Dans la peau du tueur...

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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 20 Fév - 2:32

Oh tiens une nouvelle lectrice ? Et bien une nouvelle suite alors.


Aux aurores, Central Park

Un légère brume s'étalait sur le parc. Ondulant au gré des vents elle rendait l'ambiance lente et pesante. Garé un peu plus loin en dessous de la fontaine Edgard buvait un café amer qui avait du mal à passer. Pour se forcer il engloutit un morceau de beignet qu'il mâcha consciencieusement. Ce parc était d'un sinistre lorsqu'il n'était pas ouvert. Il semblait tendre vers un sentiment de silence angoissant. À côté son collègue tapota son paquet de cigarette pour en extraire une tige et l'alluma. L'odeur de tabac emplit la voiture. Edgard faillit l'engueuler mais quelque chose le retint. La peur peut-être. Son collègue faisant deux têtes et des dizaines de kilos de plus que lui. Le beignet n'avait plus aucun goût désormais alors il le jeta dans le sachet de papier sur sa droite. La radio grésilla. Edgard l'attrapa en attendant que quelqu'un y parle.

- « Alpha White à Écho Blue. Alpha White à Écho Blue.
- Écho blue j'écoute.
- On passe en portatif. Taylor ne devrait plus tarder à arriver.
- Entendu terminé.
- Terminé. »

Comme dans toutes les voitures qui stationnaient aux alentours du banc on s'équipa de micro portatifs pour communiquer en toute liberté même dehors. Edgard jeta un coup d'oeil devant. Le faux balayeur était parfaitement placé tout comme le couple avec son landau sans bébé dans l'autre côté.

Lorsqu'on l'avait débauché de son enquête suite à l'appel repéré par Valotto, Edgard n'y avait pas crût. Ce vieux fou qui était délaissé et moqué par beaucoup de monde au bureau devenait subitement Dieu le père. Comme si du jour au lendemain devenait fréquentable. Cette enquête devait être vraiment particulière pour que de tels droits lui soit accordé. Après avoir fini sa cigarette le collègue se mit à tapoter sur tableau de bord. Cela énervait Edgard et pourtant il ne dit rien, se contentant de lui sourire.

Quand ce fut son oreille qui grésilla Edgard compris que les choses prenaient une autre tournure.

- « Alpha White à tous. Taylor vient d'arriver. Ne bougez pas jusqu'à nouvel ordre c'est Fitzgerald qu'il nous faut. »

Edgard attrapa les jumelles qu'il avait glissé dans la portière. Il les régla et aperçut en effet l'agent qui marchait le plus naturellement possible. Les vitres teintées lui assurait toute tranquillité pour une telle surveillance. Juste après le banc Danny s'arrêta pour boire à la fontaine qui était installée. Une petite fontaine pour que les joggers se désaltèrent. Il s'arrêta un instant et se pencha tout en cherchant à voir si on le surveillait. Puis après avoir regarder dans toutes les directions il sembla il laisser quelque chose et repris son chemin.

- « Alpha White à tous. Phase 1 terminée. Vous n'intervenez que sous nos ordres à la phase 2. »

Edgard n'y voyez aucun inconvénient c'était son job après tout. Mais son collègue semblait sur les nerfs et prêt à faire une connerie.

- « Eh ?
- Eh quoi ?
- Ça va ?
- Bien sûr que ça va quelle question ?
- Pas de connerie on attend les ordres hein ?
- Je suis un professionnel tu crois quoi ?
- Je crois rien je demandes. Désolé mais en général je ne fais confiance qu'aux gens que je connais.
- Tu peut la fermer sérieux là tu me gonfles. »

Edgard n'eut pas le temps de répondre car la radio transmettait à nouveau.

- « Alpha White à tous. Fitzgerald vient d'arriver. Laissez le entrer dans la nasse. »

Il ressemblait vaguement à un agent du FBI. Peut-être dans l'allure et dans la démarche. Sa tenue, son look, sa barbe vaguement négligée renvoyait plus l'image d'un type des rues qui avait survécu par miracle.

Brusquement, alors qu'aucun ordre n'avait donné le collègue de Edgard voulu, sortir de la voiture. Mais celui-ci peut confiant avait appuyé sur la condamnation centralisée des portes et couper le moteur. Il préférait être en retard que provoquer le fuite de leur cible. Le collègue furieux lui ne l'entendit pas de cette oreille et commença à l'agresser pour sortir.

- « Ouvre cette porte Nom de Dieu ! Ouvre cette putain de porte !
- Non pas tant que l'on aura pas d'ordres !
- Mais tu va m'ouvrir oui ! »

Il devenait fou. Visiblement la rumeur qui disait que ce garçon prenait de la cocaïne pour tenir disait vrai. Il se mit à secouer Edgard puis brusquement dans un mouvement il attrapa l'arme de l'agent et nul ne sût s'il le fit exprès mais il appuya sur la détente.

Ainsi mourut Edgard Powell, tué par l'un de ses collègues dans une voiture.


Mais cette mort stupide ne resta pas sans conséquence. Alors que Martin se trouvait encore sur le chemin en direction sur la fontaine, la détonation retentit et trancha le silence. Il sût que quelque chose n'allait pas et commença donc à faire demi-tour. Valotto Alpha White hurla dans le micro de donner l'assaut. On s'occuperait du mort plus tard. Chacun des agents convergeaient vers lui, comme une nuée de frelons. L'avantage de la surprise pouvait être abandonné. Valotto atteignit le banc quand soudain un type couvert de sang, les bras en l'air, une arme dans chaque main apparu. Il hurlait à la mort. Il allait faire un carnage comme il venait de tuer Edgard. Sans l'ombre d'une hésitation Valotto au passage arma, le braqua et tira. Alors que le meurtrier s'effondrait il se retourna et repris sa course.

- « Ne vous arrêtez pas ! Suivez moi ! »

Certains dont Schatz le firent sans sourciller. D'autres perturbés se retenèrent, interloqués par cet événement. Devant Martin avait quitté le parc, l'entrée étant juste à côté.

A force Valotto commençait à en avoir marre. Il ne faisait que courir après lui. Dans un parc, dans un chantier ou dans un cyber espace. Il semblait pire qu'une anguille, se faufilant par endroit, toujours avec la chance avec lui. À la sortie du parc, il regarda à droite, puis à gauche et l'aperçut dans la rue. Il lui courut donc après. Un chantier avait été installé. Des ouvriers travaillaient sur je ne sais quel changement dans le fonctionnement. New-York était en continuel mouvement et cela n'allait pas s'arrêter. Déjà les voitures engueulaient les ouvriers d'avoir bloquer une part de la circulation. Valotto lui poussait sans ménagement une fille qui ne se bougeait pas assez vite. Elle se retrouva les fesses sur le sol plus vite qu'il ne faut pour le dire. Martin devait se dire que cette fois-ci aussi il allait pouvoir s'échapper sans problèmes, mais Valotto avait plus d'un tour dans son sac et brusquement devant lui une voiture déboucha dans la rue. Il n'avait pas besoin d'attendre pour savoir qui en surgirait. Il commença donc à marcher à reculons. Il était à proximité du chantier avec les ouvriers. Visiblement ils travaillaient aussi sur les égouts. La bouche étant grande ouverte. L'étau se resserrait sur lui et il n'avait plus d'issue. Alors il se jeta dans la bouche et commença à descendre les barreaux de l'échelle.

Il descendait dans les égouts et Valotto arrivait au pied de la bouche. Il aurait pu l'abattre à ce moment là mais il ne le fit pas. Il se contenta d'ôter sa veste et de descendre à son tour.

- « Vous n'allez pas faire ça lui demanda Schatz ?
- Je vais me gêner. Et vous allez me suivre répondit-il en posant le pied sur le premier barreau.
- Sûrement pas. Mais les gusses là je suis sûr qu'il se feront un plaisir. »

Un ouvrier chercha à l'empêcher de descendre en prétextant le danger. Mais apparemment ce n'était pas dangereux pour un agent du FBI car lorsque Schatz présenta sa carte il s'éclipsa peu à peu.


En bas l'odeur était terrible. De l'ammoniac semblait flotter dans l'air et un sentiment de pourriture généralisé emplissait les lieux. Et pourtant les murs étaient propres. La saleté coulait dans des réseaux de tuyaux étanches. Par endroit elle suintait mais c'était tout. Non l'odeur venait de la fermentation et des moisissures naturelles. Lorsque Semon vit Martin obliquer plus loin il allait lui courir après mais son pied dérapa en partant. Le sol était glissant et ralentissait la progression. Néanmoins il poursuivit sa marche, sachant pertinemment que pour Fitzgerald c'était la même chose. On entendait ses pas résonner à l'infini et par moment les chasses d'eau des immeubles s'actionnées. L'écho était grand et on avait du mal à déterminer d'où provenait les sons. Par moment Valotto se perdit et puis il retrouva son chemin. Il était arrivé bien loin de son point de départ. Sans doute son Central Park de retour car l'eau y était plus abondante.

L'arme au poing il avançait quand soudain au bout d'un chemin Martin arriva et se colla contre son arme. Ils étaient aussi étonnés l'un que l'autre. Mais Valotto repris vite le dessus.

- « Arrêtez vous Fitzgerald ou sinon !
- Sinon quoi ? Vous allez me tuer ? Vous ne le ferez jamais Valotto. Parce que sinon vous l'auriez fait depuis bien longtemps. Vous avez eu tellement de fois l'occasion.
- S'il le faut je le ferais.
- Vous n'êtes pas fait de ce bois là. Vous êtes de celui qui fait tout pour conduire l'accusé jusqu'au tribunal vivant et pas entre quatre planches.
- Alors je vous assommerez.
- Vous ne le pourrez pas. Vous n'avez pas ma force et pas ma rapidité. En d'autres occasions je vous aurait adoré Valotto mais là c'est pas trop le cas.
- Pourquoi vous enfuir Fitzgerald ? Pourquoi continuez ?
- Parce que je ne m'arrêterais que quand j'aurais prouvé mon innocence et pas avant. Ce n'est pas moi qui est tué ces filles mais lui.
- Qui ça lui ?
- Le maître du jeu. Il décide de tout. Il a choisit une à une ces filles, il a rassemblé les preuves pour m'accuser de leur meurtre. Il est capable de tout et il prévoit tout.
- Fitzgerald cela n'existe pas des types pareils et pourquoi il ferait ça ?
- J'en sais rien pour me nuire.
- Cela n'a aucun sens. »

Martin n'eut pas le temps de répondre. Les voix des autres agents se rapprochaient.

- « Il est là ! Attrapez le ! Ne le laissez pas s'échapper !
- J'ai été content de vous parler mais l'on doit se quitter. »

Martin avait reculé tout le long de la conversation. Il était au bord des berges. Là dans ces endroits-ci l'eau avait été accumulé sur plusieurs mètres. Elle ressemblait à une grosse mélasse informe et les moisissures y flottaient allègrement. Mais c'était bien de l'eau. On se trouvait sous le Jackie Kennedy Onassis Reservoir. L'une des plus grandes réserves d'eau de la ville. Valotto pas idiot avait compris ce qu'il voulait faire. Plus loin cette eau devait se vider.

- « Non Fitzgerald ne faites pas ça. Vous allez vous tuer.
- Cela vous fera un problème de moins. »

Et il tomba à la renverse en se jetant. Valotto s'approcha du bord mais ne vit rien. Et tandis que les autres agents arrivaient enfin il ne vit rien remonter et pas une seule bulle. La pente avait créé un courant naturel. On n'y voyait goutte dans ce noir mais Valotto en était sûr aucun signe ne lui indiquait que Martin était ressorti.
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Message  ERBMA le Mer 20 Fév - 17:53

Ho la vache, tu va pas nous tuer notre Marty, non ? affraid affraid affraid
Sinon, c'est toujours aussi bien ecrit! cheers bravobom respect
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Message  Théana le Ven 22 Fév - 19:17

bah elle est ou la suite ??? What the fuck ?!?
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Message  ERBMA le Ven 22 Fév - 19:20

Bonne question!
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Message  Hio-Tin-Vho le Sam 23 Fév - 14:45

Elle arrive, elle arrive. Elle est en cours d'écriture.
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Message  ERBMA le Sam 23 Fév - 14:45

Je prefere ça ! What the fuck ?!?
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Message  Hio-Tin-Vho le Ven 29 Fév - 21:47

Désolé du tant de retard que j'ai mis à vous envoyer une suite mais une sale tuile m'es tombé sur le museau. Un virus pas MSN. D'ailleurs faites gaffe aux liens bizarres que vous recevez même de personnes que vous connaissez. C'est un conseil que je vous donne.


Dans la matinée, Central Park

Tommy aimait ce parc. Il le trouvait joli, il y avait des joueurs des copains de son âge et quand sa mère l'y amenait elle la laissait jouer tranquille tant qu'elle le voyait. Et puis en plus elle discutait très souvent avec ses amies. Et quand elle commençait elle avait du mal à s'arrêter sa maman. Son père disait toujours que si on l'avait perdu de vue c'est qu'elle avait trouvé quelqu'un à qui parler.

Tommy il aimait plus particulièrement ce coin du parc. Car dans le grand réservoir il y avait de jolis canards, très affectueux et très amicaux, qui faisaient tout ce que l'on voulait tant que l'on avait quelque chose à leur donner à manger.

C'est pour cela que Tommy avait apporté des morceaux de pain. Des petits morceaux de pain sec, des bouts de miches ou de baguette, voir de pain de mie qu'ils n'avaient pas manger. Tommy ce jour là il ne voulait pas trop jouer avec ses copains. Certains c'étaient moquer de lui la dernière fois et les autres il les connaissait pas. Alors il voulut tout de suite aller donner à manger aux canards. Sa maman elle avait trouvé une amie dès qu'ils furent installés. Comme très souvent d'ailleurs. Son livre qu'elle ne finirait jamais elle l'amenait pour la forme.

Alors quand le petit Tommy lui dit.

- « Maman je peux aller donner à manger aux canards ? »

Sa mère le regarda et lui dit rapidement après avoir jeter un coup d'oeil aux alentours.

- « Oui mais ne t'éloigne pas trop je veux pouvoir te voir. »

Elle lui tendit donc le sac en plastique qui contenait les morceaux de pain et le petit Tommy se mit à courir vers le réservoir. Il savait où les trouver les canards. Ils ne se mettaient pas loin. Ils avaient fait leur nid à un endroit ou la terre s'étaient doucement accumulées, un peu plus loin que le centre.

Quand ils virent le petit Tommy, les canetons surtout se dirigèrent instinctivement vers lui, oubliant même la nourriture qu'essayait de leur donner leur mère. Il préféraient vraiment les morceaux de pain.

Alors Tommy jeta à côté d'eux des petits morceaux et par moment ils plongèrent pour les attraper ou semblaient picorer la surface de l'eau. Tommy regarda vers sa mère. Et coïncidence ou réflexe continu de sa part elle regarda vers lui. Au début c'était toujours comme ça avec elle. Le petit Tommy innocemment commença à s'éloigner. Les canards avaient du mal à attraper les morceaux de pain à cet endroit et ils cachaient un plus petit dans le nid alors Tommy voulu le voir. À huit ans on est toujours curieux. Petit à petit il se rapprochait de l'énorme pylône qui cachait de la vue de sa mère la moitié du réservoir. Derrière il pouvait toujours lui arriver quelque chose elle ne verrait rien.

Tommy donnait toujours des morceaux de pain au canard et sa mère ne jetait plus que de maigres coups d'oeil avec lesquels elle ne verrait rien de toute façon. Tommy à force connaissait par coeur ce parc et plus particulièrement ce réservoir. Il avait pris l'habitude à force d'y venir. Et tout était à sa place.

Sauf peut-être...

Peut-être cette masse qui commençait à se dessiner au centre du réservoir derrière le pylône à proximité du nid des canards. Une masse qu'il n'avait jamais vu. Une masse étrange. Sous l'eau une forme noire grossissait à vue d'oeil et tout cela sans le moindre bruit. Seuls les canards commençaient à hurler car Tommy avait arrêter de leur donner à manger en voyant cela. Sa mère ne s'inquiétait même plus de l'endroit où il était. La masse continuait à grossir et les canards à demander à manger. Le petit Tommy avait la bouche grande ouverte et les yeux ronds comme les calots qu'il avait perdu à la récréé au dernier jour d'école face au petit Gary et qu'il récupèrerait à la rentrée il en était sûr.

La masse commençait à affleurer à la surface. D'une couleur bizarre elle semblait sortit de nulle part. Il s'était passé quelques secondes depuis le début et pourtant cela sembla durer des heures pour Tommy.

Quand soudain dans un souffle léger une tête surgit hors de l'eau. Des yeux bleus et des cheveux très courts, un nez droit. Puis à peu à peu avec le même silence le corps entier de cette homme sortit.

Et on put le voir sortir de l'eau dans un léger saut.

Il inspira un grand coup.

Il venait de nulle part, tel l'homme de l'Atlantide. Et pourtant il était bien là devant le petit Tommy.

Après avoir soufflé il se dirigea vers le rebord du réservoir en nageant. Il étonnait le gamin qui ne réagissait pas vraiment. Il guettait sa mère qui l'apercevait tout juste et lui faisait quelques signes pour des grands sourires avant de reprendre sa conversation. De là où elle était, elle ne pouvait rien voir de la scène.

Martin sortit de l'eau. Sa plongée il avait crût que ce serait la dernière, deux fois il avait eu le souffle coupé et puis il avait redoublé d'énergie et trouvé un nouvel élan. Il dégoulinait sur le sol comme un chien qui s'était baigné et dont les poils laissait perler de grosses gouttes. Il regarda le môme encore interloqué.

- « Bonjour. »

Timidement le garçon répondit.

- « Bonjour. Vous êtes qui ?
- Un super héros. »

Le garçon ne savait plus quoi dire. Martin se laissa sécher un peu puis rajouta au môme.

- « Je vais y aller. Tu sais garder des secrets ? »

Le garçon fit oui de la tête.

- « Et bien on va dire que ce que tu as vu est un secret et que tu va le garder pour toi d'accord ? »

Une nouvelle fois il secoua la tête pour signifier son approbation.

- « C'est bien tu es un bon garçon. Et bien moi je dois filer. À la prochaine... ?
- Tommy.
- Tommy. »

Il s'envola en courant dans le parc. Il avait pris une direction qui fit que ni la mère de Tommy ni son amie ne pût le voir. Il dégoulinait encore, l'eau mettrait du temps à partir. Mais le gamin de son côté ne sût tenir sa langue longtemps. Il courra vers sa mère et lui attrapa la main.

- « Maman, maman, il y a un monsieur qui vient de sortir du réservoir.
- Hein ? Quoi ? Un monsieur qui est sorti du réservoir ?
- Mais vient, vient voir il y a encore de l'eau sur le rebord.
- Je suis désolé Marisa tu sais comment sont les enfants.
- Oui vas-y, va voir. »

Il la tira jusqu'à l'endroit où Martin Fitzgerald était sorti. Et là on pouvait vaguement voir une flaque d'eau à proximité, des tumultes présents dans l'eau verdâtres qui avaient été fait. Mais ces maigres indices ne semblèrent guère probants pour la mère de Tommy.

- « Il est où ton monsieur ?
- Il était là mais il est parti. Par là. »

Il désigna une direction et sa mère regarda vaguement.

- « Tu me crois maman ? Hein tu me crois ?
- Mais oui mon ange. Il ne t'a pas fait de mal le monsieur au moins.
- Non et il m'a dit que c'était un super héros.
- Ah oui d'accord je comprends mieux. Bon tu peut rester jouer mais un peu plus près de moi. »

Et la mère de Tommy revint vers son amie. La dite Marisa attendait calmement près du banc.

- « Alors qu'est-ce que c'était ?
- Un super héros.
- Les enfants ont de cette imagination.
- Oui mais à force c'est pas vraiment bon ces dessins animés et ces bandes dessinées qu'ils voient.
- Oh c'est de leur âge. Comment on était nous tu crois ?
- Oui tu n'a pas tort. »


Martin lui avait repris sa course, sa tenue séchant au vent. Il arriverait rapidement à destination.


Une rue déserte, dans les quartiers difficiles de New-York, les derniers. Là vivaient les clochards, les drogués reclus, repoussés plus loin encore par les entrepreneurs qui commençaient à gerber dès que cela sentait mauvais ou ne paraissait pas aussi propre qu'ils le souhaitaient. Cela n'avait rien à voir non plus avec l'image d'Épinal de la poésie faisandée de la pègre. Ici les seringues s'échangeaient et on se refilait les pires merdes qui existaient. Comme si on devait tout partager même le pire, comme si on devait plutôt enfoncer son voisin que s'en sortir soit même.

La chaleur étouffante des environs étaient pire ici. Tout le monde cherchait son petit coin d'ombre et une bouteille d'eau pour étancher sa soif. Ceux qui avaient des chiens les laissait parfois passer avant eux-mêmes et leur donnait à boire avant même d'y toucher.

Danny Taylor n'avait jamais connu ce monde là. Même dans les pires années de sa vie, il n'avait jamais rejoint cet univers glauque et il s'en félicitait. Il en était heureux presque. Dans un carton un type dormait dans des vêtements sans doute avec des puces. Il se sentait étranger à ce monde. Il avait l'impression d'être comme un cambrioleur avec des remords. Gêné de violer l'intimité de gens qui ne l'avait pas invité.

Il marchait sans véritable but, il cherchait un peu où il devait aller. Hésitant, s'arrêtant par moment. Une fois ou deux on l'engueula, on le traita de tout les noms, une autre fois on lui demanda de l'argent, à manger même.

Plus d'une fois il faillit reculer. Se disant qu'il devait s'être trompé. Que peut-être il n'avait pas fait le bon choix. Mais inconsciemment il continuait, comme si son instinct le guidait comme s'il devait le faire même s'il ne le voulait pas.

Et puis brusquement quelqu'un surgit. Une femme jeune, mais que la vie avait vieillit plus rapidement que d'autres. Elle l'agrippa par le bras avant même qu'il ne dise quoi que soit.

- « Suivez moi. »

Danny refusa au début, il ne connaissait pas cette femme.

- « Vous êtes Danny Taylor ?
- Oui mais vous ?
- Pas de question. Suivez moi on vous attends. »

Il se laissa peu à peu entraîner. Elle le conduisit dans bâtiment. L'odeur le pris à la gorge, comme de l'ammoniac très concentré. Les bruits étouffés, et la lumière qui devint vite très rare le choqua sur le champ. Les fenêtres avaient été cloisonnées et tant mieux pour les voisins qui ne voudraient jamais les voir, c'est gens là.

Un homme tenta d'alpaguer Danny. La jeune femme le retint.

- « Pas touche Eddy. Il est avec moi. Va voir ailleurs. »

Et elle lui cracha au visage. Le temps que le dit Eddy se nettoie rapidement ils étaient partis. Ils montèrent dans les étages, se faufilèrent dans les pièces, ils durent arriver à destination car derrière l'une des uniques portes qui existaient la jeune femme s'arrêta.

- « Entrez.
- La dedans ?
- Il est là. »

Danny après avoir hésité un instant tourna la poignée et poussa la porte. Il s'attendait à un capharnaüm et en fait il trouva une petite pièce bien aménagée. Il y avait bien des piles de journaux, quelques livres stockés à la va-vite mais c'était tout. Là dans la pièce il trouva trois personnes. Sur sa droite un grand noir tenait dans ses mains une énorme canne avec un pommeau blanc. Mis à par le caractère élimé de ses vêtements on aurait presque dit un dandy de l'ancienne époque. De l'autre côté un vieil ivrogne au nez rouge se mouchait dans un mouchoir rouge et le regardait tendrement, on eu dit qu'il l'attendait. Le dernier lui tournait le dos, un sweat à capuche sur le dos il avait relevé la dite capuche.

- « Tu as trouvé facilement.
- On m'y a aidé. »

L'homme se tourna et les traits tirés mais encore un maigre sourire sur le visage Martin se montra enfin à son ami. Il semblait fatigué mais encore vaillant. Visiblement il était loin d'être le mort qu'on avait dit.

La nouvelle avait en effet vite circulé. Dès leur retour les hommes de Valotto avaient dit, avaient suggéré qu'il était mort. Plonger dans une telle eau était du suicide, difficile d'en ressortir vivant. Mais il en était sorti.

Danny lui en était persuadé. Il en avait eu la certitude dès le moment où il avait poussé cette pierre à côté de la fontaine. Là il y avait trouvé un mot, et l'avait lu.

Danny,

Si tu as repéré qu'il y avait quelqu'un autour de toi dépose dans cette cache des pierres dedans et dessus puis vas t'en.

Retrouves moi à cet endroit.


Suivait une adresse qu'il appris rapidement.

Alors il était venu. Il lui avait peut-être sauvé la vie ou peut-être n'était-il pour rien mais en tout cas son ami était là. Ils s'embrassèrent puis se séparèrent. Martin continua la conversation juste après avoir retiré sa capuche.

- « Je te présente Dialo dit-il en présentant le noir qui salua de la tête. Et Barney en présentant ensuite le vieil homme rougeaud.
- Bonjour messieurs.
- Nous sommes chez Dialo et c'est Barney qui m'a aidé pour pouvoir me cacher.
- Merci les gars.
- Je suis désolé de te brusquer mais nous n'avons que peu de temps.
- Bien sûr.
- Tu as ce que je t'ai demandé ? »

Et il commença à sortir ce qu'il avait dans ces poches.

- « Alors téléphone portable, de l'argent, les clés d'une voiture garée plus loin dans laquelle j'ai mis ce que tu aurais besoin.
- Dont une arme ?
- J'ai hésité à t'en donner une.
- Pourquoi je sais m'en servir ?
- Je sais bien Martin mais tu crois que tuer quelqu'un changera quoi que ce soit ?
- Je ne cherches à tuer personne. Je cherches à faire ce qui doit être fait et en finir au plus vite. »

Tout à coup Danny s'inquiétait de ce que lui disait Martin. Mais il commença à sourire ce qui le rassura moyennement.

- « Si tu es sûr de ton coup alors je veux bien t'aider. Valotto ne semble pas vouloir croire à ta mort.
- Je me doutais, cela me laisse juste le temps nécessaire pour faire ce que j'avais à faire. »

Il lui donna les clés, l'argent et le portable, les doigts de Martin étaient moites, peu assurés. Mais lui semblait renfermé, emmuré vivant presque.

- « Au fait j'ai reçu un étrange message. Sur ma boîte mail.
- Quel message ?
- 5 à 0 le combat continue. Dites lui que je n'arrêterais que quand il m'arrêtera. Pas de possibilités de repéré l'expéditeur.
- Cela ne sert à rien. Ce portable à une connexion internet ?
- Oui pourquoi ? »

Il ne lui répondit même pas et commencé à rechercher dessus quelque chose. Rapidement il trouva.

- « 5 à 0 la victoire est écrasante. Prochaine attaque bientôt. Attendez vous au pire.
- Mais c'est qui ce type ?
- Un type qui me déteste et qui a décidé de me détruire. J'ignore pourquoi.
- Jalousie est vilité intervint Dialo. Vous avez dû susciter une jalousie.
- Mais je ne l'ai jamais rencontré moi. J'ignore qui il est.
- Mais lui sait qui vous êtes.
- En tout cas je ne le laisserais pas agir. Maintenant c'est terminé.
- Et si tu n'arrives pas à l'arrêter ?
- J'y arriverais. De n'importe qu'elle manière. »
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Message  ERBMA le Sam 1 Mar - 1:21

Ah, ca me rassure !
MERCI MERCI MERCI MERCI 10000000000 X de pas l'avoir tué !
respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect respect
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Message  Théana le Sam 1 Mar - 11:20

eh enfin une suite !!! bon vu tes soucis t'es pardonné mais ta fic est très dense donc quand ya trop de temps entre deux suites, je dois relire plus !!!!!

encore !!
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Message  clairounett le Lun 3 Mar - 23:59

Théana a écrit:eh enfin une suite !!! bon vu tes soucis t'es pardonné

encore !!

Tout pareil !!
La suite ! Mr. Green
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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 12 Mar - 19:52

Désolé d'avoir tant traîné pour vous envoyer la suite. A cause problèmes personnels (sans gravité ne vous inquiétez pas) je n'ai je l'avoue pas pris le temps de l'écrire. Mais pour la peine je vous ait fait une bonne suite de six pages rien que pour vous.

Volà t'y


Au même moment Federal Plaza, Service des personnes disparues

Valotto crapottait sur la terrasse de l'étage. Encore heureux qu'ils ait vider des gêneurs car sinon il se serait retrouver massé entre les autres couillons intoxiqués. Même si cet état de fait et l'enquête qui commençait à durer faisait de plus en plus jaser en haut lieu. Son bon plaisir compensait tout.

Dans le ciel les rares nuages étaient délités, sirupeux comme informes. Et ce foutu soleil ne cessait de taper. La température montait à plus de trence-cinq degré à l'intéieur et la climatisation n'arrivait qu'à vaguement classer les mauvaises odeurs corporelles de chacun. Valotto lui s'en foutait mais Schatz devenait dingue et embaumait les locaux de ses déodorants qui ne faisaient que rajouter une couche.

Accoudé à la barre Valotto qui avait terminé son clope le balança d'une chiquenaude de ses doigts jaunis puis il entra à nouveau. La climatisation peinait de plus en plus. L'enfer se répendrait bien vite dès l'instant qu'elle s'arrêterait. À travers les carreaux la lumière créait un rayon de minuscules particules de poussières voletant dans l'air. Mais Schatz n'avait pas vu cela et heureusement.

Le grand black qui semblait ne plus quitter Valotto vint à lui une feuille à la main. Il faudrait qu'il songe un jour à lui demander son nom. Il le laissa venir se demandant ce qu'il voulait bien lui dire.

- « Boss, l'informaticien a répéré quelque chose. La messagerie mail de Fitzgerald a été consulté à partir d'un téléphone mobile.
- Tel Eurydice le revoici dans le monde des vivants.
- Pardon ?
- Non rien poursuivez.
- Nous n'avons pas eu le temps de répérer ni le lieu ni le numéro du portable. Mais en tout cas il semble bien vivant.
- Oui et ça se confirme. »

Sans même y être inviter Schatz entra dans la conversation. Il avait encore une fois changé de costume. Valotto n'était pas enclin à tergiverser alors d'un signe de tête il le força à continuer.

- « Le gamin d'une jeune mêre qui taillait une bavette avec une copine dans Central Park, a reconnu un homme qu'il a vu et a qui il a parlé à proximité du réservoir Jackie Onassis, dans le signalement de Fitzgerald.
- Mais qu'est-ce qu'ils font les parents en laissant leur gamin discuter avec un homme en cavale ?
- Surtout qu'est-ce qu'ils font en faisant des gosses ? Ça n'a aucun intérêt et cela de cesse de brailler. »

Valotto le regarda de travers, se demandant s'il était sérieux.

- « Vous êtes encore plus cynique que moi.
- Merci.
- Et vous savez quoi ? Ça me terrifie. En tout cas il ne sera pas resté longtemps mort notre homme. Il a dû avoir le temps de se procurer les moyens de sa fuite. Nous devons à présent jouer sur un autre tableau.
- C'est à dire ?
- Il faut qu'il fasse une erreur et se sente en confiance. Il faut que pour lui tout se passe le mieux possible et qu'il relâche son attention, ne prenne plus toutes les précautions. Qui à part l'informaticien et vous sait pour le mail ?
- Personne.
- Et bien continuez ainsi. Enfermez le à double tour s'il le faut mais je veux que Fitzgerald est l'impression que l'on croît à la théorie de sa mort, que l'on commence à l'oublier. Schatz le gamin ?
- Je l'ai interroger moi même.
- Il a inventé pour se faire mousser. Il n'y a jamais eu d'homme et sûrement pas un Fitzgerald. Ce gosse était fantasque, il voulait se faire bien voir devant ses copains, je n'en sais rien mais cette histoire ne tiens pas debout. Voilà ce que vous allez dire à tout le monde.
- Et vous pendant ce temps ?
- Moi ? Je vais faire la pire chose que me soit donné de faire. Je vais participer à une conférence de presse et présenter à tout les nigauds ma réalité des faits. Mais avant il me reste un pièce de mon jeu à engager. »

Et sans même faire cas des formules de politesse Valotto les quitta, Schatz et l'autre agent savaient pertinamment ce qu'ils avaient à faire, et convoquer la presse faisait partie de leur attributions dorénavant par exemple.

Valotto encore plus détendu que d'habitude entra dans la salle d'interrogatoire. Jack Malone n'était plus le même homme. Chemise de travers, cravate retirée, les cheveux en bataille il ne ressemblait plus au charismatique chef qu'il avait été.

- « Comment trouvez vous votre chez vous Malone ?
- Oh arrêtez de vous foutre de moi Valotto.
- Vous avez raison vous méritez mieux et pour cela je vais vous mettre dans la confidence. Dans quelques minutes je vais organiser une conférence de presse où je dirais que selon nos informations Martin Fitzgerald serait mort en se jetant dans les eaux tumultueuses des égoûts.
- Martin, mort ? Je n'y crois pas une seconde !
- Et vous avez raison, nous non plus.
- Mais je comprends pas ou voulez vous en venir ?
- Cette comédie n'a que trop durer Jack, vous et moi nous le savons bien. Martin ne se laissera jamais capturer, il est trop malin pour ça mais...
- Mais quoi ?
- Peut-être que, pour défendre ses droits, pour prouver son innocence il serait capable de se rendre si quelqu'un de proche en qui il a confiance lui demandait. »

Jack ne savait sur quel pied danser. Il ne lisait en Valotto que de la sincérité. Si celui-ci lui montait il était infiniment doué. Il le regarda attentivement et ne pu réagir que brusquement.

- « S'en est assez ! Je veux sortir d'ici. Vous me retenez sans raison depuis un bon moment !
- Mais vous êtes libre depuis le début.
- Comment cela ?
- C'est vous qui vous enfermiez dans ce que vous croyez rien de plus. Vous pouvez être libre.
- Mais Martin est innocent de tout ces crimes !
- Alors prouvez le.
- Comment ?
- En m'aidant à le récupérer. Ensuite on laissera la justice suivre son cours et la vérité apparaître.
- Qu'est-ce qui me prouve que vous recherchez la vérité ?
- Rien d'autre que moi. Moi et ma foutue volonté farouche de trouver le salaud qui a fait ça à ses gamines, celui là et pas un autre. »

Il réfléchit un instant, sembla perdu et puis timidement.

- « Alors, très bien puisqu'il le faut.
- Vous avez fait le bon choix Jack.
- Je l'espère.
- J'en suis sûr. »


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Ils étaient tous venus ils étaient tous là. Les coups de téléphones avait plût et tous sans exception avait répondu par l'affirmative. Rapidement cette affaire était devenue la coqueluche de médias depuis que le FBI faisait circuler le signalement d'un de ses propres agents. Le policier serial Killer. Le bonheur de pouvoir enfin parler au chef de cette enquête qui jusque là s'était mûré dans un silence les réjouissa tous. Comme si le Bon Dieu leur parlait enfin. Valotto lui crapottait en retrait et s'en foutait d'être dans des locaux publics et qu'il risque une amende. Dans quelques secondes se serait à lui.


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Même si le bureau n'était guère plus le leur Danny se forçait à y revenir comme si rien n'avait changé. Alors dès qu'il quitta Martin il se dirigea immédiatement vers le bureau comme si rien ne s'était passé. C'est alors qu'il montait les marches du perron qu'on l'interpella.

- « Danny »

Il se retourna et vit son patron, un peu décrêpit mais toujours là. Il s'approcha de lui et lui serra instinctivement la main comme il l'aurait fait à un bon ami.

- « Jack ? Ils t'ont relâché ?
- Oui mais j'ai peur que ce soit pour peu de temps.
- Ils m'ont interrogé de longues heures aussi.
- Cette affaire commence à nous bouffer tous. »


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Valotto entra alors en scène. Il s'était fait violence et avait changé de costume. Le nouveau avait été emprunté à Schatz qui faisait presque sa taille. Celui-ci le brûlerait sûrement ensuite. Il avait pris une douche et s'était légèrement rasé, juste pour que sa barbe ressemble à quelque chose, sûrement pas plus.

Il s'avanca en direction des dizaines de micros qui avaient été dressé pour l'occasion. Il inspira profondément. Ce n'était pas un exercice qu'il affectionnait particulièrement. Mais néanmoins il savait qu'il était obligé de passer par ça pour que son plan fonctionne comme il le souhaitait. Car toujours tout le long de ce qu'il allait dire il gardait au fond de sa tête à l'esprit qu'ailleurs, peut-être guère long se jouait un tout autre scénario.


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Danny sentit rapidement que Jack n'était pas venu pour simplement lui parler même de cette enquête terrible qui les avaient tous bouleversés. Viviane avait été envoyée de force chez elle avec perte et fracas. Et Elena demeurait introuvable. Quand à Sam on pouvait parfois la voir arpenter les couloirs.

- « Il y a quelque chose Jack ? Quelque chose que tu voulais me dire ? »

Toujours tendu son patron se montra hésitant, presque sur la défensive.

- « Pas ici les murs on des oreilles. »

Il l'entraîna plus loin et après avoir regarder une dernière fois derrière lui et s'être assuré qu'ils étaient à peut près seuls. Il lui dit.

- « Je sais que toi et Martin vous étiez très proches. Et il ne m'étonnerait pas que malgré cette affaire tu es garder des liens avec lui. Dis moi tu sais comment le contacter ? »


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Tout commença par une grande présentation. Rapidement à grand traits Valotto rappella les faits de l'affaire. Il savait que les journalistes n'attendaient pas cela alors dès qu'il pût il s'attarda sur ce qui était essentiel pour eux et pour lui. La scène qui s'était déroulée dans les égoûts.

- « A la suite d'une tentative d'appréhension du suspect, nous l'avons poursuivi dans les rues attenantes de Central Park. Il s'avère que l'un d'entre elle subissait des travaux dans ses égoûts. Martin Fitzgerald s'est échappé par ce biais en se faufilant à l'intérieur. Moi même et mes hommes nous l'y avons poursuivi.
- Comment se fait-il que la zone n'était pas entièrement surveillée ?
- Elle l'était. Nous avions des hommes postés dans le parc. Mais vu l'heure matinale ainsi que les lieux on se voyait mal disposé des policiers ou des agents partout dans les environs au risque d'alerter le suspect par avance.
- On dit que deux agents sont morts lors de cette interpellation et que l'un d'eux avait été tué par vous ?
- Je ne reviendrais pas sur ce sujet. L'enquête déterminera comment cela s'est passé, toujours est-il que ce que vous avez à savoir c'est que cet agent était un danger pour cette enquête. Et que surtout si je suis venu ici aujourd'hui c'est pour vous annoncer que d'après nos renseignements Martin Fitzgerald est mort.
- Non !! »

Au fond de la salle, la mère de Martin écoutait accompagnée de son mari. Avant d'avoir un malaise elle eut un cri terrible. Son mari essaya de la retenir mais il ne pût grand chose. Schatz accompagné d'autres agents l'aida à sortir et appella les secours. Valotto était encore plus mal qu'au début. Même si son coeur était sec, annoncé à une mère que son fils était mort vous foutait toujours un coup. Mais il devait poursuivre, sinon son effet de manche tomberait à plat.


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Danny regarda étrangement Jack. Il cherchait presque à l'interroger du regard comme il le faisait parfois aux suspects. Sa façon de se comporter semblait déjà étrange mais sa question dénotait encore plus. Il serra les dents, et entraîna à son tour Jack plus loin. Il était devenu tout à coup tendu lui aussi.

- « Qu'est-ce qui te fait croire ça ?
- Écoutes je ne t'accuse de rien. Je suis pas là pour ça et tu le sais bien. L'affaire du Park a été ébruitée et on suspecte un collègue de Martin d'être présent à ce moment là. Je ne te demandes pas de me dire si c'était toi. Je veux juste une chose. Que tu me donnes un moyen de le contacter. »


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Alors il poursuivit. Parce qu'il le fallait.

- « Ne vous inquiétez pas les médecins s'occupent d'elle. Selon nos informations Martin Fitzgerald qui devant mes propres yeux à plongé dans une eau boueuse, tumultueuse charriée par les égoûts de cette ville, dont le corps n'a pût être retrouvé, ne pas avoir survécu la dedans et il est fort probable qu'on le retrouve très bientôt.
- Vous affirmez donc clairement que votre suspect principal est mort ?


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Message  Hio-Tin-Vho le Mer 12 Mar - 19:53

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Il hésitait. Se demandant pourquoi Jack tout à coup voulait parler aussi vite à Martin. Mais il était vrai qu'il n'avait eu guère le temps nécessaire à chercher à le contacter. Enfermé par Valotto il n'était sorti qu'une ou deux fois. Et puis c'était son patron il se devait de lui faire confiance. Il avait tout de même besoin de certitude, même si par principe il ne s'opposait pas à l'aider à contacter Martin.

- « Qu'est-ce que tu va lui dire de si essentiel qui pourrait l'aider ? Il est en cavale tu le sais bien et moins il aura de contact avec nous moins il aura de risque de se faire prendre.
- Je sais bien mais Valotto lors de mes interrogatoires m'a parlé, beaucoup parlé et à force il m'a donné des informations essentielles qui pourraient l'aider.
- Quel type d'informations ?


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Valotto se retena. Mais il avait une envie irrésistible de rire au nez de cette journaliste qui le forçait tout simplement à se répéter. Il venait de lui dire qu'il le pensait mort, cela ne lui suffisait pas ? Ce métier était vraiment un métier de chien. Incapable d'avoir la moindre volonté personnelle ils ne faisaient que répéter ce que d'autres avant eux avait dit.

- « Comme je vous l'ai dit précédemment tout concorde à cette conclusion. Néanmoins je tiens à clairement affirmé que notre enquête ne s'arrête pas là. Nous ne baisserons pas notre attention. Nous ignorons encore les circonstances précises de la mort de ces jeunes femmes et nous le découvrirons très vite.
- Est-ce que Martin Fitzgerald était le meurtrier de ces jeunes femmes ?
- Martin Fitzgerald était un suspect, un suspect que nous poursuivions.
- Un suspect qui est mort dans des circonstances étranges.
- Il n'y a rien d'étrange il s'est jêté lui même dans les eaux des égoûts
- Aucun témoin ne semble le confirmer vous étiez seul au moment des faits.
- Pour quel motif se serait-il jêté ? Suicide, tentative de vous échapper une nouvelle fois ?
- S'il s'est suicidé ne pensez vous pas être responsable de cela ?
- Une question à la fois s'il vous plaît intervint un autre agent. »

Mais il était déjà trop tard et les questions commençaient à pleuvoir. Valotto était au bord du gouffre, désormais c'était lui que l'on accusait. Mais la version de Martin mort serait vite corroboré par les médias.


-----------------------------------------------------------------------------------------------

- « Ils vont faire une conférence de presse, peut-être même ne l'ont-ils pas déjà fait. Et dans cette conférence de presse ils vont annoncer la mort de Martin.
- Mais c'est du délire. Martin n'est pas mort.
- Oui toi et moi nous le savons. Mais eux l'ignore. Écoutes Danny. J'ai vu des photos, des photos des jeunes femmes mortes qui ont été trouvé chez Martin, j'ai vu des documents qu'ils m'ont montré. Je sais que ce n'est pas lui. Mais ces documents peuvent l'aider à trouver qui a monté tout cela. Qui a fait cela. Il faut que je lui apporte mon aide.
- Écoutes s'il ne veut pas t'aider alors je ne peut rien pour toi mais... »


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Valotto n'en pouvait plus et à force quitta la salle. Les journalistes pourraient bien s'étriper il laisserait ça à d'autres, pour lui ce petit numéro était terminé, clairement terminé. Cela avait déjà trop duré. Il retira donc la cravate qu'on lui avait prêté instinctivement dès qu'il quitta la pièce. C'est à ce moment là qu'il croisa Schatz.

- « La mère de Fitzgerald ?
- Physiquement elle va bien. Mais l'annonce lui a foutu un sacré choc au moral. Elle totalement retournée.
- J'ai beau pas aimé grand chose, annoncé à une mère que son fils est mort et au surplus si ce n'est pas vrai cela vous fout toujours quelque chose.
- C'est le métier non ? C'est pas vous qui dites cela ?
- Parfois je dis de belles conneries. Tenez c'est à vous ça dit-il en lui posant sa cravate dans la main. Je vous rendrait le costume très vite.
- Vous pouvez le garder.
- Je n'en attendait pas moins de vous. De toute façon je pense que vous l'auriez jeter sinon.


-----------------------------------------------------------------------------------------------

- « Mais ?
- J'ai un numéro, un numéro de portable que je lui ai filé. Si tu appelles dessus peut-être que tu l'auras. Après ce sera à lui de décider si oui ou non il doit te parler.
- Merci Danny tu as fais le bon choix.
- Je l'espères.
- Toi et moi nous savons qu'il ne peut s'en sortir seul.
- Et que derrière lui il y a forcément quelqu'un. »

Danny presque à regret lui donna le numéro. Jack le laissa entrer dans le hall seul. Il resta quelques secondes en contrebas. Il se demandait ce qu'il allait faire maintenant.


-----------------------------------------------------------------------------------------------

Danny traversa le hall très vite, sous les yeux de Valotto qu'il n'avait pas dû le reconnaître dans sa nouvelle tenue et surtout parce qu'il surveillait l'entrée en retrait. Il le laissa bien partir puis il se dirigea à son tour vers la sortie. Il regarda dehors à gauche puis à droite et ne voyant personne qui l'intérressait descendit le perron. Là il le vit enfin, un peu plus loin dans la rue. Il s'approcha de lui mais déjà il s'était retourné et revenait vers lui.

- « J'ai ce que vous m'avez demander.
- Je ne vous ait rien demander Jack. On travailles main dans la main n'oubliez pas.
- Oui et bien cela m'écoeure comme cela m'écoeure de mentir à mon équipe.
- Vous savez ce que j'ai fait aujourd'hui ? J'ai annoncé publiquement, devant tout un parterre de journalistes, à une mère que son fils était mort comme le présentateur météo annonce qu'il va pleuvoir. Et le pire c'est que je lui est menti, moi aussi. Si vous voulez que l'on fasse un concours des horreurs que nous devons faire, alors allons-y.
- Non ce n'est pas la peine. Tenez le voilà ce numéro. »

Il commençait à s'en aller en revenant vers le bâtiment.

- « Ce n'est pas fini Jack.
- Que voulez vous dire ?
- Vous croyez que nous il nous dira où il est ? Vous seul pouvez le faire.
- Ça ne s'arrêtera jamais alors ?
- Il ne tient qu'à vous que cela s'arrête.


Dernière édition par Hio-Tin-Vho le Sam 15 Mar - 18:27, édité 1 fois
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Message  Théana le Sam 15 Mar - 17:14

cette alternance entre deux "scènes" crée une intensité géniale, on a plus envie de lacher !!!

encore !!
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Message  clairounett le Dim 16 Mar - 20:36

Encore... et des news de Martin stp !! 2love2
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Message  ERBMA le Dim 16 Mar - 20:55

Shocked Jack a trahi Martin !! Quel imbécile, mais quel imbécile !!!!!! rgrrr rgrrr rgrrr rgrrr rgrrr rgrrr
Une suite !
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Message  Hio-Tin-Vho le Mar 18 Mar - 13:05

Et voici plus rapidement cette fois la suite...


Juste après, Federal Plaza, Service des personnes disparues


C'était la même. Même disposition, même lumière tamisée, même série d'écrans. Le décor n'avait pas changé, immuable. Le contexte lui était tout à fait différent. Les personnes qui l'accueuillait n'étaient pas celles qu'il connaissait et surtout lui n'avait plus le même rôle. Du chef de l'enquête il était passé au statut difficile et délicat de suspect qui aide, de balance.

Dès que Valotto eut obtenu ce qu'il voulait et tandis que les médias relayaient soes alléguations comme les bons toutous qu'ils étaient (tout était dans la forme) il le conduisit dans la salle d'informatique. Là les téléphones étaient connectés au système informatique. La modernité a un prix que les services fédéraux peuvent payer sans problème.

La pièce, mis à part ce matériel, était quasi vide. Seul Valotto, Schatz et l'informaticien l'accompagnaient. Tant mieux il ne voulait guère faire de son acte un spectacle.

- « Entrez, asseillez vous. »

Jack s'éxécuta, presque par réflexe. Il écouta Valotto d'une oreille distante. L'agent lui posait des questions précises et très techniques. De toute manière il n'avait pas envie de dire plus.

- « Martin Fitzgerald connaît-il votre numéro de téléphone portable personnel ?
- Oui.
- Nous allons donc le simuler ici. Nous vous demandons pas qu'il se rende à la suite de ce coup de fil. Un contact, un rendez-vous, c'est tout.
- À quel endroit ?
- Comment ça ?
- Le rendez-vous à quel endroit ?
- Où vous voulez. Le tout est que ce soit vous qui le déterminiez.
- Ce ne sera pas un traquenard pour lui ?
- Nullement. Vous vous y rendrez seul, vous discuterez avec lui et vous le convaincrez de se rendre afin de prouver son innoncence.
- Et vous pensez que je peux le convaincre ainsi. Il ne se fera pas avoir aussi facilement.
- J'ai confiance en vous Jack. Et n'oubliez pas je lui ai laissé une chance en le faisant passer pour mort. Seul l'autre grand black...
- Jessie, intervint Schatz.
- Pardon ?
- Il s'appelle Jessie.
- J'aurais appris quelque chose aujourd'hui. Donc seul Jessis et nous trois savons la réalité mais cela ne durera pas longtemps. Et j'ignore si je n'aurais pas à sa poursuite d'autres agents qui voudront le flinguer. Vous comme moi ne voulons pas le retrouver entre quatre planches.
- Nous sommes prêts. »

Jack souffla profondément et s'approcha du combiné. Il hésita encore. Quoi qu'il s'imagine, agir ainsi c'était trahir son agent même pour un intérêt supérieur, même pour son bien. Valotto semblait attendre que de son propre chef il agisse afin de ne pas le brusquer. Il avait raison car tout à coup Jack fit un geste pour signifier qu'il était prêt. Installés derrière l'écran Schatz et l'informaticien réagirent sur le champ en déclenchant l'appel.

Cela sonna par trois fois sans que personne ne décroche. À la quatrième on semblait s'inquiéter qu'ils ne fassent chou blanc. Pour éviter d'être repéré ils n'avaient pas fait d'essai. Tout se faisait en improvisation. La cinquième sonnerie commença et cela devint critique. Dès qu'elle serait finie la messagerie se mettrait bientôt en route. Quand brusquement on décrocha.

- « Oui allo ? »

Le haut-parleur enclenché tout le monde entendait cette conversation et sût qu'ils devaient faire le plus grand silence possible pour laisser à Jack toute tranquilité.

- « Martin ?
- Jack ? Tu es fou d'appeller avec ton portable. Ils ont dû le mettre sur écoute. »

Si il savait comme il avait raison.

- « Je vais faire court.
- Pourquoi tu m'appelles Jack ? C'est dangereux pour toi.
- Je sais mais il fallait que je t'ai au téléphone. Ça va ?
- On a vu mieux.
- Écoutes si tu as besoin d'aide n'hésites pas. Je suis là.
- Pour l'instant je me débrouilles. J'ai trouvé des gens pour me venir en aide. »

Valotto gromella. Martin se félicitait presque d'avoir engager dans ses emmerdes ses amis.

- « J'ai beaucoup parlé avec Valotto. Il m'a donné des informations qui pourraient t'aider.
-Raconte...
- Pas au téléphone. Ce serait trop long.
- Je ne peut pas te voir. Je ne veux pas te mêler à ça.
- T'inquiètes. Je suis solide et j'en ai vu d'autres.
- Mais pourquoi, pourquoi fais-tu ça ?
- Parce que je suis ton patron et je me dois de t'aider. »

Il hésita un moment puis répondit.

- « Où veux-tu que l'on se retrouve ? »

C'était plus facile qu'ils ne le pensaient et très rapidement Jack songea à un endroit bien dégagé, rapidement accessible et où il pouvait partir aussi vite et il le lui décrivit. Martin accepta et sembla noter mentalement le lieu.

- « Merci Jack.
- De rien. Mon petit. »

Martin raccrocha et il resta dans la bouche de Jack un arrière-goût difficile de malhonnêteté et de mensonge. Valotto eut la décence de ne pas présenter un air satisfait. C'était déjà difficile pour Jack, autant ne pas en rajouter.

Les journaux de midi annonçaient en une la mort de Martin Fitzgerald et rapidement l'information se transmis dans les rues jusqu'à ce gars qui cachait chez Dialo et qui venait de raccrocher avec un goût bizarre dans la bouche.
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Message  ERBMA le Mar 18 Mar - 19:26

Comment ose-il !? Shocked Comment ose-il l'appeler "Mon petit" !!!!!!!!!????????? rgrrr
Hou le pas beau ! Thumb down
J'espère qu'il va avoir un accident de voiture et qu'il va en crever ! cheers

Une suite ! bravobom bravobom bravobom bravobom bravobom
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Message  Théana le Sam 22 Mar - 11:49

tite suite mais intense, comme d'hab avec toi !! vite une suite
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Message  Hio-Tin-Vho le Dim 23 Mar - 0:28

Tu sais quoi chère Théana tu as de la chance. Il me restait une petite suite sous le coude. Que dis-je une grande suite. Donc la voici. Attention âmes sensibles s'abstenir. Il va y en avoir de l'action.


Quelque part dans New-York, des heures après

Une grande rue, large, ce qui étonnant pour New-York. De grands bâtiments blancs l'entouraient. Ces ensembles flanquaient la rue d'une ceinture étonnante. Au centre un mini parc, plus une aire de jeu pour les gosses, avait dû être posée par la bonté du Saint-Esprit ou plutôt du diable, car les enfants seraient renversés par un voiture, longtemps à l'avance avant d'arriver jusque là.

Dès qu'il eut raccrocher Martin fonça jusque là pour repérer les lieux. Dans l'ombre de l'un des bâtiments il observait attentivement son environnement.

Ignorants de ce qui se trouvait les passants allaient et venaient peut-être comme tout les jours. Un couple d'amoureux passa à proximité de Martin et ne le remarqua même pas. L'ombre devenait peu à peu de son allié, le jour son pire ennemi. Rapidement il sortit son mobile et consulta ses mails. Toujours aucun message de ce fou, alors il déconnecta.

C'est à ce moment là que Jack apparu de l'autre côté au bout de la rue. Il semblait surveiller derrière lui, regarder si rien n'arrivait. Martin se dit que c'était normal, qu'il vérifiait simplement de ne pas être suivi. Lui aussi s'assurait de ne pas avoir d'agent ou de policiers même en civil. Un instant il crût reconnaître en un homme achetant un journal à un vendeur un des hommes de Valotto. Mais lorsqu'il continua son chemin il se ravisa.

Jack avait traversé la moitié de la rue et rejoint le parc pour enfant. Cela avait presque quelque chose de cossasse, de singulier. Un si grand homme dans un parc à enfant.

D'après tout ce qu'il voyait le calme était enfin revenur et il était presque heureux de voir son patron. Même si le simple fait de l'engager dans cette galère le gênait horriblement. Il préférait chercher à régler cela tout seul. Et pourtant il avait accepter son aide. Il n'aurait pas dû.

Car quand tout à coup Jack l'aperçut en retrait dans cette ruelle, l'espace d'un instant il avait compris. Le marchand de journaux lâcha ses journaux et sortit un 9 millimètres, l'assistant du fleuriste dégaina à son tour et un soit-disant clochard se leva brusquement en se dirigeant dans sa direction. C'était un piège. Sa seule chance courir.

Alors il n'eut le temps que de crier sa haine à Jack par de simples mots : « Tu m'as trahi ! » Ce dernier n'eut pas le courage d'affronter son regarder et tourna la tête. Valotto aussi lui avait menti mais comment avait-il pût le croire ?

Martin de son côté n'eut pas le temps de réfléchir et commença à courir.

Il remonta la ruelle. Mais déjà en façe une voiture venait de la boucher. Impossible de continuer. Il aperçut alors une gouttière et sauta dessus. Ce fut plus difficile qu'il ne le pensait et son échappatoire ne fut possible qu'au moment où il attrappa la barrière du balcon d'un appartement. Ses poursuivants étaient à ses pieds il n'était en rien libre. Il sauta sur le balcon. La porte-fenêtre était fermée. Il grimpa donc à nouveau sur la barrière et sauta vers le balcon suivant. Il se rattrapa de jutesse.

Un agent était juste derrière lui d'autres se répandaient dans l'immeuble. Cette fois-ci la porte-fenêtre était ouverte. Il entra et la ferma tout de suite à clé. L'appartement était occupé. Son locataire se leva pour l'insulter mais lorsqu'il sortit son arme tout en se dirigeant vers la porte il se calma aussitôt.

Il déverrouilla et sortit. Les autre agents montaient dans les escaliers, lui en fit autant. Le chambardement, les mouvements firent sortir de leur torpeur les locataires. Martin n'avait pas encore aperçut Valotto. Tant mieux ou tant pis peut importe. Jusque là il ne songeait qu'à deux choses. Courir et sa haine pour Jack qui grandissait. Il le savait cet immeuble serait très vite sa prison de béton s'il ne trouvait pas un moyen de sortir.

Soudain il entendit un bruit terrible, des aboiements. Ils avaient lâché les chiens et eux il ne pourrait pas leur échapper en courant.

Son souffle court, ses douleurs à la poitrine le ralentissait et bientôt il ne pourrait plus courir. Mais il était déjà trop tard car un chien, plus petit et donc plus véloce remontrait le couloir face à lui. Il allait lui sauta dessus et malgré sa taille il lui ferait mal. Martin sortit son arme, poussa le marteau, braqua le chien et tira deux coups. Le premier le rata mais le second l'abattit net. Mais ce n'était que reculer pour mieux sauter.

Les agents et les autres chiens approchaient. Un locataire plus téméraire que les autres était resté dehors, porte ouverte. D'un coup de coude il le poussa et entra de force et referma derrière lui. Avant d'aller vers la fenêtre il mit le loquet. Il retardait par la même ses poursuivants. Heureusement car à la fenêtre il avait toutes les difficultés du monde à l'ouvrir.

- « Comment fait-on pour l'ouvrir hurla-t-il au locataire ?
- Elle est bloquée répondit celui-ci effrayé. Le réparateur devait passer aujourd'hui. »

Furieux, Martin savait que c'était sa seule issue. Il réfléchit deux secondes et se dit qu'il l'avait déjà fait et pourrait le refaire. Il se recula et sans la moindre trace d'une quelconque hésitation tira dans la vitre à plusieurs endroits. Fissurée la vitre était déjà fragilisée.

La porte allait être enfoncée par un bélier. Lui usa d'une chaise du design biologique en chêne et alors la voie fut ouverte, coupante mais ouverte.

Au même instant la porte fut enfoncée et le premier à entrer fut Jessie, le grand noir. Celui-ci vit Martin passer sur le balcon.

- « Fitzgerald rendez-vous, lui dit-il en courant vers lui.
- Jamais et dites à Valotto et Jack qu'ils aillent se faire foutre. »

Il était monté sur la barrière mais n'avait pas eu le temps de prendre ses appuis et se retrouva rapidement en déséquilibre. Jessie allait l'attrapper lorsqu'il bascula dans le vide.

Au troisième étage il n'avait aucune chance.

Mais par réflexe Jessie regarda par dessus la rembarde. Le bruit comme sa chute fut amorti par le passage d'un poids lourd sur lequel il tomba. Le long camion allait le faire partir.

Jessie ne le voulait pas et à son tour sauta. Il tomba juste avant la limite de la remorque. Martin se remettait du choc lorsque l'agent le rejoignit à cet endroit.

- « Je ne vous lâcherais pas Fitzgerald.
- Vous vous êtes donné le mot ou quoi ? »

Jessie s'était levé et courait vers Martin. Il avait sortit son arme mais dans un tournant Martin profita de l'occasion pour le désarmer d'un coup de pied.

La chance allié à la technique était une arme redoutable.

Mais l'agent ne voulait pas en rester là et lui décocha un crochet du droit. Le sang gicla, la lèvre avait été fendue. Martin cracha le sang qu'il avait dans sa bouche. Il profita d'un moment d'innatention et le faucha avec le pied. Il s'écroula alors.

Martin voulait le finir et lui sauta dessus pour le frapper avec le poing. Mais Jessie roula et ce fut la paroi métallique du camion que le poing lancé à pleine vitesse de Martin rencontra. Ce fut extrèmement douloureux et son poing saigna un peu.

Jessie s'était relevé, Martin non, il recula en poussant sur ses jambes, assis sur ses fesses. L'instant promettait d'être critique pour Martin lorsque plus par réflexe il lui frappa les parties du bout du pied. La douleur le tena un moment en retrait le temps pour Martin de se lever. Face à Jessie il lui envoya un coup de boule dans le nez. Il se fit aussi mal que lui mais il le fit tout de même reculer.

Il se rendaient coup pour coup.

Le conducteur dût entendre ou les voir car déjà il ralentissait. Seule solution en fini. Au bord du camion Martin eut la chance de prendre le dessus. Et Jessie ne pût que s'accrocher au rebord du camion.

Cela aurait pût être lui à cet endroit et pourtant Martin de son pied frappa les doigts de Jessie. Il allait tomber d'un camion en marche et il s'en foutait.

Mais Jessie dût avoir une bonne étoile car il chuta alors que le camion était au ralenti en se mettant en boule. Il passerait des semaines à l'hôpital mais il était en vie.

Martin se croyait libre lorsqu'il entendit les sirènes. Les voitures dans lesquelles Valotto et Schatz avait embarqué débouchèrent plus loin devant le camion qui s'arrêta. L'arme au poing ils firent signe au chauffeur de descendre. Valotto par l'échelle grimpa sur le toit. Mais il n'y vit personne. Il fouilla entre la remorque et la cabine et fit vérifier le dessous du camion mais rien n'y fit. Fitzgerald avait disparu.

Ce qu'ignorait Valotto et Schatz c'est que juste avant le dernier pont Martin avait eu le réflexe de sauter et s'accrocher dessus. Par sa force et par miracle il s'était hissé dessus. Et là assis il reprenait son souffle avant de recommencer à courir.

Et puis brusquement il se mit à pleurer et ses larmes se mélangèrent à son sang.


Dernière édition par Hio-Tin-Vho le Dim 23 Mar - 0:40, édité 1 fois
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Message  ERBMA le Dim 23 Mar - 0:35

Pauvre Martin ! Sad Tu le fait vraiment passer pour un super héros, dis donc ! (ou un type avec une chance de malade !)

UNE SUITE !!!!!
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Message  clairounett le Dim 23 Mar - 20:24

Chez toi aussi il morfle Martin ... ptdr ptdr
T'as pas une suite ??
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Message  Hio-Tin-Vho le Jeu 27 Mar - 15:12

Désolé du retard encore une fois, j'attendais d'avoir commencé à rédiger un petit peu la suite.

Voici celle-ci.


Au même moment quelque part

Il ouvra timidement un oeil. On aurait dit que la paupière était douloureuse. L'air était âpre et sanguin. Il faisait extrêmement chaud dans cet appartement et la climatisation n'y pouvait rien. Seule la nuit laissait échapper un peu de sensations supportables. La climatisation était commune à tout l'immeuble, alors quand tout le monde tirait dessus elle ne fonctionnait quasiment plus. Il fallait l'utiliser l'hiver pour qu'elle soit opérationnelle, car là c'était le chauffage qui ramait.

Depuis plusieurs jours il gardait continuellement un arrière goût dans la bouche, comme si un fumeur avait vidé son cendrier à l'intérieur et que la cendre restait encore chaude. Malsain et désagréable à souhait. Alors parfois il faisait des conneries, s'en voulait à mort et puis cela passait.

Car après tout il avait un job, et un job qui lui plaisait en plus. Il s'y sentait bien, il aimait la façon dont il avait de travailler. Le fait qu'il devait fouiner, savoir observer, rechercher des indices, des informations. Tout cela lui plaisait, il y avait pris goût. Et ne dit-on pas que l'on doit toujours finir ce que l'on a commencer ?

Alors après maintes et maintes hésitations il se leva enfin. Fort heureusement il n'avait pas trop abusé de l'alcool et sa cafetière ne sifflait pas trois fois comme le train dans le film du même nom. Une simple aspirine et tout serait passé. Mais avant, avant même de se laver, ou même d'aller pisser un coup il partit pour la pièce. Il se dirigea vers le fond du couloir, encore hagard, et obliqua avant sa chambre dont le lit n'avait pas été défait et ouvrit la porte. Là il put allumer la lumière.

C'était un petit bureau qu'il s'était aménagé, avec un ordinateur, une bibliothèque très légère, et des dossiers qu'il avait rangé tant bien que mal, vu qu'il les fouillait souvent. Son ordinateur tournait déjà. D'un geste de la main il poussa la souris et ainsi coupa la veille. Puis dès qu'il fut sur le bureau il lança Outlook pour consulter ses mails. Il passa rapidement sur une dizaine de publicité qui le conseillait pour agrandir son pénis, faire des investissements en Côte d'ivoire et s'intéressa plus en détail sur les mails qu'il désirait vraiment. Il les lut et tandis qu'il se réveillait il en sourit et se sentit de mieux en mieux. C'était bien ce qu'il voulait. L'heure approchait.

Puis il ouvrit rapidement le navigateur internet et se rendit sur le jeu en ligne qu'il fréquentait souvent. Le but du jeu était d'élever un petit personnage du moyen-âge. Il visita deux ou trois forums affiliés, répondit quatre ou cinq messages, puis nourrit son personnage, lui trouva un emploi et enfin remit en veille son ordinateur.

Là il fila sous la douche. Il mit la température la plus froide qu'il put supporter. Cette fraîcheur lui fit un bien fou, tellement qu'il assouvit des plaisirs interdits dont certains disaient que cela rendait sourds. Lui s'en fichait. Il ne faisait rien de mal et puis il n'avait pas eu la compagnie d'une femme depuis longtemps et il fallait bien compenser, comme tout homme aurait fait. Quand sa douche fut terminée il partit précipitamment de chez lui, sans se raser ni même soigner son look. Il emporta quelque chose pour manger en route.

Dehors la chaleur était tout aussi étouffante et aucun vent ne calmait tout cela depuis longtemps.

Il grimpa dans sa voiture et démarra la radio passait du Led Zeppellin, Stairway to Heaven, un présage ? Il roula un long moment, vers une destination que lui seul connaissait. Le temps commençait à compter et sans doute serait-il un peu en retard. Mais finalement il arriva à destination et personne ne l'attendit.

Il s'agissait de grands entrepôts dans une zone industrielle. L'un des très rares qui restaient, comme anachroniques. Les hangars avaient été abandonnés à la va-vite. Les machines et les stocks de marchandises pourissaient sur place. Bientôt ce lieu ne serait plus qu'un tas de ruine et alors les promoteurs immobiliers se feraient un plaisir de tout raser, mais à ce moment il serait déjà loin.

Il amait cette sombre ambiance, elle le détendit. Devant lui sur un léger promontoire elle était resé bien sagement assises. Son sac sur la tête, les pieds et poings liés. Lui chantonnant s'approcha. Il posa sa malette, avant de venir la voir, il s'accrocha un masque. C'était la première qu'il avait ce réflexe, sans doute parce qu'il s'agirait de la dernière. Il avait décidé d'en finir dans un bouquet final.

Il la regarda. Même la tête dans ce sac elle restait belle. Combien de temps avait-elle attendu ? Deux voir quatre heures tout au plus ? Cela était amplement suffisant pour l'angoisser et pas assez pour que les forces de police ne soient prévenues.

Déformant un peu sa voir il s'approcha.

- « J'espère que je ne t'ai pas pas trop fait attendre mon ange ? Je suis désolé d'avoir à te faire subir cela mais toi comme moi nous savons qu'il aurait pût tout arrêter bien plus vite. Il a échoué que veux-tu. »

C'est alors qu'il retira le sac et découvrit le visage angoissée et baillonné d'Elena. La jeune femme était en sueur et les yeux injectés de sang. Elle ne l'avait pas vu arriver. Une erreur de sa part. Et désormais elle ignorait qui s'occupait de sa fille, sa mère sans doute.

Elle tenta de parler à travers son baillon.

- « Mon ange cela ne sert à rien. Tu va te fatiguer et personne ne t'entendra. Comme tu t'en ai sans doute aperçue j'ai aussi scellé cette chaise au sol. Lui seul peut te sortir de là. »

Il revint vers sa malette, l'ouvrit, enfila des gants, pris un mouchoir et essuya méthodiquement les endroits où il avait mit ses mains. Puis dans la même malette il attrappa un téléphone portable, l'ouvrit puis revint vers elle.

- « Papa va passer un coup de téléphone, tu permets ? »

Mais Elena alors s'agita aussitôt pour se faire entendre à l'autre bout du fil.

Il sortit donc brusquement son arme et la posa sur son front, ce qui la fit se calmer tout à coup.

- « Chut ! Il ne vaut mieux pas mon ange sinon ? »

Au bout du fil on lui répondit.

- «  < Bureau du FBI, New-York. J'écoutes. >
- Bonjour je souhaiterais parler à l'agent Valotto s'il vous plaît. »

À nouveau la nuit tombait et un voile lourd figeait les lieux. Sombre journée comme nombres de journées.
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Message  tre le Dim 13 Avr - 14:39

clairounett a écrit:Chez toi aussi il morfle Martin ... ptdr ptdr
T'as pas une suite ??
mais avant u peu faire un récap car moi je sait plus l'histoire lol! lol! lol! lol!
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