La proie du destin (compléte)

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Message  Cool life le Lun 29 Mai - 2:17

Voilà le début du deuxième fic, j'espère que vous allez aimer.
Je sais il est tard mais je suis insomniaque...

LA PROIE DU DESTIN


Aéroport de New York :
- ça va aller, tu es sûre ? demanda Joan à Dana, comme elles marchaient vers la passerelle d’embarquement, à l’aéroport de New York.
- J’en suis sûre, répondit Dana. Le plus dur est passé, maintenant. Grâce à toi. Je n’y serais jamais arrivée toute seule.
- Mais si tu es beaucoup plus forte que tu ne l’imagines. Après tout, c’est toi qui as annulé tes cartes de crédit, soldé tes comptes en banque et demandé au comptable de cacher ton argent.
- Après que tu m’as soufflé de le faire.
- Parce que tu n’avais pas l’esprit à t’occuper de ces problèmes matériels, renchérit Joan. Il n’était pas question de laisser un seul penny à cette ordure. Et je continue à penser que tu devrais appeler la police.
Dana secoua la tête. Elle commençait tout juste à se réconcilier un peu avec elle-même ; ce n’était pas le moment de mêler la police, la presse et le public à cette histoire.
- Il finira par découvrir où tu es, tôt ou tard, insista son amie.
- Je sais, répondit Dana. Mais plus j’attends, plus je me sens forte et plus je suis sûre que rien de ce qu’il dira ou fera ne pourra me ramener à lui.
- Mais tu promets d’aller chez ton avocat et de lancer la procédure de divorce.
- Dès que ton avion aura décollé.
Joan changea son grand sac d’épaule. Elle était nerveuse à l’idée de laisser Dana toute seule. Deux semaines avaient passé, depuis l’enterrement de Rick et leur fuite de Miami. C’était à la fois très long et très court.
- Tu sais que je resterais plus longtemps, si je pouvais.
- Je sais, Joan. Il faut que tu retournes à ta peinture. Je le pense vraiment. Quand un artiste reçoit une commande d’un Clinton, sa réputation est faite. Va finir ce tableau avant qu’Hilary ne change d’avis.
Une voix annonça le départ du vol pour Washington.
- Tu me téléphoneras tous les jours, reprit Joan.
- Tous les jours, promit Dana. Quand ce sera fini, je vais sûrement vouloir récupérer la moitié du loft.
- Je l’espère bien. A moins que je ne décide d’épouser ce dentiste de Long Island. Tu sais, celui qui a de grands yeux marrons et des mains poilues.
Dana sourit. C’était si facile, avec Joan.
- Je ne sais pas si je pourrais tomber amoureuse d’un homme qui a les mains poilues, remarque, poursuivit son amie.
- Surtout s’il doit te les fourrer sans arrêt dans la bouche. Joan, c’est le dernier rappel.
- Tu m’appelleras tous les jours ?
- Chaque jours, répondit Dana.
Elle n’allait pas pleurer. Elle s’était promis de ne pas pleurer. Et voilà que toutes les deux y allaient de leur larme. La serrant encore une fois dans ses bras, Joan s’éloigna en courant.
Dana la suivit du regard jusqu'à ce qu’elle eût disparu. Elle était seule, maintenant, toute seule, pour prendre ses décisions, avoir des opinions, et éventuellement commettre des erreurs. C’était terrifiant. Et tandis qu’elle retournait vers le terminal, elle ne pouvait s’empêcher de scruter la foule de voyageurs, s’attendant à voir Barry au milieu d’un groupe, d’une famille en partance pour Phoenix ou des hommes d’affaires prêts à décoller pour Chicago. Il aurait son sourire enjôleur, prononcerait son nom et la prendrait par l’épaule, avec cette manière qu’il avait de planter ses doigts d’acier dans la chair, comme s’il voulait atteindre l’os.


Bureau du FBI :
Danny aimait le terrain. La paperasse ou les heures au téléphone, c’était inévitable, mais, selon lui, beaucoup moins intéressant que l’action dans la rue.
Il avait essuyé bien des sarcasmes dans sa vie. Il avait travaillé dur pour mériter sa place et son badge.
Debout, près de la machine à café, il vola un beignet sur un bureau et feuilleta le journal que Martin avait laissé traîner. Il lut d’abord les bandes dessinées. Après la nuit qu’il venait de passer, il avait besoin de rire. Puis, il chercha la rubrique des sports, tournant les pages d’une main et se versant un café de l’autre.


« Jeanne Polansky succombe à une overdose.
Jeanne Polansky, 46 ans, amour de jeunesse de Bobby Palmer, à qui elle avait donné une fille, Dana, a été trouvée morte dans sa maison de Palm Springs, apparemment victime d’une overdose de drogues. Le corps a été découvert par Stanley Nicolle, tard dans l’après-midi de dimanche. »


Danny parcourut le reste de l’article, qui ne relatai que les faits bruts, même si la thèse du suicide était effleurée.
A ce moment-là Jack pénétra dans la pièce.
- On a une nouvelle affaire, dit Jack.
- Il s’agit de qui ? demanda Viviane.
- Dana Palmer, 24 ans, photographe. C’est la fille du chanteur, du groupe de rock Brian Palmer. C’est une blonde aux yeux bleus, elle mesure 1m63, marié à un certain Barry Latimer, pas d’enfant. Elle a disparu depuis deux jours.
Jack afficha au milieu du tableau, la photo de Dana. Sam, Martin, Viviane et Danny observa la photo afin d’étudier le visage de la jeune femme pour en mémoriser le moindre détail.
- Qu’elle est le dernier endroit où on l’a vu pour la dernière fois ? demanda Sam.
- A l’aéroport de New York. Elle était venue déposer une amie du nom de Joan Kesselring. C’est d’ailleurs cette personne qui nous a signalé sa disparition.
- Mais, pourquoi ce n’est pas son mari qui a signalé sa disparition ? demanda Martin.
- Justement, c’est ce qu’on va essayer de découvrir. Danny et Viviane, je veux que vous alliez interrogé Joan Kesselring. Sam et moi allons nous renseigner à l’aéroport et auprès de son mari. Martin, tu feras des recherches sur ses proches et sa famille.
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Message  danny327 le Lun 29 Mai - 2:42

Une petite suite stp !!!!

Joli début !!!

bravobom
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Message  Maryam le Lun 29 Mai - 11:28

très bon début...vivement la suite !!! Wink
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Message  larissa le Lun 29 Mai - 12:43

excellent début!
continue comme ça
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Message  Chtite Sqwé le Lun 29 Mai - 18:16

cool le début ! Very Happy Vivement la suite bounce
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Message  Scrattounette le Lun 29 Mai - 18:22

je suis d'accord avec ce qui a déjà été dit.
Vivement la suite
bounce bounce bounce
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Message  Cool life le Mer 31 Mai - 15:55

merci pour tous ces messages. ça me fait plaisir.
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Message  Cool life le Mer 31 Mai - 15:56

Loft de Joan Kesselring :
Danny et Viviane venaient d’arriver chez Joan Kesselring. Ils toquèrent à la porte. Elle s’ouvrit sur une jeune femme brune aux yeux verts. Elle jeta des coups d’œil nerveux par-dessus l’épaule de Danny et Viviane.
- Qui êtes-vous ? demanda la jeune femme visiblement inquiète et apeurée.
- Vous êtes bien Joan Kesselring ? dit Viviane.
- Oui, c’est moi, dit Joan.
- Je suis l’agent Taylor et voici l’agent Johnson, dit Danny en montrant sa plaque. Nous sommes venus vous poser quelques questions au sujet de la disparition de votre amie Dana Palmer.
- Pouvons-nous entrer ? demanda Viviane en voyant le regard curieux des voisins.
- Venez, entrer dit Joan.
Danny et Viviane pénétrèrent dans le loft de la jeune femme.
- Comment connaissiez-vous Dana Palmer ? demanda Viviane.
- Dana et moi avons passé nos études et notre adolescence dans une académie religieuse appelée l’académie Sainte-Catherine. On partageait la même chambre et on est très amis.
- Pourquoi pensez-vous qu’elle est disparue ? D’après vous quelqu’un l’a-t-il enlevé ? demanda Danny.
- Son mari, Barry Latimer, dit Joan. Elle avait entamé une procédure de divorce…
- Pourquoi pensez-vous que ce soit lui ? demanda Danny intriguée.
- Je… J’avais promis à Dana d’attendre que le divorce soit prononcé avant d’en parler à quelqu’un. Son… Son mari la battait. Elle ne voulait pas porter plainte. Elle ne voulait pas que toute cette affaire soit étalée en première page des journaux.
Elle leur raconta tout.


Flash back :
Dana était à l’enterrement de son amie, Rick Donovan, mort du Sida. Le service funèbre venait de s’achever et Dana présentait ses condoléances aux parents de Rick quand elle vit Joan.
- Je suis étonnée de te trouver là, dit cette dernière.
- Je… voulais venir, murmura Dana.
- Vraiment ? Je croyais que tu n’avais plus le temps pour les vieux amis.
- Joan…
Elle ne pouvait pas craquer ici. Pas maintenant. Il restait encore des journalistes qui prenaient des photos. Barry les verrait. Il saurait qu’elle avait menti. Elle se mit à jeter des regards paniqués autour d’elle.
- Est-ce que… Je voudrais…
- Ça va ? demanda Joan en baissant un instant ses lunettes de soleil, pour mieux l’observer. Seigneur, tu as une tête épouvantable.
- Il faut que je te parle, si tu as quelques minutes.
- J’ai toujours eu quelques minutes, rétorqua la jeune femme. Tu ne devais pas rentrer directement ?
Dana secoua la tête. C’était tout de suite. Respirant un grand coup, elle se jeta à l’eau.
- Je ne rentre pas du tout.
- Quoi ?
- Je ne rentre pas à la maison, à Washington, répéta Dana, qui se mit à trembler. Oh ! Joan, est-ce qu’on peut aller quelque part ? Je t’en prie.
- Bien sûr, répondit son amie en lui prenant le bras. Où est ta limousine ?
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Message  Scrattounette le Mer 31 Mai - 16:02

Super,
La suite!!! cheers cheers cheers [/scroll]
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Message  larissa le Jeu 1 Juin - 12:46

thumright j'attends la suite
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Message  loupiote le Jeu 1 Juin - 19:34

larissa a écrit:thumright j'attends la suite

idem Mr.Red
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Message  Cool life le Sam 17 Juin - 16:40

Un moment plus tard, elles entraient dans la suite que Joan avait réservée à l’hôtel. La jeune femme avait déjà pris possession des lieux en abandonnant des vêtements sur toutes les chaises disponibles, et elle libéra l’un des sièges, avant de faire signe à Dana de s’asseoir. Puis, elle décrocha le téléphone.
- Je veux une bouteille de vin, deux cheeseburgers, un panier de frites et un litre de coca-cola dans un sceau à glace. Vingt dollars à celui qui m’apporte tout ça dans quinze minutes.
Satisfaite, elle fit voler ses escarpins dans la pièce et s’installa devant Dana.
- Alors, que se passe-t-il ?
- J’ai quitté Barry.
- Oui, j’ai cru comprendre. Mais pourquoi ? Je croyais que c’était le grand bonheur, l’amour et l’homme de ta vie.
- Oh oui, je suis très heureuse. Il est merveilleux. Il prend si bien soin de…
Sa voix s’éteignit, tandis qu’un profond dégoût d’elle-même l’envahissait tout entière.
- Mon Dieu, parfois, j’en viens presque à le croire.
- Quoi donc ?
- Ce qu’il m’a appris à dire. Joan, il faut que je parle. Je suis sur le point d’exploser. Je voulais en parler à ma famille mais je n’ai pas pu.
Joan se leva pour aller ouvrir les portes du balcon et laisser entrer une bouffée d’air frais.
- Je t’écoute, dit-elle en revenant s’asseoir. C’est une autre femme ?
- Oh ! Seigneur, murmura Dana. Oh ! Mon Dieu.
Elle rit d’abord, mais très vite les hoquets se transformèrent en sanglots violents et incontrôlables. Joan vint s’agenouiller près d’elle et prit ses mains entre les siennes.
- Dana, calme-toi. Dana, tu vas te rendre malade. Hé, hé. Nous savons toutes que la plupart des hommes sont des salauds. Si Barry est infidèle, tu n’as qu’à le plaquer.
- Ce n’est pas une autre femme.
- Un homme ?
Dana secoua la tête.
- Non. Je ne sais pas du tout s’il m’a trompée et cela m’est complètement égal.
- Mais alors… ?
- Parfois, j’ai encore du mal à le croire. Il pouvait être tellement doux, tellement attentionné. Il m’apportait souvent une rose, le matin. Et il chantait pour moi, comme si nous étions seuls au monde, comme si j’étais la seule femme qui existait. Il disait qu’il m’aimait, qu’il ne souhaitait que me rendre heureuse et s’occuper de moi. Et puis, je faisais quelque chose, je ne sais pas quoi, mais… il me bat, avoua-t-elle dans un souffle.
- Quoi ?
Si Dana lui avait affirmé que Barry déployait des ailes et s’envolait de la terrasse, chaque après-midi, Joan n’aurait pas été plus abasourdie.
- Il te bat ?
- Parfois, je ne peux pas marcher pendant des jours. C’est encore pire, ces derniers temps. Je crois qu’il veut me tuer.
- Attends une petite seconde, Dana. Regarde-moi. Es-tu en train de me dire que Barry te fait subir des violences physiques ?
- Oui.
Lentement Joan s’assit sur ses talons.
- Est-ce qu’il boit ? Il se drogue ?
- Non. Je ne l’ai vu ivre qu’une seule fois, le soir de nos noces. Il ne touche pas à la drogue. Il aime garder la tête froide. Il a besoin de toujours tout contrôler. Et puis, je fais quelque chose de stupide et il devient fou.
- Arrête ! s’exclama Joan en bondissant sur ses pieds. Tu n’as jamais commis un acte stupide de toute ta vie.
Elle se mit à tourner dans la pièce comme un lion en cage.
- Il y a combien de temps que ça dure, Dana ?
- La première fois, c’était environ deux mois après notre installation dans le nouvel appartement. Ce n’était pas si grave. Il ne m’a frappée qu’une fois. Et il était tellement désolé, après. Il a pleuré.
- Mon cœur se brise pour lui, marmonna son amie.
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Message  Chtite Sqwé le Dim 18 Juin - 11:40

ENFIN LA SUITE!!!!!! lol en tout cas ça valait le coup d'attendre!! vivement une autre suite!! lol Very Happy Wink
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Message  Cool life le Dim 18 Juin - 12:10

Comme on frappait à la porte, elle répondit, donna son pourboire au garçon et fit rouler le chariot à l’intérieur. Aussitôt, elle versa de la liqueur dans deux verres.
- Bois, ordonna-t-elle. Je sais que tu as horreur de ça, mais nous en avons besoin toutes les deux.
Dana avala une gorgée, se laissant envahir par la douce chaleur de la liqueur.
- Je ne sais pas quoi faire, reprit-elle. J’ai l’impression de ne plus pouvoir prendre la moindre décision toute seule.
- Bon. Je vais réfléchir à ta place, pendant quelques minutes. Première chose : je vote pour que nous émasculions ce salopard.
- Je ne veux pas y retourner, Joan. Je serais sans doute capable du pire.
- Mais je trouve que tu raisonnes parfaitement bien, moi. Tu peux manger ?
- Non. Pas encore.
Dana ferma les yeux. Elle avait encore besoin de se concentrer pour mesurer l’impact de ce qu’elle venait d’accomplir. Elle s’était échappée. Elle était loin de Barry ; en compagnie de son amie ; sa meilleure amie, sa plus vieille amie.
- Oh ! Joan, je suis tellement désolée. Je sais que je ne t’ai jamais rappelée, pendant tous ces mois. Il me l’interdisait. Il m’a dit que tu avais essayé de le séduire.
- Dans ses rêves. Tu ne l’as pas cru, tout de même ?
- Non, pas vraiment. Mais… parfois, je croyais tout ce qu’il me racontait. C’était plus facile. Le pire, c’est que cela m’aurait été égal.
- Si seulement, tu m’avais téléphoné.
- Je ne pouvais pas t’en parler et je craignais, si je te voyais, que tu ne devines quelque chose.
- Je t’aurais aidée.
Dana ne sut que secouer la tête.
- J’ai tellement honte.
- Honte de quoi, pour l’amour du ciel ?
- Je l’ai laissé me traiter comme il l’a fait. Il ne m’a pas mis un revolver sur la tempe. Il n’avait pas besoin de ça.
- Je n’ai pas de réponse à ces questions, Dana. Ou plutôt, si. Tu devrais appeler la police.
- Non. Surtout pas. Je ne pourrais pas supporter de voir toute l’histoire étalée en première page des journaux. Et personne ne me croirait. Il nierait tout en bloc. Tu ne peux pas imaginer, Joan. Il est capable de faire avaler n’importe quoi à n’importe qui.
- Bon, bon, oublions les flics et prends un avocat.
- Je… pas tout de suite. J’ai besoin de quelques jours de repos. Et je veux m’en aller aussi loin que possible.
- D’accord. Nous allons trouver un plan d’action. Mais d’abord, il faut te nourrir. Les idées sont toujours meilleures, quand on a l’estomac plein.
Elle obtint de son amie qu’elle avalât quelques bouchées, avant de lui verser un verre de coca. Le sucre et la caféine ne pouvaient pas lui faire de mal.
- On va rester quelques jours à Washington.
- Non. Pas même ce soir. C’est le premier endroit où il va me chercher.
- Londres, alors. Chez Emma. Elle ne demandera pas mieux que de t’aider.
- Je n’ai pas de passeport. Barry le tient dans un coffre. Je n’ai même plus de permis de conduire. Il l’a déchiré en morceaux.
Elle secoua la tête.
- Joan, j’ai cinquante trois dollars sur moi. J’ai volé quinze sur l’argent du ménage. Je n’ai plus de cartes de crédit. Il me les a prises, il y a des mois. Je n’ai que mes vêtements sur le dos.
Plutôt que d’attraper le premier objet qui lui tomberait sous la main pour le jeter contre un mur, Joan se leva et se versa une autre rasade de liqueur. Tout ce temps, elle était restée dans le loft à ruminer sa rancune, tandis que son amie se débattait dans un enfer.
- Ne t’inquiète pas au sujet de l’argent, dit-elle. Je vais te donner du liquide et téléphoner à la banque pour leur dire de t’autoriser un crédit.
- Tu dois penser que je suis pitoyable.
Joan sentit les larmes lui monter aux yeux.
- Non. Je pense que tu es la meilleure amie que j’aie jamais eue. Si je pouvais, je le tuerais pour toi.
- Tu ne diras rien à personne. Pas encore.
- Si c’est ce que tu désires, d’accord. Mais je pense que tu devrais parler à ton père.
- Non. Les choses vont assez mal comme ça, entre nous. Tout ce dont j’ai besoin, c’est un peu de temps. Je voulais partir à la montagne, mais je crains de ne pas supporter le silence. J’ai besoin de me perdre dans une grande ville. Je ne cesse de penser à New York. Et puis, mes cauchemars ont recommencé.
- Au sujet de William ?
- Oui. Cela a repris il y a quelques mois. J’ai l’impression que je dois y retourner. En outre, Barry ne pensera jamais que je suis allée me réfugier à New York.
- Je pars avec toi.
Dana sourit.
- J’espérais que tu m’accompagnerais. Un petit moment, au moins.

Fin du Flash Back

- Je suis restée deux semaines à New York avec elle. J’ai du partir car Hilary Clinton m’avait demandé de lui faire un tableau.
- Comment vous êtes-vous rendue compte que Dana avait disparue ? demanda Viviane.
- Agent Johnson, Dana devait m’appeler tous les jours, et depuis hier, je n’ai plus de ses nouvelles. J’ai essayer d’appeler sur son portable, j’ai envoyé des messages sur son palm, j’ai contacté l’hôtel où j’avais réservé notre chambre et il ne sait pas où elle est.
- Pourriez-vous nous donner le nom de cet hôtel ? demanda Danny.
- L’hôtel Templeton . Chambre 4245.
Danny hocha la tête et le nota.
- J’ai encore une question : qui est Emma ? demanda Danny.
- Emma est la belle-mère de Dana. C’est aussi la femme du père de Dana, Brian Palmer. Le chanteur du groupe de rock. Ils vivent séparément depuis la mort de William, le demi-frère de Dana.
- Vous voulez parler du petit William Palmer ? Le kidnapping qui a mal tourné ? dit Viviane.
- Oui, c’est bien ça, dit Joan.


Flash Back :
Quelques années auparavant :
Viviane étudiait les photos parues dans un tabloïd qu’elle avait remarqué sur un présentoir, à la caisse du supermarché. Comme tout ce qui concernait les Palmer, la couverture racoleuse avait attiré son attention, et elle avait acheté le magazine.
Bien à l’abri, chez elle se faisait plus encore l’effet d’un voyeur. Pour quelques pièces de monnaie, elle et des milliers d’autres pouvaient pénétrer l’intimité d’une famille terrassée par le malheur. Et là, sur ces clichés un peu flous, où l’on reconnaissait cependant les visages. Elle pouvait voir la petite fille, avec son bras dans le plâtre.
Qu’avait-elle vu exactement ? De quoi se souviendrait-elle ? Viviane s’était posée beaucoup de question à ce sujet.
Elle parcourut l’article et les légendes qui accompagnaient les photos. Ce n’était qu’un torchon parmi d’autres.

Fin du Flash Back

- L’affaire n’a jamais été résolue, dit Viviane. Je me souviens de cette histoire, deux personnes ont tenté de kidnapper William et cela à mal tourner, l’enfant est mort étouffé. Et Dana n’était qu’une enfant lorsqu’elle a vu les kidnappeurs, mais elle n’a jamais pu les identifier.
- William n’avait que 2 ans et demi et Dana avait 5 ans lorsqu’il est mort, dit Joan.
- On vous remercie, madame Kesselring, dit Danny. Si vous vous souvenez de quelque chose. Appelez-nous. Je vous donne ma carte.
Danny tendit une carte à Joan.
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Message  Cool life le Dim 18 Juin - 12:43

Appartement de Barry Latimer :

Sam et Jack venait d’arriver à l’appartement de Dana et Barry Latimer.
- Cette affaire devient de plus en plus compliqué, dit Sam. Tu ne trouves pas ?
- Je me suis déjà occupé d’affaire bien plus compliqué, dit Jack.
- Ce qui me paraît louche c’est que Dana ne donne plus de nouvelles à son amie Joan.
- On va interroger monsieur Latimer et on verra bien ce que ça va donner.
Jack toqua à la porte mais personne n’ouvrit.
- Monsieur Latimer, agent Malone et Spade du FBI. Ouvrez-nous. On a des questions à vous poser.
Aucune réponse.
Une vieille dame ouvrit la porte. C’était la voisine des Latimer.
- Vous cherchez monsieur Latimer ? demanda la femme âgée.
- Oui, nous sommes les agents Spade et Malone, dit Jack.
- Vous ne le trouverez pas chez lui. Je l’ai vu partir ce matin. Il avait l’air très énervée. Je l’ai entendu parler au téléphone hier. Il avait l’air de se disputer avec sa femme.
La femme frissonna.
- Je n’ai jamais aimé ce type. Il me fait froid dans le dos. Je le trouve snobinard et prétentieux. Mais pourquoi vous les cherchez, il a des ennuis ?
- On voulait seulement lui poser quelques questions, sa femme Dana a disparu, dit Sam.
- Mais c’est impossible, je l’ai entendu parler avec elle au téléphone hier.
- Comment pouvez-vous savoir que c’était elle ?
- J’ai entendu ce qu’il lui disait. J’étais au rez-de-chaussée en train de prendre mon courrier quand monsieur Latimer est entré dans l’immeuble. Il était avec son portable et je l’ai entendu dire : « Dana, ne raccroche pas… Chérie, ça fait deux semaines que tu es parti… Tu vas me le payer ma chère… Ah oui ! Et tu crois que l’on va divorcer… Mais oui c’est ça… Et la demande de divorce tu peux te la fourrer là ou je pense, jamais je ne signerais ce foutu papier… Je veux que tu reviennes immédiatement à la maison… ». Si vous aviez entendu comment il hurlait. Je n’ai pas entendu la suite.
- Vous n’avez pas remarqué quelque chose de bizarre avec eux ? demanda Jack.
- Non, rien de bien particulier, à part ça. Non.
- Merci beaucoup madame.
- Attendez, maintenant que vous m’en parlez, si. Je me souviens d’une scène que j’ai entendue de chez moi. C’était la nuit après l’exposition de madame Latimer. Son mari et elle revenait de l’exposition et ils se sont violement disputés dans leur appartement. J’ai réussi à tout entendre, c’était horrible.
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Message  Cool life le Dim 18 Juin - 12:45

Flash Back :
Dana était sur un nuage, quand la limousine s’arrêta devant leur immeuble. S’appuyant sur Barry, elle se laissa guider vers l’ascenseur.
- Je suis tellement fatiguée. J’ai l’impression d’être restée debout toute la nuit, murmura Dana avec un petit rire. C’est comme un rêve.
Hélas la jeune femme se cogna durement à la réalité, à l’instant où ils franchirent le seuil de l’appartement. Barry la frappa si fort qu’elle dévala les deux marches de l’entrée, avant de tomber sur les dalles du living-room. Poussant un gémissement de douleur, elle porta une main à son visage.
- Barry ?
- Salope. Petite salope.
A demi assommé, elle le vit avancer vers elle et d’instinct, essaya de reculer.
- Barry, je t’en prie. Qu’est-ce j’ai fait.
Il la prit brutalement par les cheveux, la giflant de nouveau, avant qu’elle ait le temps de crier.
- Tu le sais très bien, espèce de traînée !
Son poing vint s’écraser sur la poitrine de la jeune femme, qui glissa sur le carrelage.
- Toute la soirée, j’ai dû te regarder te pavaner, en faisant mine de m’intéresser à tes photos. Tu crois vraiment que tous ces gens étaient venus les voir ?
Il la souleva par les épaules.
- Tu crois que ces gens étaient là pour toi ? Ils sont venus voir la fille de Brian Palmer, la femme de Barry Latimer. Toi, tu n’es rien.
Il la jeta au sol.
- Oh ! mon Dieu, gémit-elle, je t’en supplie, ne me frappe pas encore.
- Ne me dis pas ce que je dois faire, hurla-t-il en lui décochant un coup de pied qui manqua les côtes, mais atterrit durement sur une hanche. Tu te crois irrésistible,, mais c’est moi que les gens veulent voir. Et c’est moi qui commande, ici. Ne l’oublie jamais.
- Oui.
Elle se recroquevilla en espérant qu’il allait l’abandonner là, jusqu’à ce que la douleur se dissipe.
Il la frappa de nouveau, avec le plat de la main, encore et encore.
- Tu avais tout prévu, n’est-ce pas ? « Oh, je suis tellement fatiguée, Barry. » Tu pensais t’en tirer. Tu voulais aller te taper un mec ?
Elle secoua la tête de nouveau, mais il cogna plus fort encore.
- C’est pour ça que tu tenais tellement à porter cette robe de pute.
De très loin, Dana se rappela que Barry avait choisi sa robe. C’était bien lui, n’est-ce pas ? Elle n’était plus sûre de rien.
- Tu ne porteras plus cette robe dégoûtante.
Il glissa une main dans le décolleté et tira un coup sec, arrachant le tissu en deux.
- Tu mérites d’être punie.
- Oui.
Son esprit hésitait entre la lucidité et l’inconscience, entre le passé et le présent. Elle avait renversé le parfum de maman. Elle n’avait pas le droit de toucher aux affaires de maman. Elle était une vilaine fille.
- C’est pour ton bien.
Elle ne se remit à hurler que lorsqu’il la poussa sur le ventre pour la battre à coups de ceinture…, et cessa bien avant qu’il eût terminé.

Fin du Flash Back

- Et vous n’avez pas appelé la police ? demanda Sam.
- Si j’ai composé le 911 mais ils ne m’ont pas crû.
- Comment ça, ils ne vous ont pas crû ? demanda Jack. Que voulez-vous dire ?
- Ils se sont bien déplacés et ils ont sonné chez les Latimer et ils ont rien remarqué. Madame Latimer leur a parlé et les flics sont partis.
- Vous êtes sûrs de vous ? demanda Jack.
- Oui, pendant un moment, j’ai cru que j’avais rêvé tous ce que j’avais entendu mais maintenant que vous me dites qu’elle est portée disparus. Je commence à me dire que je n’étais peut être pas si folle que ça.
- Vous croyez que vous êtes folles ? Pourquoi cela ?
- Parce que je prends des somnifères pour dormir la nuit. Je suis un traitement pour mes problèmes au cœur et que des hallucinations peuvent survenir avec ce traitement. J’ai d’ailleurs demandé à mon médecin de changer ce traitement.
- D’accord et vous vous souvenez d’autre chose ?
- Non
- Si quelque chose vous revenait, appelez nous.
- D’accord.
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Message  Cool life le Dim 18 Juin - 12:48

Bâtiment du FBI :
Danny venait de se garer dans le parking du FBI. Viviane et lui revenait de leur entretien avec Joan Kesselring.
- Tu penses que Barry est parti chercher sa femme ? demanda Danny.
Elle allait lui répondre, mais soudain elle fut saisi d’une sorte de pincement dans la poitrine. Elle grimaça, effectua une rotation de l’épaule. Danny fronça les sourcils.
- Viv, ça va ?
La douleur s’estompa et elle sourit à Danny.
- Ne t’inquiètes pas, je suis juste un peu fatiguée.
- C’est ton cœur ? Viviane, il ne faut pas que tu joues avec le feu. Penses à ton mari et ton fils.
- Ne t’inquiètes pas, je vais bien.
Ce fut soudain. Elle eut un haut-le-corps. Au début, elle crut que ce n’était rien… la fatigue… puis sa vision se brouilla, son estomac lui remonta dans la gorge, et elle sut ce qui lui arrivait.
- Mon Dieu…
Elle se redressa, sentant un poing invisible lui prendre le cœur.
Elle chercha sa respiration, tenta désespérément de remplir ses poumons d’air. La douleur lui déchira le torse, se répandit dans son bras gauche jusqu’à ce que ses doigts fussent brûlants et la pique de fourmillement. Elle saisit le bras de Danny et s’effondra dans le couloir.
- Seigneur…
Elle frémit. Le couloir lui parut doubler de volume et sombre, très sombre. Danny traversa le couloir en hurlant. Pourquoi hurlait-il ?
Elle entendait des cris. Pourquoi criait-on ? Elle essaya de se concentrer sur cette unique question, si futile fut-elle. L’important c’était de calmer la douleur dans sa poitrine.
- Viviane, dit Danny.
Elle mit quelques instants à reconnaître son propre prénom. Lorsqu’elle comprit enfin, elle essaya de lever les yeux, mais elle pouvait à peine bouger. Son cœur lui faisait énormément mal. Elle humecta ses lèvres et tenta de toute ses forces de sourire.
- Viviane dit Danny visiblement inquiet.
- Je ne…
Elle s’arrêta, haletante, épuisé , incapable de respirer tant elle avait mal.
- Je ne suis pas bien. Appelle les secours, dit Viviane dans un souffle.
Le visage de Jack révéla un sursaut de panique.
- Martin, appelle tout de suite les secours, hurla Danny.
- Je t’en prie… ne me laisse pas…
Ne me laisse pas mourir, aurait-elle voulu dire. La douleur était intense. Elle chancela, une main sur son cœur et tout redevint sombre.
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Message  Scrattounette le Dim 18 Juin - 18:32

chouette, pour une fois, qu'on met en valeur Viv! une suite?
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Message  Cool life le Lun 19 Juin - 14:50

Appartement de Joan Kesselring :
Alors comme ça, cette petite garce croyait pouvoir disparaître dans la nature, pensa Barry. Elle imaginait pouvoir ouvrir la porte et s’enfuir. Elle allait comprendre son erreur, quand il la retrouverait. Car il comptait bien la retrouver.
Il n’aurait jamais dû la quitter du regard, il avait été fou de lui faire confiance. Les seules femmes auxquelles un homme pouvait se fier étaient les putains. Elles faisaient leur boulot, prenaient leur argent et l’affaire était close. Il y avait un monde entre une putain honnête et une pute. Et c’était à la seconde catégorie qu’appartenait sa douce et ravissante épouse ; comme sa mère à lui.
Mais ce n’était pas fini. Il allait lui coller une trempe qu’elle n’oublierait jamais. Dire qu’elle avait eu le toupet de le quitter et pire encore, de transférer son argent et de faire opposition au compte. Quelle humiliation n’avait-il pas sentie, quand un misérable vendeur lui avait repris le manteau de cachemire qu’il s’apprêtait à acheter, en déclarant froidement que sa carte de crédit avait été annulée. Ensuite, l’avocat était venu lui présenter des papiers. Ah ! Elle voulait un divorce ! Elle allait crever d’abord.
Il savait déjà qu’elle n’avait pas couru se réfugier chez son père. Heureusement Barry s’apprêtait enfin à réaliser ses plans de carrière en solo ; ce n’était pas le moment de se mettre à dos quelqu’un d’aussi influent que Brian Palmer. Mais celui-ci avait téléphoné, pour annoncer la mort de la mère de Dana. Barry se flattait d’avoir été parfait. Il avait déclaré que la jeune femme était sortie dîner avec deux amies et adopté un ton de circonstance, avant de promettre qu’il transmettrait la triste nouvelle.
Si Palmer ignorait où se trouvait sa fille, Barry en avait déduit qu’il en était de même pour les autres membres du groupe.
De toute façon, il saurait bien la faire payer, avec les intérêts. Elle était partie depuis deux semaines et il lui souhaitait de s’être bien éclatée, car chaque heure qui passait venait s’ajouter à l’addition ; et celle-ci allait être salée.
Les épaules courbées pour lutter contre le vent glacial, il traversa la rue, avant de s’engouffrer dans l’immeuble abritant le loft. Il avait pris le métro ; il trouvait cela dégradant, mais plus prudent, compte tenu de la situation. Il était sur le point de faire quelque chose de… déplaisant à Joan. Déplaisant pour elle, en tout cas. Parce que lui, il allait se régaler.
Dana lui avait menti. Joan se trouvait à l’enterrement. Il avait vu les photos dans les journaux. Joan était dans le coup. Et quand il en aurait fini avec elle, celle-ci n’aurait qu’une hâte : avouer.
Il se servit des clés qu’il avait prises à Dana, plusieurs mois auparavant. A l’intérieur, il composa le code pour débloquer l’ascenseur, regarda les portes se refermer sur lui et frotta son poing contre sa paume ouverte. Pourvu qu’elle soit encore couchée.
Le loft était silencieux. Il traversa la grande pièce à pas feutrés, avant de monter l’escalier. Le lit était vide, les draps froissés, mais frais. Sa déception fut si grande qu’il la compensa en saccageant méticuleusement l’appartement. Une heure durant, il déchira des vêtements, brisa des verres et éventra des coussins avec un couteau qu’il avait pris dans la cuisine. Il pensa ensuite aux tableaux, qui se trouvaient dans le studio.
Tandis qu’il descendait l’escalier, le téléphone sonna. Il sursauta, puis se figea. Il respirait fortement et la sueur coulait dans ses yeux. A la quatrième sonnerie, le répondeur se déclencha.
- Joan.
Dana ! Barry dévala les marches. Dans sa fureur, il faillit décrocher le combiné, mais se retint à la dernière seconde.
- Tu es sûrement au lit, ou dans la peinture jusqu’aux coudes, alors essaie de me rappeler plus tard au 555-0145-798. J’ai du changer d’hôtel à New York car Barry m’a téléphoné et j’ai eu peur de ce qu’il pouvait faire. Je suis vraiment désolé de ne pas t’avoir donner des nouvelles. Appelle-moi dès que tu peux. A plus tard.
New York… se tournant lentement, Barry fixa le portrait de Dana accroché sur le mur de plâtre.


Bureau du FBI :
- Je viens de finir de lire le rapport de police sur le kidnapping et meurtre de William, dit Martin. Une sordide histoire. J’ai eu un entretien téléphonique avec l’inspecteur de police chargé de cette affaire. Ils n’ont jamais trouvé le coupable.
- Il a sûrement dû interroger la petite Dana. Cela n’a rien donner ? demanda Danny.
Danny était encore sous le choc, Viviane avait été emmené à l’hôpital. Toujours aucune nouvel. Son mari avait été immédiatement prévenu.
- Dana était traumatisée. Il pense qu’elle a refoulé ses souvenirs. Tu savais qu’elle était la fille de Jeanne Polanski, dit Martin.
- Attends Martin, tu veux parler de Jeanne Polanski. J’ai déjà lu quelque chose sur elle.
Danny avait sa main sur son menton et il cherchait.
- Bingo, c’était dans le journal qui était sur ton bureau. Si je me souviens bien du titre c’était « Jeanne Polanski succombe à une overdose ».
Martin fouilla sur son bureau et en sortit le journal. Il feuilleta les pages et alla dans les faits divers. C’est là qu’il vit le petit entrefilet.
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Message  larissa le Mar 20 Juin - 15:23

pauvre vivian...
la suite!!!
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Message  Cool life le Mar 20 Juin - 17:27

- ça y est je l’ai, dit Martin.
- Je vais contacter la police et avoir des compléments sur cette affaire, dit Danny.
- Je vais visionner la cassette de l’interrogatoire de Dana, dit Martin.
Martin pénétra dans une salle et glissa la cassette dans un magnétoscope.


Flash Back :
Quelques années auparavant :
Dana étudia l’inspecteur Jules Douglas avec une intensité qui le mit mal à l’aise. Pour un peu, il aurait vérifié que sa chemise n’était pas tachée.
- J’ai vu des policiers à la télé, dit-elle quand Jules Douglas se fut présenté. Ils tirent sur les gens avec leur revolver.
- Parfois, admit Jules en cherchant désespérément un moyen d’amorcer la conversation. Tu aimes la télévision ?
- Oui. William et moi, ce qu’on regarde toujours, c’est « 1 rue Sésame ».
- Qui préfères-tu, Big Bird ou Kermit ?
Elle eut un petit sourire.
- J’aime bien Oscar parce qu’il est très malpoli.
Encouragé, Jules s’installa sur le bord du lit sans que l’enfant émît la moindre objection.
- Il y a longtemps que je n’ai pas regardé « 1 rue sésame », reprit-il. Oscar vit toujours dans une poubelle.
- Oui. Et il crie après tout le monde.
- Crier fait du bien, parfois. Sais-tu pourquoi je suis ici, Dana ?
Elle ne répondit pas, mais serra un vieux chien en peluche contre elle.
- Il faut que je te parle de William.
- Papa dit que Dieu le voulait, mais je crois que c’est une erreur et que Dieu devrait le renvoyer.
Jules caressa doucement la tête blonde de l’enfant, tout aussi ému par sa logique têtue que par la souffrance de la mère.
- C’est une erreur, Dana. Une terrible erreur. Mais Dieu ne peut pas le renvoyer.
Elle eut une moue de défi.
- Dieu peut faire tout ce qu’il veut.
Jules continua d’avancer prudemment sur ce terrain glissant.
- Pas toujours. Il arrive que les hommes fassent des choses et que Dieu ne les répare pas. C’est nous qui devons les réparer. Et je crois que tu pourrais peut être m’aider à découvrir comment cette erreur est arrivée. Veux-tu me parler de cette nuit où tu es tombée dans l’escalier ?
Dana baissa les yeux sur Charlie et tira sur sa fourrure.
- Je me suis cassé le bras.
- Oui, je sais. Je suis désolé. J’ai un garçon, tu sais. Il est plus vieux que toi. Il a presque 11 ans. Il s’est cassé le bras en essayant de faire du patin à roulettes sur le toit.
Impressionnée, l’enfant leva la tête.
- Vraiment ?
- Oui. Il s’est également cassé le nez. Il est tombé du toit et il a atterri dans les buissons d’azalées.
- Comment il s’appelle ?
- Michaël.
Dana aurait bien voulu le rencontrer et lui demander ce qu’il avait ressenti en s’envolant du toit. Il devait être drôlement brave. Le genre d’exploit que William aurait pu accomplir. Elle reporta son attention sur Charlie.
- William aurait eu 3 ans en février.
- Je sais.
Il lui prit la main. Après quelques instants, elle referma ses petits doigts sur les siens.
- Je l’aimais plus mieux que tout, dit-elle simplement. Est-ce qu’il est mort ?
- Oui, Dana.
- Et il ne peut pas revenir, même si c’est une erreur ?
- Non. Je suis vraiment désolé.
Elle hésita un instant. Il fallait qu’elle lui pose la question, celle qu’elle n’avait pas osé formuler devant son père. Son père aurait pleuré, il ne lui aurait peut-être pas dit la vérité. Mais ce monsieur, avec ses yeux pâles et sa voix douce, ne pleurerait pas lui.
- Est-ce que c’est ma faute ? demanda-t-elle dans un souffle, le regard désespéré.
- Pourquoi penses-tu une chose pareille ?
- Je me suis enfuie. Je ne me suis pas occupé de lui. J’avais promis de toujours veiller sur lui et je ne l’ai pas fait.
- Qu’essayais-tu de fuir ?
- Les serpents, répondit-elle sans hésiter, ne se rappelant que le cauchemar. Il y avait des serpents et des choses avec des grandes dents.
- Où ça ?
- Autour du lit. Ils se cachent dans le noir et ils aiment manger les vilaines filles.
- Je vois.
Jules prit son carnet dans sa poche.
- Qui te l’a dit ?
- Maman, ma maman avant Emma. Emma dit qu’il n’y a pas de serpents mais c’est parce qu’elle ne les voit pas.
- Et tu les as vus, le soir où tu es tombée ?
- Ils ont essayé de m’empêcher d’aller vers William, quand il pleurait.
- William pleurait ?
Contente qu’il ne l’ait pas corrigée au sujet des serpents, Dana hocha la tête.
- Je l’ai entendu. Des fois, qu’il se réveille la nuit, mais il se rendort quand je lui parle et que je lui amène Charlie.
- Qui est Charlie ?
- Mon chien.
Elle lui tendit la peluche et Jules flatta sa tête poussiéreuse.
- Il est superbe. Mais dis-moi, tu as amené Charlie à William, ce soir-là ?
- J’allais le faire.
Son petit visage se rembrunit, alors qu’elle faisait un effort pour se rappeler.
- Je l’ai gardée avec moi pour faire peur aux serpents et aux choses. Il faisait noir, dans le couloir. Il ne fait jamais noir dans le couloir. Ils étaient là.
- Qui était là ?
- Les monstres. Je les entendais siffler. William pleurait très fort. Il avait besoin de moi.
- Tu es allée dans sa chambre, Dana ?
Elle secoua la tête, se revoyant sur le seuil, cernée par tous ces bruits étranges.
- Les monstres étaient là. Ils le tenaient.
- Tu as vu leurs visages ?
- Ils n’ont pas de visages. Il y en avait un qui le tenait, il le serrait trop fort ; il le faisait pleurer. William m’a appelée, mais je me suis enfuie. J’ai couru et j’ai laissé William avec les monstres. Ils l’ont tué. Ils l’ont tué parce que je suis partie.
- Non.
Jules prit la petite fille dans ses bras et la laissa sangloter sur son complet.
- Tu as couru pour aller chercher de l’aide, dit-il en lui caressant les cheveux. N’est-ce pas Dana ?
- Je voulais que papa vienne.
- C’était la seule chose à faire. Tu n’as pas vu des monstres, Dana. Mais des hommes. Des hommes mauvais. Et tu n’aurais pas pu les arrêter.
- J’avais promis que je m’occuperais de William, que je ne permettrais jamais qu’il lui arrive quelque chose.
- Et tu as fait de ton mieux pour honorer ta promesse. Personne ne te fait le moindre reproche.
L’enfant fronça les sourcils. Ce monsieur avait tort, se dit-elle. Elle s’en faisait, elle, des reproches. Elle s’en ferait toujours.

Fin du Flash Back


Hôpital Saint Joseph:

Elle se réveilla au bip-bip bip de l’appareil de monitoring. Un bruit fait par un ordinateur électrique inhumain.
Elle était vivante. Elle avait réussi. Elle avait gagné contre cette maudite maladie. Le médicament se répandait dans ses veines en lui donnant l’impression de flotter sur une mer chaude et calme. Elle savait que les effets s’estomperaient bientôt, que la douleur reviendrait, étreignant sa poitrine, transperçant son cœur et ses poumons.
La porte s’ouvrit. Un homme pénétra dans la pièce.
- Madame Johnson, vous voilà enfin réveillée dit une voix d’homme.
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Message  Cool life le Mar 20 Juin - 17:30

Viviane souleva lentement les paupières. Un homme la contemplait.
- Je suis le docteur Benthon, cardiologue en chef de l’hôpital Saint Joseph.
Il se pencha, attrapa une chaise et s’assit pour parcourir le dossier de Viviane.
- Madame Johnson, vous êtes très gravement malade.
Viviane ne comprenait pas pourquoi. Elle avait entièrement modifier son comportement alimentaire et son mode de vie. Elle ne buvait plus d’alcool, pas une goutte depuis qu’elle avait appris sa maladie et qu’elle s’était fait opérée du cœur.
- Je sais, dit Viviane. J’ai suivi toutes les recommandations du docteur Marsh.
- J’en ai parlé avec lui, dit Benthon.
- Je n’en doute pas, dit Viviane.
- Oui, il voulait que je réduise mes heures de travail, ce que j’ai fait, et de boire moins de café, mais je ne l’ai pas écouté, dit Viviane.
- D’après lui, il vous a prévenu il y a 6 mois qu’en cas d’une nouvelle attaque vous seriez, je le cite : « Dans de sales draps ». Je peux vous assurer que vous l’êtes.
- Je ne comprends rien à ce que vous voulez me dire.
- Madame Johnson, vous êtes malade depuis longtemps. Vous souffrez d’une maladie héréditaire. L’infection virale dont vous avez souffert a affaibli votre cœur. Certes, vous avez modifié beaucoup de chose dans votre vie, mais cela n’a pas été suffisant. La vérité est claire et nette : votre cœur est épuisé, et si nous n’agissons pas très vite, dans quelques temps, il n’y aura plus rien à faire.
- Que voulez-vous dire ? demanda Viviane.
- Madame Johnson, je suis désolé mais vous allez mourir. Bientôt. Et tous vos rêves ou vos espoirs mourront avec vous. C’est votre dernière chance.
- Bientôt, c’est-à-dire… ?
Benthon haussa les épaules.
- Ce que vous voulez dire, c’est que je vais mourir, un jour. Vous aussi, je vous signale.
- Non, ce n’est pas ce que je veux dire. Vous mourez très probablement cette année.
- Et vous ne pouvez pas recommencer l’opération que j’ai eue la dernière fois.
- Ce n’est pas si facile, Madame Johnson. Les dommages causés par ce dernier épisode sont trop importants. J’ai discuté avec le docteur Marsh et le directeur de l’hôpital, ils sont d’accord avec moi : ce serait insuffisant.
- En d’autres termes, je vais mourir, et vous ne pouvez rien pour me sauver ?
- Non. Vous avez déjà subi une intervention partielle qu’on ne peut plus refaire. Votre cœur ne le supportera pas. Ce qu’il vous faut c’est un cœur neuf.
Tout d’un coup, Viviane comprit. Elle écarquilla les yeux, abasourdi.
- Vous ne… Vous ne voulez pas dire… balbutia Viviane.
- Si. Je parle d’une greffe, dit Benthon.
Viviane cessa momentanément de respirer. Une sensation de peur la submergea.
- Seigneur… dit Viviane.
« Une greffe ». Un nouveau cœur. Le cœur d’une personne morte.
- Non… Je… Ce… Ce, balbutia Viviane.
- Ce n’est pas une plaisanterie, madame Johnson. Votre maladie atteint sa phase finale. Sans un nouveau cœur en bonne santé, vous mourrez. Nous allons vous inscrire sur la liste des prétendants à une transplantation et prier pour qu’un donneur soit trouvé à temps.
« Un donneur ». Viviane crut qu’elle allait vomir.
- D’accord, docteur.
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Message  Cool life le Mar 20 Juin - 17:33

Hôtel :
Barry arriva au Hilton peu après 15 heures. Il s’était rendu directement à cet hôtel, à la fois content et écoeuré que Dana fût aussi prévisible. C’était le Connaught à Londres, le Ritz à Paris et toujours le Hilton à New York.
Il pénétra dans le hall d’entrée, d’un air tranquille et assuré. La chance était de son côté : la réceptionniste était jeune et jolie.
- Bonjour, dit-il en arborant son fameux sourire.
- Oh ! Bonjour monsieur Latimer, dit la jeune femme après une seconde d’hésitation.
Il lui fit un clin d’œil complice.
- Gardons cela entre nous, vous voulez ? Je devais rejoindre ma femme, ici, mais je crains d’avoir oublié le numéro de sa chambre.
- Madame Latimer est chez nous ?
- Oui. Vous allez la trouver pour moi, n’est-ce pas ?
- Bien sûr.
Elle fit courir ses doigts sur le clavier d’ordinateur.
- Nous n’avons personne du nom de Latimer.
- Non ? Elle s’est peut être inscrite sous celui de Palmer.
Les touches claquèrent de nouveau.
- Je suis désolé monsieur Latimer. Nous n’avons pas de Palmer.
Barry se retint de prendre cette idiote par la gorge et de serrer. Non sans effort, il parvint à afficher un air perplexe.
- C’est étrange. Je suis sûr de ne pas m’être trompé d’hôtel. Dana ne descendrait qu’au Hilton.
Il réfléchit à toute vitesse, passant en revue les diverses possibilités. Soudain, il sourit.
- Ah ! Evidemment. Comment puis-je être aussi bête ? Elle est arrivée avec une amie, elle a dû garder la chambre sous le nom de Joan Kesselring. Vous savez ce que c’est, quand on essaie de s’échapper quelques jours. Il y a de fortes chances pour qu’elle soit au troisième étage. Dana souffre du vertige.
- Oui, voilà. Suite 305.
- A la bonne heure. Je ne voudrais pas avoir perdu ma femme.
Il attendit la clé, luttant pour garder son calme et son air affable.
- Merci beaucoup pour votre aide.
- Je vous en prie monsieur Latimer.
La suite était vide, et c’était bien ainsi. Posant son sac dans un coin, il en tira un petit magnétophone et une ceinture de cuir souple. Puis, après avoir soigneusement tiré les rideaux pour masquer les fenêtres, il alluma une cigarette et s’installa pour attendre.



Bureau du FBI :

- J’ai eu en ligne le détective chargé de l’enquête sur la mort de Jeanne Polanski ? Il pense que c’est un homicide volontaire. Il pense qu’on est forcée Jeanne à se droguer, dit Danny.
- Et qu’est-ce qui te fait penser ça ? demanda Jack.
- La lettre qu’elle a envoyé au détective Douglas juste avant de mourir. Tiens, Jack, on me l’a faxé, dit Danny en lui tendant un papier.

« Cher Détective Douglas,
Vous étiez chargé de l’enquête sur la mort du fils de Brian Palmer. Je suis sûre que vous n’avez pas oublié cette affaire. Moi aussi, je m’en souviens. Si vous êtes toujours intéressé, vous devriez venir me voir à Londres. Je sais tout. C’était mon idée, mais ils ont tout raté. Si vous êtes prêt à payer certaines informations, nous pouvons nous entendre.
Sincèrement vôtre,
Jeanne Polanski »


- Qu’en penses-tu, Jack ? demanda Danny.
- Peut-être savait-elle quelque chose, dit Jack avant de relire la lettre.
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Message  Cool life le Mar 20 Juin - 17:39

- Si elle savait vraiment qui a tué l’enfant, on lui a peut être réglé son compte. Une personne qui aurait ignoré l’existence de cette lettre, dit Danny.
- Ce qui me semble louche, c’est la mort de Jeanne Polanski et quelques jours après la fille qui disparaît, dit Jack.
- Elle fuit son mari et d’après la voisine, les deux époux ont eu une violente dispute la veille de sa disparition, dit Sam.
- En tout cas, j’ai vérifié ses paiements par carte bleu, elle ne l’a pas utilisé, dit Martin.
- Et pour son mari ? demanda Jack.
- Non, aucun pour l’instant. Attendez, il a payé par carte bleue un carnet de ticket de métro à Soho, dit Martin.
- Si je me souviens bien, dit Danny, le loft de Joan Kesselring est à Soho.
- Il est sûrement allé la voir et Dieu sait ce qu’il va lui faire, dit Jack. Sam et moi on se rend sur les lieux. Vous deux vous restez ici et vous continuez vos recherches.



Hôpital :

Viviane fixa le plafond. Ce silence était insupportable ; l’immobilité lui rongeait les nerfs. Elle avait envie de hurler : « Je suis vivante ! Je suis là ». Une phrase toute simple, dans laquelle elle aurait puisé de nouvelles forces, le bonheur de savoir que son cœur fonctionnait. Mais cela ne suffisait plus. Elle pouvait mourir n’importe quand.
Un dernier bip sur l’écran et tout serait fini. Paupières closes, elle essaya d’ignorer les migraines.
- Tu as une sale tête.
Viviane reconnut la voix de son mari. Elle aurait souri, si elle n’avait pas été aussi déprimée.
- Merci, dit Viviane. Trop aimable.
Viviane s’assit péniblement. Les aiguilles dans ses veines la pinçaient à chaque mouvement. Elle trouva enfin une position confortable, mais elle était à bout de souffle et avait l’impression que son cœur s’en allait.
- Non, franchement, c’est pire que la dernière fois, dit Marcus. Qu’est-ce qui ne va pas ma chérie ?
- Ils veulent m’enlever mon cœur, dit Viviane.
- Tu veux dire te faire une greffe ?
- Oui
- Seigneur !
- J’ai besoin d’un donneur. Tu pourrais me proposer le tien…
- Quand seras-tu opéré ? demanda Marcus.
- Je ne le sais pas. Marcus, je ne sais pas si je veux d’une greffe.
- Chérie, tu as pensé à Régie et moi. Je ne veux pas que tu t’en ailles. Le problème, c’est que ton cœur ne vaut plus rien. C’est un fait établi.
Chaque respiration était dure. C’était un combat continuel. Tout à coup, elle prit conscience que son cœur commençait à lâcher. Cette constatation la bouleversait et la frappait à la fois.
- Ne t’inquiètes pas, Viviane. Tout va bien se passer, dit Marcus.
- Oui, tout ira bien.



Bureau du FBI :

Danny était en train de feuilleter un dossier lorsque son portable sonna.
- Taylor, dit Danny.
- Agent Taylor ? C’est Joan Kesselring, à l’appareil.
- Oui.
- Ecoutez, je viens juste de rentrer au loft et je… quelqu’un l’a saccagé.
- Ecoutez-moi bien Joan, les agents Malone et Spade se rendent chez vous. Je crois qu’il serait…
- Je me contrefiche du loft, riposta Joan. C’est pour Dana que je suis inquiète.
- Quelle rapport avec elle ? demanda Danny.
- L’appartement a été littéralement saccagé. Tout est brisé, arraché, éventré. C’est Barry. Je suis sûre que c’est lui. Il devait avoir la clé de Dana. Il est violent. Très violent. Et je…
- Ok. Calmez-vous. Sortez de là tout de suite, courez chez un voisin, dans un lieu public, où vous voulez, et attendez les agents Spade et Malone.
- Il n’est pas ici ! s’écria Joan, maudissant son incapacité à se faire comprendre. Je crois qu’il sait où elle est, agent Taylor. Elle m’a laissé un message ce matin. S’il était là quand elle a téléphoné, ou s’il a interrogé mon répondeur, il sait où elle est. J’ai essayé de la joindre, mais elle ne répond pas.
- Où est-elle ? demanda Danny.
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Message  Chtite Sqwé le Mer 21 Juin - 15:21

Vivement une suite!!! bounce bounce Je ne comprends psa pourquoi on est à peine deux à vouloir la suite, c'est trop bien cette fic ! Very Happy
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