John Adams

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Message  Heather le Jeu 3 Avr - 10:45

J'ai quand même envie de parler un peu de cette mini-série. Ne m'en veuillez pas si j'ouvre un petit topic Rolling Eyes Wink

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Ca parle de quoi & c'est avec qui ?
Basée sur la biographie écrite par David McCullough, John Adams est une mini-série de HBO (2008) composée de 7 épisodes. Elle met en scène Paul Giamatti (L'Illusioniste, Cinderella Man...) dans le rôle titre et Laura Linney (Love Actually, Mystic River, Kinsey, The Truman Show...) dans le rôle d'Abigail Adams. Cette mini-série épique explore l'Histoire américaine à travers un de ses plus célèbres pères fondateurs : John Adams (30 octobre 1735 - 4 juillet 1826). Cet homme fut le 1er vice-président des États-Unis (1789-1797), puis le 2e président des États-Unis d'Amérique (1797-1801). Il joua un rôle important dans la Révolution américaine.

Avec aussi : Stephen Dillane (Thomas Jefferson), Danny Huston (Samuel Adams), David Morse (George Washington), Sarah Polley (Nabby Adams/Abigail Adams Smith), Tom Wilkinson (Benjamin Franklin), Rufus Sewell (Alexander Hamilton)... La mini-série a pour producteurs exécutifs Tom Hanks et Gary Goetzman, pour scénariste Kirk Ellis et pour réalisateur Tom Hooper.
(source : www.serieslive.com)


Avis
Hier soir, j'étais partie pour simplement regarder le premier épisode, un peu curieuse, mais me demandant aussi si je n'allais pas tomber sur une fiction vraiment trop "américaine" et "documentaire" qui risquerait d'être un peu indigeste. Trois heures plus tard, j'avais enchaîné les trois premiers épisodes à ce jour diffusées, incapable de m'arrêter. :honte:

Finalement, je me suis laissée prendre par le souffle de l'histoire, en dépit d'une vue quand même très "américaine", d'une vision de la cour de France qui restera dans les mémoires (cf épisode 3). C'est très figé, en un sens théâtral -amateurs d'action passaient votre chemin. A ce sujet, l'épisode 2 qui se concentre sur les débats entre délégués des colonies sur le fait de prononcer l'indépendance ou non, offre un quasi huis clos pendant une bonne moitié d'épisode, qui est très significative. Il faut aimer les scènes fixes et les discussions-débats formelles pour ne pas s'ennuyer. Personnellement, après quelques minutes pour rentrer dans l'histoire lors du premier épisode, je n'ai pas vu le temps passer.
C'est donc une fiction historique qui s'apparente à une véritable fresque qui va couvrir de nombreux évènements : l'épisode 1 traite du "massacre de boston" (1770), et nous sommes sensés allés jusqu'à la mort d'Adams en 1826. Les années défilent donc assez vite, il n'est pas inutile d'avoir une chronologie succincte à portée de cliques histoire d'identifier certaines références. On a l'impression par moment que dans cet effort de synthèse, les scénaristes en perdent un peu aussi leur plume, s'efforçant finalement de dire un maximum de choses, en un minimum de temps et de dialogues. L'exercice n'est pas toujours aisé et donne un peu l'impression parfois de sauter des étapes ou de semi-avances rapides, mais cela n'altère cependant pas la cohérence et la force du récit.

Je suis sans doute un assez bon public, et le sujet de départ aiguisait ma curiosité, mais il faut quand même bien précisé que c'est avant tout la vie de John Adams qui est retranscrite. Par exemple, le troisième épisode, c'est en Europe, hors de son élément, qu'il se déroule, tranchant donc avec le second épisode où nous avions finalement principalement les founding fathers. L'intérêt de se concentrer sur un personnage plus qu'un évènement, c'est que cela offre une approche plus spécifique sur l'évènement en question, mais aussi cela permet d'avoir une vue plus large. L'évènement est une toile de fond, mais n'est pas le sujet principal (on évite donc aussi peut-être le risque de tomber dans du trop académique). Et puis j'avoue que la révolution américaine, à la base, c'est un sujet qui m'intéresse. ^_^

Sur la forme, la mini-série bénéficie d'un bon budget et se situe logiquement dans la lignée des productions "à grand budget" HBO. Une esthétique soignée, des décors convaincants, le réalisateur ne fait pas les choses à moitié.
A noter aussi un petit générique avec une musique entraînante très sympathique qui vous reste dans la tête et vous immerge bien finalement dans l'ambiance.

Le casting est assez impressionnant. J'ai lu une review incendiaire du NYTimes sur l'inteprétation de Paul Giamatti, mais, même si je connais pas spécifiquement la personnalité de John Adams, je ne pense pas que les critiques se justifient pleinement. Paul Giamatti est vraiment efficace dans certaines scènes où il faut se montrer convaincant, et incarne bien un personnage conflictuel. Ensuite, peut-être y-a-t-il effectivement certaines "limites" à son jeu, mais ça ne m'a pas marqué. A noter aussi pour les sériephiles, un David Morse d'une stoïcité à toute épreuve (souvenez-vous du policier en colère de House MD) avec un George Washington qui apparait comme surnageant autour de la mêlée, vision un peu étrange (ça donne une impression quelque peu "mythique").
Cependant, l'acteur qui tire le mieux son épingle du jeu est sans conteste Stephen Dillane, que je ne connaissais pas vraiment (au vu de sa filmographie, j'ai déjà dû le croiser dans divers films, mais je n'en ai pas de souvenirs) incarnant un Jefferson complexe qui impose une telle présence qu'il vole toutes les scènes dans lesquelles il apparaît (même si très peu loquace).

Bilan : Une fresque historique assez intéressante, très académique et théâtrale, mais aussi très solide, tant sur le fond (dialogues) que sur la forme.
Une production intéressante qui nous plonge dans ces années de naissance des Etats-Unis, à réserver aux amateurs d'histoire, de belles productions de HBO, et que beaucoup de discussions, de tractations n'effraient pas. Wink


La bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=RSnNPhb9rJM

1.04 - Reunion

Un épisode très intéressant, mais qui souffre peut être encore plus que les précédents des contraintes du format : cela va beaucoup trop vite, on a l'impression désagréable de faire des sauts dans le temps, des avances rapides sans aucune précision temporelle dans la série, hormis les cheveux grisonnants et le fait que lorsqu'on retrouve les enfants Adams en fin d'épisode, ces derniers ont quand même bien grandis depuis la dernière fois surprised2 La chronologie n'est donc pas toujours très bien exposée. Sept épisodes, c'est sans doute trop court pour la somme d'évènements qu'ils entendent raconter.

Mais sur le fond, en revanche, c'est toujours très attrayant.
Spoiler:
Les Etats-Unis gagnent la guerre d'indépendance, sans que nous les ayons vus combattre : Adams ne suit cela que de loin, malade en Europe, à essuyer échecs sur échecs comme envoyé de la toute nouvelle nation. Cette victoire permet au moins à ce dernier de ramener (enfin) le gros chèque tant attendu au pays. Mais encore une fois, c'est principalement à l'étranger que se déroule l'épisode qui se découpe en plusieurs actes très distincts.

Adams retourne en France, ce qui lui permet de retrouver Abigail qu'il fait venir des Etats-Unis. On retrouve leur relation complice des autres épisodes et le style très digne de sa femme. La série joue encore sur le contraste entre le puritanisme et la simplicité des américains, contre les excès des moeurs françaises. L'exemple du nombre de serviteurs est significatif Laughing
La parenthèse française est également l'occasion de poser les bases des futures oppositions politiques, en développant l'amitié entre Adams et Jefferson qui arrive à Paris endeuillé de la mort de sa femme et d'un enfant. Décidé à se changer les idées, il entraîne d'ailleurs Abigail dans les "joies parisiennes" (dans toute autre série, on dirait qu'ils flirtent quand même légèrement, "en tout bien tout honneur" hein siffle). Jefferson est moins iconic que dans le 2ème épisode, ce qui est bien pour que le personnage s'humanise un peu.
Les scènes parisiennes permettent en même temps que cette ambiance chaleureuse qui correspond à l'Indépendance acquise finalement, de poser les germes du futur affrontement politique entre Adams et Jefferson, synthétisée en deux scènes : celle de la conversation avec Franklin, où ces trois "vétérans de 1776" opposent leurs vues sur la construction du nouveau régime, et celle de la montgolfière qui réussit à voler.

Après l'insouciance et les couleurs parisiennes, les Adams partent pour le gris londonien (avec un contraste de filtre de couleur assez saisissant). Si le temps défile à une allure folle à Londres, en revanche, la confrontation entre Adams, présenté comme ambassadeur de la toute nouvelle nation, et le roi d'Angleterre, son ancien souverain, est une des scènes très fortes de l'épisode.

Puis, la série retourne aux Etats-Unis, où c'est l'occasion de constater que les années ont bien défilé. Le temps d'étudier les moeurs familiales dans la haute bourgeoisie américaine, et notamment la confrontation entre Adams et John Quincy, on arrive à la première élection présidentielle avec Washington, et Adams en vice-président. Comme toutes ces reconstitutions de grands moments, c'est très théâtral, mais c'est l'importance du moment qui veut ça.
Bilan : Un épisode très intéressant qui est malheureusement à nouveau plombé par une tendance à faire des avances rapides qui nous perd dans la chronologie, et empêche la série de prendre une dimension supplémentaire. Reste que j'ai passé un bon moment malgré tout !

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Message  Heather le Mar 8 Avr - 20:06

1.05 - Unite or Divide

Quel épisode grandiose. Very Happy En terme de qualité, je le place juste en dessous du deuxième épisode sur la déclaration d'indépendance.
L'épisode trouve un juste équilibre entre la vie familiale de John Adams et les sousbressauts et divisions politiques de la jeune Nation Américaine.

Spoiler:
Du côté privé, John Adams continue d'apparaître en patriarche inflexible, imposant ses vues de manière péremptoire, sans prendre le temps d'argumenter comme il pourrait le faire dans la vie publique. L'absence européenne continue de peser lourd dans sa relation avec ses plus jeunes enfants, tandis que John Quincy continue de se voir tracer sa route sans avoir son mot à dire. Je trouve intéressant finalement de voir à quel point John Adams régissait et plannifiait toute la vie de sa famille. Il pousse son fils "héritier" sur une voie pour laquelle ce dernier n'a pas vraiment d'affinité. Les jeunes années déterminantes qui conduiront John Quincy à la Maison Blanche : c'est l'incarnation même du plan de carrière prévu pour lui par son père.
La relation de John et Abigail continue d'être esquissée avec une subtile balance entre conseils, brèves disputes et soumission... Cela a un goût assez authentique assez appréciable.

Mais évidemment, ce que j'ai préféré dans cet épisode, c'est l'autre partie du récit : les moeurs politiques qui se font jour dans la nouvelle nation et les divisions et affrontements qui apparaissent, les ambitions qui s'exacerbent.
John Adams découvre l'ingratitude du poste de vice-président. Nous l'avons déjà constaté, il n'a rien du "politique professionnel", d'une franchise parfois franchement maladroite, incapable d'appréhender une autre vue que la sienne, très obtus et péremptoire, il s'attire rapidement les foudres de tout le monde dans la capitale... Si bien qu'il en est même écarté du proche conseil du président...
Or, c'est dans ce proche conseil que se forge le futur des Etats Unis. On voit enfin apparaitre Hamilton, dépeint de façon assez négative comme un intrigant manipulateur (à ma grande honte, je me suis rendue compte que c'était sans doute lui que je connaissais le mieux parmi tous ces personnages historiques -l'étude du Fédéraliste a laissé des traces Embarassed ).
Son opposition avec Jefferson va marquer les premières années de la présidence de Washington, qui apparait plus que jamais comme le lien d'union (un peu exaspéré par moment) entre tous ces hommes, certes pour la plupart brillants, mais aux vues complètement opposées.
J'ai adoré la façon d'exposer toutes les grandes problématiques qui se forgent à ce moment-là, les oppositions de vues irréconciliables et les débats purement idéologiques auxquels cela donne lieu. C'est rare de voir ainsi ce type d'échanges d'idées à la télévision, purement figé et très abstraits, vu que ce sont deux conceptions philosophiques qui s'opposent : deux vues de la nature humaine, deux vues du rôle de l'Etat, "monarchiste" vs "révolutionnaire". Absolument passionnant ces confrontations de vues et ces débats très "intellectualisés" de façon synthétique.
L'épisode glisse peu à peu vers l'affrontement hors du cabinet comme la révolution française vient un peu plus brouiller les lignes (avec un bel exemple de "french diplomacy" Laughing ). La position pro-française de Jefferson l'isolant des autres membres du cabinet, l'amitié d'Adams et Jefferson achèvent de se fissurer dans l'arène politique et à travers les attaques orchestrés dans des journaux. C'est très bien dépeint, on est happé par le souffle de l'histoire encore une fois.

Entre "trahisons" et autres manipulations (dont il n'est pas l'instigateur -John Adams semble presque plus "subir" par moment que jouer un rôle actif), Adams parvient à la présidence en succédant à Washington à la fin de l'épisode, battant Jefferson par trois petites voix...

Côté casting, c'est toujours aussi solide.
Et je suis définitivement tombée sous le charme de Stephen Dillane (Jefferson). Je me demande quand même où les britanniques vont nous trouver tant d'acteurs toujours aussi convaincants (et charmants) ? I love you -où comment je fais pour repérer l'acteur anglais dans toutes les séries américaines que je regarde, même quand ils déguisent leur accent. Laughing

Bilan : Un épisode passionnant, qui offre une grande place à des débats très "intellectualisés" en nous immergeant dans l'incertitude des premières années des Etats-Unis.
A savourer ! Very Happy

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Message  Heather le Mer 16 Avr - 19:03

1.06 - Unnecessary War

Un épisode très sombre qui suit les quatre années de mandat de la présidence de John Adams, tant sur le plan politique que familial, rien ne va plus...
Et même sur le plan historique, pour la première fois, concernant la politique US (je n'avais pas relevé les quelques références françaises un peu approximatives), je tique un peu sur certaines "réalités historiques".

Spoiler:
Les tensions avec la France, suite au traité passé avec les anglais, s'exacerbent. Et les américains ont malheureusement l'honneur de goûter aux moeurs diplomatiques de cher Talleyrand qui transmet une demande mémorable aux envoyés américains, Adams en perd presque ses mots de fureur. ptdr
Et pourtant, sans doute son seul réel mérite d'un épisode décidément dépeignant le côté sombre du personnage, c'est son obstination à empêcher une guerre contre la France, malgré Talleyrand...et surtout malgré tout son cabinet. Car devenu président, Adams en reste paradoxalement toujours plus isolé. Il commet l'erreur de reconduire le cabinet hérité de Washington, qui le considèrerait plus comme un pantin, une figure "officielle", sans en reconnaitre l'autorité. En coulisse Hamilton manoeuvre, s'agite, et s'occupe d'achever de pousser au bipartisme, fédéralistes c. républicains menés eux par le vice-président Jefferson. Adams reste quelque peu au-dessus de cet affrontement, mais finit par se laisser entraîner dans ces attaques. L'amitié avec Jefferson n'y résiste pas. Ce dernier raisonne à son tour plus en chef de parti, on rentre vraiment dans les manoeuvres politiciennes. Attaques par presse interposées qui énervent Abigail voyant comment son mari est traité.
Le problème pour Adams est qu'il ne bénéficie pas du soutien de son propre camp, où Hamilton pousse à la guerre et demande la constitution d'une armée en prévision de cette guerre inévitable, tandis qu'Adams s'efforce de trouver une alternative. A nouveau, Hamilton est dépeint de façon très antipathique. Il était anglophile, mais était-il aussi "impérialiste" ? (Bon, va falloir que je me renseigne, parce que je n'ai pas lu de livres forçant à ce point sur ces aspects jusqu'à présent Confused , j'ai quand même l'impression que la mini série verse dans la caricature à ce stade).

Heureusement, le mois de Brumaire arrive, et la France a d'autres soucis en tête que les lointains Etats-Unis.. Finalement, restera surtout de ces tensions deux actes législatifs particulièrement subversifs : les Alien & Sedition Acts. Le débat entre Adams et Jefferson sonnait particulièrement juste, surtout que les arguments et les enjeux frappent par leur "modernité". C'est loin d'être l'heure de gloire d'Adams.
Mais ce dernier s'étant aliéné Hamilton (l'ayant traité de fou notamment), le politicien organise sa défaite en coulisse aux élections de 1800. Fameuse élection, il faudra quand même 36 tours à la Chambre pour départager Jefferson et le tristement célèbre Burr ptdr (comme les mécanismes n'étaient pas au point encore à l'époque, les deux républicains, censés se présenter un pour la présidence et un pour la vice présidence, se sont retrouvés adversaires suite aux manoeuvres de Hamilton).
J'ai encore un gros problème de réalité historique à ce stade, mais alors je ne sais pas si les scénaristes en veulent vraiment à Hamilton ou si c'est une façon de romancer les complexes rapports entre Jefferson et Adams, mais la série nous présente la victoire de Jefferson comme le résultat d'un conseil d'Adams, alors que j'ai toujours lu que c'était Hamilton qui avait finalement fait pencher la balance. Quand on pense au fameux duel mortel de 1804 entre Burr et Hamilton, ça a quand même son importance ce genre de perspective. Confused
Mais bon... Cela reste intéressante et très prenant.

[Avec le recul, je pense qu'on retrouve quand même pas mal d'erreur ou d'omission factuelles dans la série... Je ne connaissais pas suffisamment la période au tout début 1770-1780, c'était le plus flou-, mais maintenant que j'ai lu quelques bouquins sur le sujet, je changerai sans doute un peu de perspective et tiquerais plus facilement. En revanche, à partir de 1800, je connaissais déjà un peu mieux avant de me renseigner -via justement Hamilton-, et ce n'est quand même pas toujours au point. Cependant, cela offre une synthèse globale qui donne envie d'en savoir plus, ce qui est déjà très bien !]

Du côté familial, l'intransigeance qui fait l'indépendance d'Adams en politique se retourne contre lui dans ses rapports avec ses enfants. Charles à la dérive part dans l'alcoolisme. Loin de tenter de l'aider, son père le déshérite... Finalement, Charles meurt en même temps qu'Adams perd la présidence Sad
Adams rejette également son beau-fils qui a quelque peu terni le nom familial. Il n'y a guère que John Quincy, "exilé" en Europe, pour trouver grâce à ses yeux.

Encore une fois, ce sont ses relations avec Abigail qui sont très bien décrites et offrent une perspective intéressante sur l'homme et sa psychologie. Une vis à vis qui confère à tous leurs échanges une dimensions bien plus forte.

La scène finale résume à elle seule le personnage d'Adams. Il quitte la Maison Blanche (que nous avons vu se construire sous nos yeux... par des esclaves... paradoxal symbole de cet étendard de liberté dans un pays paradoxal...) avant la prestation de serment de Jefferson, vexé et fâché avec son rival politique, mais pour cela il prend... le "bus" public. "Je suis John Adams, un citoyen ordinaire" qu'il dit aux "autres citoyens ordinaires" qui le regardent monter les yeux grands comme des soucoupes Laughing Excellent !

Bilan : Un épisode très sombre, de real politik ou de vie familial tout aussi tourmentée... Mais cela reste toujours aussi passionant, même si désormais beaucoup moins idéaliste que dans les premiers temps.

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