tronche s'ils continuent des conneries pareilles. Est-ce bien clair ?
- Oh mais bien sûr ce sera avec plaisir. Et les parents de Fitzgerald ?
- Je m'en occupe. Je suis sûr qu'ils auront plein de choses à me dire. Je sais que vous auriez rêver de graisser la pâte d'un type de Washington mais j'ai trop peur que vous y alliez un peu fort.
Très bien c'est entendu. »

Schatz commença à marcher vers la porte de sa salle quand soudain Valotto qui le regardait dit alors.

- « Arrêtez de rouler du cul pour un peu on croirait que vous faites exprès.
- Visiblement il vous intéresse mon trou de balle puisque vous le matez. »


Valotto entra délicatement dans la salle ou les parents de Martin s'étaient installés. Il savait déjà que son allure ne plaiderait pas en sa faveur alors il devait des efforts monstres pour leur plaire.

- « Milles excuses pour le temps que l'on vous a fait attendre. Je me présente agent Semon Valotto je dirige l'équipe qui occupe ces lieux en ce moment.
- Où est Jack Malone demanda le père de Martin ?
- Nous sommes en train de l'interroger, certains points sont encore à éclaircir.
- Pourquoi ai-je vu le visage de mon fils partout dans la rue en venant demanda encore une fois Victor ?
- Votre fils a refusé de se soumettre à mes services alors que nous souhaitions juste l'interroger. Il est donc rechercher pour refus d'obtempérer et entrave à une enquête fédérale.
- Rien d'autre ?
- Pour l'instant non. Écoutez je ne vais pas y aller par quatre chemin. Votre fils est dans une situation délicate en ce moment. Je suppose que vous avez entendu parler de ce qui est arrivé à Deborah Allister ?
- Non que lui est-il arrivé ? »

La mère de Martin semblait se réveiller d'une longue torpeur. Elle s'interrogeait plus sur l'état de la fille d'une amie que sur celui de son propre fils.

- « Quelqu'un on ignore qui l'a assassiné madame.
- Oh mon Dieu !
- Il se trouve que quatre autres jeunes femmes ont subi le même triste sort et que chacune d'elle avait un lien même ténu avec votre fils.
- Vous le soupçonnez ?
- Non monsieur mais plus tôt nous le retrouverons plus tôt nous pourrons élucider ce mystère. Je suis certain que Martin en a la clé.
- Que voulez vous que l'on fasse ?
- Tout d'abord je veux qu'en signant ce document vous autorisiez mes services à vérifier vos appels au cas où il chercherait à vous joindre.
- Mon fils et moi nous n'avons pas garder les meilleurs relations du monde. Je ne suis pas sûr que c'est vers moi qu'il s'adressera en cas de problèmes.
- Et bien dans ce cas vous pourriez nous dresser une liste de ses amis à interroger, cela nous sera très utile. Je suis sûr que votre fils est mêlé contre son gré à cette histoire mais sans son témoignage nous ne pourrons rien faire.
- Nous allons essayer.
- Merci beaucoup merci vraiment beaucoup. »

Valotto après les avoir saluer se retira. Il détestait jouer ce rôle mais il savait que parfois c'était nécessaire. L'intimidation ne marchait qu'avec les cons et les peureux. Il souffla alors dès qu'il fut dehors.

- « Bon ça c'est fait. Je pensais que ce serait plus difficile. J'espère que Schatz aura la même chance. »


Un peu plus loin Schatz était entré dans la pièce ou Samantha Spade attendait. Les collègues qui lui en avait parlé avaient bien raison. Cette fille était ravissante, ses cheveux blonds, sa peau de pêche et ses petits seins parfaitement dessinés la rendait immédiatement attirante. Mais le trouble qui le traversa en la voyant devait être vite dissipé, il devait faire son job quoi qu'il arrive.

- « Mademoiselle Spade ? »

Elle se leva légèrement de son siège découvrant ainsi un peu plus sa gorge légèrement dénudée par un chemisier entrouvert.

- « Agent Schatz. Vous pouvez vous asseoir. »

Il savait qu'il fallait être calme mais aussi ferme, un art délicat.

- « Je ne vais pas vous mentir je suppose que vous êtes au courant de la situation. Votre collègue et sans doute ami Martin Fitzgerald est dans une situation délicate. L'ensemble de nos services le recherche. Et vous savez comment ils sont, s'ils le retrouvent sans qu'il se rende ils ne vont pas lui faire de cadeau.
- Que voulez vous de moi ? »

Visiblement elle était peu disposée à parler ou à discuter. Schatz un peu décontenancé se rattrapa bien vite.

- « Je crois que si vous voulez aider votre ami le mieux serait de faire qu'il se rende dans les meilleurs conditions. Si vous donniez des renseignements pour le contacter peut-être que...
- Et moi je crois que vous ne connaissez pas Martin le moins du monde. Ce n'est pas le genre à faire cela et s'il l'a fait c'est qu'il y était contraint. Il avait une bonne raison. Je ne l'aiderait pas en vous renseignant, c'est vous et vous seul que j'aiderais le coupa-t-elle. »

Le duel était plus que difficile il était quasi impossible. Gagnez serait un exploit. Il tablait déjà sûr un match nul.

- « Je peux comprendre que vous défendiez votre ami mais regardez la réalité en face. Sa situation ne pourrait être pire. Nous cherchons vraiment à l'aider.
- Vous cherchez à l'aider ? Alors dans ce cas résolvez cette affaire et innocentez le. Là vous l'aiderez. Sur ce je vous laisse. Je suppose que vous ne me retenez pas. »

Elle se leva alors mais Schatz attrapa son bras au passage, fermement il le tenait. Samantha n'apprécia pas du tout.

- « Lâchez moi.
- Nous sommes sa seule chance et vous le savez. Il court à sa perte en continuant ainsi. Vous me croyez assez froid pour vous parlez ainsi et vous faire un coup tordu ensuite.
- Je vous aie dit de me lâcher ou sinon je vous assomme sur le champ.
- Très bien je vous lâche. »

Et il joignit le geste à la parole.

- « Mais ne venez pas dire que l'on ne vous a prévenu. En agissant ainsi il court à sa perte. »

Mais Samantha s'en allait déjà sans même se retourner. En fait elle préférait éviter le danger que l'affronter. La réalité était bien plus terrible. Elle n'avait pas une seule fois reconnu Martin dans cette affaire, il semblait un étranger pour elle.
Hio-Tin-Vho
Hio-Tin-Vho
Directeur Adjoint

Masculin Nombre de messages : 3564
Age : 34
Localisation : Sous le saule pleureur
Date d'inscription : 12/04/2006

http://echo.levillage.org

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  clara le Lun 18 Fév - 21:49

bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom

Il me fait mal au coeur Jack comme ça, il est à bout le pauvre!!! Sad Sad Sad

Mais qu'est ce qu'il défent bien son Martin bounce bounce bounce bounce

Et en plus il y a une nouvelle victime affraid affraid affraid affraid affraid

Ralalalala et Sam non plus elle n'y croit pas !!!! Shit Shit Shit Shit Shit

Mais qu'est ce qui se passe affraid affraid affraid

Encore!!!!!!!!!!!!!
A moi en particulier ?

A toi...surtout Mr.Red
clara
clara
Président des USA

Féminin Nombre de messages : 8775
Age : 39
Localisation : sous la douche!
Date d'inscription : 21/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  clairounett le Mar 19 Fév - 0:25

Ce suspense qui prend...
Vivement la suite...
Avec du Martin bien sûr.. 2love2
clairounett
clairounett
Enquêtes internes

Féminin Nombre de messages : 2832
Age : 33
Localisation : dans un trou perdu....que j'adore
Date d'inscription : 28/12/2005

http://clairounett.canalblog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  ERBMA le Mer 20 Fév - 1:23

clairounett a écrit:Ce suspense qui prend...
Vivement la suite...
Avec du Martin bien sûr.. 2love2
Tout pareil! cheers bravobom respect
ERBMA
ERBMA
Enquêtes internes

Féminin Nombre de messages : 2548
Age : 24
Localisation : Bien trop profond dans mon esprit.
Date d'inscription : 19/01/2008

Revenir en haut Aller en bas

Dans la peau du tueur... - Page 3 Empty Re: Dans la peau du tueur...

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 3 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum